27.06.2009
La crise peut-elle s’aggraver ?
Petit à petit, la sortie de la crise semble se dessiner, même si son impact sur le chômage ne sera pas immédiat. Mais le Global Europe Anticipation Bulletin (GEAB), qui avait vu avant les autres la crise, prévoit son aggravation dans les prochains mois. Info ou intox ?
Les raisons de croire à un aggravation
Et il faut dire que ce rassemblement d’experts doit être écouté avec attention tant on peut constater sur leur site la justesse de certaines de leurs prévisions, de la crise de l’automne dernier à la baisse du dollar par exemple. Leur avis doit être pris en compte. Ils prévoient donc d’ici la fin de l’été un aggravement de la crise, par la convergence de trois phénomènes : la hausse du chômage, qui pèse sur la consommation, une nouvelle vague de faillites bancaires et les déficits publics.
Cet organisme n’hésite pas à évoquer une cessation de paiement des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne d’ici à la fin de l’été 2009, soit dans moins de trois mois ! Leur raisonnement ne manque pas d’intérêt. Ils soulignent que l’impact de la violence de la hausse du chômage sur la consommation est sous-estimé. Pour eux, l’augmentation du nombre de faillites d’entreprises va peser sur les banques et la situation financière de la plupart des pays occidentaux est intenable.
Une prévision trop noire
C’est un débat que nous avons depuis plus de six mois sur ce blog et ailleurs. Même si l’on ne peut pas écarter d’un revers de main la possibilité d’une nouvelle aggravation de la crise, je n’y crois toujours pas. D’ailleurs, même les raisonnements du GEAB ont leur limite. Dans d’autres papiers, ils cherchent à prévoir les différences d’impact de la crise et publient une typologie des pays qui indiquent que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne devraient davantage souffrir que la zone euro, prévision infirmée par la réalité.
Autre limite de leur raisonnement : ils prévoient à la fois une cessation de paiement des pays anglo-saxons et un retour de l’inflation. Pourtant, il sera difficile d’avoir les deux en même temps. Car si la création monétaire peut provoquer de l’inflation, elle devrait donc épargner la faillite aux Etats. De même, si les Etats font défaut sur leur dette (en renonçant à la financer par la création monétaire), nous n’aurons pas d’inflation, mais plutôt une déflation. A priori, nous ne pouvons avoir que l’un ou l’autre…
Les raisons de croire à une sortie de crise
Un autre point me gène dans les prévisions alarmistes du GEAB : la possibilité d’une sortie de la crise n’est pas sérieusement analysée. En effet, on peut argumenter que l’injection massive d’argent public devrait permettre à l’activité de se stabiliser puis de reprendre le chemin de la croissance (aussi molle soit-elle ensuite). Comment passer sous silence les centaines de milliards de dollars injectés aux Etats-Unis et ailleurs et dont le plein effet se fera sentir au second semestre ?
Comment ignorer également le fait qu’à partir du 4ème trimestre 2009, les chiffres de croissance seront beaucoup plus facilement réalisables, par simple phénomène de comparatif ? Le GEAB ignore également l’apport de croissance de certains pays émergents comme la Chine, dont la dynamique va se poursuivre, par simple phénomène de rattrapage technologique. Enfin, la remontée des bourses est un puissant facteur d’assainissement de la situation des banques.
Les chevaliers de l’apocalypse
En fait, et c’est quelque chose que je sens chez nombre de collègues également critiques du système économique actuel, le souhait de son effondrement orienter l’analyse rationnelle de la crise. Parce que nous pensons que le système néolibéral est dangereux, nous pouvons espérer quelque part son effondrement et refuser de voir les forces qu’il a déployées pour se sauver.
Ces prévisions alarmistes sont dangereuses. Car à force de prévoir l’apocalypse économique, s’il ne vient pas, notre parole sera démonétisée. En effet, qui voudra nous écouter si l’économie se stabilise ? Dès lors, nous risquons de laisser la réforme du système économique à ceux qui ne veulent rien vraiment changer. C’est pourquoi nous devons conserver la tête froide et être capables d’envisager que le système peut se sauver, quelles que soient les limites de ce sauvetage (voir le Grand Choc de 2017)…
Je suis d’accord sur un point : le cap de septembre / octobre sera critique. C’est à ce moment que l’on saura si nous sommes sortis de la crise ou pas. Et malgré le risque, qui existe toujours, je ne crois pas au scénario du GEAB, même si cette sortie de crise sera largement illusoire.
Source : http://www.leap2020.eu/GEAB-N-36-est-disponible!-Crise-sy...
10:55 Publié dans 2017, le Grand Choc, Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : geab, crise économique




Commentaires
Le GEAB a en tout cas remisé sa réputation de prophète très écouté avec une prévision quelque peu apocalyptique.
