05.02.2010

Jacques Sapir, économiste souverainiste

Jacques Sapir n’est pas un économiste comme les autres. Passionné de géopolitique, ses écrits offrent également une lecture politique passionnante qui éclaire particulièrement bien les enjeux d’aujourd’hui et le « retour des nations » qu’il annonce.

L’illusion du droit d’ingérence

Dans la novlangue bien pensante, le « droit d’ingérence » est un morceau de choix. Il faut dire que le vocabulaire a été bien choisi pour éviter toute contestation. Mais ce n’est pas ce qui arrête un Jacques Sapir qui n’a que faire des convenances et attaque bille en tête. Il souligne que « l’ingérence humanitaire ne peut être que le fait du fort sur le faible, alors qu’un principe de droit doit par essence pouvoir être appliqué tout autant au fort qu’au faible » devenant au passage un « colonialisme humanitaire ».

Il souligne que cela « introduit une division immédiate au sein des nations entre celles dont les moyens de défense les protègent de toute tentative d’ingérence et celles dont les moyens de défense sont suffisamment faibles pour qu’elles puissent devenir, le cas échéant, des cibles dans une guerre humanitaire ».  Pire, pour lui, cela incite à « monter en puissance dans ses moyens de défense, l’échelon ultime (…) étant la possession d’armes de destruction massive »…

Au contraire, c’est « en rétablissant le principe de la souveraineté dans toute sa force (…) que l’on pourra réellement s’opposer au processus de prolifération des armes nucléaires ». Il souligne que cette violation de la souveraineté suspend « les conditions rendant possibles la production et la légitimation des institutions, la possibilité d’un enracinement légitime des institutions importées devient extrêmement problématique. L’ingérence devra donc soit être renouvelée, soit être étendue dans le temps ».

L’auteur souligne que l’intervention occidentale au Kosovo a plutôt empiré les choses dans un exposé très documenté et critique. Il affirme que « derrière le discours humanitariste (…), on retrouve la cruelle vérité de l’adage bismarckien : la force prime le droit »… Avec Guantanamo et le Patriot Act, il souligne que pour les Etats-Unis « la défense des libertés démocratiques n’a sa place que si elle peut affaiblir un adversaire. Elle cesse d’être un principe d’action si tel n’est pas le cas ».

Le siècle du retour des nations ?

Pour lui, c’est la défense des intérêts nationaux qui est la solution. Il souligne à quel point l’économie russe a réussi à se relance à la fin des années 90, en renonçant en partie à la potion amère néolibérale qui lui avait été imposée, provoquant un effondrement de 40% du PIB, en recourant à un cocktail de dévaluation, baisse des prix de l’énergie pour les consommateurs russes, contrôle des changes et aides publiques. Ainsi, l’économie est repartie avant même la hausse du prix des matières premières.

Il cite de larges passages d’un discours de Poutine à Munich en 2007 où celui-ci affirme que « nous sommes témoins d’un mépris de plus en plus grand des principes fondamentaux du droit international. Bien plus, certaines normes et, en fait, presque tout le système du droit d’un seul Etat, avant tout, bien entendu, des Etats-Unis, a débordé de ses frontières nationales dans tous les domaines, dans l’économie, la politique, et dans la sphère humanitaire, et est imposé à d’autres Etats ».

Pour Sapir, il s’agit d’une « critique radicale de l’idéologie de la mondialisation ». « La souveraineté est une et indivisible » et « le droit international est nécessairement un droit de coordination, et non un droit de subordination » et « il ne peut y avoir de légalité (le droit international) sans légitimité, et que cette dernière ne saurait se construire, dans un univers structuré par des intérêts divergents et des valeurs multiples, que sur la base de la souveraineté ». Souveraineté et démocratie sont intrinsèquement liées.

Pour lui, la solution serait de construire des instances « régionales et politiques, au mieux coordonnées à l’échelle mondiale ». Mais « elles devront faire la place aux intérêts des Etats en raison de la dimension étatique des politiques économiques ». Il y a pour lui un motif d’espoir dans le discours finalement peu orthodoxes des principaux candidats à l’élection présidentielle de 2007, qui ont tous emprunté au discours alternatif en dénonçant les délocalisations par exemple.

L’auteur termine par une conclusion très gaullienne, où, s’il souligne que « la grandeur nationale ne se mange pas en salade », il appelle les Français à embrasser ce nouveau 21ème siècle, qui sera celui des nations et à préparer une alternative bienvenue pour 2012.

Source : Jacques Sapir, « Le nouveau 21ème siècle », Seuil

Commentaires

Je crains que le problème de Sapir quand il fait cet ode à la nation souveraine c'est qu'il pense davantage à la Russie, où le sentiment national est encore fort et les moyens de la souveraineté toujours en place, qu'à la France ...

