25.02.2009

Barack Obama sera-t-il le Superman de la crise ?

Si les dirigeants européens n’avaient pas hésité à mobiliser près de 1 500 milliards d’euros de garantie bancaire, leur soutien à l’activité reste beaucoup plus limité (un dixième de cette somme). Outre-Atlantique, Barack Obama montre davantage d’empressement à sauver l’économie réelle.

Le volontarisme du nouveau Président

L’administration Bush réagissait au coup par coup en cherchant essentiellement à satisfaire les marchés, sans vraiment y arriver. L’équipe économique très centriste (au sens Américain) du nouveau président laissait entendre une politique finalement proche de la précédente équipe de la Maison-Blanche. Mais depuis ses débuts, le nouveau président amène une rupture bienvenue dans la politique économique de la première puissance économique de la planète.

En à peine plus d’un mois, Barack Obama a ainsi fait passer un plan de soutien de 800 milliards de dollars, et annoncé un autre plan pour les institutions financières, de près de 2 000 milliards de dollars. Mais il a aussi pris des mesures visant à une grande justice en consacrant par exemple 75 milliards à l’aide aux ménages en difficulté pour réduire les saisies immobilières, en limitant à cinq cent mille dollars les rémunérations pour les entreprises aidées par l’Etat et en s’attaquant avec vigueur au secret bancaire.

Un plan à la hauteur de la crise ?

Alors, bien sûr, le plan n’est pas parfait. Paul Krugman a critiqué les baisses d’impôt qu’il contient, dont on sait qu’une partie importante risque d’être épargnée et de ne pas contribuer vraiment à la relance de l’économie. Évidemment, le plan a été entrelardé par les parlementaires de dépenses plus ou moins utiles pour leur propre circonscription. Outre cet aspect, les néolibéraux ont également attaqué l’annonce du plan de soutien aux banques, qui manquait de détails par rapport aux attentes des marchés.

Mais même si ce plan est imparfait, il n’était sans doute pas possible de faire mieux étant donnée la « démocratie faible » que sont les Etats-Unis, où les intérêts particuliers et les lobbys détiennent un pouvoir colossal. Barack Obama a sans doute eu raison de préférer agir vite et fort plutôt que de perdre un temps précieux pour essayer de parvenir à un véritable accord avec les Républicains. En outre, il a su équilibrer l’action de l’Etat en soutenant les ménages surendettés et en sanctionnant les banquiers qui ont failli.

Mais alors, pourquoi les marchés cèdent-ils à une nouvelle déprime? La première raison est l’avalanche de mauvaises nouvelles économiques, des chiffres du 4ème trimestre à l’effondrement de certains pays émergents. La seconde raison est un certain scepticisme à l’égard des mesures de l’administration Obama. Même si c’est un peu facile, l’avis réservé des marchés n’est pas forcément un problème : leur capacité de jugement semble très incertaine et cela peut signifier que l’Etat n’agit pas suffisamment dans leur intérêt.

Même si la réponse de Barack Obama ne porte pour l’instant que sur les conséquences de la crise, et pas sur ses causes, dans le temps imparti, on peut juger que sa réponse est globalement la bonne. Espérons qu’il en sera de même quand il s’attaquera à la nécessaire refondation du capitalisme.

Source : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/19/barack-...

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/02/18/etats-u...

Commentaires

Aux Etats-Unis, Obama sera obligé de faire ce que Sarkozy fait en ce moment : nationaliser les banques, parce qu'elles sont mortes.

« La goutte d’eau a fait déborder le vase : lors de sa réunion, jeudi 19 février, le conseil d’administration des Caisses d’Epargne a adopté une résolution s’opposant vigoureusement à toute entrée de l’Etat dans son capital.

Le résultat ne s’est pas fait attendre : François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Elysée, a aussitôt convoqué les dirigeants des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires – Bernard Comolet et Philippe Dupont – pour leur passer un savon. Et leur annoncer la bonne nouvelle : l’Etat va prendre jusqu’à 20 % du capital du futur établissement issu de la fusion entre les deux groupes. Avec, en prime, cette information : « Désormais, le patron, c’est moi ! »

Tête des intéressés : « Ils étaient estomaqués et livides en sortant de l’Elysée » raconte un témoin de cette petite réunion amicale.

