01.02.2010

Une reprise aussi illusoire que robuste

Il y a un an, le débat faisait rage sur la capacité de l’économie mondiale à rebondir. Les derniers chiffres de la croissance aux Etats-Unis indiquent bel et bien la fin de cette récession, ce qui ne signifie pas cependant que tout aille pour le mieux dans le meilleur des mondes…

Un véritable rebond

Il y a un an, la blogosphère alternative regorgeait de prévisions plus sombres les unes que les autres. Pourtant, lors d’une conférence à l’automne 2008, Jacques Généreux en avait surpris plus d’un en annonçant que le système allait se sauver et que nous allions éviter une Grande Dépression comparable à celle des années 30. Convaincu par son argumentaire, j’avais fait plusieurs papiers qui allaient dans le même sens. Au final, alors que j’étais accusé d’être trop optimiste, mes prévisions étaient finalement pessimistes par rapport à ce qui s’est passé.

En effet, les Etats-Unis ont atteint 2% de croissance en rythme annuel dès le 3ème trimestre au lieu du 4ème trimestre 2009 et ont dépassé les 5% de croissance annuelle dès la fin 2009, provoquant une stabilisation du taux de chômage. La crise semble bel et bien derrière nous. Mieux, même si la croissance du dernier trimestre s’explique en bonne partie par des mouvements de stocks, la consommation a progressé de 2% et les investissements également, signe que l’économie va mieux. Cette fois-ci, les prévisions très noires du GEAB ne se sont pas vérifiées. Et tant mieux pour la planète.

Une reprise en demi-teinte

Mais il y a fort à parier que la reprise ne sera pas partout la même. En effet, la forte reprise étasunienne s’appuie sur une relance budgétaire massive et le niveau très faible du dollar, qui soutient le commerce. Dans les pays émergents, le processus de rattrapage économique garantit une croissance forte en période économique stable, d’autant plus que l’ouverture des frontières leur assure des excédents commerciaux massifs avec les pays dits développés par le biais des délocalisations.

Mais se pose le cas de l’Europe, où la surévaluation massive et chronique de l’euro accentue d’autant plus le mouvement naturel de délocalisations que la Commission Européenne en fait la défense, n’hésitant pas à sermonner Paris quand l’Etat Français veut remettre en question la délocalisation de la production de la Clio en Turquie ! Bref, tout semble réuni pour que la croissance reste atone au sein de l’Union Européenne puisque personne ne prend la défense des intérêts économiques des peuples européens.

Oui, nous sommes sortis d’une crise qui aurait pu se révéler aussi dramatique que celle des années 30. Mais malheureusement, toutes les conditions d’une croissance déséquilibrée restent en place. Cela sera sans doute de nouveau ignoré avant la prochaine crise…

Commentaires

La crise est ses leçons ont déjà été oubliées ! Cf la proposition de la retraite par capitalisation qui revient dans le débat ...

Toute la question est de savoir maintenant la forme que prendra le nouvel épisode de la crise : stagnation durable du à un déficit de demande, crise des finances publiques des Etats les plus socialisés et les plus endettés, nouvelle crise financière, effondrement du dollars ...

L'autre question étant : Quand ?

Écrit par : Malakine | 01.02.2010

Même s'ils peuvent donner un peu d'espoir, les assez bons chiffres de croissance US sont, à mon sens, loin de faire une sortie de crise (au moins en Europe). Les 5 millions de français en situation de chômage ou de sous emploi ont du mal à percevoir la lumière au bout du tunnel. Laurent a raison de qualifier cette reprise d'illusoire. Le pire étant, comme le dit Malakine, que les leçons à tirer de la crise ont déjà été oubliées. Malakine demande à quand la prochaine crise.
Peut être pourrait on rajouter : Avec quelle intensité? quelles violences accompagneront l'éxaspération des victimes du système?
Jacques Sapir (chez Pascale Fourier) émet l'hypothèse d'une envolée du FN

Écrit par : xavier | 01.02.2010

@ Malakine,

Personnellement, je crois à quelques années de croissance molle dans la Zone Euro (1 à 2%). Les Etats-Unis s'en tireront un peu mieux. Puis, une nouvelle bulle se formera et une nouvelle hausse des prix des matières premières la fera exploser. On peut dire au milieu des années 2010.

