26.04.2010
18 propositions concrètes pour réguler la finance
La violence de la crise aurait du provoquer une remise en question du système. Paradoxalement, la rapidité du sauvetage et les moindres conséquences de la crise par rapport à celle de 1929 font que rien n’avance. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les solutions en main.
Des intellectuels alternatifs se sont levés
Venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd, Jean-François Kahn ce week-end sur son blog dans un très bon papier), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion), un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels nous proposent des solutions pour refonder le système économique. Je vous propose ici les 18 mesures emblématiques que j’ai retenues. Oui, un autre monde est possible !
Assurer une meilleure contribution de la finance à la collectivité
1. Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat : il n’est pas normal que les banques puissent aujourd’hui emprunter à 1% auprès des banques centrales pour prêter ensuite aux Etats entre 3 et 7%. L’Etat doit reprendre le contrôle de la création monétaire et retrouver la possibilité de monétiser sa dette s’il le souhaite, en revenant sur la loi de 1973. Cela sera sans doute la solution pour éviter une dépression en Europe.
2. Instaurer une taxe Tobin significative (0.1 à 1%) sur toutes les transactions financières : cela permettra de faire davantage contribuer le monde financier à la collectivité tout en réduisant la spéculation à court terme, dont les coûts seront alors démultipliés. En outre, cela permettrait de réduire le fardeau des dettes contractées par les Etats pour sauver le monde de l’implosion financière.
3. Instaurer une taxe sur les fusions et acquisitions : les rachats d’entreprise sont souvent l’occasion pour les actionnaires d’extraire toujours plus de valeur sous la forme de licenciements. Ce coût pour la collectivité devrait être compensé par une taxe exceptionnelle fonction du montant de la transaction, ce qui limiterait également les rachats d’entreprise à l’utilité douteuse.
4. Créer un grand pôle public bancaire : aujourd’hui, les immenses profits des activités de détail des banques en France et dans le monde montrent que cette activité est un oligopole absolument pas concurrentiel qui vit telle une sangsue sur le dos de l’économie réelle et de ses clients. L’Etat pourrait instaurer une plus grande concurrence en créant une grande banque publique (autour de LCL ?) qui proposerait ses services à des tarifs raisonnables.
5. Mettre fin à la course sans fin et mortifère à la rentabilité : hier, il fallait dégager 5% de rentabilité sur capitaux investis, aujourd’hui 15%, demain 25% ? Pour éviter que les fruits de la croissance ne soient totalement vampirisés par les actionnaires, comme le recommande Frédéric Lordon, nous pouvons mettre en place un SLAM (Shareholder Limited Authorized Margin), une limite au-delà de laquelle l’Etat taxe de manière confiscatoire (90% par exemple) toute rémunération supplémentaire, à la manière de Franklin Roosevelt.
6. Encadrer strictement les bonus : quand tout va bien, les banquiers touchent des bonus colossaux et quand tout va mal, ils sont aidés par l’Etat et si leurs bonus sont réduits, il n’en reste pas moins très confortables. Il faut donc instaurer une nouvelle tranche d’IR pour les très hauts salaires (au-delà de 500 000 euros), et systématiser l’étalement du paiement du bonus ainsi que la possibilité de bonus négatifs.
Réellement encadrer le système financier
1- Séparer à nouveau les banques de dépôt et d’affaires : pour protéger les banques de dépôt des excès des marchés, la Grande Dépression avait enfanté le Glass Steagall Act. Son abrogation par l’administration Clinton porte une lourde part de responsabilité dans la crise et il faut donc revenir dessus.
2- Interdire toute transaction avec les paradis fiscaux : les normes de l’OCDE sont une sinistre plaisanterie. Les paradis fiscaux ont simplement conclu des conventions de partenariat avec quelques micro-Etats pour échapper à l’opprobre international. Pourtant, au moins à l’échelle européenne, un véritable blocus permettrait de mettre fin à ces trous noirs de l’argent sale et du moins-disant fiscal.
3- Remettre en place un contrôle des mouvements de capitaux : la crise asiatique nous a enseigné que les pays qui encadrent les mouvements de capitaux sont moins sensibles aux crises financières. L’anarchie financière fait que les errements du marché immobilier étasunien sème la désolation sur la planète entière. Comme dans les bateaux, il est donc crucial de compartimenter les cales en remettant des frontières financières pour éviter qu’une seule voie d’eau ne menace de faire couler à elle seule l’économie mondiale.
4- S’assurer que les agences de notation font leur travail : la crise a fait apparaître les limites d’un système où les agences sont à la fois juges et parties puisqu’elles doivent évaluer les institutions financières qui sont également leurs clients pour la certification de leurs produits. Il est impératif de séparer la fonction de conseil de celle d’évaluation pour éviter les conflits d’intérêt patents apparus pendant la crise
5- Créer une seule agence de supervision financière : les dirigeants politiques ont tendance à multiplier les organismes de surveillance du système financier. Malheureusement, le système a besoin pour sa stabilité d’un organisme fort, répondant directement au ministre des finances de manière à ce que les politiques prennent toute leur part de responsabilité.
6- Revenir sur les normes de comptabilité « marked to market » : le comité Bâle 2 avait établi un changement majeur dans la comptabilité des entreprises, mettant en place une comptabilisation des actifs à la valeur des marchés (au lieu de la valeur d’achat). Cette mesure a créé un double cercle vicieux. En période de croissance, cela démultiplie les capacités de financement, et donc favorise les bulles. En période de krach, cela accélère les baisses, la chute des cours imposant de vendre pour restaurer les ratios, faisant davantage plonger les cours et provoquant une nouvelle dépréciation…
Limiter les excès du monde de la finance
1. Réduire l’effet de levier des institutions financières : aujourd’hui, avec des montages, il est possible de placer 100 avec à peine 1 de capital. Il est essentiel de proposer des normes prudentielles qui assurent la stabilité du système financier. Les normes de Bâle 2, conçues par les banques, étaient insuffisantes (8% de capitaux propres). Les politiques doivent reprendre la main et définir de nouvelles normes au regard de la crise de 2008 (quitte à imposer 15% de capitaux propres et plus encore sur les produits les plus risqués). Les normes pourraient également être d’autant plus strictes que les produits sont complexes…
2. Interdire ou encadrer très strictement les LBO : certains fonds de placement utilisent cette technique qui revient à faire payer par l’entreprise que l’on rachète l’emprunt utilisé pour la racheter. Cette technique permet alors de déduire fiscalement les pertes financières des profits, ce qui permet d’éviter de payer des impôts…
3. Interdire la titrisation et le hors-bilan : la gravité de la crise s’explique en partie par les mécanismes que les banques ont utilisé pour passer outre les normes prudentielles. Certains banques ont ainsi réussi à placer un tiers de leurs actifs hors bilan, en-dehors de toutes règles. La titrisation leur a également permis de transformer des créances contre lesquelles elles devaient conserver des capitaux propres en titres qui leur permettaient d’emprunter davantage ! Ces pratiques doivent être interdites
4. Interdire les achats à découvert : les achats à terme ou à découvert permettent de spéculer à la baisse sur la valeur d’un titre en prenant une option d’achat que l’on revend au prix du jour pour faire baisser le cours, de manière à empocher la différence. Ils ont momentanément été interdits pendant la crise. Cette interdiction devrait être définitive.
5. Interdire la spéculation sur les matières premières : l’envolée du prix des matières premières jusqu’à la mi-2008 avait pour principale raison le report de la spéculation suite aux baisses du marché de l’immobilier et de la bourse. Mais cette spéculation peut affamer des populations. Des règles extrêmement strictes doivent être mises en place pour éviter une redite (ne permettre l’achat de dérivés qu’à des professionnels capables de réceptionner la marchandise par exemple).
6. Interdire les dark pools : à mille lieues du discours de transparence des partisans de la déréglementation, cette nouvelle invention consiste à assurer l’opacité des ventes et achats de titres, ce qui augmente encore l’instabilité du système.
Naturellement, cette contribution n’a pas l’ambition d’être définitive mais plutôt de susciter un débat sur les moyens de remettre la finance au service de l’ensemble de l’économie et des citoyens. Tout commentaire sera le bienvenu ! Demain, j’étudierai les modalités de mise en place de cette réforme.
10:55 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (80) | Envoyer cette note | Tags : régulation financière, régulation de la finance, jean-françois kahn, frédérice lordon, paul jorion, jacques sapir, joseph stiglitz, paul krugman, robert reich, taxe tobin




Commentaires
Merci pour ce joli panorama de ce que l'on pourrait faire. Reste à savoir comment, sur quel périmètre et à partir de quelle gouvernance. J'attends le papier de demain avec impatience !
Écrit par : Malakine | 26.04.2010
Intéressant, tu as compilé tout ça tout seul ?
Et pourquoi ne pas interdire les dérivés tout simplement :ils ne servent à rien: ce sont des produits spéculatifs sur de la dette ou des risques de prise de risque sur risque potentiel . Leur poids est de 10 fois le PIB mondial, ce qui veut dire que de facto le monde est en faillite.
Écrit par : Dagrouik | 26.04.2010
Merci surtout de nous montrer la réalité de la finance d'aujourd'hui qui consiste uniquement à détruire la création de valeur tangible par tous les moyens possibles pour le bénéfice d'une très très petite minorité.
Je pense qu'on peut tailler dans les grande largeurs dans ce système.
On dit que ça va faire fuir les investissements, quels investissements ?
Des investissements à court terme ? Des investissements qui spéculent à la baisse ? A la revente ? Sur des pénuries ? Sur des mises à pied ?
Pas besoin de ce type d'investissements à mon sens.
Écrit par : Gab | 26.04.2010
@ Laurent
Je sais, la critique est facile mais ton inventaire à la Prévert me gène un peu même si il a le grand mérite d’exister et qu’il représente un gros travail. Tu vas me rétorquer (et tu auras raison) que tu fais des articles courts qui n’ont pas pour vocation de tout expliquer. C’est effectivement ta marque de fabrique et ce qui fait que ton blog est intéressant à lire. Mais dans ce cas précis, selon moi, le format du billet de blog n’est pas adapté.
Je passe vite sur le fait qu’une fois de plus je me désole qu’un clown comme Jorion (je sais, c’est une obsession, mais j’ai mes raisons) soit mis au même niveau que tout un tas de gens sérieux.
Tu mélanges des mesures qui n’ont pas toutes le même niveau d’importance : par exemple le contrôle des bonus est une mesure cosmétique (même si tout à fait nécessaire dans un esprit de justice) alors que confier la création monétaire à l’Etat un choix fondamental (qui se discute d’ailleurs comme le fait Lordon avec son système socialisé du crédit)
D’autres mesures comme l’interdiction de la titrisation sont peut être trop extrêmes. Des gens comme Aglietta considèrent qu’elle est utile. Ce n’est pas tant la titrisation en elle même qui est néfaste que sa mauvaise utilisation (la titrisation au carré voire au cube).
Je suis d’accord avec toi, un autre monde est possible (toi aussi tu as pris ta carte à ATTAC ?) et ce ne sont pas les solutions qui manquent mais bien la volonté politique. Et pour que cette volonté politique soit mise en œuvre, il faut un programme basé sur certaines de ces mesures mais la liste de ces mesures ne peut pas constituer un programme. J’ai donc du mal à voir comment tu peux d’un côté faire une sorte d’inventaire relativement exhaustif et de l’autre nous annoncer que tu vas étudier la mise en place de cette réforme.
