16.07.2009

Martine et Manuel sont sur un bateau

À chaque fois, on se dit qu’ils ne pourront pas faire pire. Et pourtant, à chaque fois, le Parti Socialiste parvient à se comporter de manière encore plus désolante. Nouvel exemple depuis la défaite cinglante aux élections européennes…

Le retour des morts vivants

Pourtant, on aurait pu se dire qu’après le naufrage électoral du mois de juin, le Parti Socialiste pourrait tirer les leçons d’une année de divisions affichées en public pour resserrer les rangs et redresser la barre en prévision de 2012. Mais non, le premier réflexe de Martine Aubry a été d’écrire à tous les partis de gauche pour leur proposer une association qui fleurait bon la « majorité plurielle » de Lionel Jospin, qui avait pourtant abouti au désastre de 2002 et l’élimination de ce dernier au premier tour.

Résultat, à part Robert Hue, les anciens partenaires n’ont guère montré d’enthousiasme vis-à-vis de la proposition de la première secrétaire du PS. Les Verts, bouffis d’orgueil par un score pourtant très biodégradable dans un autre contexte, commencent à formuler des demandes pour les régionales. Et les partis de gauche (Front de Gauche, MRC, NPA) en profitent pour rappeler leurs désaccords avec un parti qui a tant cédé au néolibéralisme. Bref, une mauvaise idée qui se termine mal.

Zéro partout, la balle au centre

Les Français n’apprécient pas que les chefs du PS se querellent devant les caméras ? Martine Aubry leur offre le 1001ème épisode de la saga « guerre au PS » en interpellant publiquement Manuel Valls dans une lettre au vitriol lui demandant de soutenir son parti ou de le quitter. Cette remise au point, qui aurait parfaitement pu se faire en privé, a donc appelé une même réponse publique où l’insolent poursuit sa critique de la direction actuelle de son parti.

Incapables de voir plus loin que leur nombril, les dirigeants socialistes sont tous dans l’erreur. Manuel Valls a tort de se répandre dans les médias en critiques sur ses camarades, au mépris de la solidarité la plus élémentaire. Martine Aubry a tort de répondre par une lettre publique qui met de l’huile sur le feu. Et Manuel Valls a tort de répondre de la sorte. Bref, les pauvres militants socialistes qui y croient (il paraît qu’il y en a encore, malgré tout) doivent être encore plus désespérés.

Le PS est une sorte de bateau ivre où les matelots n’obéissent à personne, se donnent des coups de sabre à la moindre occasion et commencent par détruire les parties de la coque qu’ils jugent faibles avant de les reconstruire. Finalement, on peut être surpris qu’il ne coule pas plus vite !

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/07/15/01002-2009071...

Commentaires

lang fait photographier dans le métro
valls fait encore mieux,si,si
a la une d"un journal espagnol, EL PAIS
la bouche fermer avec du scotch
quel cirque,
pour se faire mousser ils sont prêt a tout
triste,mais vrais

Écrit par : michel | 28.07.2009

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