02.11.2007
Souvenirs d’automne
A une semaine de l’anniversaire de sa mort, je vous invite à découvrir ce très beau texte de Flamant Rose sur le Général de Gaulle, publié sur le blog hautement recommandable de Damoclès : http://damocles.hautetfort.com/archive/2007/10/29/c-etait...
10:45 Publié dans Gaullisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




Commentaires
Merci pour cette mise en lumière du texte de Flamant Rose, Laurent. Nous sommes loin d'être d'accord sur tout, notamment sur la politique de la présidence actuelle... mais nous sommes d'accord sur un point : c'est que la France du XXIème siècle ne peut avoir qu'un seul socle, celui de l'héritage gaullien.
Alors pour l'occasion je vous emrpunte votre signature :
Amitiés républicaines.
Ecrit par : damocles | 02.11.2007
Héritage gaullien quelque peu malmené par notre chef de l’État…
…néanmoins, c’est en effet le général de Gaulle qui, en visionnaire, en virtuose de la chose publique, en mélodiste de la Politique – il a employé, sous ses deux mandats, a peu près tous les instruments de la Constitution – a posé fermement les bases, fixé résolument les fondamentaux, qui ont inspiré tous ses successeurs, et qui demeurent les plus conformes à l’idéal de la France. Il a puissamment réformé à l’intérieur, porté haut la voix de notre pays à l’extérieur, et ce au service d’une grandeur qui, seule, permet de rassembler les énergies, de mobiliser toutes les forces d’une nation si prompte, par son histoire, sa diversité, à se diviser, lorsque le ciel s’assombrit ou que semblent fleurir les motifs de mécontentement…
Je n’ai, hélas, pas le sentiment qu’à l’heure d’aujourd’hui la France, à travers l’image et l’attitude de ceux qui la représentent, se tienne bien droit. Affermit-elle son indépendance, gagne-t-elle en cohésion, tient-elle son rang ?… Je ne le crois pas. Aussi avez-vous beaucoup de chance, Damoclès, d’être satisfait par le pouvoir actuel, de croire en ses actions…
Par ailleurs, si Bernard-Henri Lévy ne voit pas d’un mauvais œil le passage de ce qui aurait été une « monarchie républicaine » au triomphe de la démocratie d’opinion, avec son cortège de sondages, de plans de communication et de surexpositions médiatiques, je ne suis pas de cet avis. Cette désacralisation du pouvoir, cette banalisation de la vie publique, cette décontraction affichée, les incessantes concessions à cette « obscénité démocratique » dont parle Régis Debray, offrent un triste spectacle. « Non ce n'est pas la démocratie qui est obscène ! nous dit Régis Debray. C'est la scène républicaine qu'il faut sauver de l'obscénité, au moment où la politique devient le tout-à-l'ego d'un pays en proie aux tyrannies de l'audimat, de l'émotif et de l'intime. »
Aussi, je déplore le manque de gravité du chef de l’État, ses gesticulations, ses dons d’illusionniste, d’artificier. J’avais trouvé Dominique de Villepin magistral lorsqu’il déclarait, lors de l’émission Ripostes, après que Serge Moati se soit demandé, au sujet du Soleil noir, « au cœur des ténèbres, le pouvoir ? » : « Oui, mais pas n’importes quelles ténèbres. C’est pas ce pouvoir obscur, qui serait la source de toutes sortes de conspirations. C’est quoi ? C’est la solitude, c’est l’exil, c’est l’humiliation, c’est la peur… qui est le plus grand ingrédient du pouvoir. Vous savez on peut parler du pouvoir de l’extérieur. La vérité du pouvoir quotidien, c’est quoi ? C’est la peur, et la solitude. Il faut prendre des décisions difficiles. Il faut avoir peur du lendemain. Cette angoisse de ne pas être à la hauteur des attentes… c’est terrible ça ! c’est la partie tragique du pouvoir. Ce qui m’inquiète le plus, c’est quand je vois un pouvoir exercé sans conscience du tragique. Là je me dis : ce n’est plus la France ! (…) Je dis que c’est un risque permanent pour le pouvoir que d’être aspiré par les lumières, les paillettes et la Cour, et d’oublier la conscience quotidienne de l’exercice du pouvoir. »
PS : sur Régis Debray, cet article n’est pas inintéressant : http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?article505
Ecrit par : Villèle | 03.11.2007
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