Qqu'un sait qui est dans cette organisation ? Soit on a affaire à des fumistes tentant un gros coup de bluff mais dans quel but ?, soit à des économistes sérieux et renommés qui risquent leurs réputations sur une prévision osée, en tout cas dans l'univers des bénis oui-oui du libéralisme économique. On peut supposer alors, un économiste n'étant pas réputé téméraire, que leur raisonnement se fonde sur des faits solides (pas forcément connus de nous tous)
Concernant la bourse, beaucoup estiment qu'elle va rapidement retomber...
On verra en octobre
Ecrit par : pierre | 27.06.2009
des économistes sérieux qui risque quoi???
des sondeurs qui risque quoi?
des experts sérieux qui risque quoi?
des fonctionnaires,des politiciens,eux,ils risque quoi?
les 85 pour cents de chefs d"entreprises,les paysans,artisans,commerçants,professions libérale,ect ect
risque la faillites
30 ans que ces incapables de tout bords nous ruine,nous impose,nous taxes,nous contrôles,nous oblige a appliquer les décisions de brucelles,mise au normes,ect ect
c"eut qui paye et qui font vivre le pays devrait manifester dans la rue
les conseilleurs n"ont jamais été les payeurs,
et en plus braves gens du priver,vos retraites seront misérables,
qui va oser levée le bouclier de la révolte
Ecrit par : michel | 27.06.2009
Pour répondre à la question "
Mis à part Frank Biancheri, patron du parti Newropeans, on peine à voir un autre nom dans cette étrange nébuleuse d'experts qui ne veulent pas se dévoiler.
En gros, on retrouve toujours la même recette géniale, à la Attali : on fait un gouvernement mondial, une monnaie mondiale, et zou!, le problème est réglé.
Ecrit par : h16 | 27.06.2009
Bonjour,
Tout d'abords, j'avoue avoir été aussi intrigué par le site de GEAB 2020 et j'ai cherché à connaître l'origine des personnes qui y travaillent. J'ai trouvé une interview intéressante de Franck Biancheri ici :
http://www.conseiller.ca/actualites/today/article.jsp?content=20090504_161718_7916.
Avec la totalité de son équipe ici :
http://www.europe2020.org/spip.php?article5〈=fr.
Le paradoxe de son équipe, est que justement, elle n'est pas composé d'économistes et Franck Biancheri explique que pour lui, c'est précisément pour cette raison, qui permet leur indépendance par rapport aux dogmes dominants, qu'ils ont été en mesure de voir la crise arriver.
D’autres, pourtant économistes comme Jacques Sapir ou Jean-luc Gréau, ne sont pas non plus très tendres avec leurs collègues, surtout ceux de la presse financière. On peut rappeler également que Paul Jorion, qui s’est fait connaître par sa très bonne anticipation de la crise, n’est pas non plus économiste. Je ne pense pas que ces gens cherchent des « coups » médiatiques.
Pour revenir au sujet de votre article, je dois dire que pour une fois, il m’a laissé un peu perplexe.
La raison de cette perplexité n’est pas dans les faiblesses que vous soulignez dans les analyses de LEAP 2020, vos objections sont argumentées et Biancherie s’est déjà planté sur certaines prévisions dans le passé (attaque sur l’Iran entre autres). Elle porte plutôt sur la perception générale des media en ce moment, selon laquelle les choses auraient tendances à s’améliorer. Notamment, vous soulignez que les choses se redresseraient depuis quelques mois, et plutôt plus vite dans les pays anglo-saxons que chez nous. Ce point de vue est en train de gagner du terrain actuellement.
Il me semble pourtant que cette affirmation peut être nuancée.
Je n’ai personnellement aucune compétence en économie et comme beaucoup de citoyens, je « rame » pas mal pour essayer de démêler et de comprendre à mon modeste niveau, les informations qui nous parviennent de façons fragmentées. Mais par exemple, Paul Jorion fait remarquer à quel point les normes comptables font l’objet actuellement d’intenses manipulations. En particulier, la possibilité pour les banques américaines, de valoriser les actifs financiers pourris dans leurs bilans, selon la méthode « market to model » au lieu de « market to market ». Autrement dit, quand tous les investisseurs fuient une catégorie d’actifs, les banques peuvent lui attribuer dans leurs bilans, la « valeur » que les modèles théoriques qui ont servi à son élaboration prévoyaient, plutôt que celle, beaucoup plus embarrassante, que lui attribuent d’éventuels acheteurs (quand il y en a !!!). On ne peut pas être catégorique, mais on peut supposer que cette façon de faire, couplée avec d’intenses injections d’argent public, est susceptible d’infléchir provisoirement le cours des marchés. Par ailleurs, vous remarquerez que ce ne sont pas les valeurs industrielles ou celles reliées à l’économie réelle qui rebondissent le plus en bourse….