Dans ce nouveau groupe, l’Etat disposera de quatre administrateurs (sur 18), lesquels présideront le comité des rémunérations et le comité d’audit. »

( Le Canard Enchaîné, 25 février 2009, page 3 )

Conclusion : les banques françaises sont en faillite. Les banques françaises sont mortes. L’Etat est donc obligé de les nationaliser pour les sauver de la faillite. L’Etat a commencé par nationaliser DE FACTO la Caisse d’Epargne.

Prochaines banques à être nationalisées : la BNP et la Société Générale.

Aux Etats-Unis, c’est exactement pareil. Les banques américaines sont en faillite. Les banques américaines sont mortes. Paul Krugman les compare à des morts-vivants, à des zombies.

http://www.nytimes.com/2009/02/23/opinion/23krugman.html?_r=2

Écrit par : BA | 25.02.2009

Sans y connaitre grand chose, j'ai du mal à croire à une véritable nationalisation. Pour moi une nationalisation signifierait prise de participation dans le capital à hauteur significative pour pouvoir peser sur les décisions, l'orientation des investissements, voire servir les interêts de l'état. En l'occurence je crains que l'Etat ne se contente d'allonger un gros chèque pour apporter du cash et de la confiance, mais en se privant des effets de leviers d'orientation de l'économie que cela lui apporterait.
Idem on vient d'annoncer que le FSI allait investir 18M€ dans le capital de Valeo, et ainsi détenir 10,5% des droits de vote : je suis vraiment curieux (mais peu optimiste) de voir sur quoi va déboucher réellement cet investissement.

Écrit par : laloose | 25.02.2009

Obama fait ce qu'il peut, mais il fait plus pour paniquer les marchés qui krashent à chaque fois qu'il pond un discours ou lance un bailout qu'il ne fait pour améliorer la situation...

Sarkozy, même topo. Au bilan, d'une récession, on passe à une dépression sévère qui durera aussi longtemps qu'il le faudra pour dégonfler les masses pharaoniques de dettes...

Écrit par : h16 | 27.02.2009

Flagrant délire!

Triste spectacle que celui d'un "gaulliste libre" à plat ventre devant les Etats-Unis.

Barack Obama,
"le Superman de la crise(...)il montre davantage d'empressement à sauver l'économie réelle(...)"
"Le nouveau président amène une rupture bienvenue(...)"
Il "a aussi pris des mesures visant à une plus grande justice(...)"
Il "a sans doute eu raison de préférer agir vite et fort(...)"
Il "a su équilibrer l'action de l'Etat(...)"
"On peut juger que sa réponse est globalement la bonne."
"Heureusement les réponses du nouveau président semblent à la hauteur de la situation."
"Le nouveau Roosevelt?"
"Le nouveau président a montré qu'il a compris mieux que n'importe quel dirigeant l'importance de la crise et il a pris des mesures pour essayer d'y mettre fin rapidement."
"Les Etats-Unis pourront également compter sur la politique active de la FED(...)"
"Barack Obama ne s'est pas contenté de sortir son chéquier.L'explosion des déficits a été judicieusement accompagnée d'annonces(...)"
"A côté de la réaction américaine,les dirigeants européens semblent complètement apathiques."
"Le monde et les peuples européens ne doivent pas compter sur les dirigeants du Vieux Continent(...)au mieux ils pourront bénéficier de la reprise américaine."

Alors God bless America?
Reprenez vos esprit!On pourrait penser que Catherine Nay est votre "plume"...

Plus sérieusement.
Bien plus grave que la crise,il y a la faillite intellectuelle.
A travers la planète la politicaille va finir par donner raison aux libéraux.
La politique américaine est calamiteuse,malhonnète et irresponsable!
Aujourd'hui,avec vous,beaucoup louent la politique "réactive","volontariste" des autorités monétaires américaines.Mais la FED et le gouvernement fédéral mènent la même politique que le Japon dans les années 90.
A l'époque les représentants américains,Greenspan en tête,n'avaient cessé de faire le voyage à Tokyo,ils exhortaient les autorités du pays à en finir avec les injections monétaires(Taux 0 et relances budgétaires),on parlait alors de trappe à liquidité,d'argent jeté par les fenêtres,de banques et d'entreprises zombies.
Au lieu d'alimenter un système condamné le Japon devait accepter la purge,les faillites.
La politique conduite par les différents gouvernements a précipité le pays dans la crise et le Japon ne s'est jamais vraiment relevé.La croissance moyenne depuis le début des années 90 a été d'environ...1%.
L'expansion monétaire a échoué a relancer l'investissement et la consommation,pire,elle a favorisé le gonflement d'une gigantesque bulle du crédit.Pendant des années les investisseurs internationaux ont empruntés au Japon à taux 0 et ont placés leurs capitaux à travers la planète.Même les banquiers Islandais contractaient pour leurs clients des prêts libellés en yen...Si la faiblesse de la monnaie japonaise a dopé les exportations elle a aussi lourdement affecté la balance commerciale de nombreux pays.
Evidemment quand la pyramide de dettes s'est effondrée le yen s'est violemment retourné à la hausse,provoquant une indescriptible panique sur le marché des devises et de lourdes pertes financière.

