22.06.2007

L’amertume de Jean-Pierre Raffarin

Il y a quelques mois, l’ancien premier ministre était le premier fan du candidat de son parti. Aujourd’hui, il se permet de torpiller l’idée de TVA sociale en dénonçant les risques que ferait peser cette réforme sur le pouvoir d’achat des Français. Petit retour sur le parcours sarkozyste de Jean-Pierre Raffarin.

Il y a quelques mois encore, Jean-Pierre Raffarin servait de faire-valoir, de gentil organisateur des pseudos débats de l’UMP, qui ressemblaient plus à des concours de brosse à reluire pour le candidat. Et l’ancien premier ministre n’était pas le moins bon à ce jeu. Il avait tout de même écrit une lettre ouverte au candidat où il déclamait son admiration, y compris sur ses capacités sportives et ses mollets, tout à fait ce que l’on attend d’un ancien premier ministre ! Il est vrai qu’il attendait deux choses : la présidence de l’UMP et celle du Sénat.

Mais la première de ses attentes n’a pas été comblée. Nicolas Sarkozy n’a pas souhaité être le Jacques Chirac d’un nouveau Nicolas Sarkozy... Pourtant, Jean-Pierre Raffarin ne risquait pas d’être un rival pour le nouveau président et tout son comportement montrait qu’il aurait sans doute été un président de l’UMP relativement docile et peu enclin à ne pas suivre les oukases de l’ancien président… Malgré tout, Nicolas Sarkozy a tranché et a refusé de lui donner le poste. Résultat, l’ancien premier ministre est amer et le fait savoir en attaquant de manière assez mesquine le projet de TVA sociale.

Jean-Pierre Raffarin est un étrange personnage. Après que Nicolas Sarkozy se soit essuyé les pieds sur son autorité pendant trois ans, il l’a soutenu sans retenue pendant la campagne. Mais, à part quelques fidèles de la première heure, le président élu préfère promouvoir les jeunes ou les ralliés de la dernière heure.

Source : http://www.lefigaro.fr/elections-legislatives-2007/200706...

Commentaires

es négociations étaient menées depuis quelques temps entre le bureau de Jacques Chirac et les magistrats en charge de l'affaire Clearstream. Quatre dates avaient même été proposées. Mais cette nuit, l'ancien président a mis fins aux espoirs des juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons de l'auditionner comme témoin. Un communiqué portant entête du "bureau du président Jacques Chirac" explique que cette audition n'est pas jugée conforme au principe de la séparation des pouvoirs par l'ancien chef d'Etat. L'article 67 de la Constitution est évoqué, qui stipule que le président n'est pas responsable des actes commis dans l'exercice de ses fonctions, sauf devant la Haute cour. "Ces dispositions, qui sont au coeur de notre démocratie, visent à assurer le respect du principe fondamental de séparation des pouvoirs et à créer les conditions du bon fonctionnement du pouvoir exécutif", dit le communiqué. "A ce titre, elles excluent qu'un ancien chef de l'Etat puisse être contraint à fournir un témoignage sur des faits accomplis ou connus durant son mandat et dans l'exercice de ses fonctions. Cette position de principe, conforme à la tradition républicaine et qui était celle de son prédécesseur, n'autorise pas le président Chirac à répondre favorablement à la démarche des juges d'Huy et Pons ».

En dernier recours, les juges pourraient le faire venir par la force dans leur bureau, mais cette option est peu probable. Pourtant, dans l'affaire Clearstream, des dépositions et des éléments matériels laissent penser que Jacques Chirac a demandé en 2004 à Dominique de Villepin de faire mener par le général Philippe Rondot, spécialiste du renseignement, une enquête parallèle sur les listings Clearstream, qui semblaient compromettre des centaines de personnalités, dont Nicolas Sarkozy. Une enquête destinée à déstabiliser le rival de son premier ministre dans la course à l'Elysée. Sur des notes du général Rondot versées au dossier, le militaire mentionnait fréquemment le "PR" (président de la République) et a consigné ce propos de Dominique de Villepin : "Si nous apparaissons, le PR et moi, nous sautons". Mais Jacques Chirac a toujours démenti. Les notes Rondot font aussi état de l'existence d'un compte bancaire détenu par Jacques Chirac au Japon, crédité de 300 millions de FF, soit environ 45 millions d'euros. Cette information, qui figure dans des documents des services secrets français de 1996 versés au dossier Clearstream, n'a jamais été confirmée par une preuve matérielle directe.

C'est la première fois que Jacques Chirac, 74 ans, est sollicité par des magistrats, depuis la fin légale de l'immunité dont il bénéficiait à l'Elysée, le 16 juin dernier. Restent les affaires de la Ville de Paris dans lesquelles Jacques Chirac risque une mise en examen. A l'époque maire de la capitale, il ne pourra pas invoquer l'argument de la séparation des pouvoirs. Deux dossiers d'emplois fictifs le mettent en cause, l'un instruit à Paris, l'autre à Nanterre. L'ex-chef de l'Etat dit se tenir à la disposition des magistrats qui enquêtent sur ces affaires. Il répondra « aux questions qui lui seraient utilement posées », affirme le communiqué.


Je suis pas les juges mais comment juger une affaire qui repose pratiquement que sur des notes et où le principal acteur supposé serait absent et donc pourrait pas répondre à la question . Ont ils ou non agis dans leur fonction .

Écrit par : Villepin Président 2012 | 23.06.2007

S'il y a une chose qui me rend perplexe depuis le début dans cette affaire c'est le fait qu'une personne qui a dans ses fonctions la nécessité du secret absolu ait noté sur ses carnets de notes, ce qu'il a noté. Je fais ici allusion au général Rondot. L'a t-il fait exprès? A t-il inventé ce qu'il y a noté? Quelqu'un qui souhaitait faire des crasses à Chirac mais surtout à Villepin (pour l'écarter de la course à la présidentielle) a t-il demandé à Rondot d'écrire tout cela sur ses carnets? Il est étonnant que les juges ne s'interrogent nullement sur ce côté "abracadabrantesque" de l'affaire. Peut-être en saurons-nous davantage un jour mais peut-être n'en saurons-nous jamais rien!

Écrit par : samira | 23.06.2007

Les commentaires sont fermés.