Écrit par : RST | 26.04.2010
@ Laurent
Je sais, la critique est facile mais ton inventaire à la Prévert me gène un peu même si il a le grand mérite d’exister et qu’il représente un gros travail. Tu vas me rétorquer (et tu auras raison) que tu fais des articles courts qui n’ont pas pour vocation de tout expliquer. C’est effectivement ta marque de fabrique et ce qui fait que ton blog est intéressant à lire. Mais dans ce cas précis, selon moi, le format du billet de blog n’est pas adapté.
Je passe vite sur le fait qu’une fois de plus je me désole qu’un clown comme Jorion (je sais, c’est une obsession, mais j’ai mes raisons) soit mis au même niveau que tout un tas de gens sérieux.
Tu mélanges des mesures qui n’ont pas toutes le même niveau d’importance : par exemple le contrôle des bonus est une mesure cosmétique (même si tout à fait nécessaire dans un esprit de justice) alors que confier la création monétaire à l’Etat un choix fondamental (qui se discute d’ailleurs comme le fait Lordon avec son système socialisé du crédit)
D’autres mesures comme l’interdiction de la titrisation sont peut être trop extrêmes. Des gens comme Aglietta considèrent qu’elle est utile. Ce n’est pas tant la titrisation en elle même qui est néfaste que sa mauvaise utilisation (la titrisation au carré voire au cube).
Je suis d’accord avec toi, un autre monde est possible (toi aussi tu as pris ta carte à ATTAC ?) et ce ne sont pas les solutions qui manquent mais bien la volonté politique. Et pour que cette volonté politique soit mise en œuvre, il faut un programme basé sur certaines de ces mesures mais la liste de ces mesures ne peut pas constituer un programme. J’ai donc du mal à voir comment tu peux d’un côté faire une sorte d’inventaire relativement exhaustif et de l’autre nous annoncer que tu vas étudier la mise en place de cette réforme.
Écrit par : RST | 26.04.2010
Joseph Stiglitz n'est pas libéral. Il est "liberal" au sens US du terme, soit social-démocrate. Pour les autres, je n'ai pas vérifié mais ça doit être du même tonneau.
Après, je pense que vous devriez vous abstenir de parler de finance, dont vous n'êtes capable de véhiculer que des clichés :
- "les rachats d’entreprise sont souvent l’occasion pour les actionnaires d’extraire toujours plus de valeur sous la forme de licenciements." ==> Les synergies (puisque c'est ce dont vous parlez) ne sont pas uniquement des économies d'échelle mais sont aussi des relais de croissance (synergie commerciale, synergie produits, synergie géographique) qui font que 1+1 >2. Ensuite, une acquisition permet également de racheter une société qui va mal parce qu'elle est mal gérée et de la transformer par une société qui gagne de l'argent (ce qui la pérennise). Il y a un ajustement de la masse salariale au début, mais une société qui se développe finit toujours par recruter. Vous pouvez trouver bon nombre d'exemples de ces sucess stories sur le net (cas de retournement).
- Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat : C'est sûr, il vaut mieux casser le thermomètre que de soigner le malade. Pourquoi les banques centrales sont elles indépendantes du pouvoir politique ? Pour que les politiques ne puissent plus planquer leurs magouilles sous le tapis (quoi qu'ils y arrivent encore très bien maintenant) et surtout qu'ils ne puissent pas jouer de l'impôt inflation à tout va. Le spread des états n'est qu'un symptôme de leur mauvaise gestion. Avec 3 500Md€ de dettes (yc les retraites non provisionnées), un résultat d'exploitation de -50% (deficit / total recettes) et des perspectives sombres, achèteriez vous des actions de l'entreprise France ? Certains l'acceptent moyennant une rétribution de leur risque. Plus le risque de faillite grandit, plus les taux se tendent. Se plaindre ensuite du spread est juste de l'hypocrisie ? Qui a demandé à la BCE d'abaisser ses taux ? Qui a conduit une politique de relance inutile et couteuse ? Qui a fait des deficits de tarés ? Qui a décidé de ne pas s'atteler à des réformes structurelles ?
- "Instaurer une taxe Tobin significative (0.1 à 1%) sur toutes les transactions financières" : Même Tobin avoue que sa taxe serait totalement inefficace de nos jours. C'est marrant que ce soit toujours les plus mauvaises idées qui perdurent. D'une part, le niveau de pression fiscale est déjà très élevé en France. D'autre part, la contribution du secteur financier est déjà importante aujourd'hui : taxation des dividendes, taxations des plus-values, droit d'enregistrement, droits de mutations, ... puis ISF et IRPP pour les personnes physiques, le tout sur de l'argent qui a déjà subi l'impôt pour constituer l'épargne.
- Créer un grand pôle public bancaire : Il est certain que l'Etat a prouvé par le passé qu'il était un meilleur actionnaire et un meilleur gestionnaire que le privé, particulièrement dans le domaine bancaire. Les exemples d'excellence de gestion publique sont nombreux et variés : Crédit Lyonnais, SNCF, ... et surtout qu'en aucun, ils ne servent les intérêts particuliers des partis politiques, des proches du pouvoir et des syndicats.
- Interdire toute transaction avec les paradis fiscaux : encore une fois, une mesure qui vise à pallier à un symptôme plutôt qu'à guérir la maladie. Que va-t-il se passer, en admettant que vous réussissiez ? Ce qui est déjà en train de se passer, à savoir un transfert de l'activité financière vers l'Asie (Hong-Kong, Singapour, ...) Rajouter votre taxe Tobin là-dessus est le secteur va décroitre de façon drastique.
- Mettre fin à la course sans fin et mortifère à la rentabilité : La rentabilité est ce qui assure la pérennité des entreprises et de ce fait de l'emploi. La rentabilité des entreprises est bonne pour l'innovation, l'investissement et l'emploi. Croire qu'on peut investir et embaucher sans gagner d'argent, c'est utopiste. En admettant que vous ne souhaitiez pas interdire la rentabilité des entreprises, mais juste limiter le taux de distribution du dividende. Sachant qu'il doit tourner autour de 35% cette année contre 42% pour l'année précédente, et surtout qu'il s'agit d'une atteinte au droit de propriété, qu'elle est selon vous la bonne limite ? Un actionnaire, en responsabilité, décide du versement d'un dividende en tenant compte du fait qu'il peut mettre à risque son investissement. Il cherchera donc à assurer la pérennité de l'entreprise en lui laissant suffisamment de liquidité, tout bonnement pour que la valeur de sa participation ne s'écroule pas.
- Encadrer strictement les bonus : Outre le fait qu'il s'agisse d'une mesure symbolique, vous vous immiscez dans les relations privées entre un employeur et un salarié. La solution n'est pas de niveller par le bas les salaires en décidant quel métier mérite quel salaire, mais plutôt de s'assurer que les risques pris par ces salariés pour atteindre ses bonus ont des impacts sur les actionnaires (qui acceptent ces bonus et sont censés les controler). Cela signifie qu'il faut remettre les actionnaires face à leurs responsabilités et notamment prévoir la possibilité que les banques fassent faillite. Cela passe par un changement de règlementation (cf votre post sur les banques) vers moins de règlementation engendrant la course aux fonds propres mais une plus grande responsabilité.
- Remettre en place un contrôle des mouvements de capitaux : là encore, vous cassez le thermomètre. Le problème n'est pas la fuite des capitaux mais pourquoi ils fuient. Si vous réinstallez un contrôle des capitaux, vous diminuez de facto instantanément le flux de capitaux entrants (étant donné qu'ils ne seront pas sûr de pouvoir sortir), bref, vous diminuez l'investissement donc l'emploi.
- S’assurer que les agences de notation font leur travail : cette séparation est déjà effective depuis Enron. Par contre, avec seulement trois agences homologuées dans le monde, vous avez raison de stigmatiser la pauvreté de leur travail. La solution serait plutôt de faire sauter les barrières à l'entrée à l'établissement de nouvelles agences qui miseraient sur la qualité de leurs travaux.
-Créer une seule agence de supervision financière : je suis d'accord.
- Revenir sur les normes de comptabilité « marked to market » : je suis d'accord également (vous voyez que je ne suis pas borné)
- Réduire l’effet de levier des institutions financières : l'effet de levier délirant (donc prise de risque maximale) est favorisé par l'absence de sanction réelle. Il faut réinstaurer la responsabilité des actionnaires. (déjà détaillée plus haut)
- Interdire ou encadrer très strictement les LBO : vous avez une vision simpliste des LBO. Certes, il s'agit de faire payer en partie le rachat de l'entreprise par les dividendes futures, mais d'une part, il y a une mise de fonds initiale (autour de 60% du montant de la transaction) et d'autre part, un LBO est bien souvent assis sur un business plan ambitieux, prévoyant des investissements conséquents et la croissance de la société. De plus, ces opérations sont souvent un moyen pour un dirigeant proche de la retraite de céder son entreprise à un prix correct à un ou plusieurs investisseurs financiers plutôt qu'à un prix ridicule à son concurrent de toujours.
- Interdire la titrisation et le hors-bilan : vous pouvez chercher la règlementation la plus stricte et la plus exigeante possible, vous vous ferez toujours dépasser par le génie humain. Encore une fois, la seule solution, c'est d'imposer la transparence et de rétablir la responsabilité des actionnaires.
- Interdire les achats à découvert : les achats à découvert permettent d'accroitre la liquidité d'un titre et en ce sens sont bénéfiques. Et comme vous le dites si bien, il s'agit d'un pari. Les gens peuvent se tromper et perdre beaucoup d'argent (rappelez vous la vente à découvert des actions Volkswagen en 2008, un magnifique cas d'école). Les spéculateurs ne sont pas les horribles personnages que vous dessinez, ils servent à accroitre la liquidité du marché et à remettre en cause des situations établies. En ce sens, ce sont des indicateurs avancés de la santé des entreprises. Vous plaignez vous quand les spéculateurs parient à la hausse sur une entreprise ?
- Interdire la spéculation sur les matières premières : la spéculation sur les matières premières indiquent juste qu'au niveaux actuels de production et de consommation, on va dans le mur. Le fait d'augmenter les prix des matières permet de rendre des projets de production rentables alors qu'ils ne l'étaient pas avant (ex. le pétrole et les schystes bitumeux). C'est un signal adressé aux producteurs et aux futurs producteurs.
- Interdire les dark pools : je suis également d'accord avec vous : plus de transparence, plus de responsabilité (c'est mon mentra du jour)
Voila, ce fut plus long que ce que j'avais initialement prévu mais j'espère que ce sera constructif et bénéfique pour vous.
Écrit par : Joe | 26.04.2010
Dans l’absolu, toutes ces mesures vont dans le bon sens mais, comme Malakine, j’attends le papier de demain concernant la mise en œuvre. Quel est l’échelon pertinent pour mettre en œuvre ces mesures ? Quelles sont celles pouvant s’appliquer sans risque au niveau national ? Quelles sont celles nécessitant un accord européen ? Un accord mondial ? Pour celles ne pouvant s’appliquer à l’échelon national, comment convaincre des partenaires (ou quels moyens de pression) ? L’article de demain reposera à coup sûr la question de la souveraineté et de son périmètre. Je pense qu’il serait également intéressant de dégager des mesures prioritaires.
Écrit par : xavier | 26.04.2010
@Joe
« Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat : C'est sûr, il vaut mieux casser le thermomètre que de soigner le malade ».
J’espère que c’est un grand et beau thermomètre car convenez que ce thermomètre nous coûte très cher.
