21.01.2010
Le trop plein au Parti Socialiste
Lors des primaires de 2011, le PS ne risque pas de manquer de prétendants pour porter ses couleurs aux élections présidentielles si l’on en croît les déclarations des dernières semaines. François Hollande et Martine Aubry sont les derniers poids lourds à s’être déclarés.
Le bal des egos
Les combats d’éléphants au Parti Socialiste sont déjà suffisamment sinistres quand on entend les petites phrases des uns contre les autres à la moindre des occasions. On pourrait par conséquent s’attendre à ce que l’évocation de l’élection présidentielle permette aux « camarades » de prendre un peu de hauteur, de faire mine de s’intéresser aux Français. Même pas ! Quand ils parlent de la présidentielle, le discours des candidats socialistes est toujours aussi navrant.
On passe sur le couplet robotique sur « la droite, c’est mal », « Sarkozy est dangereux », dont on peut même se demander s’ils y croient vraiment. Mais pas une fois, les candidats à la candidature ne parlent d’idées ou de projets particuliers qu’ils souhaitent défendre, pour le bien des Français. Tout n’est que question d’égos surdimensionnés. Martine Aubry affirme donc qu’elle a les capacités. François Hollande dit que « son destin n’est plus dans les petits rôles ».
Bref, quand on analyse le discours des socialistes, pas un ne rattrape l’autre. Tous exposent leur ego boursouflé et suffisant. Pas une seconde ils ne se posent des questions sur leur capacité, tout comme ils ne risquent pas de s’interroger sur ce qu’ils souhaitent faire pour les Français ou les projets qu’ils souhaitent défendre. Ils ne sont que les nouveaux candidats à la Star Academy présidentielle de 2012, sans prendre la peine de véritablement justifier leur ambition.
La guerre des roses
Résultat, le paysage est d’ors et déjà bien chargé. Si Bertrand Delanoë et Laurent Fabius semblent aujourd’hui hors course, Ségolène Royal, Manuel Valls, François Hollande et Martine Aubry s’affichent aujourd’hui sur la ligne de départ des primaires, avec un Dominique Strauss-Kahn en embuscade. Sa position pourrait être renforcée par le choix de tenir les primaires à la fin 2011, ce qui lui permettrait de rester plus longtemps à la tête du FMI.
La multiplicité des candidatures est sans doute la plus grande chance de Ségolène Royal, dont les partisans forment sans doute le bloc le plus solide. Si trois poids lourds (Aubry, Hollande et DSK) se présentent face à elle, elle a toutes les chances de virer en tête au premier tour, un avantage certain. A moins que François Hollande ne serve que d’éclaireur au président du FMI : une confrontation avec son ancienne compagne serait sans doute désastreux pour les socialistes.
En 2012, face à un président au bilan bien maigre par rapport à ses paroles, les socialistes devraient être dans une position de force, mais tous les ingrédients de la machine à perdre semblent se mettre en place. François Bayrou a encore une raison d’espérer…
10:55 Publié dans Actualités, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, ségolène royal, françois hollande, martine aubry, dominique strauss-kahn




Commentaires
Tout a déjà été secrètement décidé. François Bayrou et François Hollande formeront un parti commun APRES les présidentielles de 2012. Tous les détails sont dès aujourd’hui révélés sur le site www.deux-mille-quinze.com
Écrit par : 2015 | 24.01.2010
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