22.06.2008

UMP : demain, l’horreur continue

Le titre pourra paraître excessif, mais c’est vraiment ce que m’a inspiré la lecture de ce long article du Monde sur ceux qui pourraient être les deux hommes forts de l’après Sarkozy, Xavier Bertrand et Jean-François Copé.

Après tout, le président du groupe UMP à l’Assemblée et le ministre du travail sont de très bons orateurs, qui parlent clairement, avec conviction, et avec une rhétorique qui peut sembler imparable. Il se dégage souvent de ce qu’ils disent un sentiment d’évidence. En outre, ils sont aujourd’hui clairement en pôle position pour représenter l’UMP en 2017, si on considère qu’en 2012, l’actuel titulaire de l’Elysée a toutes les chances de défendre son titre. Déjà, près de 9 ans avant ce possible duel, les couteaux s’aiguisent, à base de petites phrases faites pour attaquer l’adversaire, l’un traitant l’autre de conservateur, l’autre sous-entendant qu’il n’aurait jamais été que nommé... Pourtant, ils se ressemblent beaucoup : profil d’homme pressé, sur tous les fronts à la fois, à l’aise devant la caméra. De bons enfants politiques de l’actuel chef de l’Etat qu’ils voient sans doute d’autant plus comme un modèle qu’il occupe le poste dont ils rêvent.

Mais cet article du Monde est finalement sans doute plus révélateur par ce qu’il n’évoque pas que par ce dont il parle tout du long. Car si l’ambition de ces deux quadras transparaît à chaque ligne, il y a bien une chose qu’on recherche en vain : les idées. Le moins que l’on puisse dire est que ces deux hommes pressés ne semblent pas mettre le combat d’idées dans leurs priorités. Il est particulièrement piquant (pour ne pas être désobligeant) de constater que pas une fois ce long article n’évoque des convictions particulières, ne serait-ce qu’une loi qui aurait semblée importante à l’un de ces deux protagonistes. Ce portrait croisé des deux espoirs de l’UMP ne nous renseigne pas du tout sur leurs idées, leurs convictions, ce en quoi ils croient.

On apprend que Jean-François Copé pense à la présidence de la Répubique depuis l’âge de 10 ans. L’article détaille aussi leur ascension, leur soif de pouvoir (le ministère du budget pour Copé, le poste de porte-parole du gouvernement pour Bertrand), mais on est incapable de savoir pourquoi ils souhaitent ces responsabilités. Ce qui émerge en filigrane, c’est bien que leur ambition n’est pas au service d’idées, mais bien uniquement une volonté d’accomplissement personnel. Les Dupont(d) de l’UMP ont simplement et uniquement envie de satisfaire leur grande ambition personnelle. En cela, ce sont bien les enfants politiques de Nicolas Sarkozy qui a déjà compris qu’ils le trahiront comme lui avait trahi Chirac.

Cet article nous ramène à tout ce qu’il y a de plus détestable dans la vie politique : les pures querelles personnelles qui camouflent un vide complet de convictions et de principes. Il reste à espérer qu’un Dominique de Villepin ou un Nicolas Dupont-Aignan les doubleront au poteau.

Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/16/un-fauteuil-pour-deux_1058759_823448.html

Commentaires

Tu as bien raison Laurent. Cet article m'a donné des hauts le coeur aussi. La complaisance avec laquelle le "quotidien de référence" traite ces deux personnages repoussants, présentés avec une naturelle évidence comme l'avenir de "la droite", illustre en filigrane l'idéologie malsaine qui anime la ligne éditoriale du Monde: la haine de la France, la haine de nous-mêmes, de notre spécificité, qui voudrait que ne dussent se succéder aux "affaires" que les représentants d'écuries politiques "la gauche", "la droite", si commodes à désigner pour ceux qui ne souhaiteraient que nous ne soyions qu'une province d'un empire, européen, occidental, voire "du bien". Ce moule indéformable permet tellement aisément d'escamoter les vraies questions qui concernent l'avenir d'une collectivité humaine!
Le souhait du Monde, de toute évidence, c'est que la France rejoigne le triste rang des "comparable democracies", bientôt caractérisé par quelques ratios. La "corporate governance" remplace la République.

Écrit par : Géry | 22.06.2008

Aucun des billets de Laurent ne me gêne à partir du moment où il exprime ce qu'il pense. C'est son droit de le penser, de l'écrire et d'essayer de faire partager ses idées. Après tout, nous sommes un peu comme ça, on aime faire passer auprès des autres ce à quoi l'on croit en quelque domaine que ce soit. Et c'est pour ça que Laurent a créé son blog.

