13.02.2007

De la responsabilité budgétaire en politique

Merci au Premier Ministre d’avoir rappelé hier l’enjeu du désendettement. Lui seul aujourd’hui paraît avoir encore une approche responsable dans ce domaine alors que les candidats présentent des programmes dont l’arithmétiques semble plus qu’illusoire.

Dominique de Villepin a montré hier que notre endettement pénalise le pouvoir d’achat des Français. Les intérêts de la dette représentent la somme extraordinaire de 100 millions d’euro par jour. Hors intérêts de la dette, le budget est en équilibre ! Le désendettement progressif permettra de libérer des marges de manœuvre pour baisser les impôts ou financer la recherche et l’enseignement supérieur. Il ne faut pas trop dramatiser non plus car la situation de notre pays est comparable à celle de l’Allemagne et nous sommes deux fois moins endettés que le Japon ou l’Italie.

Et le Premier Ministre a fortement agi. Alors que le déficit était de 46 milliards en 2005, il l’a réduit de 10 milliards en 2006, pourtant année pré-électorale. C’est bien la première fois qu’un gouvernement réduit massivement les déficits publics à la veille des élections. Cela nous a permis de faire passer le déficit sous la barre des 3% du PIB. Les socialistes et le gouvernement d’Edouard Balladur n’avaient pas fait preuve d’une telle responsabilité en 1993, 1995 ou 2002. Cela témoigne d’une vision de la politique différente, où l’intérêt général prime sur les considérations électoralistes qui ont poussé tant de gouvernement à dépenser sans compter pour tenter d’acheter en vain le vote des Français.

La rupture avec les mauvaises pratiques des politiques, ce ne sont pas Ségolène Royal ou Nicolas Sarkozy qui l’incarnent, mais bien Dominique de Villepin. Et ce d’autant plus que nos deux duettistes ont déjà annoncé l’équivalent de 50 milliards de dépenses nouvelles dont on se demande comment ils pourraient être financés … La palme de la démagogie revient à Nicolas Sarkozy qui outre les 50 milliards de dépenses supplémentaires a annoncé également 68 milliards de réduction d’impôt. Soit un déficit théorique de 147 milliards en prenant en compte les maigres économies annoncées (7 milliards). Pour sûr, tout est possible avec le Ministre de l’Intérieur et surtout la rupture budgétaire !

Commentaires

Confiance, confiance, patience, patience… . Observons d’un œil attentif à ce qui se passe dans le monde et chez nous pour voir que les choses ne sont en aucun cas figées.

L’important, ce n’est pas le plus probable, l’important, c’est l’existence de la probabilité !!!
Ce n’est pas parce qu’on veut nous imposer un scénario que nous devons nous résigner à l’accepter et ne pas imaginer qu’un autre existe !!!

La date anniversaire du célèbre discours de Dominique de Villepin à l’ONU arrive à point nommé.

Qui avait raison ???

Qu’on en tire des leçons !!!

Confiance, confiance, patience, patience….(qu’est-ce quelques jours ?)

Ecrit par : Lucide | 14.02.2007

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