Cela permet également à la presse financière de Wall Street et de la City d’affirmer narquoise, que les banques européennes (continentales) ont beaucoup moins apuré leurs comptes que leurs homologues anglo-saxonnes, subitement bien mieux loties. Ben voyons….
(«Vous aurez noté le fossé qui va se creusant entre les commentaires lénifiants de la presse selon qui, si tout ne va pas bien, tout va en tout cas beaucoup mieux, et les commentaires de plus en plus apocalyptiques des blogueurs – dont je suis…», écrit Paul Jorion le 17 juin 2009 sur son site).
Pourquoi donc chercher à créer une telle illusion alors ? (si cette hypothèse est la bonne).
Philippe Grasset sur son site Dedefensa souligne à quel point les Etats-Unis ont su imposer une vision « virtualiste » de la réalité au monde entier, vision dont ils sont eux-mêmes pris au piège. Ce discours virtualiste est bien connu : ils sont les meilleurs, les plus dynamiques, les plus à même de faire fructifier les capitaux et de mener le monde entier dans les causes les plus justes (liste à compléter dans les superlatifs). Ce discours est d’ailleurs parfaitement justifié pour un pays qui a désespérément besoin des capitaux du monde entier pour pouvoir asseoir sa position dominante et même continuer à tourner pour les dépenses les plus basiques. Si le monde cesse d’y croire, c’est fini pour eux ! Emmanuel Todd ne dit pas autre chose, dans « Après l’Empire ». Seulement si l’Europe, bonne fille, semble toujours prête à croire au miracle Américain, les BRIC au contraire, sont en train de prendre le large aussi vite qu’ils le peuvent (voir le récent sommet de Ekaterinbourg en Russie où les américains n'ont même pas été admis comme observateurs). Les mésaventures du secrétaire au trésor américain à Shanghai, montrent bien à quel point les chinois sont désormais beaucoup plus lucides que les européens.
Cette récente amélioration sur le front de l’économie US, semble donc plutôt une ultime tentative de restaurer la confiance des marchés et des investisseurs envers les USA **et le dollar**, condition indispensable pour eux pour ne pas sombrer. Cette tentative, on le voit risque fort de ne pas marcher, car il aurait fallu que le monde entier y croit et le monde n’a pas la naïveté (ou la foi) des Européens. Ce qui adviendra quand la totalité des acteurs ne se fera plus d’illusion, nul ne le sait, mais on ne peut que déplorer que l’ambition des dirigeants occidentaux actuels (hormis les grandes déclarations d’intention) ne semble qu’être de rétablir le système économique à son identique d’avant la crise, c'est-à-dire, comme le souligne Frédéric Lordon, repartir pour un tour vers une nouvelle catastrophe à terme.
Ecrit par : Coli | 27.06.2009
Je lis aussi Jorion et dedefensa. N'étant non plus pas calé en économie et ayant peu de temps pour essayer de décortiquer les articles économiques, j'essaye de me faire une opinion à partir des personnalités
Attali est, il me semble, un cas à part et l'exemple surprenant d'un type qui proposait de tout libéraliser pour que la France soit "au niveau dans la compétition mondiale" et qui en même temps, ou plutôt juste après, c'est à dire au moment de la crise, s'est mis à prédire la catastrophe du capitalisme. Attali semble une caricature à l'excès des oscillations idéologiques des socialistes français.
Jorion a travaillé dans une boite américaine dans le secteur financier avant de se faire licencier. Il a pu donc apprécier de l'intérieur la mentalité de ce milieu.
Grasset, comme Coli l'a dit, analyse la psychologie des Américains, leur bulle virtualiste qui les étouffe car ils la confondent avec la réalité.
Leap2020, à la différence des autres fait des prévisions datés et c'est ce qui m'étonne. Par contre, ce qui conforte leur crédibilité, c'est effectivement la composition de l'équipe : peu d'économistes !
Il ne faut pas être très perspicace pour s'apercevoir que ceux qui ont fait les bonnes prévisions ont une appréciation en biais des mécanismes sociaux-économiques : ils y ajoutent la psychologie ou l'expérience du terrain. Autrement dit, ils ont une vision complexe alors que l'économiste standard se contente d'une vue strictement mécanique. Comme vous Coli, je suis désolé du fourvoiement européen que je ne m'explique que par le formatage sur une longue durée des élites par la doctrine libérale importée des Etats-Unis.
Ecrit par : Pierre | 27.06.2009
Une fois de plus, nous nous rendons compte que les économistes sont très forts pour expliquer ce qui s'est passé et pourquoi cela s'est passé mais ils sont dans l'incapacité de faire la moindre prévision crédible permettant de prendre des mesures adéquates.