Là où je suis plus partagé c'est lorsque l'on affirme un fait que l'on ne démontre pas ex: "En cela, ce sont bien les enfants politiques de Nicolas Sarkozy qui a déjà compris qu’ils le trahiront comme lui avait trahi Chirac". En effet je ne pense pas que Sarkozy ait trahi Chirac, pas plus que Chirac envers Chaban Delmas ou encore G Pompidou avec de Gaulle.

Ce sont 3 histoires qui ont un point commun, c'est que à chaque fois l'expression de "trahison" a été employée. Qu'en est-il réellement de Sarkozy / Chirac?

En 1993 tout le monde savait que les élections législatives allaient être perdues par la gauche. Pasqua et Mitterrand ont eu un entretien au cours duquel le nom de J Chirac a été avancé pour être le futur premier ministre, mais il l'avait été par 2 fois et ne voulait pas renouveler l'expérience. Il souhaitait se présenter aux présidentielles de 1995 et savait qu'un poste de premier ministre n'était pas la préparation idéale. Afin de couper court aux spéculations J Chirac a, au cous d'un meeting à Périgueux, tenus des propos d'une rare violence envers Mitterrand. A la sortie du meeting tout le monde avait compris que Mitterrand ne pourrait pas le prendre comme premier ministre. L'attitude et le discours de Chirac s'expliquaient parce qu'il avait depuis longtemps déjà dans l'idée d'installer E Balladur à Matignon et avait tout manigancé , tout préparé pour que cela se passe comme ça. Philippe Seguin aujourd'hui président de la cour des comptes l'avait prévenu que Balladur le trahirait mais Chirac ne le croyait pas, il disait que c'était impossible.

Dés la composition du gouvernement Chirac et Balladur se sont disputés Sarkozy, chacun le voulant dans son camp. Quand Sarkozy s'est rangé du côté de Balladur , Chirac ne s'est pas spécialement formalisé car il ne le considérait pas comme un poids lourd de la politique. Jacques Chirac pourtant chevronné de la politique a commis à mon sens 2erreurs: La première que je n'ai toujours pas compris c'est que en politique lorsque l'on gagne on ne laisse pas la place à un autre et il n'aurait pas du installer Balladur à Matignon, la seconde c'est d'avoir sous estimé Sarkozy qu'il connaissait pourtant bien. Il en commettra une autre quelques années plus tard avec la dissolution de l'AN.

Je pense contrairement à beaucoup que Sarkozy n'a pas trahi Chirac. Il a été ministre d'état avec Balladur et a voulu continuer le chemin avec lui. Il est le seul à avoir été rencontrer Chirac pour lui dire en face et ce dés 1993 qu'il ne se rangerait pas de son côté aux présidentielles de 1995 et il l'a fait alors que rien n'était joué. Chirac le savait donc. Beaucoup d'autres ont rejoint Balladur bien plus tard et lorsque les sondages le donnaient gagnant. Beaucoup au RPR ont reconnu que Sarkozy avait été le plus franc de tous.

Par la suite il a payé très cher son soutien à Balladur et finalement bien que son unique souhait ait été de revenir il n'a pas fait la démarche. Il a attendu que ce soit Chirac qui le réclame et c'est ce qui a fini par se produire. Mais j'ai déjà été trop long. Je m'arrête donc là. Ce serait également trop long de raconter pourquoi Chirac n'a pas trahi Chaban et pourquoi Pompidou n'a pas trahi de Gaulle.

Cordialement

Écrit par : flamant rose | 24.06.2008

@ Flamant rose

Comme d'habitude, un commentaire très pertinent. Le terme "trahison" n'est sans doute pas le plus approprié pour Sarkozy. Je ne parlai pas de 1993-1995 mais plus de son comportement si particulier de 2002 à 2007 où il fut ministre de Jacques Chirac tout en le critiquant. C'est ce comportement, que j'ai plusieurs fois appelé "chienlit gouvernementale" que je qualifie de trahison dans le sens où il trahi le lien de confiance qui doit exister selon moi entre un président et ses ministres, du moins quand ils sont de la même majorité. Pour moi, Nicolas Sarkozy a trahi le devoir de réserve, de solidarité et d'esprit d'équipe d'un ministre vis à vis de Jacques Chirac.

A dire vrai, j'en veux également à Jacques Chirac de ne pas avoir fait respecter le devoir de réserve des ministres en laissant Nicolas Sarkozy prendre de plus en plus de liberté avec ce devoir élémentaire de réserve et de solidarité.

Ce que je veux dire à propos de Copé et Bertrand, c'est qu'ils suivront sans doute son exemple pour mieux se placer plus tard, si cela les sert.

En revanche, Edouard Balladur a trahi dans la mesure où il avait dit qu'il ne serait pas candidat.

