07.01.2009

Le Grand Choc de 2017, partie 7 : le capitalisme refondé

Alors que l’économie mondiale traverse une crise encore plus violente que dans les années 30, le G15 parvient à un accord sur une Charte pour la Refondation du Capitalisme, annoncé le 18 juin 2017, date qui enchante le nouveau président Français.

Un nouveau départ

Les nouveaux dirigeants de la planète dressent alors un constat sévère des dérives du néolibéralisme qui domine depuis près de 40 ans. Ils réaffirment leur attachement à l’économie de marché mais proposent de refonder le capitalisme pour lui donner un visage humain, de remettre l’économie au service de l’homme, corriger les inégalités croissantes, limiter les crises caractéristiques des dernières années, favoriser une harmonisation par le haut des conditions de vie sur tous les continents et enfin assurer un développement durable pour la planète en préservant réellement l’équilibre écologique du monde.

Pour régler le problème de la dette des Etats, exsangues financièrement, il est décidé de créer une institution internationale qui prend en charge la moitié de la dette de tous les Etats qui le souhaitent. Cet organisme, qui sera géré par le G15, est chargé de renégocier les échéances de l’ensemble de ces dettes. Pour les rembourser, il collectera une taxe mondiale sur les mouvements de capitaux ainsi qu’une taxe carbone universelle. Le remboursement de cette dette sera proportionnel au produit de ces deux taxes. Les Etats, soulagés de la moitié de leurs créances, auront alors les moyens de relancer l’économie. Seuls les pays acceptant le principe de ces deux taxes universelles verront leur dette reprise à 50%.

Le G15 décide alors de lancer un grand plan de relance de l’économie mondiale : le Plan Vert. Il s’agit d’un plan ambitieux pour passer à une économie plus respectueuse de la planète. Un gigantesque plan d’investissement dans les infrastructures (production d’énergie, transports, logements) doit permettre de réduire la consommation d’énergie à l’échelle de la planète. Une bourse pour développer les meilleurs projets est également mise à disposition des entreprises innovantes et assurer un co-financement public. Ce plan a pour but de faire redémarrer l’économie et éviter une nouvelle Dépression alors qu’il est décidé de réduire drastiquement la bulle financière d’ici à fin 2019.

La refondation du capitalisme

Parallèlement, une réglementation radicale de la finance est mise en place puisque les banques doivent augmenter leurs fonds propres de 50% par rapport à leurs engagements (12% au lieu de 8%), chiffre qui doit atteindre 15% fin 2019. Suivant le bon exemple espagnol, le chiffre pourra atteindre 20% en cas de croissance prolongée pour limiter les bulles spéculatives. Les « paradis fiscaux » sont fermés et ces Etats doivent rejoindre la juridiction d’un autre Etat sous peine d’embargo total. Une taxe de 50% est appliquée à tous les capitaux issus de ces « paradis ». Il est décrété la constitution d’un secteur public bancaire qui doit regrouper au minimum un tiers des dépôts de chacun des pays, le reste pouvant être privatisé.

Dans un souci de limiter l’impact écologique de l’économie et d’éviter la déflation salariale provoquée par le commerce non régulé, le G15 réforme complètement l’OMC et pousse la création de zones commerciales régionales ouvertes protégées. La taxe carbone (qui renchérit nettement les transports) ainsi que les réformes fiscales (notamment sur les systèmes de protection sociale) permettent enfin une concurrence plus loyale entre les pays, tout en assurant une concurrence nécessaire pour éviter les oligopoles et en permettant aux pays émergents de se développer. Le G15 met en place un nouveau Système Monétaire International et stabilise les marchés monétaires grâce à la taxation des mouvements de capitaux.

Enfin, la refondation du capitalisme passe par une action sur les entreprises. Plusieurs multinationales, en position dominante sur certains marchés, sont découpées pour éviter une tarification confiscatoire pour les consommateurs. Le G15 créé une notion de service public dans de nombreux domaines (énergie, distribution de l’eau, transport ferroviaire, courrier…) permettant aux pays de conserver un monopole public, là où le monopole est dit naturel. Enfin, sous l’influence de Muhammad Yunnus, prix Nobel de la paix 2006 et père du micro crédit, est créé le statut de l’entreprise sociale, dont l’objectif n’est pas le profit.

Contrairement à la crise de 2007-2009, les leçons des dérives du néolibéralisme ont été tirées, les circonstances rencontrant enfin des dirigeants prêts à prendre des décisions radicales pour refonder un capitalisme à visage humain.

Commentaires

Laurent,
pour ta réforme de la finance et du secteur bancaire, je te recommande la lecture du dernier papier de F.Lordon ici:
http://blog.mondediplo.net/2009-01-05-Pour-un-systeme-socialise-du-credit

PS: Je rencontre le responsable de DL de mon secteur la semaine prochaine normalement.
Un affreux gauchiste futur adhérent ????

Ecrit par : RST | 07.01.2009

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