Non seulement je crains que la France ne saura jamais produire l'équivalent de Poutine, mais surtout, je suis sûr que même si un tel miracle survenait un jour, la population ne lui accorderait pas le même soutien qu'en Russie.

Trois décennies de dénigrement national organisé par les élites parisiennes pressée de se fondre dans une oligarchie mondialisée, de dilution de la souveraineté dans une Europe et une mondialisation post-politique, et d'idéologie libérale qui a voulu substituer à la volonté générale, le jeu du marché et l'expression des désirs individuels, ont laissé des traces ...

Écrit par : Malakine | 05.02.2010

@ Malakine,

Comme d'habitude, je te trouve trop pessimiste. La France a au moins autant les moyens que la Russie. Notre économie reste nettement plus importante. Qui plus est, notre démographie rééquilibre chaque jour le rapport de force.

Mais surtout, je crois que les citoyens y croient toujours, ce que montrent les différents résultats des élections (Chirac en 95, TCE en 2005, Sarkozy également en 2007). Le problème vient du décalage entre les discours et les actes des politiques mais pas de la volonté du peuple Français il me semble.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 05.02.2010

Vous avez l'un et l'autre raison.

Malakine a bien vu que je pensais aussi et peut-être d'abord à la Russie, pays auquel m'attachent de nombreux liens familiaux et affectifs.

Mais je crois que l'on sous-estime la force du sentiment national en France, et de notre rapport particulier à l'Histoire. J'en veux pour preuve le fait que 97% (oui, c'est un score Ceaucescien...) des français pensent que l'indentité natitonale c'est d'abord notre Histoire et notre Géographie.

Bien à vous

JS

Écrit par : Sapir | 05.02.2010

@ Laurent

Je veux bien encore que la France conserve les moyens de renouer avec une politique autonome, même s'il ne faut pas sous estimer le coût de la transition (sortie de l'euro et de l'UE, protectionnisme, contrôle des changes ect ...) voir le texte de sapir de cet automne "un an après"

En revanche, tu ne peux pas nier que le sentiment national est tellement en crise qu'on peut dire qu'il n'existe plus. La seule chose qui est sortie du débat identitaire de cet hiver c'est "mon dieu, c'est horrible, il y a des musulmans chez nous et ils veulent continuer à pratiquer leur religions !!" Jamais rien de positif n'est ressorti de ce débat. Entre les élites qui se sentent appartenir à l'empire américain (ce midi à l'édition spécial, Daphné burki annonçait des prix en dollars) et notre sous prolétariat des banlieues qui rêve d'y appartenir pour bénéficier de leur communautarisme ethnico-religieux, il y a guère que quelques "traditionalistes" comme toi qui croient encore en la nation française ...

A mon sens, avant de parler de nation souveraine ou d'alternative en France, il faut déjà faire renaître un sentiment d'appartenance collective fondée sur des valeurs communes, guérir la nation de son individualisme libéral-égalitaire pathologique et réapprendre à penser collectif et système. Le problème c'est que je ne sais pas (encore?) comment !

@ Jacques

Je sais très bien cela et je suis (un peu) dans la même situation. Lors de mon séjour en Russie de cet hiver, j'ai pu constater la force du sentiment national la bas. Ca n'a strictement rien à voir avec ce que l'on connait ici.

En caricaturant, je dirais que les Russes croient en la Russie mais plus du tout en leur Etat, alors que nous, français, nous ne croyons plus en la France mais attendons toujours tout de l'Etat. Or pour une nation souveraine, il faut les deux : la nation "unie" + un Etat fort.

Tu es d'accord ? :-)

Écrit par : Malakine | 05.02.2010

@ Malakine,

Comme toujours, je suis plus optimiste que toi.

Concernant le sentiment national, j'ai l'impression au contraire qu'il se renforce. En ce sens, comme le soutient Jacques Sapir dans son livre, le discours des trois principaux candidats de 2007 sur la nation, le refus des délocalisations montre au contraire une évolution positive à mon sens. N'oublions pas que les socialistes chantent désormais la Marseillaise. Mes souvenirs de la vie politique de la fin des années 80, début des années 90 me disent que cela n'était pas possible à l'époque.

En outre, comme je l'ai plusieurs fois écrit, les émeutes de 2005 étaient des émeutes sociales plutôt que communautaires, en tout cas, c'est la façon dont une partie de la presse étrangère les avait interpréter. Ils en avaient déduit que le lien national était fort en France. Ces émeutes n'étaient pas contre la France mais elle exprimait un problème social.

Et même en étant moins positive, compare avec la situation de la Grande-Bretagne, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne ou même la Belgique et tu verras au contraire que le lien national est beaucoup plus fort chez nous qu'ailleurs.

