15.06.2007
De l’orientation des média
La nouvelle « colère saine » de Ségolène Royal sur France 2 contre David Pujadas était excessive : les journalistes ont toujours présenté les seconds tours en annonçant un « ballotage favorable » ou « défavorable ». Et dans ce cas concret, cette présentation n’avait rien d’abusif. Il n’y avait rien d’abusif non plus à souligner le désarroi et les difficultés d’une campagne du PS sans queue ni tête et où les pires critiques à l’encontre les leaders socialistes viennent souvent d’eux-mêmes…
En revanche, les soirées électorales de TF1 et France 2 ont été marquées par des excès bien peu pluralistes. Passons sur le fait que la soirée de France 2 s’est terminée sans représentant de l’opposition avec des journalistes conversant amicalement avec la future majorité, mais le plus choquant était le contenu des remarques et questions des principaux journalistes (Claire Chazal, David Pujadas et Gilles Leclerc notamment). La quasi-totalité de leurs remarques auraient pu venir telles quelles de la bouche des membres de l’UMP comme « Nicolas Sarkozy a rempli sa promesse d’ouverture » (voir papier d’hier). Les membres de l’UMP pouvaient dire tout et leur contraire sans jamais se faire reprendre.
Bien sûr, l’opposition est dans un état absolument pitoyable, mais il est trop facile de tirer sur l’ambulance. Sans nier les évidences (campagne inaudible des socialistes ou du Modem, succès de la stratégie de l’UMP), les journalistes peuvent garder un ton plus neutre et ne pas adopter mot pour mot la rhétorique officielle des porte-paroles de l’UMP. Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
Selon que vous soyez riches et puissants ou pauvres et faibles… Cette maxime s’applique un peu trop bien aux média français. C’est pour cela que la proposition faite par François Bayrou de couper les liens entre les média et les groupes dépendant de commandes publiques était juste. Il y a peu de chance de la voir ressortir, malheureusement.
07:25 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note




Commentaires
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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Cela fait un peu Télé Moscou ou Caracas. Quand on ajoute à cela les échanges de bons procédés (une journaliste du Point à l’Elysée, une journaliste du Figaro à Matignon et l’ancien directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy comme numéro 2 de TF1), cela augure mal du pluralisme de certains média dans les prochaines années.
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Si vous revisionnez certains interviews de journalistes de TV ou réécoutez certain échanges de radio à l'époque du gouvernement Chirac-DDV, on n'entend pas effectivement le même ton "empathique" et bon enfant que vous relevez dans votre article.
L'empathie, vous savez cette disposition à s'identifier à un autre être au point de ressentir ce qu'il éprouve.
Ces journalistes là, doivent être content la France est maintenant aux ordres comme tous les autres.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
Il y a un Problème dans le système visiblement.
Écrit par : PHG | 17.06.2007
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