26.05.2009
Chéri, j’ai rétréci le premier ministre !
Cela fait déjà plus de deux ans que François Fillon s’est installé à l’hôtel de Matignon. Pourtant, en deux ans, je ne crois pas avoir consacré le moindre billet à sa seule personne. C’est que le Premier Ministre, qui avait théorisé l’effacement de sa fonction, est allé jusqu’au bout de l’exercice.
Un premier ministre complètement transparent
L’article du Monde est cruel pour l’hôte de Matignon : entre les lignes, on y comprend bien que son importance est complètement négligeable. D’ailleurs, personne ne l’attaque et les critiques contre le gouvernement portent le plus souvent sur Nicolas Sarkozy et autrement sur les ministres. L’ensemble de l’opposition passe par pertes et profits ce premier ministre dont on sait bien qu’il ne décide rien et qu’il ne fait que remplir une fonction momentanément devenue inutile.
À dire vrai, ce n’est pas la première fois que le premier ministre s’efface devant son président. Valéry Giscard d’Estaing a été le premier président à prendre des libertés avec l’esprit et la lettre de la Constitution pour réduire le rôle du chef de gouvernement. Jacques Chirac en avait fait l’amère expérience. Mais du coup, ce dernier avait démissionné avec fracas. Depuis, les autres présidents de la République sont revenus à une lecture plus conforme à l’esprit de la Constitution, avec un vrai premier ministre.
Une popularité de papier
C’est pourquoi tous les commentaires sur la « popularité » de François Fillon sont à la limite du comique. L’inexistence totale du premier ministre devrait inviter à prendre des pincettes dans l’analyse des sondages qui le concernent. En effet, plus que son « action », il faut se demander si ce n’est simplement pas ce que représente François Fillon dans le style (l’opposé de Nicolas Sarkozy) que les Français jugent de manière plus positive que le chef de l’Etat.
D’ailleurs, la fin des débats sur sa succession montre bien l’importance relative qu’aurait son remplacement par Brice Hortefeux, Xavier Bertrand ou Claude Guéant. Nicolas Sarkozy a profondément changé les équilibres de la Cinquième République en rendant inutile le rôle pourtant crucial de premier ministre. Heureusement, ce n’est pas la première fois et l’expérience montre qu’il est parfaitement possible de revenir à la pratique traditionnelle de la Cinquième République.
En entrant à Matignon, François Fillon avait eu des mots particulièrement désagréables et bien peu républicains à l’égard de son prédécesseur. Deux ans après son arrivée à Matignon, l’absence totale de trace qu’il laisse à l’action gouvernementale est une revanche bien savoureuse.
Source : http://www.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/...
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : françois fillon, matignon, premier ministre




Commentaires
L'Unedic s'attend à près de 640.000 chômeurs de plus en 2009.
Le chômage touchera près de 640.000 personnes supplémentaires en France cette année selon des prévisions actualisées de l'Unedic, alors qu'environ 2.500 suppressions de postes ont été annoncées sur la seule journée de mardi.
L'organisme qui gère l'assurance chômage s'attend à 591.000 destructions nettes de postes dans le secteur privé cette année, et à une augmentation de 411.000 du nombre de demandeurs d'emploi indemnisés, sous l'hypothèse d'une contraction de l'activité de - 3 % en 2009 conforme à la prévision gouvernementale.
Le nombre total de chômeurs, toutes catégories confondues, augmenterait ainsi de 639.000 sur l'année. Il était de 3.647.800 à la fin décembre 2008 et avait augmenté de 251.800 personnes à la fin mars pour atteindre 3.899.600.
Le chômage, toutes catégories confondues, frapperait ainsi près de 4,3 millions de personnes à la fin de cette année, selon l'Unedic.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=e4171116287627c13f0c0043f0623da8
Écrit par : BA | 26.05.2009
Écrire un commentaire