Comment le font certains commentateurs, il n'y a alors plus qu'à se rabattre sur des non-économistes comme P.Jorion qui, sous prétexte qu'il a travaillé dans la finance US quelques années, nous pond des théories plus fumeuses les unes que les autres et se fait passer pour le nouveau prophète qui va sauver l'humanité alors qu'il n'a toujours pas compris comment fonctionne le système bancaire. Et il y des gens pour l'interviewer. C'est désespérant !
Ecrit par : RST | 27.06.2009
@ Coli
Merci pour ce commentaire très riche. Sur la reprise, je crois qu'elle ne sera mathématiquement perceptible qu'à partir du 4ème trimestre 2009, mais son impact sur l'économie réelle prendra plus de temps.
Je suis complètement d'accord avec le fait qu'il y a sans doute des manipulations comptables de la part des banques. Tout d'abord, ces manipulations sont un aveu que les évaluations du marché ne sont pas toujours bonnes. Ensuite, ces manoeuvres comptables pourront devenir véridiques si la situation s'améliore. C'est le pari qui est fait.
Tout le monde a intérêt à cette illusion : cela permet de ne rien changer et si l'économie repart, alors la réalité pourra finir par rejoindre la fiction.
Sur le rôle des Etats-Unis, je suis d'accord qu'il y a une remise en cause, mais le déficit commercial américain créé une relation de dépendance avec les pays qui exportent vers les Etats-Unis.
@ Pierre,
J'ai l'impression qu'une bonne partie des élites ont tout simplement arrêté de réfléchir.
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 27.06.2009
@Pierre
Ce qui m’étonne le plus dans le comportement des atlantistes européens, c’est que tous les appels du pied de leur part vers les USA et tout leur joyeux empressement à vouloir épouser leurs intérêts, ne provoque aucun renvoi d’ascenseur côté US, qui considère que c’est la moindre des choses. Il n’y a qu’à voir le ballet actuel entre les USA et la Chine, où on ne compte plus les voyages des émissaires américains à Pékin, alors que Obama a manifesté un manque d’intérêt quasi-total pour les dirigeants européens, lors de son dernier voyage sur notre continent.
Il semble assez clair que si les USA avaient l’opportunité de trouver un accord avec la Chine pour sauver leur peau, et que cet accord se fasse sur le dos des européens, ils n’hésiteraient pas une seconde. Il ne resterait plus à nos pauvres atlantistes qu’à pleurer en éprouvant le chagrin des amoureux déçus. Si la Chine rejette le marché (pas folle), ça ne sera pas grâce aux européens.
Pour le cas Attali, la très grande admiration qu’il éprouve pour sa propre intelligence ;), ne doit pas vraiment l'aider à le rendre très réceptif aux réalités « d’en bas » (peut-être bien les autres réalités non plus).
@RST
Il ne m’a pas semblé que Jorion essayait de se faire passer pour un prophète. Sa très bonne connaissance du fonctionnement du crédit hypothécaire US lui a permis de faire mouche dans ses hypothèses sur l’avenir de ce système et il a encore des points de vue intéressants et à l’opposé du sens du vent, sur certains domaines précis de la finance (même si je suis assez souvent complètement largué).
Bon, ça ne l’a pas empêché pour autant de pédaler dans la semoule pour sa grande [tentative de] théorie sur la monnaie. Ses contradicteurs s’arrachaient les cheveux.
Ecrit par : Coli | 27.06.2009
@ Coli
Vous avez raison, j'ai été un peu excessif dans mon jugement sur Jorion. Vous avez très bien résumé la situation.
Ecrit par : RST | 28.06.2009
@Laurent
Il me semble que tu va un peu vite en besogne en pensant qu'il y a reprise ou sortie de crise. Les prévisions du LEAP sont peut-être exagéré à tes yeux mais elles ne sont pas dénué de fondement. Un effondrement du dollars aurait vraiment des conséquence d'ampleur cataclysmique on ne peu que difficilement imaginer la panique or l'action de la Chine et de plusieurs autre puissance sur les questions monétaires montre que le dollars n'est pas garantie de passer l'année 2009. Il y a également des problèmes internes aux USA qui se multiplie la Californie par exemple est au bord de la faillite, certain réclame même la sortie des USA on lit ce genre de chose dans les grands quotidien US.
Sur la crise je crois que les français ont une vision largement édulcoré par des médias d'une médiocrité sidérante, ils faussent grandement l'image de l'économie mondiale. Je te signales par exemple que s'il y a reprise elle est invisible dans les statistiques asiatiques, le Japon a annoncé un recul de 41% de ses exportations en mai 2009 par rapport à mai 2008!!! Or s'il y a reprise aux USA et en Europe les asiatiques seraient les premiers à en bénéficier libre-échange oblige.