@ Jacques Sapir

J'en profite pour vous remercier de défendre de telles idées si souvent ostracisées par la pensée unique médiatique.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 05.02.2010

Laurent Pinsolle vous vous voilez la face, je suis surpris d'apprendre ici que les jeunes beurs sont habités "par un fort sentiment national".
Depuis quand transforme on de jeunes filles en torche vivante pour exprimer "un malaise social" ? Ces gens sont des sauvages, ils ne connaissent pas et ne respectent pas la France et il faut le leur apprendre et lp, je suis persuadé qu'ils pourront changer.
Vous contournez tout le temps le problemes de l'Islam, de l'assimilation et de l'immigration, c'est bien dommage.

Écrit par : Poklin | 05.02.2010

En premier, comment fonctionne un emprunt classique fait par un particulier ou une entreprise :

Monsieur Toulemonde se rend a sa banque (banque commerciale) pour emprunter de l'argent en vue de s'acheter une nouvelle voiture. Le banquier lui accorde un prêt de 15 000 euro avec un taux d'intérêt de 5%. Monsieur Toulemonde remboursera à sa banque sur 10 ans les 15 000 euro + l'intérêt de la dette. Jusque la rien d'étonnant.
Dans l'esprit des gens, la banque va prêter 15 000 euro qu'un autre épargnant aura placé à un taux plus bas sur un compte épargne (par exemple a 4%) et cette même banque gagnera au final 1% pour sa pomme. Biiiiip, mauvaise réponse, la banque va créer l'argent à partir de presque rien, elle n'a pas besoin qu'un épargnant dépose 15 000 euro pour prêter 15 000 euro. Elle va simple faire par jeu d'écriture, une création de monnaie provisoire (de l'argent nouveau) qu'elle détruira une fois que la somme sera remboursée par monsieur Toulemonde. La banque aura au passage gagné 5% sur 15 000 euro, en intérêt cumulé (soit beaucoup plus de 5% puisque l'emprunt sera sur plusieurs années). La somme correspondant aux intérêts elle ne sera pas détruite, et sera de l'argent nouveau et permanent (augmentation de masse monétaire).

Un taux d'intérêt est calculé sur 2 critères principaux :
1/ La capacité de remboursement de l'emprunteur (en fonction de ses revenus, le caractère risqué ou non du bien acheté avec l'emprunt, le décès...).
2/ La compensation au préteur (la banque commerciale) de l'argent qu'il a prêté et qu'il n'a donc pas de disponible pendant la durée du prêt. Compensation prenant en compte l'inflation; la quantité de bien pouvant être acheté avec cette somme prêtée ayant baissée entre le moment du prêt et celui du remboursement.

Hors depuis que la création de monnaie n'est plus indexée sur un stock d'or équivalent, les banques peuvent créer autant d'argent qu'elles le veulent comme le feraient de faux monnayeurs puisque l'argent n'a plus qu'une valeur symbolique. Il n'est donc pas justifier de facturer des intérêts de compensation puisque les banques prêtent de l'argent qu'elle n'ont pas (appelé "argent dette créer "ex nihilo").
De plus, les banques commerciales (BNP, Credit Agricole...) demandent des garanties qui sont telles que le risque de non-remboursement est trés limité.

L'intérêt que nous payons sur nos crédit est démesuré. Un crédit maison de 300 000 euro a 5 % sur 25 ans, sera sujet a un interet de 230 000 euro. Total 540 00 euro qui devront être remboursés. Plutôt que des les nommés "intérêts compensatoires", appelons cela par son vrai nom, "un service". A 230 000 euro le service, cela laisse un goût très amère quand connaît les tenants et les aboutissants.

PS : quand je dis "les banques commerciales créent a partir de rien", ce n'est pas tout a fait vrai car des règles prudentielles on été mis en place. Suite aux accords de Bale 1, le "ratio Cooke" qui a ensuite été remplacé le "Ratio McDonough" (accords de Bale 2), les banques commerciales doivent avoir 8% du montant du crédit (réserve appelée monnaie banque centrale) dans leurs fonds propres pour créer de l'argent dette (théoriquement pour prêter 100 euro, la banque commerciale doit en posséder 8 ). A coup de montage complexe, les banques commerciales ont réussi à baisser le ratio minimum en augmentant fictivement leur fonds propres pour arriver il semblerait à environ 2%.
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points importants pour comprendre ce qui suit


Il y a 2 types de monnaies :

1/ La monnaie fiducaire : pièces de monnaie et billets.

2/ La monnaie scripturale (du latin scriptura "écriture") : argent non palpable, il est sur papier ou sur supports informatiques. Il s'échange par le biais de cartes de crédit, virements ou chèques.

En France, environ 7% de la totalité de l'argent (la masse monétaire) est fiducaire (et donc 93% est scriptural).


Il faut distinguer 2 types de banques :

1/ Les banques commerciales, autorisées à émettre de la monnaie scripturale (dans leur cas par le biais des crédits; car a chaque emprunt, il y a naissance d'argent nouveau). Elles sont la BNP, La Caisse d'Epargne, Le Crédit Agricole, Le Crédit Lyonnais....