Écrit par : xavier | 26.04.2010
Pour appuyer mes dires, un petit édito d'un économiste français de l'ALEPS :
Hong Kong, Shangaï, Singapour et autres : voici
aujourd’hui les principales places financières du
monde, et elles ne cessent de gonfler, car les
banques en Europe et aux Etats-Unis sont de plus
en plus menacées, pourchassées par le fisc et
entravées par un surcroît de réglementation.
Ici encore le principe de précaution a frappé. L’idée
est que pour éviter les imprudences commises par
les banques – tenues pour responsables de la crise
– il faudrait leur demander d’une part de diminuer
les risques qu’elles prennent (d’où une nouvelle
réglementation) et d’autre part de constituer un
fonds de réserve dans la perspective d’une crise à
venir (d’où une nouvelle taxe).
Cette dernière idée est originale, pour ne pas dire
saugrenue. Il s’agirait de faire payer à l’avance les
banques pour le soutien éventuel qu’elles rece-
vraient en cas d’une éventuelle nouvelle crise. La
crise est incertaine, la taxe est certaine et immé-
diate. Cette idée a séduit Michel Barnier, commis-
saire européen chargé des services financiers, et
les ministres des finances de l’Union étaient déci-
dés à l’adopter au cours de leur rencontre à Madrid
lundi dernier. Leur ardeur fiscale a été douchée par
Jean Claude Trichet qui a expliqué que l’activité
bancaire européenne est en train de se déplacer
massivement vers les places financières asia-
tiques. Or le secteur bancaire est riche en emplois
et en valeur ajoutée. Ce serait donc une erreur
dramatique que de tirer sur l’ambulance.
Aux Etats-Unis le plan Volcker effraie Wall Street.
Il s’agit d’obliger les banques à revenir à la spécia-
lisation, les banques n’ayant plus le droit de mêler
ressources liquides et fonds à long terme. Obama
et les Démocrates veulent aussi une application
anticipée de la réglementation Berne III qui oblige
les banques à accroître leurs fonds propres en pro-
portion des opérations de crédit qu’elles réalisent.
Ce que les réglementaires oublient, c’est d’abord
que la réglementation de la profession bancaire est
déjà très lourde, et mal conçue ; Bâle II est certai-
nement l’une des origines de la crise, orientant les
banques vers la chasse systématique aux capitaux
propres et à la croissance par fusion et absorption,
et les éloignant de la sélection des risques. C’est
ensuite que les plus grandes imprudences à l’ori-
gine de la crise ont été commises non par les
banques, mais bien par les pouvoirs publics, qui
ont garanti des crédits insolvables (subprimes) et
pratiqué une politique d’argent à bon marché.
Écrit par : Joe | 26.04.2010
@ Xavier
Le coût de la création monétaire par l'Etat est coût masqué mais il est bien plus cher : il s'agit de l'inflation. Quel doit être le niveau d'inflation en France dans les 3 prochaines années pour que la dette repasse sous la limite des 60 % ? Sûrement beaucoup plus que le spread actuel.
Dans une situation normal, où la dette d'un pays n'est pas à risque et où les taux d'intérêts ne sont pas maintenus artificiellement bas, cette situation n'existerait pas, les banques se refinanceraient à un taux supérieur à celui des obligations d'état à court terme. En plus, Laurent, vous confondez les taux d'emprunts à court terme (refinancement des banques) et les taux d'emprunts long terme (les taux des obligations d'état). Alors bien sûr, pour l'instant les banques se font du beurre, mais il suffit que les taux remontent suffisamment pour que ce ne soit plus le cas (mais ils seront toujours engagés). Qui nous dit que les taux dans 5 ans ne seront pas supérieurs à 4 % ?
Écrit par : Joe | 26.04.2010
Très bon billet... Rien à rajouter, sinon à faire suivre, et continuer à débattre. Mais belle base de discussion.
Écrit par : falconhill | 26.04.2010
@ Malakine,
Je pense qu'il y aura une inflexion dans mon discours qui va te plaire...
@ Dagrouik,
Oui. Bon point sur les dérivés. J'ai hésité mais ils peuvent avoir une utilité économique (une compagnie aérienne qui se couvre sur l'évolution des cours du pétrole par exemple).
@ RST,
C'est juste, cela fait beaucoup, mais je crois qu'appliquer seulement quelques mesures ne serait pas suffisant. Il faut vraiment une réforme en profondeur des structures de la finance et c'est ce que j'ai essayé de dessiner.
D'accord pour les bonus, ce n'est pas le plus important (d'ailleurs, je l'ai mis en dernier de son chapitre). J'ai souvent dénoncé sur le blog que cette question prenait trop d'importance. Malgré tout, je pense quand même qu'elle devait être traitée.
Sur Jorion, c'est un vieux point de désaccord. Je connais (et partage) tes réserves sur sa vision de la monnaie mais j'ai beaucoup aimé ses livres et ses papiers sont souvent très intéressants. Ses connaissances sont utiles à la compréhension de la crise.
@ Joe
- D'accord sur Stiglitz.
- Notez le "souvent" sur les rachats d'entreprise. Je ne dis pas "tout le temps" et de toutes les façons, le raisonnement reste valide.
- Indépendance banques centrales : la bonne blague ! C'est l'équipe du programme commun de la gauche qui a cassé l'inflation en France, et pas JC Trichet, qui n'a eu qu'à gérer une situation stabilisée par les politiques. Qui plus, je ne vois pas en quoi l'indépendance apporte un quelconque plus dans la gestion des deniers publics (nous assistons à la plus forte progresssion de la dette publique depuis près d'un siècle alors que les BC sont indépendantes...)
- taxe Tobin : je reviendrai sur les conditions demain
- pôle bancaire public : le privé a des casseroles non moins terribles : Lehman, AIG, Enron... Il y a un certain nombre d'entreprises publiques ou partiellement publiques très bien gérées aujourd'hui
- paradis fiscaux : dans ce cas là, vous acceptez le toujours moins. Je parlerai des conditions demain mais l'Europe (ou une partie de l'Europe) est une zone économique suffisamment importante pour avoir ses propres règles
- rentabilité : je persiste. La démonstration de Lordon est très bonne. Aujourd'hui, on demande 15% de retour sur capitaux investis, demain toujours plus. Il y a un moment, je ne crois pas que l'économie mondiale gagnera à ce que la rémunération des actionnaires prenne une part toujours plus importante dans le PIB...
- bonus : les pratiques actuelles sont trop choquantes pour ne rien faire. L'Etat a le droit de mettre en place des règles
- mouvements de capitaux : idem paradis fiscaux et taxe Tobin, cela peut se faire à une échelle européenne. Il faut noter que la balance des paiements de l'UE est relativement équilibrée, ce qui en fait une zone qui pourrait être autonome.
- LBO : votre point est juste. Mais je crois qu'il faut éviter les abus, qui sont nombreux.
- titrisation / hors bilan : c'est juste...
- ventes à découvert : l'argument de la liquidité est classique venant des libéraux. Mais on peut constater que l'augmentation de la liquidité jusqu'en 2008 n'a pas fait que du bien au marché.
Merci pour ce long commentaire constructif. J'aurai aimé être plus long dans mes réponses...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 26.04.2010
Heureusement, on a la solution, en France : résumée en 18 points tous aussi rigolos les uns que les autres, un véritable festival de socialisme et d'étatisme débridé avec une pincée de perte complète de tout ancrage avec la réalité Tant qu'on aura des gens qui croiront que ces points peuvent constituer une réponse, on ira au mur en trottinant gaiement.
(et je passe sur l'intro et la citation d'une douzaines de marxistes, socialistes et soc-dems pour faire croire qu'on tape dans le large)
Écrit par : Any | 26.04.2010
@ Ani
Heureusement que vous êtes là pour nous montrer à la fois l'ouverture d'esprit et la capacité d'argumention des ultralibéraux (ce que semble indiquer votre commentaire).
Écrit par : Laurent Pinsolle | 26.04.2010
Stiglitz et Krugman libéraux ? On aura tout vu.
Dites, Mr Pinsolle, votre programme ressemble étrangement à celui de Marx revu et corrigé à la sauce socialiste de droite de 2010. J'espère que vous savez qu'Hitler fut l'exécutant testamentaire de ce fameux programme.
Écrit par : Toto87 | 26.04.2010
Les pays les plus néo-libéraux ont connu la récession la plus forte, sont aujourd'hui parmi les plus endettés et sont promis au mieux à une croissance lente et à une nouvelle crise s'ils ne contrôlent pas leur finance: USA, GB, UE, particulièrement zone euro, Japon. Le relatif dynamisme démographique, l'immigration particulièrement des cerveaux, l'atout $, les déficits géants permettent aux USA de repartir un peu mais jusqu'à quand?
En revanche les pays à croissance rapide d'Asie (Chine, Inde, Corée...) sont ceux qui ont maintenu ou réinstauré un projet développementeur autour d'un Etat interventionniste. Ils bénéficient en plus du multiplicateur transitionnel (triple transition plus ou moins rapide de la fécondité, de la formation-qualification et vers l'emploi non agricole), d'un multiplicateur d'exportations industrielles ou de services grâce à un protectionnisme de fait par la dévaluation compétitive et la faiblesse de la monnaie, de la synergie industries-banques grâce à un système bancaire contrôlé par l'Etat etc., soit l'exact contraire des inepties néo-libérales assénées par la pensée unique médiatique pendant 20 ans; Internet ayant mis fin à leur quasi-monopole.
Pourtant malgré cette propagande des courants minoritaire d'économistes hétérodoxes néo et post-keynésiens, régulationistes etc. ont toujours maintenu la critique du néo-libéralisme, ce qui a permis de ne pas sombrer fin 2008. Tout le monde se réclama à ce moment là de Keynes alors que les néo-libéraux l'avaient enterré avec des modèles fondés sur des hypothèses qui font hurler de rire par leur irréalisme total des étudiants de première année. Le titre de J.L.Gréau "La trahison des économistes" s'applique au mainstream et non à l'ensemble des économistes.
Parmi les régulationnistes on peut citer aussi M.Aglietta (CEPII)qui dans son livre de poche , La crise, Michalon 2008, formule dans les derniers chapitres toute une série de réformes possibles qui recoupent largement une partie de celles que vous avancez. Henri Sterdyniak sur le site de l'OFCE montre la contradiction entre une politique économique qui doit être nécessairement active pour obtenir la relance et les prétentions exorbitantes du lobby financier.
En effet celui-ci fait payer des taux d'intérêt de plus en plus élevés aux citoyens contribuables qui sont aussi souvent des ménages endettés et des travailleurs précarisés pour satisfaire les exigences des gros actionnaires: 10% des ménages détiennent environ 80% des actions.
Écrit par : Marmar | 26.04.2010
@ Marmar
Tout à fait d'accord avec vous : l'étatisme des pays que vous citez leur a plutôt réussi, et c'est sans doute l'une des meilleures réponses aux arguments des néo-libéraux. Je pense que dans notre monde, la planification étatique n'est plus une option ; c'est une nécessité parfaitement évidente.
@ Laurent
Votre billet me conforte dans l'idée selon laquelle vous allez en fait bien plus loin que le PG (ou que le FdG). Or contrairement aux mélenchonistes, vous ne prétendez même pas être socialiste. C'est bien pourquoi je vous trouve sympathique !
