06.03.2010

La Commission Européenne, fan des OGM

Au moins c’est clair : depuis des années, José Manuel Barroso fait tout ce qu’il peut pour les imposer à des peuples européens plus que réticents. Faisant fi de l’opinion très réservé des dirigeants des pays de l’Union, qui se sont déjà opposés à lui, il essaie à nouveau aujourd’hui.

Retour en arrière

Ce n’est pas la première fois que Bruxelles cherche à imposer sa volonté aux Etats européens, même si les nombreux échecs de 2009 l’ont incité à choisir une démarche plus suggestive. En effet, il y a un an, une majorité qualifiée d’Etats avaient imposé sa volonté au président de la Commission Européenne en s’opposant à sa volonté d’imposer la commercialisation du maïs Monsanto aux pays qui l’avait interdit en utilisant la clause de sauvegarde.

Il était d’ailleurs complètement scandaleux qu’il faille une majorité qualifiée d’Etats pour imposer sa volonté à des fonctionnaires ! Un mois et demi après, l’Allemagne avait décidé de retirer le maïs en question de son marché. Bref, depuis quelques années s’opposent la volonté des Etats, qui, suivant des opinions publiques assez réticentes vis-à-vis des OGM, veulent limiter le plus possible leur culture, à celle d’une Commission Européenne qui les soutient fortement.

Un nouveau débat

Cette fois-ci, la Commission ne cherche pas à imposer la commercialisation mais se contente de l’autoriser, tout en laissant les Etats choisir s’ils souhaitent autoriser ou non la semence chez eux. Mais outre un mépris flagrant des opinions publiques, certains questionnent l’objectivité de la Commission Européenne en soulignant qu’elle s’appuie sur l’avis d’une agence européenne, l’ASEA, dont la responsable du département OGM est partie travailler chez un producteur d’OGM…

Qui plus est, le Monde a révélé dans un papier très intéressant qu’il y avait des doutes sur l’innocuité d’une variété de pomme de terre OGM autorisée par la Commission Européenne puisqu’elle contient un gène de résistance à un antibiotique et que l’OMS et l’Agence Européenne des Médicaments avaient souligné le pouvoir de ces antibiotiques. Bref, l’autorisation accordée par Bruxelles semble avoir été faite de manière assez légère et on peut à nouveau s’interroger sur les motifs véritables...

Certains OGM peuvent être utiles mais il convient de démontrer leur innocuité sur une longue durée avant d’autoriser leur commercialisation. Aujourd’hui, on a trop l’impression que la Commission Européenne fait passer l’intérêt des multinationales avant tout le reste.

Commentaires

L'Europe, et en particulièrement la France est en voie de sous développement: refuser une technologie, c'est se condamner. Déjà, une grande partie de la matière grise des biotechnologies s'en est allée et avec elle, la promesse de création de richesse. Si nous croyons nous protèger en bloquant les OGM, ce sera une ligne Maginot de plus. Aujourd'hui les OGM, demain les nanotechnologies. On peut reprocher bien des choses à la commissions européenne, mais je crois qu'elle est bien plus consciente de la gravité de la situation que nos politiques, trop préoccupés par leur rééelection.

Écrit par : douar | 07.03.2010

Pourquoi ne pas faire confiance tout de même aux scientifiques qui le proposent. Pour nourir la planète il faudra en passer par la un jour où l'autre. Etudions la questions. Je pense que ce sont
surtout les écolos (les faux écolos) qui sont contre. Ils sont contre tout. Les rats...ils sont moins costauds que nous??? D'ailleurs pour le moment il n'est pas question de les manger. Et
c'est peut être bien en refusant tout que l'on prendra quelques
trains de retard. C'est déjà fait

Écrit par : marie | 16.03.2010

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