2/ La banque centrale (banque nationale publique) est la seule autorisée à emettre la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et elle émet également de la monnaie scripturale. En Europe, chaque pays à une banque centrale (pour l'hexagone, La Banque de France). On entend souvent parler de la BCE (Banque centrale Européenne), c'est elle qui fédère et commande (en partie) toutes les banques centrales des pays de la "zone euro".

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Bon là on passe à du lourd.

En France, par l'article 25 de loi du 3 janvier 1973, sous la présidence de Pompidou et de son ministre de l'économie de l'époque Giscard d'Estaing, un changement important s'opère sans que les citoyens soient consultés. Il passe totalement inaperçu du grand publique. L'Etat Français n'est plus autorisé à emprunter pour ses investissements à sa banque centrale (La Banque de France).

Ce que cela a changé :
Avant 1973, la France empruntait régulièrement à sa banque centrale (la Banque de France) pour permettre a l'Etat d'investir dans des infrastructures d'interet général (auto-routes, hôpitaux, écoles...). La Banque de France créait par exemple 1 milliard de francs (toujours a partir de rien) et cela sans intérêt puisque la Banque de France appartient a l'Etat. L'Etat remboursait le milliard emprunté et l'argent qui avait été créé, était ensuite détruit par la Banque de France (monnaie scripturale). Le temps de l'emprunt, il y avait 1 milliard de francs en plus en circulation. Le fonctionnement permettait a l'Etat d'anticiper ses besoins futurs et cela sans avoir a augmenter les taxes et impôts. Mais les banques commerciales qui avaient déjà le quasi monopole de la création de l'argent scriptural (pret aux particuliers et aux entreprises) en voulaient encore plus, et voyaient d'un mauvais oeil que l'Etat ait le contrôle sur l'économie du pays. Le lobby très puissants des banques commerciales, après des années de lutte acharnée contre Charles De Gaulle pour interdire à l'Etat de recourir à la Banque de France pour financer ses investissements, réussit son coup après son départ de l'Elysée avec l'aide de son successeur (G.Pompidou). Au passage, notons que Georges Pompidou a été à 2 reprises directeur général de la Banque Rothschild.


Un calcul de l'INSEE a dressé un comparatif de ce que serait la dette de l'Etat en 2006 si l'ancien système (avant 1973) n'était pas tombé et avec le nouveau système (après 1973). Pour les mêmes emprunts et les mêmes remboursements :

L'ancien système, si il était toujours en place, la dette de l'Etat serait nulle, et il y aurait environ 100 milliards d'euro en positif dans les caisses.

Nouveau système (le systeme actuel) : La dette en 2006 était d'environ 1150 milliards d'euro avec environ 45 milliards d'euro d'intérêt par an.

L'Etat a payé depuis 1973 environ 1200 milliards d'euro d'intérêt. En fait, il ne fait que rembourser les intérêts. Les finances publiques ne permettent pas de rembourser le capital. Si l'on fait le bilan des finances publiques en France, on s'aperçoit que ce qui nous met dans le rouge, ce sont les intérêts de la dette. Le système est très pervers, il ne permet pas de rembourser le capital et oblige l'Etat a emprunter plus pour rembourser.

Ce que nous coûtent les intérêts de cette dette par an, est environ équivalent a l'impôt sur le revenu de tous les ménages français.

Contrairement a une société (dépôt de bilan) ou un particulier (décès), un état est immortel et a une solvabilité colossale. L'intérêt qu'il paie (enfin que nous payons par le biais des impôts et taxes) n'est ni justifié sur sa capacité à rembourser (qui est très bonne car la France est solvable), ni sur la compensation au préteur (puisque l'argent est créé toujours a partir de rien).

La valeur de la France par français est d'environ 170 000 euro (ne sont pas pris en compte les biens personnels, mais uniquement les biens publiques). La dette de l'Etat par français est de 18 000 euro. L'endettement n'est pas très important au final (environ 10%). Le problème est qu'il y a un transfert progressif (qui a commencé grâce à la loi du 3 janvier 1973) de nos biens publiques au secteur privé. Nous vendons et nous vendrons pour stopper cette gangrène qui nous grignote avec les intérêts de cette dette, nos bijoux de famille : patrimoines immobiliers de l'Etat, France Télecom, La Poste, Air France, Les auto-routes, EADS, SNCF, EDF.... Nous sommes en train de nous faire vampiriser nos biens nationaux pour payer cette foutue dette qui n'a pas lieu d'être.

