28.06.2007

Ces enfants qui veulent devenir président

J’ai toujours trouvé que Nicolas Sarkozy a un côté enfantin, mais il est loin d’être le seul. Ses deux principaux concurrents montrent également un caractère très enfantin depuis la campagne présidentielle…

Il suffit de voir Nicolas Sarkozy dans les sommets internationaux et son sourire de ravi de la crèche pour saisir son côté enfantin. Jamais un nouveau dirigeant important ne s’est comporté avec autant de familiarité ou ne passe son temps à rire de la sorte avec tout le monde. Son discours, tellement autocentré est aussi assez incroyable. On ne décèle jamais la moindre distance, un véritable souci de l’intérêt général dont il endosserait la responsabilité. J’ai toujours l’impression de voir un petit garçon qui s’amuse (certes doué en communication et volontaire).

Mais que dire de Ségolène Royal ? Même si sa raideur martiale lui donne un côté bien adulte, un grand nombre de ses réactions sont enfantines. Sa conduite de la campagne présidentielle où elle faisait ce qu’elle souhaitait quand elle le voulait avait un côté enfantin. Et que dire de son absence de la réunion du bureau politique du Parti Socialiste ? C’est tout de même paradoxal de la part de quelqu’un qui veut devenir premier secrétaire ! Mais elle a préféré n’en faire qu’à sa tête. Enfin, son absence complète d’autocritique et sa manière de reporter l’intégralité de la responsabilité de sa défaite sur les autres (média, parti, François Hollande) rappelle de manière amusante les « ce n’est pas ma faute » des enfants.

François Bayrou n’est pas mal dans son genre non plus. Voilà quelqu’un qui déclare être prêt à gouverner avec les socialistes s’il est élu mais qui n’est pas prêt à gouverner avec eux si c’est un socialiste qui est élu. Dans ce deuxième cas, comme il a perdu, il préfère peut-être bouder? Je n’ai toujours pas compris qu’il ne prenne pas complètement position pour les seconds tours de la présidentielle et des législatives tout en semblant indiquer une certaine préférence. Il est assez normal d’attendre d’un homme politique qu’il prenne position : après tout, c’est ce qu’il doit faire s’il est élu…

Le cru des cinquantenaires présidentiables français n’était vraiment pas fameux en 2007. C’est uniquement pour cette raison que Nicolas Sarkozy a été élu. Il est temps que notre vie politique retrouve des personnalités plus adultes !

Commentaires

"Le cru des cinquantenaires présidentiables français n’était vraiment pas fameux en 2007. C’est uniquement pour cette raison que Nicolas Sarkozy a été élu. Il est temps que notre vie politique retrouve des personnalités plus adultes !"

C'est effectivement la VRAI conclusion. Le problème c'est que l'on risque de gouter encore longtemps de ce millésime qui tâche et qui pique, au point où l'europe, l'europe, l'europe des cabris, sera le salut, des cabris.

D'ailleurs dans 5 ans le fonctionnement à l'américaine qui s'instaure chez nous, sera établi. C'est exactement l'objectif qui était recherché par les diffuseurs de slogans débiles et les journaleux de tout bord dédiés à l'anti-chiraquie.


J'en profite pour dire que je trouve marrant la sortie de VGE contre l'angleterre en 2007 suite aux discussions européenne de ces derniers jours.

Si je voulais être méchant avec les vieux, je le renverrais au discours de COCHIN. Le problème c'est qu'il s'est passé 30 ans. C'est donc 30 ans qu'il nous a finalement fait perdre, puisqu'il lui suffisait d'entendre DE GAULLE, qu'il cotoyait pourtant dans sa jeunesse, sur le sujet des motivations anglos-saxones. C'est donc 30 ans qu'il faut passer à perte pour un très grand nombre, et qui se ressentira encore longtemps.

Franchement 30 ans cela compte dans une vie humaine, ou le mot CRISE a été institutionnalisé pour nous amener la ou nous sommes.

Écrit par : PHG | 28.06.2007

@PHG

Vous avez tout à fait raison concernant VGE… En effet, il est singulier de l’entendre souhaiter que l’Angleterre dispose d’un statut à part dans l’UE, lorsque l’on pense au général de Gaulle qui, dans sa conférence de presse du 14 janvier 1963, rejetant la candidature de ce pays à l’entrée dans la CEE, soulignait les divergences profondes qu’il y avait entre celui-ci et les États d’Europe continentale intégrés au processus européen.