Mon scénario du Grand Choc de 2017 me semble toujours valable.

Je ne crois pas au FN : les Français ont compris qu'il ne sert à rien.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 01.02.2010

Monsieur Pinsolle, le Fn ne sert peut être à rien parce qu'il ne sera jamais en situation, mais vous ne devriez pas nier le fait qu'un Fn fort force les partis de gouvernement à entendre la voix du peuple. Si il n'y a avait pas ou peu de Fn, beaucoup de sujets majeurs n'auraient jamais été abordé.

Écrit par : Martial | 01.02.2010

@ Martial,

Je ne suis pas d'accord. Le score de Le Pen en 2002 n'a absolument rien changé au comportement de la gauche, ni même de la droite. Si certains considèrent que cela a contribué au discours martial de Nicolas Sarkozy sur la sécurité, je n'y crois pas : je pense que c'est plutôt l'angélisme de la gauche qui a poussé NS dans cette direction.

Et l'expérience d'autres pays européens montre qu'il n'y a pas forcément besoin d'extrême droite pour pousser certaines idées.

Je pense au contraire que le FN stérilise des voix qui pourraient se porter autrement sur des alternatives de gouvernement.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 01.02.2010

certes mais alors pourquoi aprés s'être donné au Fn pour ensuite tenter l'experience Sarkozy, les patriotes sincères du Fn n'ont ils pas rejoint massivement rejoint le camp des souverainistes ? N'est ce pas à cause de nos insufisances, de nos hésitations et nos divisions que les électeurs ne nous reconaissent pas ?

Écrit par : Martial | 01.02.2010

Quelle sera la croissance en 2010 ?

Le Fonds monétaire international (FMI) revoit à la hausse ses prévisions de croissance pour l'année 2010 en raison d'une reprise plus forte que prévu.

« La reprise mondiale s'amorce de manière plus dynamique qu'on ne l'anticipait auparavant, mais elle évolue à des rythmes différents suivant les régions », nuance toutefois l'instance internationale.

• Chine : 10 %
• Inde : 7,7 %
• Afrique sub-saharienne : 4,3 %
• Canada : 3,6 %
• États-Unis : 2,7 %
• Royaume-Uni : 1,3 %
• Zone euro : 1 %


http://nouvelles.sympatico.ca/Monde/ContentPosting_SRC_monde?newsitemid=461367&feedname=CBC_WORLD_V3_FR&show=False&number=0&showbyline=True&subtitle=&detect=&abc=abc&date=True

Écrit par : BA | 01.02.2010

@ Tous

Je vous recommande vivement l'interview de Jacques Sapir chez Pascale Fourier (page citée par Xavier).

M. Sapir parle "comme un économiste" (c'est un cliché sans doute) ; avec une retenue qui, en l'occurrence, ne lui fait pas forcément honneur. Mais quoi qu'il en soit il n'est pas très difficile de lire entre les lignes : les partis "de gauche" se foutent de notre gueule depuis une génération, et l'addition pourrait être salée.

Écrit par : Joe Liqueur | 02.02.2010

@Laurent

Je ne crois absolument pas à la reprise US ni d'ailleurs à la croissance chinoise, le commerce mondial n'ayant toujours pas redémarré c'est ce que j'explique sur mon blog ici:

http://lebondosage.over-blog.fr/article-youpi-la-crise-est-finie--44092509.html

Mais surtout les américains ne s'endettent plus, ou du moins moins qu'avant comme le chômage ne baisse pas comment veux tu que la croissance repartes? D'ailleurs le Jorion semble bien moins optimiste que toi dans sa dernière vidéo:

http://www.pauljorion.com/blog/?p=7268

@BA
Les chinois mentent sur leur croissance c'est clair comme de l'eau de roche si on suit leurs chiffres l'effondrement de leur excédent commercial d'un tiers n'a eu aucun effet sur leur croissance alors que les exportations représentent la moitié de leur PIB c'est très étrange. A moins qu'il y est comme certain l'affirme une énorme bulle en chine qui cache une surproduction massive comblé par des achats bidons de l'état.