Alors pourquoi nos gouvernements successifs (de droite ou de gauche) ne changent-ils pas ce système ? Parce qu'ils n'en ont pas intérêt ou parce qu'ils n'en ont plus le pouvoir ? Je pense que les 2 réponses sont bonnes. D'un coté les banques commerciales, les assureurs, les multinationales... ont maintenant plus de pouvoir que les Etats. Un homme politique avec des idées réformistes sur le système financier et monétaire ne percerait pas. Le corporatisme politico-affairiste est trop bien en place pour laisser des chaises vides à d'éventuels râleurs aux visions humanistes.

Un nouveau Bretton Woods? Pas encore malheureusement, car nous n'avons pas encore touché le fond. Quand les actifs de l'Etat qui peuvent être bradés l'auront étés, alors on passera par une phase d'augmentation des taxes et impôts pour régler les intérêts de la dette. Le peuple sera dans la rue quand cela lui deviendra insupportable (baisse méchante du pouvoir d'achat). Le système changera sûrement en mieux, mais le transfert du patrimoine publique vers le privée sera déjà terminé. Il ne restera à la charge de l'Etat que la police, la justice, l'éducation... enfin en résumé, ce qui n'est pas ou peu commercialisable.
Cette société, c'est l'Europe du libéralisme à l'excès. Elle est très loin de l'Europe à laquelle j'aspire.

La non-connaissance du grand publique du fonctionnement de l'argent dette est la force du système. Documentez-vous, parlez-en, notre seule force est notre nombre. Si le sujet etait connu de tous, les politiques n'auraient d'autre choix que de mettre débat sur la table.


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Petit exemple de ce que l'Etat pourrait faire si il pouvait emprunter à la Banque de France (création monétaire). Imaginons un prêt de 100 milliards d'euro (sans intérêt), pour fabriquer du logement. Ce qui représente environ 1 million de logement pour famille de 4 personnes. L'Etat fabrique par le biais d'entreprises privées des logements (= emplois + recettes fiscales :TVA + IS+ IR...). Les loyers modérés, moins les charges de fonctionnement et entretient seraient d'au minimum 200 euros par foyer pour l'Etat et par mois. Il faudrait entre 20 et 30 ans pour rembourser le prêt à la Banque de France. L'Etat serait à terme propriétaire d'un parc immobilier beaucoup plus important, qui lui rapporterait du bénéfice net après plusieurs décennies. Les loyers du parc privé baisseraient ainsi que les prix des biens à la vente. La part du budget des foyers pour le logement ne serait plus asphyxiante, la qualité de vie augmenterait au lieu de baisser. Un seul verrou, le monopole des banques commerciale à créer de l'argent dette pour le secteur publique.

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Comment cela se passe dans les autres pays?


Les pays ultra-libéralistes ainsi que néo-libéralistes fonctionnent tous ainsi (les pays des l'OCDE par exemple), ce système bancaire basé sur la dette et l'appauvrissement des états est en place partout.

Aux Etats-unis, un président s'est opposé à la privatisation de la création monétaire et de ce que cela induisait. En 1963, Kennedy avait pour projet, un retour arrière à ce cadeau historique fait aux banques commerciales privées. Il n'aura pas le temps de le finaliser, son assassinat ayant eu lieu la même année.

En Europe, l'article 104 du traité de Maastricht enfonce le clou, les banques commerciales ont gagné la partie sur le vieu continent.

Copie de l'article : «article 104, § 1 interdit en effet à la BCE et aux banques centrales des Etats membres, si après dénommées "banques centrales nationales", d’accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des Etats membres ; l’acquisition directe, auprès d’eux, par la BCE, ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. »

Le traité de Lisbonne reprend l'article 104. La constitution européenne est pour les banques commerciales un vrai bonheur.


La Chine, je n'ai pas trouvé suffisamment de documents pour en parler en détail.

Le Brésil fait de la résistance, Amérique du sud prend la voix du contre-pied.

L'Afrique et le reste de l'Asie, je ne sais pas en détail. Dans l'ensemble les pays occidentaux par le biais de l'OMC ont imposé ce système véreux presque partout.

Le total de la dette publique mondiale est de 36 000 milliards d'euro. La majorité de cette dette est détenu par les banques commerciales, assureurs et fonds souverains. En se basant sur un taux d'intérêt de 5%, le transfert de la richesse publique vers le privée est de l'ordre de 1 800 milliards d'euro par an. C'est le plus gros hold-up jamais commis.


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Personnellement, cela me donne la nausée. A l'échelle de la France, nous sommes en train de nous faire piller ce que plusieurs générations avaient capitalisées par le travail et cela en toute légalité par simple jeux d'écritures. Tout crédits accordés qu'ils soient destinés à un particulier, une entreprise ou aux investissements de l'Etat devrait être le fait de notre banque centrale ou d'une banque commerciale publique. Je ne suis pas contre (en temps que particulier ou entreprise) de payer des intérets, mais uniquement si cela rentre dans le bien commun et est redistribué.