Non la pose dans l'accélération de l'effondrement et juste du à la plus grande escroquerie du siècle la purge des dettes bancaire par la substitution des dettes privée par des dettes publique. Ça ne résout pas le problème de fond qui l'insuffisance de la demande mondiale lié à la contraction des revenues du travail.
Et puis en fait l'occident est en crise constante depuis les années 70, il a juste fait illusion grâce à des montagnes de dettes on est jamais vraiment sortie de la crise de cette époque. Et puis la crise c'est aussi une affaire de sémantique dans les années 80 avec 2.5 % de croissance on était en crise, aujourd'hui on dit qu'a 2.5% on est en forte croissance. Les occidentaux se sont tellement habitué au déclin qu'ils en arrivent à prendre une stagnation pour une croissance forte.
Ecrit par : yann | 28.06.2009
God bless America...
"Il sera difficile d'avoir les deux en même temps"(faillite et inflation)
Un Etat fait défaut sur sa dette quand il n'arrive plus à la financer sur les marchés financiers(à emprunter).
Bien sûr un Etat ne fait jamais défaut sur sa dette en monnaie souveraine puisque la Banque centrale peut gonfler sans limite son bilan(depuis l'abandon de la convertibilité dollar/or en 1971).
En cas de défaut la sanction du marché est immédiate,la monnaie s'effondre et l'inflation explose(l'Islande ne souffre pas de déflation;le prix du pétrole celui du blé ou du sucre n'est pas définitivement fixé en couronne islandaise...).
Entre parenthèse quand bien même la communauté internationale se substitue aux capitaux "privés" les taux d'intérêts se tendent et les investisseurs quittent le pays.
Pour l'instant les Etats-Unis se financent sur les marchés et si la FED achète des obligations d'Etat(pour faire baisser les taux longs normalement librements déterminés par le marché)elle n'achète pas encore directement la dette fédérale proposée aux investisseurs par le Trésor américain.
"Le cap de septembre/octobre sera critique"
Pourquoi septembre /octobre?
Pour les pays les plus affaiblis chaque émission obligataire est critique.
Et puis comme vous le soulignez l'effet de base est pour l'instant favorable aux keynésiens...
Pour comprendre pourquoi les Etats-Unis sont mal embarqués nul besoin de disserter sur les arcanes du marché des dérivés de crédit;70% du PIB dépend de la consommation domestique des ménages,ils sont endettés,insolvables,leur patrimoine a fondu et le chômage augmente inexorablement...
Bientôt les effets des plans gouvernementaux s'estomperont(notez que les derniers chiffres économiques ne sont pas très réjouissants,évidemment le revenu des ménages augmentent mais la consommation diminue;l'épargne augmente,on ne fait pas boire un âne qui n'a plus soif...).
Et les autorités américaines ont tirées leurs dernières cartouches...
"Nous risquons de laisser la réforme du système économique à ceux qui ne veulent rien changer."
On attend avec impatience les prescriptions des "nous"...
Enfin et à la volée;
L'économie chinoise ne repose pas sur les exportations de pistolets en plastique à destination des Etats-Unis et les pays "occidentaux" ne profitent(en général) que très peu de la croissance des pays dit "émergents"(qui à force d'émerger ont fini par nous...submerger!).
Même si ces deux affirmations sont fausses elles déterminent et légitiment pourtant toutes les règles qui régissent le commerce international depuis des décennies...
A Coli,
Je partage votre sentiment,le problème est moins économique que politique(idéologique même),la faute originelle c'est l"alliance" transatlantique.
Si l'Europe est incapable de retourner ses alliances le continent sera entrainé vers le fonds par la "faillite" américaine.
Et quand on entend les rodomontades du régime contre l'Iran on comprend bien que nos politiques sont bien décider à aller jusqu'au bout.
"Le pire Meusieur?Mais c'est la guerre!"....
"Aucun renvoi d'ascenseur"
L'empire n'a pas d'alliés,que des obligés,des larbins(les dernières victimes de Washington sont les Géorgiens).
A RST,
Ne vous déjugez pas!
Si Attali est un prophète en peau de lapin(comme tout le monde il lit les journaux...)Jorion pèse un demi Attali.
Il fait partie de ces types qui se trouvent une niche de marché et capitalise dessus jusqu'à plus soif.Au début leurs visions sont gratuites et puis invariablement "l'expert" finit toujours par faire commerce de ses prescriptions;livres,conférences,interviews,documentaires,films et puis vente de tee-shirts,de savons pour la douche...
La panacée?
Finir par être rétribué par le régime.
