23.02.2009
L’économie mondiale au bord du précipice
Nous savions que le premier semestre serait dur. Il est malheureusement pire que prévu, comme le montrent les difficultés des pays de l’ancienne Europe de l’Est. On peut finalement se demander si le gros de la crise n’est pas devant nous.
La plus grave crise économique depuis 80 ans
Les derniers chiffres qui sont tombés montrent que nous traversons la pire crise depuis la Grande Dépression. Au 4ème trimestre, l’ensemble des pays ont subi une contraction extrêmement sévère de leur PIB en rythme annuel : -3,8% pour les Etats-Unis et l’Espagne, -4,7% pour la France, -5,7% pour la zone euro, -5,9% pour le Royaume Uni, -7,1% pour l’Italie, -8,2% pour l’Allemagne et -12,7% pour le Japon !
Le commerce mondial s’effondre, avec une baisse de 35% des exportations du Japon et de 12% de celles de la Chine (et une baisse de plus de 40% de ses importations…). Cet effondrement, largement supérieur à celui de l’économie, apporte une lumière intéressante au débat sur le protectionnisme en démontrant que la baisse des échanges commerciaux peut être davantage la conséquence d’une grave récession économique que sa cause ou même l’effet de mesures protectionnistes…
Mais cet écroulement du commerce met à mal toutes les économies construites pour l’exportation, qu’elles soient développées (Allemagne, Japon) ou émergentes. L’ancienne Europe de l’Est vit une descente aux enfers d’autant plus brutale que le marché ajoute à la récession une forte poussée inflationniste, du fait de la spéculation monétaire et de l’effondrement irrationnel de certaines devises.
Les ingrédients pour passer d’une récession à une dépression
Le problème est que la vague de déréglementation provoque un ajustement plus brutal aux nouvelles conditions économiques. En à peine un an, le taux de chômage Américain est passé de moins de 5% à 7,6%, et le nombre de chômeurs augmente de 600 000 par mois ! Plus de libéralisation, c’est aussi permettre des ajustements plus brutaux. Le problème est que plus les entreprises ajustent leurs effectifs de manière brutale, plus elles renforcent les phénomènes récessifs de dépression de la demande.
Un véritable cercle vicieux se met alors en place où la baisse de la demande des consommateurs suite à l’explosion de la bulle immobilière Américaine provoque une baisse de l’offre (chômage, partiel ou non), qui déprime à son tour la demande, ainsi de suite… Nous sommes d’ors et déjà rentrés dans le cercle vicieux qui a transformé la crise de 1929 en une dépression longue et brutale. Passé un certain point, la baisse de la demande se perpétue elle-même, les mécanismes du marché aggravant la crise.
La croisée des chemins
En fait, nous sommes en 1930, à un moment où la grave crise que nous traversons peut se transformer soit en une grave dépression, si de mauvaises décisions sont prises, soit en une grave crise dont nous pouvons sortir dès l’an prochain si les dirigeants actuels tirent les leçons des erreurs du passé. La connaissance de la Grande Dépression nous a déjà permis d’améliorer certaines réponses à la crise en sauvant des banques dont l’effondrement dans les années 30 avaient asphyxié l’économie durablement.
La leçon de ce passé funeste a également poussé la nouvelle administration Obama à faire passer un plan de soutien de près de 800 milliards de dollars, certes imparfait, mais dont le montant et la rapidité montrent que le nouveau président, lui, a saisi l’urgence de la situation. Avec des marchés exubérants à la baisse comme à la hausse, on peut espérer que la déprime excessive actuelle peut faciliter un rebond purement technique si les plans de relance sont à la hauteur.
Les six prochains mois seront très difficiles. Ce n’est que fin 2009, début 2010, quand nous entrerons dans le comparatif avec le 4ème trimestre 2008 qu’un rayon de soleil pourra apparaître. À date, quasiment tout repose sur le plan Obama, pour le meilleur et pour le pire.
Source : http://www.lemonde.fr/europe/article/2009/02/21/la-defail...
http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/21/l-europ...
The Economist (statistiques PIB)
10:55 Publié dans Actualités, Economie, International | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : crise économique, récession, grande dépression, barack obama, etats-unis




Commentaires
BNP : états financiers consolidés au 31 décembre 2008.
Total dettes : 2 016 581 millions d’euros.
Total capitaux propres : 58 968 millions d’euros, soit seulement 2,92 % des dettes.
http://media-cms.bnpparibas.com/file/38/4/etats-financiers-4t2008.6384.pdf
Conclusion : la BNP est en faillite. La BNP va être nationalisée.
La Société Générale a menti sur ses capitaux propres.
Je cite Jean-Pierre Chevallier sur son blog :
« En réalité la situation de la Société Générale est pire encore car un poste de la rubrique des capitaux propres, Instruments de capitaux propres et réserves liées, passe curieusement de 7,5 à 17,7 milliards d’euros de 2007 à 2008.
