29.12.2008

La nouvelle faute d’Israël en Palestine

C’est pendant les fêtes de fin d’année qu’Israël a décidé de lancer une vaste opération dénommée « plomb durci » contre des objectifs du Hamas à Gaza. L’opération aurait déjà fait plus de 300 victimes selon les autorités palestiniennes.

Israël a justifié son intervention, la plus violente depuis longtemps, par la fin, le 19 décembre, de la trêve acceptée par le Hamas six mois plus tôt et le tir de plus de deux cents roquettes et obus de mortier sur Israël en seulement dix jours. Cette intervention pourrait n’être que la première étape d’une opération beaucoup plus importante qui pourrait comporter une opération terrestre sous peu. Bien sûr, la position d’Israël n’est pas facile. Le pays a essuyé des guerres et est entouré de voisins dont certains lui dénient même son existence, mais cette nouvelle escalade de la part de l’Etat hébreu accentue encore la responsabilité d’Israël dans la perpétuation du conflit.

Car le comportement d’Israël ne fait que mettre de l’huile sur le feu et entretenir le cercle vicieux de la violence dans la région. Des décennies de conflit montrent que ce ne sont pas de telles opérations qui font faire cesser la violence à son égard et qu’elles ont au contraire toutes les chances de l’accentuer, accélérant le cercle mortel de la violence. De tels bombardements sont du pain béni pour le recrutement de terroristes et entretiennent le climat d’oppression dans lequel les palestiniens vivent.

Bien sûr, le Hamas soutient le terrorisme contre Israël, mais l’Etat hébreu ne porte-t-il pas une lourde responsabilité dans le comportement de la partie la plus extrémiste des palestiniens ? N’est-ce pas Israël qui s’est retiré de la région dominée par le Hamas, Gaza, au lieu de se retirer de Cisjordanie, dominée par le Fatah ? N’est-ce pas Israël qui asphyxie économiquement la Palestine ? N’est-ce pas Israël qui poursuit l’installation de colons en Cisjordanie et construit un mur qui empiète largement dans le territoire palestinien ? N’est-ce pas Israël qui n’a pas hésité à mettre le Liban à feu et à sang ?

Malheureusement, le comportement de l’Etat hébreu nourrit depuis trop longtemps le terrorisme palestinien plus sûrement que le fondamentalisme islamique. Tous les jours, la population palestinienne a des motifs de rébellion. Et même si la violence n’est pas la solution, comment ne pas comprendre que les méthodes d’Israël ne sont pas un perpétuel appel à la violence qui entretient un cercle vicieux sans issue. Il revient aux Etats-Unis et à l’Europe d’agir pour mettre fin à cette nouvelle escalade meurtrière.

En pleine campagne électorale, l’état hébreu se montre une nouvelle fois « sûr de lui et dominateur ». Plutôt que de chercher l’apaisement, il s’enferme dans une logique de violence qui ne fait que renforcer les comportements les plus extrêmes à son égard.

Source : http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/28/is...

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/26/un...

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/27/la...

 

Commentaires

Et n'est ce pas israel qui fournit en eau et en alimentation le peuple palestinien ? et n'est ce pas israel qui a décidé de prendre en chagre à Haifa des familles palestiniennes pendant ce conflit ? n'est ce pas israel qui donne du boulot aux palestiniens ? mais où sont passés les peuples des autres pays arabes qui soutiennent à distance les palestiniens ? Loin des yeux, loin du coeur on dirait...

Ecrit par : langeluce | 29.12.2008

@ Langeluce, votre commentaire n'a pas de sens, ce que rejettent les Palestiniens c'est justement cette non-indépendance imposée par Israël, les Israéliens sont peut être charitables mais les palestiniens veulent être souverains, et puis qu'est ce que cette charité à coté des destructions, des blocages et des colonies ? On ne peut rien contre le combat d'un peuple pour sa liberté.

Ecrit par : Rémy | 29.12.2008

@ Langeluce

Mais Israël ne permet pas à un Etat palestinien de se développer.

Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 29.12.2008

Bravo pour cette analyse . Je suis de gauche et même bien à gauche mais je lis toujours avec plaisir et apprécie vos commentaires pertinents et honnêtes

Ecrit par : Lisa | 29.12.2008

Terrorisme pour les nuls:Dans un monde orwellien où les puissants prétendent agir au nom de la “démocratie” et des “droits de l’homme”, où la mise en condition de la population est permanente, et où l’on peut faire croire n’importe quoi à n’importe qui, dès lors qu’on dispose des médias, l’histoire remet rarement les choses en place. Pour un Nelson Mandela réhabilité de toute accusation de terrorisme, combien d’autres conservent cette estampille infamante, à commencer par Yasser Arafat.Les gouvernements et leurs appareils ne se contentent pas de combattre la dissidence verbalement. Ils interviennent depuis longtemps sur le terrain, chez eux et à l’étranger : mise en place ou infiltration de groupes terroristes, préparation et organisation d’attentats, provocation, désinformation… Un des exemples les plus évidents et les plus “réussis” de manipulation est sans doute celui des Brigades rouges italiennes dans les années 1970-1980. Les services secrets italiens, épaulés par les Américains, réussirent alors à placer un de leurs hommes à la tête de l’organisation clandestine et purent ainsi télécommander diverses actions, dont l’enlèvement et l’assassinat d’Aldo Moro, un homme politique de droite jugé “trop mou”. Depuis, la tactique italienne a souvent été copiée un peu partout dans le monde. (Lire ici Types of Terrorism and 9/11 par George Pumphrey.) Lire “Nos belles années de plomb” de Gabriele Adinolfi.Aux Pays-Bas, en 1970, le service de renseignement BVD alla même jusqu’à créer de toutes pièces un parti “marxiste-léniniste maoïste” (le MLPN) afin d’infiltrer les milieux “pro-chinois” que l’on croyait violents et manipulés par Pékin (en fait Mao se fichait éperdument des gauchistes hollandais). L’épisode du MLPN a été rendu public trente ans plus tard par un des responsables, mais parallèlement des douzaines d’autres cas similaires en Europe occidentale sont plus ou moins restés dans l’ombre. Le dessous des cartes est rarement dévoilé au grand public. Avec l’aide de la presse, les responsables veillent à ce que rien ne transparaisse. Le journaliste digne de ce nom, celui pour qui l’investigation sérieuse et la mise en cause des idées toutes faites sont des objectifs permanents, est une espèce en voie de disparition.Dans ces conditions, les services secrets peuvent se permettre d’exagérer à dessein l’importance d’organisations occultes existantes, organisations qu’ils ont parfois eux-mêmes contribué à créer (Al-Quaïda, par exemple); ou de “ressusciter” des groupes disparus depuis longtemps (Brigades rouges italiennes ou Sentier lumineux péruvien); ou encore de créer de toutes pièces une “nouvelle génération” terroriste (RAF allemande). Américains et Israéliens sont sans doute les plus actifs et les plus imaginatifs en matière de manipulation, même si leurs trouvailles sont souvent cousues de fil blanc.A titre d’exemple, lire ici deux articles de Joe Vialls sur les attentats de Bali (octobre 2002) et du Kenya (novembre 2002). La procédure employée un an plus tard à Istanbul n’est pas très différente (traduction d’un article paru dans le journal turc Yeni Safak à propos du rôle joué par les services secrets américains, britanniques et israéliens dans la manipulation des groupuscules terroristes islamistes et dans les attentats “antisémites” perpétrés dans cette ville). Depuis le 11 septembre, cette forme de manipulation tend à devenir systématique.Fin 2002, on apprend aussi que le Shinbet (police secrète israélienne) recrute des Palestiniens afin de former une “cellule locale d’Al-Qaïda”*. Rien de bien nouveau dans cette démarche, quand on sait que les services de l’Etat juif ont toujours manipulé les islamistes. Vingt ans plus tôt, Menahem Begin (tueur de l’Irgoun devenu premier ministre du Likoud) soutenait et encourageait la création du Hamas palestinien, dans le seul but d’affaiblir Arafat et les forces de gauche de l’OLP. A Tel Aviv comme à Washington, les gouvernants adorent jouer avec le feu, quitte à pousser des cris lorsque leurs créatures s’émancipent. ce régime (Khmers rouges) terroriste put se maintenir au pouvoir pendant plus de quatre ans grâce au soutien conjugué de la Chine et des Etats-Unis.
http://ca.altermedia.info/international/faq-terrorisme-pour-les-nuls_2129.html

Ecrit par : Kim Jong Ilien | 26.01.2009

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