Ecrit par : Balthazar | 28.06.2009
@ Yann
Je suis d'accord sur beaucoup de choses, sauf sur la sortie de la crise naturellement. Je crois qu'une sortie (aussi illusoire soit-elle) est possible, même si cette sortie finira par créer une nouvelle bulle qui explosera plus tard.
Le cap de la rentrée sera essentiel : c'est à ce moment que le comparatif pourrait permettre à la croissance de reprendre. Mais je suis d'accord que si reprise il y a, elle sera très limitée.
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 28.06.2009
Monsieur Pinsolle vous analysez cette crise majeure du capitalisme avec de vieilles lunettes qui ne sont plus adaptés à la situation actuelle qui est inédite.
Le modèle change, les prévisions deviennent fausses. Les dirigeants, rendus aveugles et sourds sont, à l'image du système financier international, soumis à l'ivresse des profondeurs, persuadés de remonter vers la surface alors qu'ils s'enfonce encore plus profondément.
Et vous verrez que l'impensable arrivera. Pour info le GEAB nomme déjà cette période "la très grande dépression"
Ecrit par : freelol | 29.06.2009
nous en somme qu"au début et oui en janvier 2010 on pourra faire le point
d"ici la de très nombreuses entreprises pme,pmi,artisans,commerçants auront cesser toute activité
et en plus un emprunt d"état,ben voyons
la croissance ou la reprise,
un leurs de plus,hélas ,cent fois hélas
Ecrit par : michel | 29.06.2009
Le 26 juin 2009, 5 banques états-uniennes ont fermés leurs portes, ce qui porte à 45 là-bas le nombre de banques ayant déposées leur bilan depuis le début de l'année 2009...
http://bankimplode.com/
Qui veut nous faire croire qu'on va bientôt sortir de la crise, et pouquoi ?
Ecrit par : cédommage | 29.06.2009
Je recherche désespérément des arguments contredisant les anticipation de GEAB. Pas parce que je les trouve mauvais, non. Simplement car j'aimerais les voir se tromper tant ce qu'ils annoncent est sombre. C'est pourquoi votre article m'a d'emblée intéressé. Malheureusement, je reste sur ma faim:
1.Vous commencez par une affirmation qui aurait sérieusement besoin d'être démontrée :« Petit à petit, la sortie de la crise semble se dessiner ».
2.Vous continuez en indiquant qu'il n'est pas possible d'avoir à la fois une cessation de paiement des pays anglo-saxons et un retour de l’inflation. Pourtant, il suffit que les États-unis et la Grande-Bretagne ait recours à la création monétaire pour rembourser en monnaie de singe les dettes qu'ils ne seront pas en mesure de rembourser et nous aurons dans les faits une explosion de l'inflation et un non remboursement de leurs dettes.
3.En ce qui concerne votre argument que le GEAB n'aurait pas sérieusement analysé la possibilité de sortie de la crise, ils y ont déjà répondu mais dans le précédent bulletin de mai (« Echec programmé des stimulations économiques américaine et chinoise : La barrière de la capacité d'absorption »)
4.La remontée des bourses « puissant facteur d'assainissement de la situation des banques » pour reprendre vos termes est plus dû à l'assouplissement des règles de comptabilisation des actifs des banques US qu'à un rebond de l'activité économique (cf le commentaire de Coli pour plus de détail)
Après cela, il ne reste plus guère d'arguments sinon votre croyance que nous allons bientôt sortir de la crise. Cela ne m'aide pas à trouver la ou les failles du raisonnement de GEAB et je continue donc de « croire » en la plus grande fiabilité de leurs anticipations...
Ecrit par : Laurent K | 29.06.2009
@ Freelol
Je suis d'accord que la crise actuelle est inédite mais la réaction des Etats et des banques centrales est forte :
- 13% de déficit public aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne
- plus de 400 Mds de liquidités injectées par la BCE la semaine dernière (sans compter les centaines de milliards déjà accordées)
- la "flexibilité" accordée aux banques pour les normes comptables
C'est pourquoi je crois qu'il y aura une sortie de crise. Mais cette sortie sera illusoire car elle ne profitera qu'à 10% de la population, les délocalisations continueront et le pouvoir d'achat de la population stagnera au mieux.
@ cédommage
J'explique dans ma dernière partie pourquoi je crois qu'il est important de dire que l'on peut sortir de la crise.
@ Laurent K
Merci pour votre commentaire.
Je suis sans doute allé un peu vite dans mon argumentation.
1- même s'il y a encore beaucoup d'indicateurs très négatifs, l'augmentation du chômage ralentit, les indicateurs synthétique mesurant le climat des affaires s'améliorent grandement. Il est vrai cependant que ce ne sont que des prémices...
2- nous sommes donc d'accord : si les Etats ont recours à l'inflation, il y aura certes une forme de non remboursement des dettes, mais pas de cessation de paiement...