@ RST
Vous semblez être aussi obsédé par Jorion que moi par Mélenchon. Cela me rassure un peu quant à ma santé mentale - chacun ses bêtes noires ! En tout cas, après avoir lu le dernier bouquin d'A.-J. Holbecq, je comprends mieux quelles sont vos raisons.
@ Joe
En lisant les commentaires d'Any et de Toto87, après avoir lu les vôtres, je me dis qu'on a là un bon exemple de ce qui sépare les libertariens honnêtes des ultra-libéraux fanatiques (je ne sais pas si vous pouvez vous reconnaître dans la première de ces deux catégories, mais c'est ce que je comprends).
@ Malakine
J'attends moi aussi avec impatience le papier de demain, apparemment il y a une petite surprise…
Écrit par : Joe Liqueur | 26.04.2010
Vivez bienheureux dans votre joli monde joyeux des règles et des régulations........jusqu'à la chute, bientôt.
Écrit par : Petit tonnerre | 27.04.2010
Vous oubliez une noble et belle idée : la création de la monnaie mondiale unique !
Elle pourrait etre basée sur le principe d'une parité permanente entre les monnaies et pour créer le premier systeme monétaire basé sur pourcentage permannent.
Écrit par : FRKY | 27.04.2010
Vous oubliez une noble et belle idée : la création de la monnaie mondiale unique !
Elle pourrait etre basée sur le principe d'une parité permanente entre les monnaies et pour créer le premier systeme monétaire basé sur pourcentage permannent.
Écrit par : FRKY | 27.04.2010
@FRKY
Rien de pire qu'une parité permanente... voyez l'euro qui a mis une parité bloquée aux monnaies nationales.
Écrit par : A-J Holbecq | 27.04.2010
Le fait de ne pas vouloir admettre (je ne cite personne) que le système bancaire privé peut, par création monétaire issu en particulier du crédit aux agents non bancaires, augmenter ou diminuer la masse monétaire et orienter vers qui cette masse monétaire va se porter, bloque toute capacité de réflexion sur les "révolutions" nécessaires du système bancaire et monétaire.
Écrit par : A-J Holbecq | 27.04.2010
Laurent
Je n'ai jamais mis en cause les compétence de celui dont nous parlons en ce qui concerne le "fonctionnement" de la finance. Mais pour qu'il y ait finance il faut qu'il y ait monnaie, et pour qu'il y ait monnaie il faut qu'il y ait création...
Mais bien évidemment il faut aussi redéfinir les mots (monnaie, monnaie-dette, argent, etc..)
Bon, parenthèse close en ce qui me concerne sur ce sujet sur votre blog.
Bonne idée que d'avoir fait ce premier résumé de 18 propositions. Je propose en plus le 100% money dans la ligne Allais/Gomez ( http://osonsallais.wordpress.com/2010/02/22/christian-gomez-100-money/ ) et l'éclatement (imposé) des banques en 3 entités
- Gestion des moyens de paiement par les banques de dépôts
- Financement par les banques de prêts
- Banques d’affaires
Écrit par : A-J Holbecq | 27.04.2010
@ A-J Holbecq
Merci pour la réponse à FRKY, que je partage totalement.
Il faut vraiment que je fasse une analyse en profondeur du 100% money...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 27.04.2010
Je suis halluciné par les propositions de l'article. Donc, on fait comme si nous étions tout seul, et que la mondialisation n'existait pas. Tout se que ces bonnes gens ont trouvé, c'est d'inventer de nouvelles taxes, alors que la France en détient le record mondial. Toutes ces mesures ne sont que de la poudre aux yeux pour ne pas parler de l'essentiel, à savoir que la France vit très au dessus de ses moyens, qu'il faut réduire drastiquement les dépenses publiques, baisser massivement les taxes et impôts pour relancer la machine économique, seul moyen de créer des emplois. Au lieu de cela, l'abus de taxes et d'impôts nous fera perdre notre compétitivité à l'international et freinera nos exportations et aggravera notre déficit commercial.
Toutes ces mesures sont d'un autre temps. Mettez-les en place et vous plongerez le pays dans la récession et les Français dans la misère.
Écrit par : Patrick-Louis Vincent | 27.04.2010
@AJH
Je vais enfoncer le clou au sujet de Jorion.
Laurent (et d’autres) lui trouve quelques mérites parce qu’il aurait expliqué et prédit, apparemment avec talent, la crise des subprimes. Le fait qu’il ne comprenne pas comment fonctionne le système bancaire ne lui retire aucun crédit semble-t-il.
Que dirait-on d’un médecin capable d’expliquer à son patient (après l’avoir prévenu des risques) avec force détails la raison pour laquelle il a un cancer (il fumait trop, il mangeait trop gras, il ne faisait pas de sport, …) mais incapable de le soigner parce qu’il prétend que ce n’est pas le cœur qui fait circuler le sang dans le corps mais… la fesse droite ? On dirait que c’est un charlatan et personne ne le consulterait en dehors de quelques illuminés.
Écrit par : RST | 27.04.2010
@RST
François Leclerc fais souvent de très bons billets.
Jorion connait bien la finance "de l'intérieur"
@Patrick-Louis Vincent
Vous ne devez pas avoir lu les 18 propositions de Laurent Pinsolle .
Mais il est vrai qu'elles peuvent brider un peu les excès de la finances (il y en a qui parlent de "l'industrie financière") et nous rendre moins compétitif sur ce point ... bigre... elles n'ont que peu de choses à voir avec l'économie.
Écrit par : A-J Holbecq | 27.04.2010
@ RST
Voyons, je dirai que Jorion est un très bon ophtalmo qui parle peut-être un peu trop de cardiologie alors qu'il s'y connaît beaucoup moins dans ce sujet. Mais pour moi, cela ne retire rien à ces éclairages passionnants sur l'ophtalmologie.
Qui plus est, j'ai beaucoup aimé la conclusion du dernier bouquin que j'ai lu de lui et dont j'ai pu apprécier la philosophie politique, notamment la comparaison entre l'évolution actuelle de l'économie et une forme de retour à l'état de nature, une négation de la civilisation.
Mais bon, comme chacun de nous deux a la tête dure, je suppose que nous allons rester sur nos positions...
Amitiés.
Laurent
@ Patrick Louis,
Je suis toujours impressionner par le manque d'argumentation des ultra-libéraux / libertariens. Au moins, Joe développe une vraie argumentation (mais lui ne me semble pas ultra...).
C'est un bloc théologique et non pas rationnel. Et comme le dit AJ Holbecq, brider la finance ne me semble pas un problème car il ne sert à rien de construire sur du vent. On le voit avec la gueule de bois du réveil de la Grande Bretagne.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 27.04.2010
"Mettez-les en place et vous plongerez le pays dans la récession et les Français dans la misère."
Vous n'avez pas à vous inquiéter pour cela. Les amis politiques de Monsieur Pinsolle s'en chargent avec succès.
Écrit par : Leopold Sang Gore | 27.04.2010
En 2002 des parlementaires républicains états-uniens, dont les deux candidats à la présidentielle de 2008 John McCain et Ron Paul dénoncent la politique des GSE (Governement Sponsored Enterprises) Fannie Mae et Freddie Mac consistant à cautionner sur demande des Démocrates les crédits immobiliers aux ménages insolvables. Ceci malgré le danger de défaillance du système bancaire que cela peut entrainer. Les deux organismes à caution publique mandatent Joseph Stiglitz pour répondre à ces attaques. Celui-ci publie un rapport [3] qui conclue à leur quasi absence de risque de défaillance (1 sur 500 000 à 3 000 000), affirmant qu'ils disposent de suffisamment de capital.
CONCLUSION This analysis shows that, based on historical data, the probability of a shock as severe as embodied in the riskbased capital standard is substantially less than one in 500,000 – and may be smaller than one in three millions. Given the low probability of the stress test shock occurring, and assuming that Fannie Mae and Freddie Mac hold sufficient capital to withstand that shock, the exposure of the government to the risk that the GSEs will become insolvent appears quite low.
Le document original a été retiré du web après avoir été exhumé fin 2008.
http://doc.laissez-faire.eu/stiglitz_amoureux_de_fannie_mae.pdf
Ohoho quelle est belle notre élite socialo-gaulliste avec ces clowns comme Stiglitz !
Écrit par : Démocrate | 28.04.2010
"Je suis toujours impressionner par le manque d'argumentation des ultra-libéraux / libertariens."
Face à des inepties pareilles, ils ne peuvent que rester sans voix. Si l'auteur de ce blog avait pris la peine de se renseigner un peu, il verrait que le secteur bancaire est un des plus régulés qui soient.
Les banquiers américains ont dû se taper 70 000 pages de directives étatistes qui organisaient leur boulot (notamment la fameuse obligation à faire crédit à des ménages insolvables, à se demander (anecdote : il y a quelques années, mon banquier m'a refusé un crédit de 100 euros au motif que je n'étais pas solvable, il aurait dû comparaître devant une commission fédérale comme la loi US le prévoyait ?) quand ils ont pu faire correctemet leur métier. Les accords de Bâle ? Des décisions étatistes encore et encore.
Des décisions étatistes qui ont abouti à la mise en place d'un système d'irresponsabilité généralisée, et la possibilité pour les banquiers de faire toutes les conneries possibles avec l'assentiment de l'Etat et sa garantie de les réparer (la fameuse socialisation des pertes). On ne résoud pas les problèmes avec ceux qui en sont les responsables disait Einstein : c'est pourtant bien ce qui se passe.
"Ohoho quelle est belle notre élite socialo-gaulliste avec ces clowns comme Stiglitz !"
Ah oui, celle qui est allée s'acheter des alliés en Chine pour faire comme le PS après avoir fait la morale à G. Bush sur la guerre en Irak ?
Écrit par : sang sûr | 28.04.2010
@ Démocrate,
Si vous vous étiez un peu plus renseigné, vous sauriez que sur la période 2004-2007, Fannie Mae et Freddie Mac ont perdu énormément de parts de marché dans le financement immobilier aux particuliers au profit de banques privées. Les emprunts les plus imbéciles n'ont pas été inventés par les GSE.
Soit dit en passant, votre réponse démontre la faiblesse de vos arguments. Vous répondez à côté du sujet en essayant de démontrer les faiblesses de l'Etat (et il en a, je veux bien le reconnaître). Vous déplacez le débat plutôt que d'y répondre de manière solide...
@ Sang sûr
Vous confondez la macro-régulation et la micro-régulation. Je crois que pour les détails, il faut sans doute moins de réglementation aujourd'hui pour faciliter la vie de tout le monde (simplifier le code fiscal par exemple). En revanche, la crise de 2008 a montré qu'il manquait des grandes réglementations pour éviter le hors bilan, assurer que les banques mettaient suffisamment de côté par rapport à leurs créances...
Bâle, ce sont les banquiers qui font ce qu'ils veulent !
Parce que vous pensez encore que la guerre en Irak était une bonne idée !!!!
Écrit par : Laurent Pinsolle | 28.04.2010
Et puis, taper sur Stiglitz avec de tels arguments, c'est risible...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 28.04.2010
Vous allez aller loin avec votre équipe de bras cassés recyclés de ... leurs hautes fonctions du système en place !
"Si vous vous étiez un peu plus renseigné, vous sauriez que sur la période 2004-2007, Fannie Mae et Freddie Mac ont perdu énormément de parts de marché dans le financement immobilier aux particuliers au profit de banques privées"
Mais d'où viennent ces freddy, fannie et argent facile ? De gens comme vous, pareil que pour la politique d'encore et toujours plus de dépenses publiques. Vous êtes juste un beau parleur, aveugle face à l'échec de votre système, tout ce qui ne vous intéresse ce n'est que le pouvoir pour vous empiffrer, la droite réactionnaire comme DLR ne se différencie en rien de l'UMP du PS, du PC.
