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22.03.2007

6ème raison pour faire barrage à Nicolas Sarkozy : le candidat des promesses qui « n’engagent que ceux qui les reçoivent »

Bizarrement, Nicolas Sarkozy est présenté comme le candidat le plus crédible et le plus compétent de cette campagne. Il est vrai qu’il a une telle force de conviction qu’il donne l’impression que tout ce qu’il dit va se réaliser. Pourtant, à regarder de plus prêt, Nicolas Sarkozy n’est qu’un politicien à l’ancienne, qui promet beaucoup et ne réalise pas beaucoup. Il est simplement beaucoup plus doué pour communiquer puisqu’il arrive à faire croire qu’il a réalisé des promesses qu’il n’a pas tenues.

Il suffit de penser à son bilan au Ministère de l’Intérieur. Que de mots virils, d’engagements dits les yeux dans les yeux de la caméra ou même des Français pour assurer que la délinquance va reculer ! Pourtant comme je l’ai montré dans mon article sur le sujet, les violences aux personnes et les délits liés à la drogue ont fortement augmenté en 5 ans. C’est la baisse des vols de voitures et de deux-roues ainsi que des cambriolages (liée au progrès technologique et pas à son action) qui a permis une baisse globale de la délinquance. De même, malgré ce que suggère son discours, les flux migratoires n’ont pas baissé (ils restent cependant à un niveau assez peu élevé par rapport à nos voisins européens).

Mais Nicolas Sarkozy frappe encore plus fort pendant cette campagne. 30 années passées à vouloir devenir Président de la République ne l’incitent pas à la mesure dans ses promesses. La soif de pouvoir prime sur l’après présidentielle. D’un point de vue budgétaire, quitte à me répéter, si on compte ses engagements de baisse d’impôt, Nicolas Sarkozy est le candidat qui a le plus promis après José Bové (…) : près de 120 milliards d’euro ! Sachant que nous avons un déficit de 36 milliards, cela est complètement irréalisable. D’ailleurs, certains de ses conseillers ont commencé à expliquer que toutes les promesses du candidat ne pourraient pas être tenues tout de suite. Mais nous n’avons pas eu droit à une véritable clarification du candidat qui ne souhaite pas renier pour le moment des promesses même s’il ne pourra de toutes les façons pas les tenir. Sa campagne a été l’occasion d’une première dans notre histoire politique : une équipe qui souhaite revenir sur les promesses avant même d’être élue, signe que ces promesses n’engagent vraiment que ceux qui les reçoivent…

Mieux encore, parmi les rares mesures d’économie, Nicolas Sarkozy avance le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Cependant, il a annoncé que la moitié de la somme économisée ira à la revalorisation de la condition de la fonction publique, ce qui réduit ce levier budgétaire. Mais surtout, quand Nicolas Sarkozy rencontre telle ou telle catégorie de fonctionnaires, il se presse de souligner que cette règle ne s’appliquera pas à eux. Ainsi, il a récemment exclu l’éducation nationale du cadre de cette mesure, ce qui en limite beaucoup le potentiel d’économie.

Nicolas Sarkozy n’hésite aussi pas à dénoncer la politique de la Banque Centrale Européenne et ne se prive pas d’une occasion pour critiquer les hausses de taux en promettant de revenir sur son statut. Pourtant, le candidat a voté par deux fois pour les statuts de la BCE : en 1992 à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht et en 2005 à l’occasion du référendum sur le traité constitutionnel européen. Sa position est donc complètement incohérente mais surtout, il n’explique absolument pas comment il pourrait parvenir à réformer les statuts de la BCE (qu’il ne lie même pas au nouveau mini-traité, qui pourrait pourtant être l’occasion rêvée). Il prend clairement les Français pour des gogos en tenant un tel discours, uniquement destiné à s’accorder les nombreuses voix du « non » au référendum de mai 2005.

Nicolas Sarkozy n’est qu’un politicien de la vieille école, prêt à toutes les promesses pour obtenir ce qu’il cherche, à savoir le pouvoir. Faisons attention car son talent d’orateur (il n’est pas avocat pour rien) lui permet de les énoncer avec une telle force de conviction qu’on peut le croire plus volontiers et qu’il arrive à soutenir qu’il a tenu des promesses pourtant non tenues.

Demain, les contradictions du candidat.

Commentaires

Le dernier alinéa de ce communiqué démontre encore une fois que le petit Nicolas dit tout et son contraire en fonction de son intérêt personnel.