L’explication se trouve à la page 24 : " Les titres subordonnés à durée indéterminée émis par le Groupe et intégrant des clauses discrétionnaires relatives au paiement des intérêts sont qualifiés d’instruments de capitaux propres parmi les Instruments de capitaux propres et réserves liées.
Titres super subordonnés à durée indéterminée
Compte tenu du caractère discrétionnaire de la décision de versement de la rémunération des titres super subordonnés à durée indéterminée émis par le Groupe, ces titres ont été classés en capitaux propres parmi les Instruments de capitaux propres et réserves liées ".
… Ce qui signifie en clair et en français que les mécanos de la Générale considèrent que les 10 milliards d’euros apportés par les usines à gaz que sont la Société Française de Financement de l'Économie (SFFE) et la Société de Prise de Participation de l'État (SPPE) font partie de son capital, et que ces titres sont donc assimilés à des actions.
Or, après avoir bafouillé lamentablement en admettant que l’État allait siéger en tant qu’actionnaire au conseil d’administration de la Générale, Bécassine (Christine Lagarde) a bien précisé qu’il ne s’agissait pas d’actions et que l’État ne devait donc pas être considéré comme actionnaire, mais comme prêteur, ce qui a ensuite été confirmé par Sarko qui a même prétendu qu’il s’agissait là d’une bonne affaire pour les contribuables qui vont gagner de l’argent dans cette opération. »
J’ai refait les calculs de Jean-Pierre Chevallier. Je trouve les résultats suivants :
Société Générale : états financiers consolidés au 31 décembre 2008.
Total dettes : 1 099 329 millions d’euros.
Total capitaux propres : 30 674 millions d’euros, soit seulement 2,79 % des dettes.
http://library.corporate-ir.net/library/21/217/217918/items/324870/87B0CCAB-9166-4D4A-84A1-D62197186AD3_etatsfinancier.pdf
Jean-Pierre Chevallier, lui, calcule que les capitaux propres de la Société Générale sont de 2,80 % des dettes.
2,79 ou 2,8 %, la conclusion est la même : la Société Générale est en faillite. La Société Générale va être nationalisée.
http://www.jpchevallier.com/article-28235583.html
Écrit par : BA | 23.02.2009
@Laurent
Oui la crise est pire que ce que l'establishment avait prévu mais vue les déséquilibres toujours pas résorbé il y a effectivement de forte chance que la crise s'aggrave. Je reste persuadé que le plan d'Obama va conduire au paroxysme de la crise à savoir l'effondrement du dollars ce n'est qu'une fois le dollars tombé que l'on pourra commencer à voir vers ou se situe le prochain équilibre.
Tu sites d'ailleurs l'évolution du commerce extérieur chinois cette dernière à vue ses importations baisser beaucoup plus vite que ses exportations ce qui va encore aggraver les déséquilibres structurels. Il est décidément plus facile pour les chinois de se passer des avions européens et des machines outils allemandes que pour les occidentaux se passer des vêtements et des biens de grandes consommations chinois. Ce phénomène est un mécanisme qui est de nature à faire perdurer la crise longtemps. Si les occidentaux persistent dans le libre-échange il faut s'attendre à des taux de chômage de 30 ou 40% voir plus, et à des baisses de salaire car seul l'effondrement de la consommation permettront de réduire les déficits commerciaux dans ces conditions. Je tiens d'ailleurs à signaler que la balance commercial française continue à se dégrader malgré la récession c'est très grave.
Écrit par : yann | 23.02.2009
@ BA
Je persiste à ne pas croire que la BNP ou la Société Générale sont au bord de la faillite. Cette présentation des faits est un peu rapide. Le calcul des ratios de Bâle est plus complexe que cela. Et il ne faut oublier qu'il y a des actifs en face du passif...
Je me trompe peut-être, mais je crois qu'il s'agit seulement d'une mauvaise rumeur.
@ Yann
Je suis moins pessimiste que toi. Je crois que la conjonction du plan Obama (massif) et d'un comparatif plus "facile" peut permettre une reprise fin 2009 / début 2010, même si l'ampleur de la crise me rend moins affirmatif qu'il y a quelques temps...
Sur la chute du dollar, c'est un débat récurrent, mais je crois que les intérêts croisés sont trop forts pour que l'Asie laisse tomber le billet vert.
Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 23.02.2009
Si tu dis vrai explique moi le déficit extérieur US va bien pouvoir se résorber car c'est bien de là que provient ses crises à répétition. Si le plan de relance fonctionne nous ne ferons que retarder l'inéluctable . Il n'est d'ailleurs pas sure que la Chine ou le Japon aient encore les moyens de soutenir le dollars, les chinois ont fait leur propre plan de relance et le japon est dans une situation catastrophique. De plus si la Chine et le Japon sont des gros utilisateurs de bon du trésors US, il ne faut pas oublier que se sont des entreprises, des banques et des particuliers qui en détiennent l'immense majorité. Ces derniers pourraient, en cas de doute profond sur la viabilité des monnaies fiduciaires, retourner à l'or ce dernier tient bien sa valeur à l'heure actuelle.
De plus la croissance chinoise même avec une relance des salaires et de la demande intérieure ne rétablira pas les équilibres extérieurs US et européen. Nous allons vers une détérioration sans fin des déficits commerciaux occidentaux c'est pour çà que je ne crois pas du tout au rétablissement économique par simple plan de relance. Enfin on verra de toute façon comment tout çà va évoluer. Au fait je ne sais pas si tu l'as lu mais les gars du LEAP sont encore plus pessimistes que moi et ils ne se sont pas trop trompé depuis 2006 (année ou j'ai commencé à lire leurs prévisions):
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-32-est-disponible!-4-trimestre-2009-Debut-de-la-phase-5-de-la-crise-systemique-globale-la-phase-de-dislocation_a2796.html?PHPSESSID=b4eb46a6f9d076343e23c09248eb007b
Écrit par : yann | 23.02.2009
Oui, il y a des " actifs " en face du passif.
Et tu sais ce que c'est, ces fameux " actifs " ?
C'est des centaines de milliards d'euros d'actifs pourris, qui ne seront JAMAIS récupérés par les banques françaises.
Les banques françaises seront nationalisées dans quelques jours.
Washington ouvre la porte à une éventuelle nationalisation des banques.
Le Trésor américain a dévoilé lundi 23 février les modalités de son aide aux banques. L'intervention de l'Etat se fera le cas échéant sous forme d'actions préférentielles, convertibles en actions communes, avec droit de vote, si cela s'avère nécessaire.
Le département américain au Trésor a annoncé lundi 23 février les nouvelles modalités de recapitalisation des banques par l'Etat, qui consisteront, si le privé ne peut pas répondre aux besoins en capital, à faire appel aux finances publiques.
Washington ouvre ainsi la voie à une éventuelle nationalisation, au moins partielle, de banques américaines, suivant ainsi l'exemple britannique.
http://www.lesechos.fr/info/inter/300332125-washington-ouvre-la-porte-a-une-eventuelle-nationalisation-des-banques.htm
Écrit par : BA | 23.02.2009
@ Yann
Je suis clairement d'accord sur le fait que le plan de sauvetage ne ferait sans doute que "retarder l'inéluctable". Mais, je crois que c'est un scénario possible.
@ BA
On verra. Même s'il y a des éléments troublants, pour l'instant je n'y crois pas (résultats 2008 positifs, poursuite des embauches...), mais j'avoue que tout semble possible aujourd'hui.
Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 23.02.2009
Le « 5ème pouvoir » et le siècle de l’indépendance.
Mme Christine Lagarde propose de changer les normes comptables et M. Nicolas Sarkozy tient à ce que les agences de notation aux nombres de trois dans le monde soient insuffisantes pour assurer une meilleure transparence des marchés financiers.
Je pense que cette crise tient son origine non pas à la faiblesse des normes, ni à aux nombres réduit des institutions de contrôle, mais plutôt aux systèmes de production et de contrôle des informations financières.
Tout au long de l’histoire humaine on a négligé l’importance de l’information financière et on a porté peu d’attention à sa fiabilité. On a toujours considéré que le métier du comptable c’est de faire des classements et des additions d’un écolier et le métier d’auditeur c’est de détecter les bêtises commises par ce comptable.
Aujourd’hui tout le secteur bancaire est menacé par la faillite et l’économie mondiale s’effondre. En 2002 le même phénomène s’est produit et des Entreprises qui réalisent des bénéfices se trouvent en faillite (Enron, Worldcom, Parmalat etc…) et d’autre ont subit des poursuite judiciaire (Vivendi Universal, Simens).
Le malheur, c’est que toutes les personnes qui ont vu leurs épargnes s’évaporer ont été victime « d’une fausse information financière » et non pas par ce qu’ils ont pris la mauvaise décision d’investissement. En 2007, elles été enduit en erreur par les agences de notation (Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings) et en 2002 par les cabinets d’audit (les big five KPMG, Deloitte, Ernst & Young, PricewaterhouseCoopers et Arthur Andersen qui sera disparue par la suite).
Une profession qui cause de tel dégât c’est qu’elle a un pouvoir. Pour qu’un pouvoir soit efficace et joue un bon rôle dans le développement de la société, il doit être indépendant. Donc les solutions doivent garantir l’indépendance de ce nouveau pouvoir.