Bien sur, cela votre responsabilité de politocards, pas un mot là dessus !
Écrit par : Démocrate | 29.04.2010
"Bâle, ce sont les banquiers qui font ce qu'ils veulent !"
C'étaient les gouverneurs des banques centrales. Ils sont mis en place par qui les gouverneurs des BC ?
Écrit par : toto87 | 29.04.2010
"Bâle, ce sont les banquiers qui font ce qu'ils veulent !"
Bâle, ce sont les gouverneurs des BC. Ils sont mis en place par qui ces gouverneurs ?
Les banquiers ont fait ce qu'ils ont voulu parce qu'ils y ont été encouragés par les hommes de l'Etat.
Écrit par : toto87 | 29.04.2010
Moi je suis d'avis de saisir les biens de tous les politiques et militants de ces partis nous ayant foutu dans la merde pour rembourser une grande partie de la dette. Allez Monsieur Pinsolle, il est temps d'assumer vos conneries sortez votre chéquier, le peuple ne paiera pas pour vos conneries !
Écrit par : Dem | 29.04.2010
@Dem
Le début de la dette, c'est 1973 ... et "le peuple" a bien approuvé Maastricht, non ? (alors, vous aussi sortez votre chéquier...)
Écrit par : A-J Holbecq | 29.04.2010
@ Démocrate
Equipes de bras cassés recyclés : je suis désolé, mais il n'y en a pas beaucoup qui ont participé aux équipes gouvernementales (à part Stiglitz sous Clinton). En outre, il faut noter que la plupart sont critiques depuis de nombreuses années, qu'ils nous ont prévenu que nous allions dans le mur et que malheureusement, c'est bien ce qui se passe.
Au contraire, je dis toujours que les politiques sont responsables car ils ont abandonné la régulation à d'autres. Et je ne me sens en aucun cas solidaire des erreurs de l'UMPS : cela fait depuis bientôt vingt ans que j'attends une alternative...
@ Toto
Comme si les banquiers centraux étaient aux ordres des politiques...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 29.04.2010
A la lecture de votre billet des souvenirs cuisants de ma période estudiantine me reviennent en mémoire,quand à quelques minutes de la fin d'un examen écrit,content de moi,je relisais ma composition et m'aperçevais que je n'avais pas répondu à la question!Que j'étais complètement hors sujet!
Manifestement vous vous ne vous en êtes même pas aperçu...
Si la question est de savoir quelles mesures sont susceptibles de prévenir une nouvelle crise alors vous êtes à coté de la plaque!
1. Confier à nouveau la création monétaire à l'Etat.
On peut dire(ou plutôt écrire)que vous débutez sur les chapeaux de roue!
La 1ère de vos propositions vous disqualifie d'office et laisse augurer le pire quand aux autres.
Encore une fois vous êtes pris en flagrant délire,en plein delirium tremens!
Non seulement l'alcoolique refuse de se soigner mais en plus il voudrait les clés du bar!
Il ne faut pas "confier à nouveau la création monétaire à l'Etat" il faut au contraire nous garder de l'incontinence monétaire de la politicaille.
Le problème ne réside pas dans la loi de 73 mais dans l'abandon de la convertibilité dollar/or décidée unilatéralement par Nixon en 71.
Une fois pour toute comprenez que la régulation de la masse monétaire est de la responsablilité des Banques centrales(!) pas des banques,des spéculateurs ou des traders...
2. La taxe Tobin
D'abord je note que dans le passé les partisans de cette taxe prétendaient taxer les seuls mouvements spéculatifs (pour lutter contre la spéculation),aujourd'hui vous nous expliquez que la taxe,infime,frapperait toutes les transactions financières.En somme la justification morale(l'alibi)de ce nouveau prélèvement vole en éclats...
D'autre part,quand on est en France,dans l'opposition et que l'on pèse dans les 2%(je ne moque pas,je vous rappelle que j'appartiens moi aussi au courant souverainiste)proposer la taxe Tobin(dans l'Union)c'est un peu parler pour ne rien dire,avant de vous attaquer à la rénovation du monde commencez par remettre le pays sur les rails.
Si vous voulez trouver 70 milliards tapez dans le budget(supérieur à 1500 milliards)....
3. Une taxe sur les fusions acquisitions.
De quel chapeau sort cette proposition(Jorion ou Lordon...)?C'est ridicule.Les entreprises font des acquisitions pour se developper(prendre des parts de marché,se lancer sur de nouveaux marchés,dans de nouveaux pays,acquérir un savoir faire,des marques etc...)non pour simplement licencier.
Si les bénéfices d'une entreprise augmentent ses investissements aussi et le Trésor touche sa dîme...
4. Un grand pôle public bancaire
Il existe déjà,il a pour nom La Poste.
5. Le SLAM
Là encore une idée saugrenue(en réalité stupide)et évidemment anti-économique.
Et vous confondez les dividendes versés chaque année(et aucune entreprise ne verse 25% de dividende,ou alors exeptionnellement)et la rentabilité des capitaux investis.Vous voulez(il veut...)quand le cours d'une action enregistre une progression de plus de 15% prendre 90% de la performance?Je croyais qu'il voulait supprimer les marchés financiers...
Un peu de sérieux ne nuirait pas au débat.
6. Les bonus
Pourquoi?
Parce qu'alors il faudrait encadrer les salaires des footballeurs,ceux des chanteurs,des acteurs ou des mannequins.
Si les politiques veulent brider les salaires dans la sphère publique libre à eux mais ils n'ont aucune légitimité pour décider des salaires dans les entreprises.
Parce que les Etats ont renfloué les banques?
Elles ont remboursé les aides.
Pour "contribuer à la collectivité"?
Les bénéficiaires paient leurs impôts(et consomment,investissent).
Vous voulez augmenter encore les impôts?
Les financiers français les plus brillants(et,ou,les mieux payés)sont partis travailler à Londres.D'autres(et pas simplement des financiers)les rejoindraient.
Quand j'écris que je suis contre cette proposition je suis très tranquille puisque j'étais contre le sauvetage des banques,en d'autres termes partisans d'envoyer les traders pointer au chômage.
7. Séparer banques de dépôts et banques d'affaires.
Pourquoi?
Vous avez été favorable au sauvetage de banques d'affaires,Lehman Brothers n'etait pas une banque de dépôts...
D'autre part certains pensent qu'au contraire le modèle("français")de "banque universelle"(banque de dépôt,banque d'affaires et gestion d'actifs)est plus solide parce que plus équilibré(c'est ce qu'affirment les dirigeants de la BNP).
8. Interdire toutes transactions avec les paradis fiscaux.
Parler des paradis fiscaux est une tarte à la crème.Londres,le Luxembourg,la Suisse,la Belgique,Chypre,Monaco,Singapour,le New Jersey sont des paradis fiscaux.En France certains "quartiers sensibles" sont des paradis fiscaux.
Vous mélangez les problèmes(la fiscalité,l'argent sale).
9. Le contrôle des mouvements de capitaux.
Encore une fois vous tendez le baton pour vous faire battre(pour nous faire battre!)à ceux qui pensent que le gaullisme est un parti de vieux ringards dépassés.
Si les capitaux se déplacent plus et plus vite que dans les années 70 c'est parce que l'homme a inventé l'informatique,le réseau internet ,qu'il a prodigieusement développé les systèmes d'information et les télécommunications.
...
10. Les agences de notations.
Elles ne servent à rien et ne font pas leur travail,heureusement parce que sinon elles auraient dégradé la dette de la GB et des Etats-Unis...
Pour que le problème soit réglé il suffirait que plus personne ne les écoute...
Ce qui est amusant c'est qu'aujourd'hui des rigolos(de sinistres imbéciles plutôt)nous expliquent que ce sont des organismes publics qui devraient noter les dettes souveraines.Ce serait formidable la dette grecque serait notée AAA et le problème serait réglé...
11. Une agence de supervision financière.
En Europe?
Encore un "machin" dirait de Gaulle.
En France?
Vous voulez réunir quels régulateurs?
Pourquoi pas,mais ce type de mesure concerne la réforme de l'administration(...)pas la régulation financière,on ne règlera aucun problème en réunissant des incompétents.
12. Revenir sur les normes de comptabilité.
Encore une fois le régulateur c'est pris les pieds dans le tapis...
13. Réduire l'effet de levier des institutions financières.
Vous êtes de ceux qui pensent que l'on peut règler une crise d'endettement par la relance du crédit...
Il faudrait savoir si vous voulez contracter l'activité ou au contraire innonder le marché de liquidité...
14. Les LBO.
La multiplication des LBO s'explique d'abord par des niveaux de taux historiquement bas.
Le problème du traitement fiscal se pose.
Le droit français limite les opérations financières les plus aventureuses.
Dans notre pays les intérêts d'une entreprise ne se résument pas(ne se confondent pas)avec ceux des seuls actionnaires.Les actionnaires,les dirigeants,les salariés,les représentants syndicaux(qui en France ne représentent plus qu'eux même...)et les politiques doivent se manifester si une opération financière menace une entreprise.
Je me demande bien pourquoi aucun politique n'a pris la défense de Carrefour(1er employeur de France)et de ses employés face aux amis personnels du mari de la chanteuse(Arnault,Frère,Bazire,Bazin)qui mettent l'entreprise à feux et à sang pour se sortir sans trop de dommage d'un LBO foireux...
15. La titrisation,le hors-bilan.
La titrisation à proprement parlé n'est pas en cause.
La comptabilité doit être sincère,les comptes transparents(à plus forte raison dans les entreprises cotés).Mais dans ce domaine les politiques sont assez mal placés pour donner des leçons...
16. Interdire les ventes à découvert.
Comme si on faisait baisser la fièvre en cassant le thermomètre...
Vous confondez la vente à découvert avec les dérivés qui répliquent à l'inverse la performance du sous-jacent et vous confondez la liquidité et la volatilité.
La vente à découvert est régulatrice(!), si vous pensez qu'il faut interdire la vente à découvert quand les marchés baissent "trop" alors vous devez interdire les achats quand ils montent("trop").
Les ventes à découvert existent depuis plus d'un siècle,si elles n'empêchent pas la formation de bulle,elles ne provoquent pas non plus les crises boursières.
Longtemps le mécanisme a été interdit en Chine,en 2008 le marché chinois s'est effondré comme les autres.Aujourd'hui les ventes à découvert sont possibles,les autorités de régulation s'inquiétent de l'asymétrie du marché...
Si aux Etats-Unis le régulateur doit reprendre ses esprits en Europe le problème ne se pose pas(ou alors dans des situations de marché tout à fait particulières).
17. Interdire la spéculation sur les matières premières.
De deux choses l'une;ou les prix sont fixés par l'Etat ou alors ils sont déterminés par le marché,par la rencontre de l'offre et de la demande.
Si vous pensez que pour régler le problème de la faim dans le monde il suffit de fixer règlementairement le prix de la tonne de blè à 1 euro c'est encore plus grave que ce que je craignais...
Accuser les spéculateurs c'est encore une tarte à la crème.
Vous croyez vraiment que les producteurs sont par nature plus vertueux que les "spéculateurs",qu'ils ne spéculent pas?Sur les marchés à terme il n'y a que des spéculateurs,les producteurs comme les "consommateurs industriels" spéculent.
