13.11.2007

L’onde de choc de la guerre en Irak

Que ce soit en Irak, au Pakistan, en Turquie ou au Liban, la décision par les Américains d’aller renverser le régime de Saddam Hussein il y a quatre ans et demi, au mépris de l’opinion du Conseil de Sécurité de l’ONU affecte toujours plus les relations internationales.

Il y a quelques jours sur TF1, Georges Bush s’est glorifié de l’intervention en Irak au prétexte que son pays avait apporté la démocratie à un pays qui était gouverné par un dictateur. Bizarrement, PPDA n’a pas jugé bon de souligner que comme par hasard, le dictateur que les Etats-Unis avaient renversé était à la tête d’un pays avec de fortes réserves de pétrole… Car c’est bien de cela dont il s’agit. Les Etats-Unis n’ont pas l’habitude de renverser des régimes dictatoriaux pour y installer une démocratie. Ils interviennent pour soutenir des régimes (parfois dictatoriaux) qui leur sont favorables ou pour sécuriser leur approvisionnement en pétrole. L’habillage de la défense de la démocratie est purement cosmétique.

Et le meilleur exemple est clairement le Pakistan. Les Etats-Unis soutiennent ainsi le régime du général Mucharraf, qui a pris le pouvoir en 1999 par un coup d’état. Comme le président a eu l’intelligence de soutenir la guerre contre le terrorisme de Georges Bush, les Etats-Unis n’y ont rien trouvé à redire et lui ont même accordé un soutien financier majeur (11 milliards de dollars depuis 2003). Le problème est que le régime devient de plus en plus dur avec l’opposition. Cela montre bien que les Etats-Unis ont une attitude très souple avec les grands principes démocratiques qu’ils prétendent défendre.

Pire, cette guerre a eu des conséquences très fâcheuses. Outre les dizaines de milliers de morts du conflit en Irak, elle a déséquilibré les relations internationales dans l’ensemble du Moyen Orient. La première conséquence a été la guerre du Liban lancée par Israël qui a ravagé et déséquilibré un pays qui avait déjà beaucoup souffert dans le passé, sans pour autant amélioré la sécurité d’Israël. Et la justification par les Etats-Unis d’intervention sans accord de l’ONU pousse également la Turquie à envisager aujourd’hui une intervention militaire en Irak contre les groupes terroristes kurdes.

Le choix par Georges Bush de mener une guerre malgré l’avis des Nations Unies n’a malheureusement pas fini d’avoir de graves conséquences. Comme l’avait annoncé Dominique de Villepin à l’ONU, les conséquences de cette invasion n’ont pas fini d’apparaître.

Commentaires

Il y a un grand nombre de suicides parmi les vétérans de la guerre d'Irak.

Ecrit par : Diana | 16.11.2007

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