En plus le FMI se plante souvent en matière de prévision c'est le moins que l'on puisse dire

@Joe

Le dernier interview de Sapir chez Pascale Fourier est excellent je trouve. Pourquoi dites vous qu'il s'exprime comme un économiste? Il parle de géopolitique, d'économie de politique national j'aimerais que beaucoup d'économistes fassent ce genre de liaison dans leur raisonnements.

Écrit par : yann | 02.02.2010

@ Yann,

Le commerce mondial est à nouveau orienté à la hausse, comme l'indique la remontée de l'indice Baltic. De même, la légère dégradation du commerce extérieur étasunien est un autre indice de la reprise de la consommation outre-Atlantique depuis quelques mois. La forte croissance est la conséquence d'un mouvement de restockage, mais l'ensemble des indicateurs étaient dans le vert.

Je ne dis pas que la croissance va repartir fortement, mais en 2010, nous aurons également l'impact du plan de soutien d'Obama, dont la majorité des dépenses auront lieu cette année. Théoriquement, les dépenses de l'Etat en 2009 et en 2010 doivent faire redémarrer la pompe, ce que les chiffres du second semestre 2009 illustrent à merveille.

Après, les mêmes déséquilibres économiques persistent, mais ils seront soldés lors d'une nouvelle crise.

Pour la Chine, il y a une hausse impressionnante des dépenses d'investissement, conséquence du plan chinois de soutien à l'activité. A priori, il n'y a pas de bulle en Chine, ni en bourse, ni dans l'immobilier quand on compare le niveau des prix à l'historique.

@ Martial,

Je crois que l'on fait un contre-sens en disant que le vote FN est un vote d'adhésion aux idées de ce parti (nation, anti-immigrés...). Plusieurs raisons :
- à peine 1% des Français se déclarent d'extrême-droite
- les régions d'élection du FN sont les anciennes régions où le PCF était fort : le vote FN est pour moi principalement un vote de révolte social contre un système incapable d'assurer le plein emploi

Du coup, les transferts de voix n'obéissent pas à des règles aussi simples que cela.

En outre, je trouve que réduire les républicains à la notion de souveraineté (aussi importante soit cette idée, et j'en ai parlé en fin d'année) est trop limité. Il peut y avoir des souverainistes ultra-libéraux, de même qu'il peut y avoir des souverainistes qui seraient pour une République parlementaire. DLR est un parti gaulliste, pour qui la notion de souveraineté est une composante de nos convictions, mais qui ne peut pas la résumer.

En outre, ce terme est mal compris.

Enfin, je crois qu'il faut expliquer pourquoi la souveraineté d'une nation est importante. C'est parce que la nation est le cadre qui permet l'expression de l'intérêt collectif. Affaiblir les souverainetés nationales revient à affaiblir la défense de l'intérêt collectif de la collectivité nationale car les espaces supranationaux ne défendent que les intérêts des multinationales et des classes aisées (cf Europe).

Écrit par : Laurent Pinsolle | 02.02.2010

@ Joe et Yann

Je vous invite à lire le commentaire que j'ai laissé hier soir sur le site de Pascale où je trouve Sapir assez naïf de penser qu'une élection présidentielle pourrait se jouer sur des enjeux de fond, de surcroît sur des thèmes économiques.

@ Laurent

"redémarrer la pompe" suppose que les plans de relance gouvernementaux puissent stimuler durablement une demande solvable. Or libre échange, désindustrialisation et financiarisation ect ...