Il n'y a pas de complot,de syndicat de la spéculation,parce que les opérateurs n'ont pas les mêmes intérêts,ils se tirent tous dans les pattes,les producteurs veulent vendre le plus cher possible,les consommateurs veulent payer le moins cher possible,et les spéculateurs essaient de gagner de l'argent en achetant ou en vendant.
Le régulateur doit simplement s'assurer qu'aucun acteur ne manipule le marché,il doive être "libre."
18. Les dark pools.
On ne comprend pas bien quel problème vous voulez régler en interdisant les dark pools...mais vous avez raison les marchés doivent être libres,non entravés(liquide),transparents et régulés.
Si votre aréopage d'experts és régulation n'a rien d'autre à proposer alors on est pas tiré d'affaire...
PS:Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi vous associez Todd à votre entreprise,c'est un homme remarquable.
Écrit par : Balthazar | 02.05.2010
@ Balthazar
Malgré votre ton désagréable et le fait que vous ne semblez pas comprendre ce que j’écris. Vous déformez très souvent mes propos. Mais, je vais vous répondre puisque vous avez pris le temps d’écrire un long commentaire. Je note que vous ne proposez pas grand chose…
1- Je vous répondrai simplement qu’avant 1973, les budgets étaient équilibrés, et que le processus qui a visé à rendre de plus en plus indépendant le pouvoir monétaire des politiques semble au contraire avoir un effet néfaste sur les politiques suivies. Je crois que les hommes politiques, pour être responsables, gagnent à être vraiment responsables des politiques menées.
Je conteste totalement le fait que la régulation de la masse monétaire soit la responsabilité des Banques Centrales. Pour moi, cela doit être confié au ministre de l’économie. Soit dit en passant, je n’ai jamais dit qu’elle devait être confiée à des banques, des spéculateurs ou des traders. Elle doit être confiée à Bercy.
2- Certaines personnes ont pu avoir ce raisonnement. Il me semble que j’ai toujours défendu une taxe Tobin sur l’ensemble des transactions financières (une forme de TVA financière). J’ai cité plusieurs fois Stiglitz, pour qui cette taxe serait un moyen de faire davantage contribuer la finance à la collectivité. En outre, elle aurait également l’effet de réduire la spéculation, puisque chaque mouvement serait taxé. Soit dit en passant, j’ai consacré un papier spécifique aux conditions de la mise en place d’une telle taxe où j’explique qu’elle ne pourrait pas être mise en place à la seule échelle nationale, mais à l’échelle d’une partie de l’Europe (CQFD). Les dépenses publiques tournent plutôt autour de 1000 milliards soit dit en passant.
3- C’est une idée personnelle. Les entreprises font aussi des acquisitions pour réduire l’intensité concurrentielle. C’est un moyen commode d’augmenter les profits en passant d’une situation de concurrence à un oligopole où plus personne ne fait pression sur les prix. En outre, le coût social des licenciements justifie parfaitement une taxe exceptionnelle. Enfin, je vous signale que l’optimisation fiscale permet de bien réduire la dime dont vous parlez.
4- Je pense à quelque chose de plus important que la Poste.
5- Le SLAM est une idée de F.Lordon que je trouve très intéressante. Il est évident qu’il ne s’agit pas d’une taxe sur la hausse du cours de bourse. C’est vous qui mélangez tout. Je vous signale que ces propositions sont des idées et non pas des projets de loi qui doivent être examinés le lendemain à l’Assemblée. Il s’agit de définir un objectif (très pertinent). Après, cela demanderait plus d’étude pour en définir tous les moyens.
6- Je n’ai jamais parlé d’encadrement des salaires. Je pense en revanche qu’une fiscalité plus progressive à un certain niveau (cf Roosevelt) ne ferait pas de mal car les écarts actuels ne me semblent pas justifiés. Libre à vous d’avoit été contre le sauvetage des banques. Certes, cela aurait envoyé la plupart des traders au chômage, mais je crois que cela n’aurait pas grand bien aux millions de chômeurs supplémentaires que cela aurait provoqué, comme dans les années 30.
7- L’idée est d’isoler les risques. Une banque de dépôt devrait être à l’abri des excès des banques d’affaires. Il faut noter que c’est l’abolition de cette frontière qui est une des raisons de l’effondrement de l’automne 2008, qui n’avait qu’un seul précédent : la Grande Dépression.
8- Je ne mélange pas les problèmes. J’essaie de proposer des solutions complètes. J’ai bien conscience qu’aujourd’hui, le Luxembourg, la Belgique ou la Suisse sont des paradis fiscaux. Mais je maintiens ma proposition de blocus.
9- Justement, merci l’informatique ! Aujourd’hui, la traçabilité peut être totale. Il est beaucoup plus facile aujourd’hui de contrôler les mouvements de capitaux… L’informatique facilite le contrôle, il ne le disqualifie pas du tout. Notez que plusieurs prix d’économie décernés à la mémoire d’Alfred Nobel ont montré à quel point les mouvements anarchiques de capitaux sont à l’origine de la crise asiatique des années 90.
10- Si elles ne font pas bien leur travail, c’est aussi parce qu’il y a des conflits d’intérêt. C’est ce sur quoi je propose d’agir.
11- En Europe ? Vous n’avez rien compris ! Bien sûr que ce serait une agence Française et chaque pays aurait besoin d’en avoir une seule.
12- Pour le coup, le régulateur, c’était les banquiers. Ce n’est pas une raison pour ne pas proposer de changement au regard de la crise !
13- Encore une fois, vous n’avez rien compris. Si je propose de réduire l’effet de levier, cela va, au contraire, réduire le crédit. CQFD.
14- Il semblerait que nous soyons d’accord, pour une fois…
15- Vous mélangez tout. Bien sûr que la titrisation était en cause puisqu’elle a augmenté l’effet de levier, déresponsabiliser les banques (qui fourguaient leurs créances et n’avaient donc plus autant intérêt à s’assurer qu’elles pourraient bien être honorées) et cela a créé un flou sur les risques du système.
16- Les ventes à découvert, un thermomètre ? Vous avez une drôle d’idée de l’anatomie économique… Les ventes à découvert posent de nombreux problèmes, elles accentuent la volatilité du marché, sont souvent un moyen d’augmenter l’effet de levier dans des proportions dangereuses et pour cela, elles doivent être interdites, ce qui a été le cas pendant une partie de la crise d’ailleurs. Même le système reconnaît aujourd’hui leur dangerosité.
17- Désolé, le système n’est pas forcément noir ou blanc. De nombreuses études montrent que la spéculation explique en bonne partie la hausse du cours des matières premières de 2006 à mi-2008. Tout simplement, par un effet d’offre et de demande. Le cours élevé des bourses et de l’immobilier et la forte demande de M.P. a fait que les spéculateurs ont pensé qu’il y avait un potentiel de hausse important du cours et ont tout simplement déplacé des capitaux pour investir sur ces marchés. La hausse de la demande (pour une grande part spéculative) explique en bonne partie la hausse des prix. A titre personnel, que la spéculation puisse provoquer des famines ne me semble guère acceptable.
18- Les dark pools sont un moyen d’échapper à toute transparence.
Et vous, qu’est ce que vous proposez ? C’est bien beau de passer du temps à détruire le travail des autres. C’en est une autre de chercher à construire quelque chose.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 02.05.2010
Belle brochette de commentateurs péremptoires dites donc. Opposer un tel aveuglement à un autre présupposé aveuglement, pas à dire, faut oser.
Tu as bien du mérite laurent à continuer d'argumenter...
Écrit par : frednetick | 25.05.2010
Me promenant sur votre blog j'ai decouvert que vous etiez autant dans l'erreur pour l'economie qua pour les armes.
1 L'etat emprunte a court terme par emission de btf a environ 0.5% par an artuellement.
Sur les echances longues il est a environ 3.8%
Dans les 2 cas l'etat empunte moins cher que les banques.
2 permettre a l'etat d'empruter a la banque centrale conduit l'etat a oublier de rembourser.C'est pour eviter que des devaluations permanente se produise quon a bloquer la creation de monnaie par l'etat.Si on l'autorise on a le zimbabwe ou la republique de weimar, et donc l'etape suivante c'est la dictature (d'ou votre volonte de desarmer les honnetes gens? :))
3 marche de matiere premiere; de toute facon ils existent,si vous les supprimez ca passera de gres a gres comme les cds.
4 les paradis fiscaux: chaque manoeuvre contre la suisse pousse les riches a emigrer alors qu avant seuls leurs capitaux partaient.
Ils se sont devellopes par reaction aux enfer fiscaux.alignez la fiscalite francaise sur la fiscalite suisse et vous verrez le resultat.
5 les agence de notation faites un monopole et les banques en creront une autre confidentielle sur laquelle ils se baseront
Les agence de notation sont de toute facon en retard d une guerre a chaque fois donc elle ne servent qu'aux operateurs a se couvrir vis a vis de leur hierarchie(ca a fait faillite mais c'etait du AAA donc c'est pas ma faute)
6 un grand pool bancaire: la faillite du credit lyonnais etatise aurait coute 5000 franc par francais (et on ne rajoute pas les pertes de la bad banque qui a recupere les creances pourries) ca n'est pas suffisant?
7 les achat a decouvert permettent de speculer a la hausse et pas a la baisse.
de toute facon on ne peut plus vendre a decouvert les valeurs financieres, mais elles baissent autant donc ca ne sert a rien.
par contre les ventes a decouvert nu(c'est a dire en defaut de livraison de titre sont anormales car elles mettent l acheteur en risque.
8 sur la comptabilisation mark to market il y a des modification a faire les valeurs de references sont parfois faites sur des marches sans volume, ou pire de gre a gre.
9 la taxe tobin sera en fait une taxe sur les operateurs , donc surtout banque assurance .2 resultats a attendre, d'abord une baisse considerable des transactions avec des operation de gre a gre remplacant les transactions, avec des swaps de performance des swap de rendements, etc qui permettront tout en gardant untitre d'en transferer le resultat a un tiers sans qu il y ait transaction le deuxeme resultat sera une baisse des revenus des banques et assurances qui compenseront en augmentant leurs tarifs.
Bref plein de mauvaises idaes.
Maintenant des bonnes idees:
Supprimer tout type de subvention qui cree un avantage a certains francais aux depend des autres.
Supprimer l irpp et l isf qui ne rapportent qu a peine plus que ce qu ils coutent en frais de fonctionnaires si vous rajouter aux salaires des employes qui s en occupent leurs retraites.Sans compter le nombre de gens dont le boulot et de reduire vos impots qui pourront serbi a des taches plus utiles.
Liberalisation du systeme immobilier en supprimant les logements sociaux(au canada pas de crise de logement et il me semble pas de logement sociaux)Par contre rediriger l epargne privee vers la construction de logement en permettant de virer le locatire qui ne paye pas.
Supprimer l enregistrement d armes des chasses a canon raye qui coute une fortune et ne sert a rien(les canadiens qui etaient alle tres loin dans ce domaine reviennent en arriere vu le cout et l inefficacite du systeme)
J'en ai plein d autres mais comme tout ca marcherait je pense que vous serez contre,
Écrit par : daius | 09.07.2010
@daius
Puisque l'Etat ne peut emprunter directement auprès de la BCE (relisez l'article 104 de Maastricht) il emprunte sur les marchés et ceux qui sont en excès de liquidité prêtent à très bas taux sur des périodes courtes.
Les prêteurs, en demandant des taux faibles, font le pari d'une inflation nulle et d'un risque de défaut faible..