Étant donné que le parallèle est intéressant à effectuer entre les propos du général du Gaulle et la situation actuelle, à laquelle répond le propos de VGE, voici un extrait de ceux-ci :

« L’Angleterre donc a demandé à son tour à y entrer [dans le Marché commun], mais suivant ses propres conditions. Cela pose, sans aucun doute, à chacun des six Etats, et cela pose à l’Angleterre, des problèmes d’une très grande dimension.
L’Angleterre, en effet, est insulaire, maritime, liée par ses échanges, ses marchés, son ravitaillement, aux pays les plus divers et souvent les plus lointains. Elle exerce une activité essentiellement industrielle et commerciale et très peu agricole. Elle a, dans tout son travail, des habitudes et des traditions très marquées, très originales.
Bref, la nature, la structure, la conjoncture, qui sont propres à l’Angleterre, diffèrent profondément de celles des continentaux. Comment faire pour que l’Angleterre, telle qu’elle vit, telle qu’elle produit, telle qu’elle échange, soit incorporée au Marché commun tel qu’il a été conçu et tel qu’il fonctionne?
Par exemple, le moyen par lequel se nourrit le peuple de Grande-Bretagne, c’est-à-dire en fait l’importation de denrées alimentaires achetées à bon marché dans les deux Amériques ou dans les anciens Dominions, tout en donnant encore des subventions considérables aux paysans anglais, ce moyen-là est évidemment incompatible avec le système que les Six ont établi tout naturellement pour eux-mêmes. Le système des Six consiste à faire un tout des produits agricoles de toute la Communauté, à fixer rigoureusement leurs prix, à interdire qu’on les subventionne, à organiser leur consommation entre tous les participants et à imposer à chacun de ces participants de verser à la Communauté toute économie qu’il ferait en faisant venir du dehors des aliments au lieu de manger ceux que fournit le Marché commun.
Encore une fois, comment faire entrer l’Angleterre telle qu’elle est dans ce système-là? On a pu croire parfois que nos amis Anglais, en posant leur candidature pour le Marché commun, acceptaient de se transformer eux-mêmes au point de s’appliquer toutes les conditions qui sont acceptées et pratiquées par les Six; mais la question est de savoir si la Grande-Bretagne, actuellement, peut se placer, avec le continent et comme lui, à l’intérieur d’un tarif qui soit véritablement commun, de renoncer à toute préférence à l’égard du Commonwealth, de cesser de prétendre que son agriculture soit privilégiée et encore de tenir pour caducs les engagements qu’elle a pris avec les pays qui font partie de sa zone de libre-échange. Cette question-là, c’est toute la question.
On ne peut pas dire qu’elle soit actuellement résolue. Est-ce qu’elle le sera un jour? Seule, évidemment, l’Angleterre peut répondre.
La question est posée d’autant plus que, à la suite de l’Angleterre, d’autres Etats qui sont, je le répète, liés à elle dans la zone de libre-échange, pour les mêmes raisons que la Grande-Bretagne, voudraient ou voudront entrer dans le Marché commun. Il faut convenir que l’entrée de la Grande-Bretagne, d’abord, et puis celle de ces Etats-là changera complètement l’ensemble des ajustements, des ententes, des compensations, des règles, qui ont été établis déjà entre les Six, parce que tous ces Etats, comme l’Angleterre, ont de très importantes particularités. Alors, c’est un autre Marché commun dont on devrait envisager la construction. Mais celui qu’on bâtirait à onze et puis à treize et puis peut-être à dix-huit ne ressemblerait guère, sans aucun doute, à celui qu’ont bâti les Six. D’ailleurs, cette Communauté s’accroissant de cette façon verrait se poser à elle tous les problèmes de ses relations économiques avec une foule d’autres Etats, et d’abord avec les Etats-Unis. »

Écrit par : Villèle | 29.06.2007

@Villèle

DE GAULLE c'était avant tout l'intelligence et la clairvoyance d'un Homme Libre absolument pas pollué par les idéologies ambiantes. C'est quelqu'un qui savait fonder sa doctrine sur la base de ses connaissances dans les domaines essentiels de sa tache et de la compréhension des besoins de l'humanité.

Aujourd'hui, on est très mal avec le niveau de nos politiciens Nationaux et Internationaux. Toutes les compromissions et abandons sont donc possible pour ces jobards gardent le pouvoir.

Écrit par : PHG | 30.06.2007

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