Il y a un amalgame entre libéralisme et liberté d'entreprendre. Créer son entreprise, être son propre patron, n'est pas synonyme de libéralisme. En fin de course, c'est même une opposition car le libéralisme à l'excès ne permet plus aux petits d'entreprendre.

Un autre soucis, celui de "l'usure". C'est un problème mathématique basé sur le système pyramidal de l'économie et qui se concrétise par les intérêts de la dette. Le problème de l'usure (quand ce sont les banques commerciales qui en bénéficient, comme depuis 3 ou 4 siècles), va nous amené à une faillite du système financier, l'exemple de ce problème est la crise des "subprimes" (crise des liquidités). Pour tenir ils faut toujours consommer plus qu'hier, là où ça coince, nos ressources sur la planète ont des limites et nous consommons plus qu'elles peuvent nous en offrir. La pyramide ne peut que s'écrouler avec la raréfaction des ressources naturelles (voir les 2 video ci-dessous).

Je vous conseille :

- Le livre écrit par André-Jacques Holbecq et Philippe Derudder "La dette publique, une affaire rentable : A qui profite le système ?" aux Éditions Yves Michel. 12 euro

- De se documenter sur le prix Nobel d'économie 1988 : Maurice Allais.

- Chercher sur google : "création monétaire ex nihilo" / "dette publique" / "argent dette"

- Regarder les 2 vidéo de Paul Grignon "L'argent Dette"

Vidéo 1 :

http://www.dailymotion.com/video/x75e0k_largent-dette-de-paul-grignon-fr-in_news

Video 2 :

http://www.dailymotion.com/video/xbqww7_largent-dette-2-promesses-chimeriqu_news


je termine ma petite synthése par une citation d'Henry Ford (fondateur de la société des voitures "Ford") : « Il est une chance que les gens de la nation ne comprennent pas notre système bancaire et monétaire, parce que si tel était le cas, je crois qu'il y aurait une révolution avant demain matin. »


félicitations si tu as lu jusqu'au bout. J'ai fait au plus court, la vidéo complete ce que je n ai pas expliqué ;-)




PS : je viens d'ouvrir un groupe facebook sur le sujet

http://www.facebook.com/group.php?v=wall&ref=mf&gid=280174299263

Écrit par : Ju | 06.02.2010

Moi aussi je vais provisoirement oublier le bon Jacques Sapir et je m’en excuse (enfin moi, je m’en excuse).

Le problème des érudits de « l’argent dette », généralement incollable sur les problèmes monétaires, c’est qu’ils n’ont jamais assisté à un hold up, un vrai. Dans un vrai hold up, ceux qui ramassent l’argent sont ceux qui ont les armes, pas les banquiers hyper malins derrière leurs guichets. Ceux-là ont effectivement gagné la première manche, celle qui consiste à collecter les fonds -ou à en créer (je veux bien je m’en fous d’ailleurs), alors que les premiers remportent la deuxième, qui consiste à les fourrer dans des sacs.
C’est là toute la différence entre un gangster et un bankster, entre un vrai méchant et un tocard, lequel n’a pu prospérer que par les largesses de l’état providence (comme l’hyper individualisme dont se désole Malakine sur son île). L’état providence étant presque crevé, banquiers, vous n’en avez donc plus longtemps ! (L’hyper individualisme non plus, l’occasion faisant le larron).
Vous me direz qu’il y a une belle à ce petit jeu du hold up, généralement gagné par un tiers, la police. Mais précisément, dans notre jeu à nous, la police et les gangsters se confondent dans une même entité : l’état.
C’est le hold up à l’envers, la répudiation de la dette, parce que l’état gangster a les flingues et le banquier sa nostalgie des temps bénis où l’on pouvait fantasmer sur la société sauvage. Justement la voilà qui débarque, pauvre pomme !
Il y a bien sûr des accidents historiques, souvent accoucheur de monstres, et le billet récent de Laurent sur les Etats-Unis est à ce titre beaucoup plus inquiétant que n’importe quelle litanie sur l’argent dette. Menacée dans son hégémonie extérieure (ou carrément ratatinée, tant l’on se berce d’illusions sur « l’hyper puissance » américaine), laquelle est la condition de sa cohésion intérieure (la fierté d’être américain), l’Amérique qui compte (Wall street, Wall Mart, le pentagone) ne serait-elle pas tentée de marquer son territoire sur celle qui ne compte déjà plus ? (Les pauvres, ceux d’hier et ceux de demain, les classes moyennes).
Ici on aurait l’exemple inédit d’un état se répudiant lui-même pour devenir le bras armé exclusif des banques. La première étape de cette conclusion –le suffrage censitaire- a déjà été réalisée récemment de fait en donnant aux firmes privées une liberté totale d’investir dans le champ politique.
L’expression politique du peuple n’étant plus relayée par une institution quelconque du passé -parti, syndicat etc.- et le propre de l’homme étant de chercher à s’organiser (sauf anesthésie provisoire de l’Etat providence qui désole Malakine sanglotant dans son tonneau), de nouvelles et efficaces organisations collectives entreront en conflit avec les nouvelles seigneuries de l’état financier : sectes religieuses, communautés ethniques, mafias, ces dernières panachant les trois parce qu’elles savent collecter et utiliser les meilleurs flingues.
Au Mexique, le processus est déjà enclenché, débordant d’ailleurs largement sur le grand voisin, et la guerre des gangs entre eux et contre l’état qui y fait rage est déjà aussi meurtrière que la guerre en irak.
Science fiction ?