Si l'Etat pouvait emprunter directement auprès de sa banque centrale il ne paierait AUCUN intérêt, il n'y a donc aucune raison qu'il paye un intérêt (même "petit") à des banques privées . Dire qu'il emprunte à taux plus faible que les banques sur les marchés est ne pas voir le réel problème en face: simplement que "les marchés" ne doivent pas se mêler des besoins de financement publics.
Écrit par : A-J Holbecq | 09.07.2010
@ Daius
1- Voir réponse de A-J H (merci)
2- Sauf que c'était le cas avant 73, à une époque où le budget était équilibré. Ce n'est pas le fait de permettre cela qui pousse forcément au manque de rigueur. L'histoire montre l'inverse paradoxalement.
3- Facile : on interdit le grès à grès. On impose un lieu unique de transaction (mais je ne suis pas sûr que ma solution va vous plaire...)
4- Paradis fiscaux : si on instaurait de véritables frontières (voir même un petit blocus), alors le problème serait réglé. Si nos chers expatriés n'étaient pas sûrs de pouvoir revenir dans leur pays quand ils le veulent par exemple, je ne suis pas sûr qu'ils partiraient...
5- Je n'ai jamais dit qu'il fallait un monopole. Je parle simplement d'éviter les conflits d'intérêt (comme avec les cabinets d'audit...)
6- Sauf que le LCL, c'est aujourd'hui une pécadille par rapport au 200 Mds€ qu'a coûté AIG... La mauvaise gestion, c'est valable dans le public, comme dans le privé (Enron...)
7- Les ventes à découvert permettent de spéculer à la baisse.
9- on interdit le grès à grès (comptoire unique pour échanger) et justement, cette baisse des transactions serait très bénéfique. Le krach de 1987 n'a pas eu d'impact fort sur l'économie réelle, contrairement à celui de 2001 ou 2008. Le volume supérieur créé des perturbations plus fortes. Je souhaite justement que le volume de transaction soit plus bas.
Un seul point d'accord avec vous sur l'économie : la réduction massive des niches fiscales et sociales / subventions. Par contre, je ne suis pas d'accord sur les armes ou la suppression de l'IR ou de l'ISF, qui coûtent quand même beaucoup moins cher qu'ils ne rapportent...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 09.07.2010
Sans connaître les chiffres, il est faux de dire qu'avant 1973, l'Etat ne payait pas d'intérêt sur sa dette. Si je vous comprends bien, c'était vrai s'agissant des besoins de financement de court terme, mais évidemment pas de long terme, financés par des émissions d'obligation acquises par les acteurs économiques, et qui bien entendu entendaient bien tirer profit de leur placement.
Il faut tout de même arrêter de croire au père noël: l'Etat ne pourra pas financer l'ensemble de ses besoins sans verser un minimum d'intérêts, ce n'est juste pas acceptable. D'autant qu'aujourd'hui, les moyens informatiques permettent (sûrement, je ne l'ai bien sûr pas vérifié) de calculer la part d'intérêt non versé, qui se traduira mécaniquement en inflation. A la limite, pourquoi pas, je suis moi aussi comme vous bien persuadé qu'un peu d'inflation ne ferait pas de mal. Mais enfin, il faut tout de même faire extrêmement attention avec ces choses là, la machine infernale peut vite se lancer!
Sur la vente à découvert, (qui peuvent être une forme de spéculation à la baisse), je suis assez d'accord avec la position allemande (qui pourrait devenir une directive européenne, cf position du parlement européen): interdire tout simplement les ventes à découvert à nu, c'est-à-dire sans détenir le sous-jacent correspondant.
Et de même, il faut arrêter de rêver: si les comportements spéculatifs seront gênés, cela ne va pas empêcher les mouvements de panique à la baisse!
Petite précision: on dit marché de gré à gré, ce qui correspond en anglais à OTC (over the counter). Il a tout à fait possible de les interdire, en forçant toute transaction à passer par un marché réglementé ou au moins organisé.
Sur l'isf, je ne suis pas sûr du tout que cet impôt coûte moins cher qu'il ne rapporte, si l'on prend en compte les capitaux qui fuient notre pays de ce fait... A vrai dire, je trouve cet impôt scandaleux, il devrait être supprimé tout simplement en même temps que le bouclier fiscal.
Écrit par : Tythan | 09.07.2010
@daius
"l'Etat ne pourra pas financer l'ensemble de ses besoins sans verser un minimum d'intérêts, ce n'est juste pas acceptable."
Pourquoi ne serai ce pas acceptable?
Maintenant il faut évidemment déterminer ce que sont les "besoins" que vous citez. A mon avis l'Etat doit pouvoir financer le fonctionnement par les recettes, mais aucune raison qu'il paye des intérêts sur le financement des investissement qui sont des créations de richesses réelles pour toute la population actuelle et future.
Écrit par : A-J Holbecq | 09.07.2010
Désolé, j'ai adressé le précédent message à Daius alors que c'était à Tythan que je répondais.
Écrit par : A-J Holbecq | 09.07.2010
Il faut ajouter une dix neuvième proposition.
Le suçage de queue.
C'est un bel exercice, négligé par notre éducation.
Et pourtant, c'est un art, car voyez vous, le fond de pot de yaourt qu'est capable d'éjaculer notre paire de couilles n'est pas si facile que ça à avaler quand on suce.
C'est rapport à la glotte et à la langue: on peut pas sucer et avaler en même temps.
Testez vous mêmes avec une glace. Vous verrez bien que vous pouvez pas faire les deux trucs en parallèle.
Non mais alors là, vous nous demandez de sucer et d'avaler en même temps!
Mouarf!
Bon, Archi, là vous abusez.
Écrit par : tschok | 06.08.2010
@ Laurent Pinsolle,
Votre proposition de blocus, là, vous y tenez sérieusement?
Je veux dire, vous êtes vraiment aussi con que vous en avez l'air?
Je veux être votre ami sur fessebook!
Écrit par : tschok | 06.08.2010
@ Tschock
Il est sûr que votre prose révèle une très grande intelligence !
Écrit par : Laurent Pinsolle | 06.08.2010
Les expatries financiers reviennent rarement, que ce soit les protestants apres la revocation du celebre edit ou les immigres de la revolution(sauf si ils avaient des biens immobiliers non négocies auparavant et qu'ils esperaient recuperer a la restauration).
Vitre philosophie des frontières est donc de maintenir prisonnier les contribuables pour mieux les depouillers afin de nourir les technochrates ,fonks, et autre faineant.
Je comprends maintenant pourquoi vous voulez desarmer les francais auparavant, pour eviter qu'ils se revoltent(c'etait laval qui l'avait fait en 43 non?)
Ca rappelle plein de mauvais souvenir!
Quand aux interets versés par l'etat surr ses emprunts a la bdf, ils s'accumulaient et bien qu'etant dus n'etaient pas payés, ce qui permettaient un gonflement de la base monetaire et une explosion inflationiste de 45 a 73 on a eu un nouveau francs, mais les allemand qui sont plus malin et qui payent les interets de leurs dettes n'ont pas eu de nouveau DM
Apres le nouveau francs qui a divise par 100 l'epargne des menages vous voulez un "nouvel euro"?
Prenez plutot exemple sur Guizot, qui par sa philiosophie a su allimenter la periode de plus croissance de la france , de la guerre de 70 a celle de 1914
Écrit par : darius | 13.08.2010
@Darius
Vous écrivez beaucoup d'inexactitudes
*En moyenne, l'inflation entre 1962 et 1972 a été de 4,4%/an, et de 11,2%/an entre 73 et 82.
*Le nouveau franc n'a rien changé à l'épargne des ménages... ridicule!
*La BDF appartient à 100% à la Nation: payer ou non des intérêts n'a strictement aucune incidence puisqu'ils reviennent de toute façon à la collectivité
*Le gonflement de la masse monétaire a été utilisé entre 2002 et 2008 par la BCE (10% par an) ... où est l'inflation ? (simplement pour vous dire que la quantité de monnaie n'est pas la seule cause de l'inflation)
Écrit par : A-J Holbecq | 13.08.2010
Très bonne compilation d'un large éventail de possibilités, toutes soigneusement évitées par les politiciens qui pratiquent la consanguinité avec le monde que vous proposez de réguler, comme NS ou DSK.
Peut-être manque-t-il la technique dite, je crois, du prix de transfert (vente par une entreprise de ses produits à prix coûtant, à une maison-mère située dans un pays à faible imposition, délestant ainsi le pays d'origine de sa fiscalité légitime), problème peut-être secondaire mais qui alimente certainement les multinationales et les paradis fiscaux.
Écrit par : krokodilo | 24.08.2010
je suis contre l'ensemble de ces idées pour une raison qui est simple, elles portent en elles le même problème qu'aujourd'hui : une future dérèglementation car petit à petit les banques qui existeront toujours reprendront un pouvoir abusif sur les peuples par le biais de leurs représentants.
Personnellement je suis partisan :
- la dissolution de la bourse journalière au profit d'une bourse trimestrielle (les entreprises produisent des bilans au trimestre) ou le prix de l'action sera calculé à + ou - 5% de la valeur réelle de la part de l'entreprise qu'elle représente.
- la destruction du système de l'impôt sur les société actuel et la création d'un IS mondial (comme nos entreprises) payé soit au niveau international soit au niveau national selon la portée de l'entreprise (30% des bénéfices) avec la suppression de toutes les niches.
- la destruction du système bancaire actuel au profit d'un système n'existant que pour les obligations de base des banques : sécuriser des dépôts et prêter de l'argent et là aussi avec un taux d'intérêt légal fixée au niveau mondial par rapport au niveau de prêt de la banque centrale de rattachement.
- la mise en place au niveau de chaque nation d'un revenu minimum avec un revenu maximum indexé sur le minimum payé sur l'ensemble de l'entreprise (en clair je suis PDG d'une boite européenne, mon salaire sera 50x le salaire de l'enfant chinois qui bosse pour ma XXXème filiales). Quant je parle de revenu c'est tout inclus : paye, actions, avantages...
- la responsabilisation de la boite mère sur l'ensemble des ses filiales au niveau écologique (mise en état sans limite financière), financier (pas de faillite d'une filiale quant la boite mère peut combler le trou), social que la boite mère soit minoritaire ou majoritaire.
- la mise en place d'une taxe carbone ^^qui sera calculée en fonction du kilométrage entre la vente et l'achat (en clair mes tomates du brésil auront peu de chance d'être moins chère que mes tomates française).
Le but est de redevenir une/des sociétés humaines ou l'augmentation de la richesse globale et de l'économie sont basées sur l'augmentation du pouvoir d'achat du peuple (aujourd'hui la richesse des chinois n'est pas basée sur l'augmentation de leur pouvoir d'achat individuel mais sur l'export à petit prix pour d'autres consommateurs, ce n'est pas normal... le développement d'un marché intérieur est essentiel pour le bien être des travailleurs)
Écrit par : alex | 05.12.2010
1/18 Null la proposition b1 est loin de rattraper les autres. Votre faible maitrise du sujet vous convainc de vous attaquer aux dizaines de symptômes plutôt qu'aux causes.
J'ais quitté la droite depuis longtemps, mais après avoir lu vos propositions je me rend compte de l'état de décomposition avancée de la pensée morale et économique de mon ancienne famille politique. Sans doute le résulta de l'Ed Nat (ma seconde marotte), la france de Toqueville, de Say et Bastiat est bien loin.