Je partage votre opinion sur Chirac / Chaban (j'en ai déjà parlé dans le blog) ainsi que sur Pompidou.

Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 24.06.2008

Sur le dernier point qu'évoque Laurent, j'ai, en effet, le souvenir d'une archive montrant E. Balladur expliquant à la télévision, en 1993, qu'on ne pourrait pas, à son exemple, expliquer aux Français qu'on ne sera pas candidat dans deux ans, et l'être, parce que ce serait "manquer à sa parole"... !

Écrit par : Philippe | 24.06.2008

Pour revenir à ce billet, je tiens à dire que, personnellement, je n'apprécie que guère Xavier Bertrand. Aussi, j'ai tendance à associer sa personne à celle de Jean-Pierre Raffarin. En les écoutant ou en suivant leur action, on peut avoir le sentiment qu'avec eux, la politique se résume à des compromis. Aucune vision d'ensemble, aucun message d'envergure à délivrer.

Lorsque Xavier Bertrand explique, dans un déplacement (en compagnie de "JPR" d'ailleurs, il me semble), que si certains, à l'UMP, mettent de "l'huile sur le feu", lui préfère mettre de "l'huile dans les rouages", on ne peut s'empêcher d'y voir ce ton patelin, bonhomme, mielleux, qui fait les grands hypocrites sans dimension.

Dans le cadre d'exercices de communication politique de cette nature, ce qui peut sauver, c'est le style, l'élégance, le charisme. Sans ces trois ingrédients, on tombe dans une comédie d'une platitude à nous faire regretter la IIIe République. Ce qui me déplaît dans ce dernier régime, c'est l'idéologie du radicalisme triomphant, ce goût extrême du compromis et des petits arrangements, au détriment de l'audace, du courage, de la défense d'un idéal.

La Ve République a été fondée par le général de Gaulle, qui était l'archétype de l'homme d'État placé, dans un élan de romantisme politique, au service d'un idéal. Flamboyant, ce dernier était seul à même d'unir à nouveau noblesse et politique.

Alors, si notre République devait permettre à des politiciens comme Xavier Bertrand d'avoir des responsabilités de premier plan, on pourrait le regretter à juste titre.

Au sujet de "JPR", je comprends qu'il ait pu être choisi, en 2002. Sept avant, les Français avaient reproché à Alain Juppé son arrogance, ses connaissances de normalien, la vigueur de ses méthodes. Alors, JPR était un peu l'inverse: venu de province, non plus gaulliste autoritaire mais libéral giscardien, il avait le sens de la communication et du "service après vente" des réformes.

De surcroît, je pense sincèrement que Jean-Pierre Raffarin devait être très bien, en 1995, dans son fauteuil de ministre des PME, du Commerce et de l'Artisanat. Il était dans son élément.

Pour moi, on trouve tout Jean-Pierre Raffarin dans ce billet, publié dans son "carnet" en janvier dernier :

http://www.carnetjpr.com/2008/01/25/maison-et-objet/

Ce billet en est presque émouvant de sincérité, de simplicité.

Alors, la Présidence du Sénat ? Est-ce bien raisonnable ?

PS : Si JPR n'a peut-être pas un excellent Premier ministre en soi, ses gouvernements étaient néanmoins excellents à mon goût: Villepin au quai d'Orsay, Dominique Perben place Vendôme, MAM à la Défense, Gilles de Robien aux Transports, François Fillon au Travail, Hervé Gaymard à l'Agriculture... c'était très bien.

Écrit par : Philippe | 01.07.2008

@Philippe

Vous dites "Au sujet de "JPR", je comprends qu'il ait pu être choisi, en 2002" Raffarin n'a pas été véritablement choisi, c'est tout au moins un choix par défaut. En effet sa nomination résulte de l'élimination des candidats potentiels. C'est la seule possibilité qui s'offrait à Chirac.

Dés la réélection de Chirac en 2002, Sarkozy était persuadé que le poste de premier ministre lui reviendrait de droit. C'était oublier que le président sortait d'une cohabitation de 5 ans avec Jospin et il n'ignorait pas qu'une nouvelle cohabitation avec quelqu'un qui venait de son propre camp serait beaucoup plus dure. Non seulement il le savait, mais s'il avait le moindre doute la cohabitation Mitterrand / Rocard était là pour le lui rappeler.

Par ailleurs un deuxième homme avait la même croyance avec Matignon. C'était Dominique de Villepin alors secrétaire général de l'Élysée. L'obstacle à franchir était différent de celui de Sakozy. En effet à droite on avait encore en mémoire la dissolution ratée de 1997 et dont on lui attribue la paternité. Beaucoup d'élus lui en tenaient rigueur. Et puis pour des raisons personnelles les 2 femmes du clan Chirac, Bernadette et Claude n'en voulaient pas.