Il y a effectivement une ambiguité sur le terme souverainiste. Pour moi il s'agit moins d'une souveraineté de la nation qu'une souveraineté du politique. C'est pourquoi je n'ai aucun problème à me définir souverainisme. Le souverainisme c'est à mon sens l'antithèse du libéralisme.

Écrit par : Malakine | 02.02.2010

@ Yann

J'ai certainement été un peu dur avec Jacques Sapir. Je l'apprécie autant que vous, mais peut-être que j'étais de mauvaise humeur… Malgré tout, je regrette que son discours ne soit pas (encore) plus percutant ; c'était le sens de ma remarque. Je trouve que Sapir est exagérément poli, si l'on en juge simplement à l'aune du fond de son discours, lequel est en fait assez radical (et à juste titre). Il y a un moment où le décalage entre le fond et la forme est tout de même surprenant. En gros : il nous explique brillamment en quoi la politique des gouvernements de gauche, depuis au moins 27 ans, relève du foutage de gueule caractérisé, mais il s'interdit de dire les choses de la manière abrupte qui s'impose (à mon avis) dans un tel cas de figure.

@ Malakine

Je viens de lire ton commentaire chez Pascale Fourier - et la réponse de Yann par la même occasion. Je te trouve moi aussi bien pessimiste, et néanmoins j'ai moi aussi de sérieux doutes sur le fait que la prochaine élection présidentielle puisse effectivement se jouer sur la question monétaire et sur celle du protectionnisme (Sapir lui-même doute que les dirigeants de "gauche" soient prêts à mettre ces questions sur la table, et je pense qu'il a bien raison !). C'est pourquoi j'appelle de mes vœux un renouvellement politique radical, par la base, via la création de nouveaux partis (évidemment, c'est facile à dire).

Tu sembles considérer que le "peuple" est (devenu) incapable de s'intéresser à des questions systémiques. Je suis peut-être d'un optimiste béat et naïf, mais je pense le contraire. De mon point de vue, le protectionnisme est un enjeu immédiatement intelligible pour les électeurs, et ceux-ci ne sont pas dupes de l'escroquerie intellectuelle qui a cours sur ce sujet. On ne peut sans doute pas en dire autant des questions monétaires, a priori plus complexes, mais de là à imaginer que les électeurs ont d'ores et déjà été lobotomisés en masse par la télé-poubelle, là encore, je ne suis pas si pessimiste, loin de là. Dans les deux cas, ce qui fait défaut aujourd'hui, c'est un relais politique. Et je ne désespère pas que ce relais puisse être rétabli (qu'il soit rétabli d'ici 2012, hélas, c'est une autre question).

Écrit par : Joe Liqueur | 02.02.2010

@ Joe

Je crois que pour percevoir les effets délétères de l'individualisme sur la politique, il faut avoir participer à une campagne électorale de l'intérieur. Là, on s'aperçoit qu'on ne cherche qu'à parler "aux gens" à titre individuel pour leur envoyer des messages qui les concernent personnellement. Moi même, j'ai commencé ma réunion dimanche par un cours de marketing électoral !

Repense à 2007. Sarkozy avait un discours segmenté et des promesses fiscales construites sur des clientèles ciblées. Quant à Royal elle prétendait être de l'avis du peuple avec sa démocratie participative, ce qui est une pure négation de la politique.

A part lors des référendums européens (1992 et 2005) je n'ai pas souvenir d'une campagne électorale qui se soit joué sur des enjeux de fonds ou des propositions économiques et cela est encore plus vrai dans une élection présidentielle. Je ne vois pas pourquoi cela en serait autrement en 2012, surtout si on assiste à un duel Villepin-Sarkozy comme je le crois.