Cette indépendance doit être garantie à deux échelles : micro et macro économie. Une indépendance micro économique dans les entreprises et celle macro économique dans les marchés.
1- Indépendance dans les entreprises
L’information financière (sous forme des états financier appelé couramment BILAN) fournie par les entreprises aux utilisateurs (Actionnaires, Dirigeant, Etat, Fournisseurs, Banques Clients, partenaires sociaux etc..) sont d’une importance quelle peuvent influencer les décisions de ces utilisateurs.
Toutefois, la production de l’information financière (direction financière et service comptabilité), son contrôle interne (Audit interne, contrôleurs de gestion) et son contrôle externe (commissaires aux comptes, auditeur contractuelle) est sous la dépendance totale des actionnaires majoritaire et des dirigeant de l’entreprise. Et cette dépendance est matérialisée par la possibilité de désignation, de révocation et du paiement de ceux qui produit et contrôle l’information financière.
C’est « naturel » donc, que la production et le contrôle de l’information financière seront orientés vers les intérêts qui détiennent le pouvoir de désigner, révoquer et de payer. Et tous les autres utilisateurs se trouvent exposé aux risques d’un abus de ce pouvoir.
Même aux États-Unis d’Amérique, la loi « Sarbanes-Oxley » de 2002 sur la réforme de la comptabilité des sociétés cotées et la protection des investisseurs qui impose de nouvelles règles sur la comptabilité et la transparence financière n’a pas avancé des solutions fondamentales qui peuvent garantir l’indépendance totale de la production et le contrôle de l’information financière.
Et une meilleure indépendance ne peut passer que par les changements suivants :
• changement de la nature de la mission des l’auditeurs externes (commissaires aux comptes) en passant d’une obligation de moyen à une obligation de résultat. Car les commissaires aux comptes ne doivent pas se cacher derrière quelques échantillons, et faire travailler des collaborateurs entre plusieurs secteurs d’activité ; pour certifier des comptes et induire les utilisateurs en erreurs.
• La désignation des commissaires se fait généralement (directement ou indirectement) par les actionnaires majoritaires, ces derniers qui auront la majorité dans le conseil d’administration vont désigner une direction, cette même direction générale va nommer sa direction financière, qui est à son tour responsable de la production de l’information financière : ce qui signifie qu’une seule partie (les actionnaires majoritaires) ont accumulé tous le pouvoir pour produire et contrôler les informations financière. D’où la nécessité que le commissaire aux comptes doit être désigné et payer par les organes publics mais à la charge de l’entreprise. Car il ne faut pas oublier que l’information financière est d’utilisations publiques (Actionnaires, Dirigeant, Etat, Fournisseurs, Banques Clients, partenaires sociaux etc..) et non pas privé (les actionnaires majoritaires).
• Pratiquement dans toutes les entreprises la direction financière a la charge de produire l’information financière et d’arrêter le « BILAN ». cette même direction elle est sous la responsabilité hiérarchique (désignation, révocation et paiement) de la direction générale. Cela signifie que les performances de l’entreprise (l’activité d’exploitation) et la publication de cette performance (sous formes des Etats financier) sont détenu par le même pouvoir. Et les problèmes de « stock option » et les affaires des « délits d’initier » (EADS et d’autres) ne sont que le produit de ce cumul de pouvoir. Pour éviter cette incompatibilité les actionnaires doivent désigner deux organes dans l’entreprise : un corps de direction (conseil d’administration) et un autre corps qui produit l’information financière (conseil du système d’information). Et les dirigents des entreprises peuvent continuer de bénéficier de leurs stock option en toute transparence.
2- Indépendance dans les marchés
C’est vrais que notes émises par les agences de notations (au nombre de trois dans le monde : Moody's, Standard & Poor's et Fitch Ratings) ne sont pas les seuls coupables de la crise actuelle, mais ils ont participé à ce que la crise prend cette dimension planétaire.
Les agences de notation financière sont des entreprises indépendantes rémunérées par le « demandeur de notation » (la plus part du temps sont des institutions financière comme les banques et les assurances). La mise en cause de « l’indépendance » ne sera pas évoquée, si ces « notes » seront utilisées pour le besoin interne du « demandeurs de notation ». Or, dans les faits, les investisseurs se décident cette notation. La question de la validité de cette opinion, de son sérieux, de son indépendance peut donc effectivement se poser.
En 2002, et malgré que les agences de notation ont maintenu une bonne notation pour « Enron » jusque quatre jours avant la faillite et malgré aussi que le congrès américain à enquêter sur la question de savoir si les agences devraient ou non être réglementées. En 2007, le même phénomène se produit et tout le monde se trouvent induit en erreur à cause de ces « notes » données aux produits structurés et complexes qui ont utilisé les concepts de titrisation et de dérivés de crédit .
Écrit par : chaaben mohamed | 02.03.2009
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