En 2001 pour relancer l'économie américaine,en récession après l'explosion de la bulle dans les nouvelles technologies de l'information et de la télécommunication,Greenspan a adopté la même politique que...le Japon!
La Réserve Fédérale a maintenu son taux directeur trop bas,trop longtemps.Cette expansion monétaire est à l'origine de la bulle immobilière américaine.L'inévitable effondrement du marché a précipité la désintégration du système financier globalisé,interconnecté.
Aujourd'hui les ménages américains,moteur de la croissance(70% du PIB repose sur la consommation),sont surendettés et les autorités monétaires ne trouvent rien de mieux à faire que d'innonder le marché de liquidité pour...relancer le crédit.C'est à proprement parlé délirant!

Si la politique américaine est désastreuse elle est aussi malhonnète ou plus justement révoltante.
Comme après la guerre les Etats-Unis ont imposés le dollar comme monnaie de référence,les Banques Centrales dans le monde sont tenues de détenir une part importante de leurs réserves de change dans la devise américaine.Soucieuses de garantir leurs capitaux elles achètent principalement des titres réputés sans risques;des Bons du Trésor,contre intérêts elles prêtent de l'argent à l'Etat américain.
Fort de ce "privilège exorbitant"(De Gaulle)les Etats-Unis siphonnent depuis des décennies l'épargne mondiale(avant la crise le pays détournait déjà près de 2 milliards de dollars par jour).
Entre parenthèses c'est en partie pour cette raison que la Réserve Fédérale a échoué à prévenir la plus grande bulle de l'histoire du crédit;entre 2004 et le printemps 2007 consciente des risques d'emballement la FED a remonté son taux directeur de 1% à 5.5%(les taux cours)mais les taux longs(fixés par les marchés)n'ont pas baissé,l'épargne mondiale se déversant "mécaniquement" sur l'obligataire américain.
Les Américains empruntent des centaines de milliards de dollars à des pays qui manquent de tout et contre cette argent ils ne servent pas d'intérêts ou si peu.Si on considére l'inflation les taux sont même souvent négatifs,pourquoi se priver puisque l'argent "naturellement" irrigue le système financier impérial.Plus révoltant encore les Américains remboursent leurs dettes en monnaie de singe,parce qu'évidemment,d'une façon ou d'une autre(descente controlée ou effondrement?),le dollar sera dévalué.
Le "rêve américain"consiste à faire payer aux Arabes la guerre contre leurs frères irakiens et aux ouvriers chinois les réductions d'impôts pour les plus riches ou le sauvetage de General Motor ou d'AIG.
En écrivant ces lignes je me souviens du dernier texte(tract) du sulfureux écrivain Marc-Edouard Nabe,de mémoire;
"Pour réenculer le monde,l'Amérique avait besoin d'un nouveau gode."
Obama,"Le Superman de la crise?"...
Comble du ridicule,ou disons pour être plus aimable comble de l'inconscience,vous saluez la politique sociale du nouveau président;
"il a annoncé vouloir débloquer 600 milliards pour la couverture maladie(...)".Débloquer?
Mieux,vous allez même jusqu'à louer l'escroquerie;
"(la Banque Centrale)pousse les taux longs à la baisse pour permettre au Trésor de se financer à bas coût."
Comment ne pas comprendre que le système impérial américain est une cavalerie financière,une pyramide façon Ponzi!
"Suprème dérision"(De Gaulle),il y a encore quelques semaines,la planète entière se gausser des millionnaires naifs abusés par Madoff.