Écrit par : Daniel D. | 06.02.2010

@ Poklin

Non, je n'évite pas le sujet. Nous avons juste des opinions différentes. Bien sûr qu'il y a des abus qui doivent être sanctionnés. Je ne vais pas faire d'angélisme. Il y a de la violence. Les violences aux personnes augmentent tous les ans depuis 15 ans (même si nous avons 4 fois moins d'homicide par habitant qu'aux Etats-Unis, il faut le rappeler). Bien sûr, certains immigrés ne se comportent pas bien et cela doit être sanctionné. A titre personnel, je suis favorable à une tolérance zéro sur les délits mineurs (par le biais de Travaux d'Intérêt Général) pour corriger la tendance actuelle.

En revanche, je pense que la France est un pays d'immigration, où l'assimilation continue à mieux fonctionner qu'ailleurs (même si cela n'est évidemment pas parfait à 100%, loin de là). Je n'aime pas les généralisations abusives à mon sens et je crois que la très grande majorité des immigrés est bien intégrée et souhaite s'intégrer (ce qui serait plus facile si le marché du travail n'était pas aussi mauvais depuis des décennies). Après, il y a une minorité qui se comporte mal, et elle doit être sanctionnée.

@ Ju,

Merci pour cet exposé qui rappelle l'importance de cette loi de 1973...

Écrit par : Laurent Pinsolle | 07.02.2010

Les résistants de la 25ème heure

"En ce sens comme le soutient Jacques Sapir dans son livre,le discours des 3 principaux candidats de 2007 sur la nation,le refus des délocalisations montre au contraire une évolution positive à mon sens.N'oublions pas que les socialistes chantent désormais la Marseillaise."

Oui il ne faut pas perdre espoir,à l'été 44 beaucoup de collabos ont rejoint les maquis...

"Le refus des délocalisations"
Je me demande combien de temps encore les Français vous supporter la propagande gouvernementale.
Il y a quelques jours le mari de la chanteuse déclarait;
"Je n'accepterai jamais que des voitures en France soient construites à l'étranger."
Même si le Président a beaucoup de mal à s'exprimer(...) on comprend bien ce qu'il a voulu dire,ou plutôt voulu faire croire.

En 2008 le déficit de la balance commerciale de la branche automobile(la différence entre les exportations et les importations de véhicules neufs)était de 4.8 milliards,7 fois plus qu'en 2007!
Sans connaitre les chiffres de l'année passée on notera le satisfecit d'un des imbéciles heureux du gouvernement;
"La prime à la casse a atteint tous ses objectifs en 2009".Lesquels?

Encore une fois NDA s'est pris les pieds dans le tapis!
Il fallait évidemment être vent debout contre la prime à la casse,le Président,avec l'argent du contribuable,a financé les importations et maintenu des surcapacités industrielles qui tôt ou tard seront détruites...
D'autre part NDA serait bien inspiré d'attaquer le "gouvernement" sur le patriotisme économique(sauce Sarkozy)!Parce qu'évidemment il vaut mieux acheter une japonaise(Toyota)ou une allemande(Smart)fabriquées en France plutôt qu'une française fabriquée en Turquie ou en Slovénie.
Entre parenthèse la famille Peugeot,comme les joueurs de l'équipe de France de tennis,"habite" en Suisse...

Manifestement NDA n'a pas pris la mesure du désastre,il continue sans relache à écumer les plateaux pour parler avec les journaleux les plus insignifiants de la burqa,du "grand paris" ou du RER.Désespérant!
Avec vous qui pensez qu'"ils ont sauvé le système" je fais un pari;bientôt(dans 1 an,dans 2 ans?Quand la population comprendra que les politiques ont perdu tout contrôle)on assistera à de violentes émeutes,et alors je ne donne pas cher de la peau de Bernanke,"l'homme de l'année" 2009,ni de celle du "Superman de la crise"(je vous cite...),Obama.

Écrit par : Balthazar | 07.02.2010

@ Ju

Je viens enfin de prendre le temps de lire ton long commentaire sur l'argent dette. je n'ai pas appris grand chose puisque j'avais lu le bouquin de Holbecq sous les injonctions pressante de RST. J'ai fini par rejoindre ce point de vue, non sans mal.