Sarkozy et de Villepin écartés il ne restait pas grand monde pour le poste de premier ministre. Pour ce poste Chirac voulait quelqu'un de soumis, qui ne lui ferait pas d'ombre et qui exécuterait son programme sans état d'âme. C'est ainsi que fut choisi Jean Pierre Raffarin qui fut poussé par le premier cercle des chiraquiens.

PS: quand vous écrivez en parlant du général "d' un élan de romantisme politique, au service d'un idéal"je crois que vous l' idéalisez. Il ne me semble pas que le général ait été un romantique. je parlerai plutôt d'un idéal politique mis au service du pays. C'est peut être ce que vous avez voulu exprimer. Je suis par contre tout à fait de votre avis, à savoir que de Gaulle a démontré que la politique pouvait être noble.

PS2: Pour ce qui est de la présidence du sénat si le sortant Christian Poncelet ne se représente pas je pense que cela se jouera entre Raffarin et Gaudin.

Écrit par : flamant rose | 01.07.2008

@flamant rose

Merci pour votre contribution très intéressante.

Si je me suis permis d'employer, en ce lieu, le terme de romantisme, c'est parce que nous en avions déjà parlé par le passé, et que Laurent et moi-même semblions être d'accord sur ce point.
Voir: le très bon billet de Laurent et mon commentaire :
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2007/11/26/gaullisme-et-romantisme.html#comments

N'approuvez-vous pas cette analyse ?

PS: Peut-être la candidature de G. Larcher n'est-elle pas, en effet, la plus solide en vue de la présidence du Sénat.

Écrit par : Philippe | 01.07.2008

Et pour ce qui me concerne, je trouve que même le style littéraire du général de Gaulle peut se faire romantique. Ainsi, les dernières lignes de ses Mémoires de Guerre:

"A mesure que l'âge m'envahit, la nature me devient plus proche. Chaque année, en quatre saisons qui sont autant de leçons, sa sagesse vient me consoler. Elle chante, au printemps : "Quoi qu'il ait pu, jadis, arriver, je suis au commencement ! Tout est clair, malgré les giboulées ; jeune, y compris les arbres rabougris ; beau, même ces champs caillouteux. L'amour fait monter en moi des sèves et des certitudes si radieuses et si puissantes qu'elles ne finiront jamais !"

Elle proclame, en été : "Quelle gloire est ma fécondité ! A grand effort, sort de moi tout ce qui nourrit les êtres. Chaque vie dépend de ma chaleur. Ces grains, ces fruits, ces troupeaux, qu'inonde à présent le soleil, ils sont une réussite que rien ne saurait détruire. Désormais, l'avenir m'appartient !"

En automne, elle soupire : "Ma tâche est près de son terme. J'ai donné mes fleurs, mes moissons, mes fruits. Maintenant, je me recueille. Voyez comme je suis belle encore, dans ma robe de pourpre et d'or, sous la déchirante lumière. Hélas ! les vents et les frimas viendront bientôt m'arracher ma parure. Mais, un jour, sur mon corps dépouillé, refleurira ma jeunesse !"

En hiver, elle gémit : "Me voici, stérile et glacée. Combien de plantes, de bêtes, d'oiseaux, que je fis naître et que j'aimais, meurent sur mon sein qui ne peut plus les nourrir ni les réchauffer ! Le destin est-il donc scellé ? Est-ce, pour toujours, la victoire de la mort ? Non ! Déjà, sous mon sol inerte, un sourd travail s'accomplit. Immobile au fond des ténèbres, je pressens le merveilleux retour de la lumière et de la vie."

Vieille Terre, rongée par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée de végétation, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu'il faut pour que se succèdent les vivants !

Vieille France, accablée d'Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant et venant sans relâche de la grandeur au déclin, mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau !

Vieil homme, recru d'épreuves, détaché des entreprises, sentant venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans l'ombre la lueur de l'espérance !"

Écrit par : Philippe | 01.07.2008

@ Flamant rose et Philippe

Merci à vous deux pour la qualité et l'intérêt de ces commentaires.

Pour construire sur cette idée de romantisme, j'aime beaucoup l'expression de R.Gary qui disait que le Général de Gaulle était un "idéaliste réaliste". Je trouve que cette expression résume bien les deux facettes complémentaires du Général : à la fois idéaliste dans le sens de tendu vers un idéal, romantique mais aussi réaliste ou pragmatique dans l'action. Si j'insiste souvent sur l'aspect "romantique" ou idéaliste dans mes papiers, c'est parce que c'est ce qui manque le plus à notre personnel politique actuel à mon sens.

Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 01.07.2008

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