La politique américaine est désastreuse,révoltante et irresponsable,en réalité elle est même criminelle!
Parce qu'évidemment l'exubérante expansion monétaire de la FED va provoquer une flambée inflationniste(quand la Banque Centrale prête 1$ ,on retrouve dans le système 9$),pratiquement une baisse des salaires qui va fragiliser les plus faibles.
Parce que depuis 30 ans on a méprisé l'agriculture les stocks sont au plus bas.Les investissements,aujourd'hui gelés par la crise bancaire et l'effondrement des prix sur les marchés financiers,ont été pendant trop longtemps reportés aux calanques grecques.Bientôt,parce que la demande baisse moins vite que l'offre,les prix des matières premières vont retrouver le chemin de la hausse et condamner des millions d'hommes et de femmes à travers le monde.
Aujourd'hui,alors que de lourdes forces déflationnistes pèsent les prix à la consommation ne baissent pas(il ne faut pas confondre désinflation et déflation)et les DOM-TOM s'enflamment.Je vous laisse imaginer 4 ou 5 ans avec une inflation supérieure à 10%,des prix alimentaires qui doublent.
Evidemment les politiques,coupable de tout,vont se défosser encore une fois en accusant les spéculateurs,"l'argent fou" ou pourquoi pas la météo.Ils se retrouveront,G4,G8,G20,sommets,conférences et le coeur sur la main,sourire aux lèvres ils expliqueront qu'ils faut...réguler.

"Il n'existe que deux choses infinies,l'univers et la bêtise humaine...mais pour l'univers,je n'ai pas de certitude absolue."
Albert Einstein.

Écrit par : Balthazar | 03.03.2009

@ Balthazar

Je ne vois pas comment on peut dire que je suis à plat ventre devant les Etats-Unis. J'ai récemment fait un papier sur l'OTAN et vous pouvez aller dans la rubrique International pour voir ce que je pense du modèle Américain.

Je n'exonère pas les erreurs de politique économique des années passées non plus (voyez dans la rubrique économie mes papiers sur le sujet). Je dis juste que seul Obama parmi les grands dirigeants actuels apporte une réponse appropriée aux conséquences de la crise.

Et notez que je réserve mon jugement sur son traitement des causes de la crise (plus important encore que le traitement des conséquences) et je veux bien débattre de ce que vous pensez qu'il faudrait faire aujourd'hui. C'est bien de dénoncer, c'est mieux d'essayer de proposer une alternative.

Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 04.03.2009

Obama fait ce qu'il peut, mais il fait plus pour paniquer les marchés qui krashent à chaque fois qu'il pond un discours ou lance un bailout qu'il ne fait pour améliorer la situation...

http://thehill.com/dick-morris/its-obama-spreading-panic-2009-02-24.html

Sarkozy, même topo. Le bilan : d'une récession, on passe à une dépression sévère qui durera suffisamment aussi longtemps qu'il le faudra pour dégonfler les masses pharaoniques de dettes...

Écrit par : h16 | 04.03.2009

Bonsoir,
J'ai expliqué dans mon commentaire pourquoi la politique américaine était "désastreuse,révoltante et irresponsable"et vous me répondez "Je dis juste que seule Obama(...)apporte une réponse appropriée aux conséquences de la crise".
Rassurez moi vous me faites une blague?
"Une réponse appropriée"?On ne résoud pas une crise nait d'une expansion irraisonnée du crédit en innondant le marché de liquidité pour...relancer le crédit!
La crise que nous traversons n'est pas une crise de liquidité mais une crise de surendettement.Les ménages,en grande difficultés,réduisent drastiquement leurs dépenses,aux Etat-Unis le taux d'épargne,longtemps négatif,atteint aujourd'hui 6%(signe que la politique américaine de "relance" échoue).Intuitivement on pourrait penser que c'est une bonne chose,pas dans un pays dans lequel le PIB repose à 70% sur la consommation...
Très justement h16,dans son commentaire,note que la dépression "durera aussi longtemps qu'il faudra pour dégonfler les masses pharaoniques de dettes."
Manifestement Ben Bernanke,lui,pense qu'il faut au contraire gonfler encore la dette comme la Banque du Japon dans les années 90,comme Greespan en 2001...
Et pas plus tard qu'hier il annonçait que la FED allait consacrait 200 milliards au crédit à la consommation.Plus délirant encore il "réfute aussi l'existence aujourd'hui de grandes banques américaines "zombies" institutions qui seraient trop malades pour redevenir un jour viables"(Figaro.fr).
Il y a quelques jour AIG a annoncé avoir perdu en 2008 près de 100 milliards,l'Etat va remettre au pot près de 30 milliards,130 milliards ont déjà été "allongé" pour sauver l'assureur.Dans le New-York Times on pouvait lire il y a quelques jours que l'Etat "étayer un château de cartes"!
Mais bernanke lui..."réfute".
Freedie Mac réclame maintenant 30 à 35 milliards,le groupe avait déjà obtenu 13.8 milliards après l'annonce d'une perte de 25.3 milliards au 3ème trimestre.
Mais Bernanke lui..."réfute".
Freedie Mac a indiqué la semaine dernière qu'il allait demander une aide de 15 milliards,en 2008 la société a perdu 58.7 milliards.
Etc...etc.
La désintégration de la sphère financière est inévitable depuis le retournement du marché immobilier américain(au printemps 2006!),mais depuis Bernanke "réfute".
Dans un de vos billets vous parliez d'une "rupture bienvenue",Obama a nommé au secrétariat au Trésor Tim Geithner,il était précédemment,depuis 2003!,directeur de la FED de New-York(la "courroie" de transmission entre la FED et les marchés).
Manifestement aux Etats-Unis comme en France on ne change pas une équipe qui perd et encore moins de politique.
Vous écrivez "Je veux bien débattre de ce que vous pensez qu'il faudrait aujourd'hui.C'est bien de dénoncer,c'est mieux d'essayer de proposer une alternative."
Je pensais avoir été clair!
"Au lieu d'alimenter un système condamné le Japon devait accepter la purge,les faillites."
Vous allez me répondre que c'est impossible,que les autorités ne peuvent pas lacher les banques.Comme toujours TINA...
Evidemment il ne s'agit de laisser s'effondrer le système,après la "nationalisation" de Freedie Mac et Fannie Mae la décision d'abandonner Lehman a pris tout le monde par surprise,l'abandon de la banque a alors pétrifié les opérateurs.
Il convient d'organiser,d'accompagner la liquidation.
Si les politiques avaient pris leurs responsabilités la crise serait en voie d'être résolue,comme se sont des imbéciles,souvent corrompus(au moins intellectuellement),ils hypothèquent l'avenir et la crise s'aggrave de jour en jour.
"Obama fait tapis"...et la Chine raffle la mise!