3- je ne l'ai pas lu. Il faut donc que je me penche dessus
4- complètement d'accord : il y a un côté artificiel à la remontée des cours mais mon analyse porte plutôt sur les conséquences de cette remontée que sur ses causes. En outre, j'ai omis de parler du fait que le marché avait tendance à être exubérant à la hausse comme à la baisse, créant par conséquent un potentiel de hausse après avoir trop baissé. Il faut noter que les bénéfices des grandes entreprises se maintiennent en général à un assez haut niveau.
Pour résumer, le raisonnement du GEAB omet les points suivants :
- l'impact des plans de relance coordonnés
- l'assouplissement des politiques monétaires (illustré par les plus de 400 mds injectés par la BCE la semaine dernière) et la baisse des taux courts
- les assouplissements de règles comptables
- le rebond des marchés, qui permet aux banques de respirer
- la croissance des pays émergents, par l'effet du rattrapage technologique, et qui n'est pas complètement remis en question par la crise
- l'effet de comparatif, qui va jouer en faveur d'une reprise dès le 4ème trimestre 2009 (les chiffres de PIB seront alors comparés à une période sinistrée) : par exemple, si les ventes de voitures en Espagne ont baissé de 40% au 4ème trimestre 2008, alors, au 4ème trimestre 2009, même en restant 20% inférieures à celles de 2007, elles seront supérieures de 33% à celles de 2008...
Tous ces éléments me font penser qu'il y aura une sortie de crise, aussi illusoire soit-elle (cf début du commentaire).
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 29.06.2009
Les situations d'inflation et de faillites peuvent exister : la république de Weimar, comme le Zimbabwé l'ont connu.
Ce n'est pas antinomique.
Ecrit par : patrick | 29.06.2009
Lorsque les pays prêteurs (acheteurs de bons) perdront confiance dans le dollar j'imagine ce scénario : hausse des taux d'intérêts pour attirer les capitaux, chute du dollar, inflation, explosion des montants de remboursements de la dette, faillite.
Et dans une moindre mesure la même chose pour la zone euro. Je ne vois pas comment les banques centrales pourraient maintenir des taux aussi bas alors que le glissement du dollar pousse à la hausse le prix des matières premières.
Ecrit par : Freelol | 30.06.2009
@ Freelol
C'est vrai, ce scénario semble logique, mais cela fait plus de 20 ans qu'on l'annonce... C'est pourquoi je suis prudent sur les pronostics d'effondrement du dollar. La Chine a également un intérêt à maintenir la situation en l'état, même si elle semble avoir des vélléités de changement.
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 30.06.2009
à laurent, non, cela fait 40 ans qu'il a été décrit. C'est l'âme serve des élites qui le maintient.
En effet, quand on ne produit rien (cas US et britannique), la monnaie est censé n'avoir aucune valeur.
Ecrit par : patrick | 30.06.2009
@ Patrick
Merci de la précision. Ne suivant l'actualité économique que depuis une vingtaine d'années, j'ignorais que cela remontait à encore plus longtemps. En tout cas, cela fait relativiser les annonces de catastrophes imminentes...
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 30.06.2009
à laurent : c'est même le grand Charles qui a mis le doigt dessus.
Nous sommes dans la situation de la grenouille ébouillantée...
Ecrit par : patrick | 30.06.2009
Après les Subprimes bientôt de nouvelles vagues de pertes pour les banques. Je vous invite a lire cet article fort bien documenté. Le prochain tsunami financier finira probablement de saper les fondements de l'économie et l'engloutira dans un marasme inflationniste. Faudra bien payer l'addition d'une manière ou d'une autre.
Des emprunts obligataires à 4.5% à taux fixe (EDF, Etat)alors qu'aujourd'hui le prix de l'argent est au plus bas; ça vous met pas la puce à l'oreille?
http://www.arbitraryvote.com/warning
Ecrit par : freelol | 02.07.2009
@ Freelol
Je suis d'accord sur un point : les causes de la crise n'ont pas été traitées. Cependant, la démonstration ne me convainc pas pour les raisons exposées ci-dessus.
Pour info, le Japon gère une dette publique de 180% du PIB aujourd'hui...
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 02.07.2009
et alors,messieurs
le cas du liban,,,,,?
la bas,RIEN
ont t"il la chance de ne pas tenir compte de l"avis des experts,et des conseillers financier
Ecrit par : michel | 02.07.2009
Bonjour,
Je ne suis pas Dieu, et je ne vais jouer les oracles.
Cependant, tout le monde peut constater que les gens et les pratiques financières n'ont guère changé, ce qui peut laisser croire que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, les emmerdements économiques ne sont pas prêts de finir.
