06.02.2007

Ségolène Royal : après les impôts, le cafouillage du service civil

Pourquoi pas une « campagne participative » ? Après tout, les hommes politiques sont souvent coupés de la vie de tous les jours, coupés des Français. Instaurer une véritable écoute des Français avant une élection est une idée pas si nouvelle d’ailleurs puisque Jacques Chirac l’avait longuement pratiqué en 1994 et 1995. Mais si la capacité d’écoute est une qualité, l’esprit de décision et la capacité à diriger son équipe de manière cohérente en sont d’autres qui semblent cruellement manquer à la candidate socialiste.

Lors de l’épisode des impôts, les déclarations de François Hollande n’étaient pas vraiment alignées sur celle de Ségolène Royal et de son équipe. La candidate a alors préféré reculer plutôt que trancher en confiant une étude à Dominique Strauss-Kahn.

Et voilà qu’à nouveau sur le service civil, alors que le projet du Parti Socialiste mentionne la mise en place d’un service civil obligatoire, la candidate ne sait trancher sur le caractère volontaire ou obligatoire de la proposition. Elle a présenté avec ses équipes une version intermédiaire qui parlait bien d’un service civil obligatoire, mais qui serait précédé d’une phase de test volontaire. Puis, devant l’opposition de la jeunesse, elle revient à un bien plus prudent volontariat.

Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Etre le Chef de l’Etat impose une capacité à prendre des décisions et à diriger des équipes. Si créer une phase d’écoute en début de campagne est une innovation intéressante, Ségolène Royal a encore beaucoup à démontrer dans cette campagne sur sa capacité à prendre des décisions et à diriger une équipe efficacement.

Commentaires

Bonjour cher amis Villepinistes,

Je suis allée lire l'entretien que DDV a accordé. Je l'ai lu dans le texte, c'est à dire en Anglais. Il est encore sur le site du FT. Les journalistes français devraient aller apprendre un peu mieux la langue de Shakespeare. Il n'y a rien dans cet entretien qui laisse penser que l'aigle romprait avec l'aigle. Au contraire. Il montre encore une fois qu'il a bien senti, comme nous tous, que tout est plus que possible dans cette campagne où pour la première fois ni droite ni gauche ne peuvent cracher sur un bon bilan gouvernemental.

Sur ce bonne journée et gardons espoir pour la France. Dominique de Villepin le sait : il travaille désormais pour l'Histoire et non pas pour un parti politique. Il joue donc gros: rentrer dans l'Histoire par la grande porte ou en être oublié ou pire mal catalogué...C'est un homme qui a fortement conscience de son intelligence. Gageons qu'il saura faire le seul choix qui s'impose à lui: devenir Président de la France à un moment très tourmenté de son histoire: sur la scène intérieure (communautarisation) et sur la scène internationale (risque de conflit planétaire).

Samira

Écrit par : samira | 07.02.2007

Les commentaires sont fermés.