Écrit par : Malakine | 03.02.2010

@ Malakine,

Pas d'accord : on peut être souverainiste mais être ultra-libéral : c'est le cas de la Grande Bretagne par exemple. Pour moi, le problème actuel est double : c'est la globalisation (qui efface le pouvoir des Etats-nations) et l'ultra-libéralisme. Certes, l'un s'appuie sur l'autre, mais ce n'est pas automatique.

J'avoue que la lecture de Sapir (résumé de son dernier bouquin bientôt sur le blog) et de Lordon (et Villepin, mais en réaction) me pousse à un jugement plus favorable du terme souverainiste car je crois que c'est un point essentiel. Mais, je ne suis pas sûr qu'il faille se battre sur le mot, qui cumule beaucoup de handicaps et je me demande s'il ne vaut pas mieux se concentrer sur les idées.

Comme Joe, je suis beaucoup plus optimiste que toi. Je crois que les Français, au contraire, s'intéressent aux questions de fond. Je crois que le vote de 2005 l'a prouvé (comme 1992 en son temps). Il me semble que le vote des Français est en général très cohérent avec l'offre que nous avons (même quand je ne suis pas d'accord). Le problème vient de l'offre politique. Il n'y avait rien en 2007 !

La France aura besoin d'un candidat capable de porter un projet alternatif à la globalisation néolibérale. Pour moi, c'est NDA car lui seul parmi les grands leaders modérés a compris les deux facettes et propose de vraies solutions.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 03.02.2010

@Malakine

Attention tu risques de finir aussi cynique que le vieux Frêche regarde la vidéo sur le site du CGB son discours est édifiant:

http://www.culturalgangbang.com/2010/02/hes-freche-exciting.html

En gros il faut faire des discours pour les cons parce que les gens intelligents sont peu nombreux, de la part d'un élu socialiste c'est vraiment ubuesque.

Écrit par : yann | 03.02.2010

@ Malakine

Je n'ai jamais participé à une campagne électorale de l'intérieur, et je reconnais volontiers mon ignorance (c'est sûr, c'est facile de déblatérer comme je le fais sans avoir jamais mis les mains dans le cambouis). Cela dit, tes propos ne me donnent pas envie d'essayer…

Un duel Villepin/Sarkozy, ce serait quand même triste ! Mais pas aussi triste qu'un duel Sarko/Le Pen, qui me paraît tout de même assez probable, et dont je pense qu'il constitue le véritable objectif du gouvernement.

@ Laurent

Votre remarque au sujet du Royaume-Uni est très intéressante. Ce cas est très stimulant, intellectuellement et politiquement. Et je suis tout à fait d'accord avec votre analyse.

Et je vous approuve tout autant quand vous dites qu'en 2007 il n'y avait rien. D'ailleurs, ce bulletin Royal que j'ai glissé dans l'urne, je savais très bien que c'était du rien, ou du moins rien d'autre qu'un bulletin "TSS".

Pour ce qui est de NDA, je suis évidemment plus réservé (même si j'ai une certaine sympathie pour ce personnage judicieusement décalé). D'abord parce que je défends une politique économique bien plus socialiste, et ensuite parce que NDA me semble assez timoré (d'une manière générale).

Écrit par : Joe Liqueur | 03.02.2010

A la lecture de vos commentaires, Joe Liqueur, je vois mal ce que vous reprochez à Nicolas Dupont-Aignan.

Vous ne le trouvez pas assez socialiste? Pour ma part, certaines de ses positions me hérissent, je trouve qu'il est allé très loin!

Par ailleurs, je n'arriverai toujours pas à comprendre ceux qui croient encore à l'impact quelconque du vote FN. Nicolas Sarkozy aurait durci son discours? La belle affaire, ça ne change rien à la réalité et donne gratuitement du grain à moudre pour les biens pensants... qui en réalité s'indignent contre une politique qui n'existe pas.

Le vote fn n'a jamais et ne servira jamais à rien, si ce n'est à dresser les français les uns contre les autres. 2002 puis 2007 l'ont suffisamment montré!

Écrit par : Tythan | 04.02.2010

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