Écrit par : Balthazar | 04.03.2009

@ Balthazar

Notez que je parle de "réponse appropriée aux CONSEQUENCES de la crise". Il n'a pour l'instant rien dit sur les CAUSES de la crise.

Je n'arrive toujours pas bien à comprendre ce que vous recommandez de faire aujourd'hui : comprimer la dépense publique pour éviter que les déficits s'envolent ? La politique de Hoover ? Mais on atteindrait au moins 15% de taux de chômage aux Etats-Unis et la récession nourrirait la récession.

Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 05.03.2009

Impossible d'envoyer un commentaire;
"le code est faux"(l'anti-spam à recopier).
Merci de remédier au problème,je rédige mes posts et tape avec deux doigts(1heure,1heure1/2...).

Écrit par : Balthazar | 06.03.2009

@ Balthazar

Là, c'est un problème indépendant de ma volonté et je suis nul en technique. Petit conseil : écrire les longs commentaires sur Word avant de les poster pour éviter qu'ils soient perdus... Après quelques épisodes similaires, je fais toujours ça.

Écrit par : Laurent, gaulliste libre | 06.03.2009

"La politique de Hoover?"

Je ne pense pas que l'analogie avec la crise de 1929 soit pertinente,encore une fois les Etats-Unis singent plutôt la politique de la Banque du Japon dans les années 1990...

"Mais on atteindrait au moins 15% de taux de chômage aux Etats-Unis"

Mais le taux de chômage aux Etats-Unis va atteindre 15%!(qui peut sérieusement croire aujourd'hui que le chômage ne touche que 8% des Américains... ).

"Et la récession nourrirait la récession"

Mais la récession nourrit la récession!Et la politique monétaire de la FED va provoquer une flambée inflationniste.

"Je n'arrive toujours pas à comprendre ce que vous recommendez de faire aujourd'hui"

"Si ton pied est pour toi une occasion de chute,coupe-le"
Evangile selon saint Marc.

Vous voulez prendre une leçon de libéralisme?
Youtube;"Rogers Geithner"
Jim Rogers appartient à l'Ecole autrichienne...(épargnez-moi SVP votre couplet sur les ventes à découvert,ce n'est pas le propos).
Il ne faut confondre libéralisme et néo-libéralisme.Néo-libéralisme qui va souvent de pair avec le néo-conservatisme...Entre parenthèse,il m'a suffit d'un seul post pour démasquer le pédant JP Chevallier(qui se prétend libéral),évidemment il m'a censuré...

Écrit par : Balthazar | 08.03.2009

Écrire un commentaire