08.02.2007

Du Financial Times et de la campagne présidentielle

Impressions mitigées à la lecture de la longue interview de Dominique de Villepin dans le Financial Times d’hier. Première impression extrêmement positive à la lecture de l’analyse fine du Premier Ministre sur la situation de la France et de sa vision des grands chantiers des années à venir. Deuxième impression moins claire sur sa candidature…

Au risque de me répéter, quel décalage entre le niveau de la campagne de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal et les interventions du Premier Ministre. Que ce soient ses interventions récentes sur l’Europe ou son interview au Financial Times, il est difficile de ne pas regretter qu’il ne soit pas (encore ?) candidat. Les réponses que le Premier Ministre apporte sur les questions européennes sont particulièrement intéressantes, surtout dans un débat présidentiel où les questions européennes sont quasiment absentes. Contrairement à beaucoup de personnes qui traitent le « non » des Français avec un mépris bien peu démocratique, Dominique de Villepin tire de vraies leçons pour la construction européenne du vote de mai 2005. Il souligne avec justesse que l’Europe doit devenir plus concrète pour ses citoyens, que l’Europe doit également savoir protéger ses habitants comme les Etats-Unis ou la Chine le font. Pour une fois, un homme politique qui a défendu le « oui » présente une vision raisonnée de ce qui a poussé les Français à voter « non » en soulignant que le « non » n’était pas un « non » à l’Europe mais un « non » à une Europe qui serait purement un marché, une Europe seulement technique et légale, coupée de ses citoyens. Il parle très justement d’une Europe au service des peuples.

Le Premier Ministre expose également sa vision de la crise irakienne en expliquant que les armées américaines devraient avoir une date de départ car la situation actuelle n’apporte rien de bon. Sur l’Iran, il explique sa position de fermeté absolue sur l’enrichissement de l’uranium tout en soutenant que si l’Iran respecte ses engagements internationaux, alors elle jouera un rôle important dans la région.

Sur la candidature à la présidentielle, il faut noter que le journaliste lui demandait pourquoi il n’était pas candidat. Soit le Premier Ministre répondait qu’il pouvait être candidat et dans ce cas-là, la guerre était déclarée, soit il laissait entendre qu’il ne l’est pas sans complètement fermer la porte. J’espère et je veux croire qu’il s’agit de cette seconde option. Quand au « soutien » à Nicolas Sarkozy, il faut noter qu’il ne répond pas à la question spécifique sur ce sujet et que s’il affirme être « totalement en ligne » avec le Ministre de l’Intérieur, c’est sur le « respect du modèle français », qui n’était pas vraiment le crédo du défenseur de la « rupture ». Bref, comme le diraient nos amis anglais, « let’s wait and see… »

Commentaires

Oui c'est sur moi je reste convaincu qu'il faut changer et améliore mais sans Rupture . Il y a qu' à regardé comment le CPE a été acceuillie . Si c'est ça la Rupture vive les grêves et les mouvements sociaux en perspéctive . Mais bon cela rentre dans le tout répréssif qui est le véritable crédo de Nicolas Sarkozy

Ecrit par : Villepin Président 2007 | 08.02.2007

OUI, j'espère aussi et je veux croire que c'est la 2 ème option, car franchement pour la Présidence on serait pas bien outillé pour traverser les gros temps qui s'annonce.

Faut encore pousser faire pour unir les FRANCAIS à l'intérêt de la FRANCE.

Ecrit par : PHG | 08.02.2007

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