En revanche, je pense que tu te plantes quand tu dis que tous les pays de l'OCDE fonctionnent ainsi. Il me semble avoir lu que les banques centrales d'angletterre et des Etats-Unis avaient acheté des titres de dette publique. Non ? En revanche, je ne sais pas si c'était avec ou sans intérêt ...

@ Daniel

Tu as l'air de te foutre de mon obsession sur l'individualisme, mais cette histoire d'argent dette le confirme une nouvelle fois. On pense les finances publiques exactement comme le budget d'un ménage. Une fois encore, je constate qu'on est incapable de penser le collectif et qu'on perçoit les Etats comme de vulgaires acteurs privés.

Écrit par : Malakine | 10.02.2010

@ Balthazar

Je vous conseille d'aller sur le blog de NDA et de vous renseigner un peu plus. NDA est un des seuls hommes politiques à parler de protectionnisme (c'était un thème majeur de notre campagne aux élections européennes).

Voici son papier sur Renault : http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2010/01/15/Schizophrénie

Il vient d'en publier un autre sur Altis : http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2010/02/05/Altis%2C-entreprise-de-pointe-condamnée-à-mort-par-la-mondialisation

Mais pourquoi vous escrimez-vous à attaquer un des rares hommes politiques qui se bat justement contre la pensée dominante ?

En outre, il est parfaitement normal qu'il parle du RER en cette période d'élections régionales... Et il répond également aux questions des journalistes en fonction de l'actualité, ce qui est normal pour un politique.

Concernant la prime à la casse, même si elle a contribué à augmenter notre déficit commercial, il ne faut pas oublier qu'elle a représenté un coup de fouet bienvenu pour l'ensemble du secteur automobile (concessions...).

Écrit par : Laurent Pinsolle | 10.02.2010

Moi je vous conseille de lire plus attentivement les commentaires.
Comme souvent vous dénaturez mes propos,je n'ai pas écris que NDA n'était pas favorable au protectionnisme!
Dans votre réponse à un commentaire vous vous êtes félicité du "discours des 3 principaux candidats de 2007 sur la nation,le refus des délocalisations".
Je vous ai répondu qu'en effet il ne fallait pas perdre espoir,à l'été 44 beaucoup de collabos avaient fini par rejoindre le maquis...
Je ne crois pas me souvenir que NDA faisait partie des 3 candidats de 2007!

Quand à mes attaques incessantes...
J'ai déjà écris sur votre blog que j'avais voté pour NDA lors de la dernière élection(mais pour tout dire plutôt par défaut),je suis souverainiste,il reste le seul candidat fréquentable.
Je ne regrette pas mon suffrage mais je pense que NDA n'a pas pris la mesure des évènements(un comble pour un gaulliste),il a longtemps sous-estimé,et il sous-estime la gravité de la conjoncture économique,et il est bien trop timoré face aux dérives de nos institutions.
L'emploi du mot dérive n'est pas approprié,depuis des années les principes qui fondent la République sont foulés aux pieds.Anne Marie Le Pourhiet(que je ne vous présente pas...)parle de coup d'Etat,de haute trahison.Elle n'est pas chanteuse de rap,comédienne au chevet des sans-papiers ou militante du NPA mais juriste!
Dès lors vous comprendrez j'espère que voir à la télévision NDA parler du dernier clip des "jeunes UMP" dans un décor de bistrot ne m'amuse que modérément.

Enfin...
Je ne crois pas qu'un homme politique favorable aux primes à la casse puisse être rangé parmi les farouches opposants à la pensée unique.
Manifestement les branquignoles qui nous gouvernent ont la mémoire courte.Juppé et Balladur avaient déjà expérimentés ce type de mesures.
Parce que le marché français est ouvert aux quatres vents l'argent du contribuable a financé les importations.D'autre part les subventions ont pour effet de déstabiliser le marché,ou plus justement les marchés,je ne me suis pas penché sur la question mais il y a fort à parier que le marché de l'occasion ou encore celui du recyclage ont beaucoup souffert de l'intervention publique.
Le marché a été dopé artificiellement,une fois les aides abandonnées(mêmes si elles le sont cette fois progressivement...)il s'effondrera et on s'aperçevra alors(comme aux Etats-Unis il y a quelques mois...)que non seulement ces mesures ne servent à rien mais qu'en plus le remède était pire que le mal...
En 2007,dans une économie au bord de l'explosion(en sur-régime),le taux d'utilisation des capacités dans le secteur étaient de 80%,aujourd'hui il est probablement(alors que le marché est gonflé artificiellement!)de 60%.
Tôt ou tard ce déséquilibre sera corrigé,à moins de remettre au goût du jour la martingale soviétique...

Écrit par : Balthazar | 28.02.2010

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