Personne n'a voulu faire une relance par la consommation des ménages modestes en élevant le niveau de vie de ceux-ci, ce qui est immédiatement remis dans l'économie, au profit des gloutons des grosses entreprises dont le seul objectif est le montant des bénéfices à distribuer et la conservation des hauts salaires des pseudo-élites, experts, et autres diplômés de tous bords dont on sait maintenant de quoi ils sont capables.
Tant que le système capitaliste règnera avec sa doctrine ordinaire:
"privatiser les profits et mutualiser les risques et les investissements"
... rien ne changera. Il est grandement temps de jeter ces incapables requins à la rue et de remplacer le capitalisme actuel par un capitalisme social (peu importe le nom) pour lequel les profits iront à ceux qui l'ont créé.(actionnaires ET salariés).
du moins je le vois comme cela.
Ecrit par : Cochise | 03.07.2009
les prétendus signes de reprises ne sont que du vent ...
ci dessous un article que je vous invite à lire
http://www.leseditionsromaines.com/?pg=economy
Ecrit par : Thierry | 08.07.2009
Bonjour,
Merci Thierry de ce lien fort intéressant;
Ecrit par : Cochise | 08.07.2009
de toute façons,il va bien falloir revenir a la participations pour tout les salaries
un patron ne peut gagner de l"argent que si son personnelle en profite,
de toute façons c"est le premier trimestre 2010 qui nous dira ou nous en somme,,,,
la france est malade,du social,de ses dettes et des politiciens de tout bords qui dépense plus qu"ils gagne
Ecrit par : michel | 09.07.2009
@ Michel,
Je suis bien sûr d'accord sur la participation...
Pour le Liban, c'est la reconstruction après la guerre qui explique sans doute le décalage.
@ Cochise
Je suis d'accord sur la nécessité de changer le système. En revanche, je crois que le système me semble parti pour se sauver, contrairement à la Grande Dépression, même si la reprise sera illusoire et sans conséquences pour 90% de la population et même si cela débouchera sur une nouvelle crise (Le Grand Choc de 2017...)
@ Thierry
Lien intéressant, mais je crois que cette prévision ne tient pas compte de la réaction très différente des autorités à la crise. La réaction à la crise de 1929 est radicalement différente à celle d'aujourd'hui.
Bien sûr, il y a eu des rebonds boursiers suivis de nouvelles glissades. Mais :
- pour l'instant les profits des grandes entreprises résistent bien
- nous ne glissons pas dans la déflation du fait des interventions publics (les prix reculent sévèrement après 29)
- les banques sont aidées et sauvées pour une bonne partie
- l'Etat injecte beaucoup d'argent, alors que Hoover combat le mal par le mal après 1929
Bref, nous sommes dans une crise très proche dans les causes et le déroulement initial mais depuis septembre, nous sommes rentrés dans un scénario radicalement différent du fait de la réaction des Etats.
Quelques indicateurs plus positifs : la production industrielle a monté au Japon en avril et en mai. Le climat des affaires s'améliore...
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 09.07.2009
à Laurent : votre propos est erronné. l'activisme en faveur des banques avait été grand à l'époque d'Hoover. Il est de même aujourd'hui.
Les points positifs, où sont ils ? le redémarrage de la production ? Simple variation de stock. pas de quoi faire un fromage.
L'injection des capitaux ? Une dévaluation massive en bout de course.
Aucune raison d'être optimiste donc.
Ecrit par : patrick | 09.07.2009
Bonjour,
Hélas, la pseudo-reprise n'est que totalement artificielle. Même les banques et les grandes industries, pourtant largement subventionnées au dépend des générations futures, ont toujours des actifs toxiques et des comptabilités tronquées de la réalité, ce qui va sans doute permettre de juteux dividendes de fin d'année, non pas en raison d'une reprise de l'économie, mais uniquement par un 'dégraissage des charges et des stocks le tout financé par les contribuables.
Il faudrait un peu se réveiller et ne pas gober TF1 et ses frères comme la Bible.
Ecrit par : Cochise | 09.07.2009
@ Cochise,
Bien sûr que la reprise devrait être en partie artificielle. Je n'ai jamais dit le contraire. Je dis que le système (que je critique et souhaite changer) me semble avoir suffisamment tiré les leçons de 1929 pour se sauver sans véritablement changer. Tous les déséquilibres passés vont subsister et provoqueront un autre choc.
Quand même, il y a un monde entre ce que je dis et TF1, s'il vous plaît...
@ Patrick
Je ne crois pas. Les gouvernements n'avaient pas ouvert grand les vannes du budget en 1929. Il me semble qu'il y a une différence assez grande.
Cette analyse, je l'ai entendue dans la bouche de J.Généreux à une réunion du M'PEP fin 2008.
Nous pourrons juger à la fin de l'année.
Ecrit par : Laurent, gaulliste libre | 09.07.2009
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