PARIS (AFP), 13:43
© AFP

Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé jeudi Philippe Val, directeur de publication de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, poursuivi pour avoir publié des caricatures de Mahomet considérées comme injurieuses pour les musulmans.

M. Val avait comparu les 7 et 8 février devant la 17e chambre du tribunal correctionnel, présidée pour l'occasion par Jean-Claude Magendie, en raison des poursuites engagées contre lui par la Grande Mosquée de Paris (GMP) et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Ces deux associations, parties civiles, à laquelle s'est jointe la Ligue Islamique mondiale, reprochent au journal d'avoir publié trois caricatures qui, selon elles, constituent une "injure stigmatisant un groupe de personnes à raison de sa religion", délit passible d'une peine maximale de six mois d'emprisonnement et de 22.500 euros d'amende.

Lors de l'audience, la représentante du parquet, Anne de Fontette, a requis la relaxe, à la grande satisfaction de Charlie Hebdo qui, à l'occasion de ce procès qu'il voulait symbolique de la défense de la liberté d'expression, a fait défiler de nombreux témoins à la barre, dont François Bayrou, candidat UDF à la présidence de la République et François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste (PS).

A la surprise générale, le ministre de l'Intérieur et des cultes, candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, avait également apporté son soutien au journal, affirmant, dans un courrier lu par l'un des avocats de la défense, Me George Kiejman, préférer "l'excès de caricature à l'absence de caricature".

Ecrit par : Quiet Man | 22.03.2007

A lire!

21 mars: Souvenez-vous
Le service minimum dans les transports chiraquiens
Depuis 1981, ça nous avait manqué
mercredi 21 mars 2007.
David Abiker
"Avec le Premier ministre, [Je ne soutiens jamais un candidat sans un Villepin avec moi] j’ai reçu ce matin le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur. M. Nicolas Sarkozy nous a fait part de son souhait de quitter le gouvernement lundi prochain et ceci pour se consacrer pleinement à la campagne électorale [Quelle surprise]. Je l’ai accepté [J’aurais pu refuser car le suis le chef des Français]. Et cet entretien a été pour nous, pour le Premier ministre et pour moi [Je précise, car Bernadette n’était pas là], l’occasion de saluer son travail, son engagement, ses résultats au ministère de l’Intérieur [Comment ne pas être obligé de saluer l’action d’un membre du Gouvernement dont j’ai nommé le Premier Ministre qui est toujours à mes côtés, lui].
S’agissant de mes choix personnels [Tu n’as droit qu’à un seul candidat Jacques], les choses sont simples [Tellement simples qu’il faut invoquer ce qui suit]. Il y a cinq ans, j’ai voulu la création de l’UMP [Tout cela arrive quand même par ma volonté, rien ne m’est imposé] et ceci pour permettre à la France de conduire une politique rigoureuse de modernisation, dans la durée [Annule et remplace Alain Juppé à l’Elysée].
Dans sa diversité [Plus de 99 % des voix Jacques...], cette formation politique a choisi de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle [La formation a choisi de faire cette connerie] et ceci en raison de ses qualités [Les qualités que l’UMP lui a reconnues, pas moi]. C’est donc tout naturellement [Naturellement, logiquement, conséquemment, par un lien de cause à effet mais pas spontanément ou personnellement ou volontairement] que je lui apporterai mon vote et mon soutien" [Le service minmum, enfin une réforme Jacques, tu as fini par en réussir une].

lien: http://www.bigbangblog.net/article.php3?id_article=571

Ecrit par : gargouille | 22.03.2007

De plus il ne faut pas confondre promesse et engagement...

Toujours est-il : ce qu'on attend d'un Président est simplement d'avoir une vision optimiste pour la France de demain et de savoir donner des pistes à suivre; comme a bien su le faire le Président Jacques Chirac lors de sa dernière allocution officielle au cours de laquelle il a annoncé ne pas se représenter.

Ensuite, il faut laisser le débat reprendre sa place en politique tant au sein de l'Assemblée nationale et ses divers courants d'idées ( aujourd'hui sclérosées ) qu'avec les syndicats, les professionels et la population.

Sincère amitié.

Ecrit par : robbyone | 23.03.2007

je suis abasourdi par ces commentaires sur le personnage politique N.Sarkozy. Commentaires manifestement rédigés par des gens qui le connaissent bien. Moi, ce qui me fait également peur c'est la toute puissance de l'UPM, qui pourrait devenir celle de l'Etat UMP. J'espère en effet que F.Bayrou pourra battre N.Sarkozy. Cela me paraît en effet essentiel pour l'avenir de notre Pays.

Ecrit par : JACQUOT | 23.03.2007

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