Certaines de vos proposition sont tellement dangereuses qu'elle plongerait la france dans la ruine ou pire, la terreur.
Vous êtes tellement Étatiste que tout problème mondial trouve sa solution dans une proposition nécessitant un gouvernement mondial doublé d'une police politique. Heureusement que tout les empires et les tours de Babelle s'écroulent.
j'espère que vous n'arriverez jamais au pouvoir. Vous êtes un danger public.
a1. Confier à nouveau la création monétaire à l’Etat
- Null transformer les politiciens en politicien-traders Wahooo !
a2. Instaurer une taxe Tobin significative (0.1 à 1%) sur toutes les transactions financières
Null inefficace, suppose un gouvernement mondial, coucou DSK.
a3. Instaurer une taxe sur les fusions et acquisitions
Interdisez plutôt le licenciement comme au NPA ou chez lutte ouvrière.
a4. Créer un grand pôle public bancaire
Donc l’Etat emprunte à 0% (p1) et gère des banques, Mitterand X Goldman Sachs, le TOP !
a5. Mettre fin à la course sans fin et mortifère à la rentabilité
Troisième taxe en 5 propositions, Ces marges sont le produit de la politique monétaire cessez d'arroser l'industrie avec de l'argent gratuit, ça marchera très bien.
a6. Encadrer strictement les bonus
Assainissez les mondes bancaires, ça fera monter les taux, et baisser les primes au niveau des commerciaux des autres professions.
4e taxe en 6 propositions
------------------
Réellement encadrer le système financier
b1- Séparer à nouveau les banques de dépôt et d’affaires
Première proposition réfléchie, je pense que ma proposition de SARF alternative à la SA meilleure. Elle a notamment l’avantage de la viralité. Pas besoin de gouvernement mondial.
b2- Interdire toute transaction avec les paradis fiscaux
Seconde proposition nécessitant un gouvernement mondial destiné à réduire les gens en esclavage. Des miradors autour de la Suisse ?
b3- Remettre en place un contrôle des mouvements de capitaux
Appelez ça « Remettre en place un contrôle des gens qui fuient les politiques criminelles », à quand un mur de fer ?
b4- S’assurer que les agences de notation font leur travail
Ouep, supprimer la licence d’Etat accroitra la concurrence dans cette activité et réduira fortement leur influence.
b5- Créer une seule agence de supervision financière
Je vous l'ai deja expliqué, le problème n'est pas un déficit de règlementation, mais de responsabilité détruite par l'Etat
b6- Revenir sur les normes de comptabilité « marked to market »
voir p5 juste avant
----------------------
Limiter les excès du monde de la finance
c1. Réduire l’effet de levier des institutions financières
Encore une taxe ! voir p5
c2. Interdire ou encadrer très strictement les LBO
Encore une foi, cette instrument de crédit est victime de la politique monétaire des banques centrales.
c3. Interdire la titrisation et le hors-bilan
Par qui, un gouvernement mondial ? S’attaquer aux outils plutôt qu’aux incitations institutionnelles est absurde.
c4. Interdire les achats à découvert
Quite à interdire le crédit, commencez par interdire les OAT, ça nous guérira de la dette publique.
c5. Interdire la spéculation sur les matières premières
Encore une confusion des causes et des symptômes, c’est les banques centrales le problème, elle transforme tout instrument de crédit (LBO, emprunt immo, achat/vente à terme et à découvert, etc.) en bombe.
c6. Interdire les dark pools
Bien sûr, bien sûr, interdire toute les activités clandestines CREE par les règlementations stupides, comme le travail au noir. C’est une Stasi mondiale qu’il va vous falloir.
Écrit par : Alf | 11.12.2010
bon Dieu! vous savez bien que ce système ne tient que "grâce" et à cause de notre ignorance! Essayez, si vous le pouvez, de mettre en oeuvre une information sur cette prédation financière qui soit accessible à tous, hors de tout verbiage technique, offrant des points de vue visualisables pouvant créer une vraie insurrection des consciences. Arrêtez de vous gargariser en comité restreint et ayez le souci d'in-former vraiment le plus grand nombre
Écrit par : patrick bigeard | 13.12.2010
@Patrick
C'est très difficile à vulgariser on ne peut pas faire l'économie d'un peu de travail.
Gardez à l'esprit que tous ceux qui prétendront vous faire comprendre la vérité en 3 minutes ou 3 lignes sont soit des idiots, soit des escrocs.
Si comprendre l'essentiel en quelques dizaines de pages faciles à lire, sans cigles, graphiques ou termes techniques vous semble un effort acceptable. Je vous conseil ce classique de la littérature économique.
http://www.scribd.com/doc/11452701/Murray-Rothbard-Etat-quastu-fait-de-notre-monnaie
------------------------------------------
Introduction
Peu de sujets sont plus embrouillés et confus que la monnaie. Le débat fait rage, pour « la monnaie forte » ou contre la « monnaie facile », sur le rôle de la banque centrale et du Trésor public, sur les nombreuses variantes de l'étalon-or, etc. L’État doit-il injecter plus de monnaie dans l'économie, ou bien la rationner ? Quelle branche de l’État ? Doit-il encourager le crédit ou le restreindre ? Doit-il retourner à l'étalon-or ? Si oui, à quel cours ? Ces questions, ainsi que d’autres similaires, se multiplient à l’infini.
Il y a profusion de points de vue sur la monnaie. Peut- être est-ce à cause de cette tendance naturelle de l'homme à être « pragmatique », c'est-à-dire à n’étudier que les problèmes économiques et politiques immédiats. Quand nous sommes plongés dans la routine, nous ne faisons plus de distinction entre les grands principes, et nous cessons de nous poser les questions vraiment fondamentales. Bientôt, les principes de base sont oubliés, et nous dérivons sans but, sans aucune règle élémentaire à laquelle nous raccrocher. Souvent, pour mieux comprendre nos affaires quotidiennes, nous avons besoin de nous mettre à l'écart, de prendre de la hauteur.
...
Écrit par : Alf | 14.12.2010
L'économie n'est pas une science exacte, tout au plus peut elle expliquer ce qui s'est passé la veille, il ne s'agit que d'un outil mal maitrisé dont les débats se concentrent sur les possibilités de réglages alors que des questions fondamentales que la crise met en exergue et les progrès techniques du XX éme siècle exigeraient que l'on se pose. Les réponses appropriés ne serait pas exprimé en terme économique mais philosophique, un exemple concret dans vos débats serait la question de la « valeur travail », elle est centrale mais jamais débattu, comme si elle était inscrite dans le marbre de Wall Street. Pourtant, il serait sans doute bien plus innovant de la repenser que de chercher le meilleur des réglages a apporter à un outil défaillant et hypertrophié.
Bref rien d'alternatif sur ce blog, juste une pléiade de poncifs, postulats et raisonnements économique abscons, une vision du monde partagée par tous les belligérants …
Écrit par : br | 23.12.2010
Merci pour ce bon moment de rigolade !
On taxe, on retaxe, on fait marcher la planche à billets, on régule la sphère privée, on spolie l'épargnant mais à aucun moment on ne considère la dette comme un problème. Pour la dévaluation, vous vous donnez combien de temps: 6 mois ? Ah ben non, c'est vrai qu'on vit en vase clos... le monde s'arrête aux frontières de La France...
Les industries, elles sont déjà parties là ? ou vous les poussez vers la porte de sortie ? ou alors on s'en remet à la génération spontanée ?
Je n'ose pas vous souhaiter une bonne année 2011 !
GameOver
Écrit par : GameOver | 02.01.2011
Très bon billet... Rien à rajouter, sinon à faire suivre, et continuer à débattre. Mais belle base de discussion.
Écrit par : torrent | 15.02.2011
Le début de la dette, c'est 1973 ... et "le peuple" a bien approuvé Maastricht, non ? (alors, vous aussi sortez votre chéquier...)
Écrit par : torrent | 15.02.2011
les achats à terme ou à découvert permettent de spéculer à la baisse sur la valeur d’un titre
-> Bah non, c'est la vente à découvert qui permet de spéculer à la baisse.
Quand on y connait rien, on évite de se lancer dans des projets comme ça.
Écrit par : Sanksion | 22.02.2011
ce qu'il faut surtout "interdire" ce sont les paris sur les fluctuations de prix.
Écrit par : millesime | 24.05.2011
peu importe si les autres pays ne font rien , il s'agit de débuter et ensuite les autres suivent, il en est toujours ainsi...!
Écrit par : millesime | 24.05.2011
Rien à rajouter, sinon à faire suivre, et continuer à débattre. Mais belle base de discussion.
Écrit par : professional wordpress themes | 25.06.2011
devise du capitalisme "Tout s'écroule, je gagne donc de l'argent. Mais si tout s'envolait, j'en gagnerais aussi
Il ne suffit pas de moraliser le capitalisme (taxer a 0.5% des flux de la finance mondiale), il faut s’attaquer aux sources Voir Moraliser le capitalisme, comme le marché financier – système capitaliste ?. Ce système ne se traduit pas que dans la finance, mais aussi dans la privatisation des biens vivants (cf la privatisation de l’eau, de l’air ( cf voir Le Monde selon Mosanto, Water Lake Money…) cf Serge Halimi sur "Le grand bond en arrière (plusconcient.net) Année: 2004 Durée: 50' 51''
Écrit par : citoyenactif | 09.07.2011
Tout cela pour dire quoi? Débattre d'un problème n'est, malheureusement pas le régler... Le constat est là, des solutions existent mais argent et pouvoir ont toujours fait bon ménage. Nos décideurs ne veulent rien réformer car ils en tirent leurs avantages.
Nous ne pouvons que regarder les choses s'écrouler, spectateurs tristes de notre nature même....
Écrit par : christian cadiou | 11.08.2011
@ Christian
Oui, mais l'écroulement sera aussi l'opportunité de reconstruire un système plus juste, comme après la Grande Dépression.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 11.08.2011
Je suis bien d'accord, reconstruire un système plus juste est, pour nos descendants, un impératif. Cependant, qui sera en mesure de le faire? Nos dirigeants? Ils servent la cause de richissimes industriels, et surtout financiers!
Notre civilisation est l'image de ce que nous sommes : avides, égoïstes, cruels....(l'homme n'est-il pas un loup pour l'homme ?).
Il ne s'agit pas seulement de reconstruire un modèle économique, il s'agit aussi d'offrir à celui-ci une assise stable que nos vices et défauts ne viendront pas détruire.....
Là, c'est notre essence même qui prêche. Nos "religions" qui témoignent de notre besoin ridicule de croire! Notre avidité, et cette capacité à "tuer père et mère" si cela sert nos intérets. Cet
égoïsme, nous poussant à faire appliquer nos idées propres car seules celles-ci ont une valeur (par la force s'il le faut). En bref, tout ce qui nous permet d'assouvir notre besoin de domination (l'argent n'étant que l'une des manières d'y parvenir).
QUEL-EST L'AVENIR D'UNE TELLE SOCIETE ?
Écrit par : christian cadiou | 13.08.2011
Je pense qu'il faudrait taxer les transactions boursières en fonction du temps de garde des actions.
Taxes d'autant plus faible que l'on garde l'action longtemps.
Écrit par : Georges | 23.08.2011
Great place for obvious reasons, superior writing skills.
Écrit par : Actos Lawsuit | 15.09.2011
"aujourd’hui, les immenses profits des activités de détail des banques en France et dans le monde"
Et bien non justement: la banque commerciale est faiblement rentable par rapport à la banque d'investissement, en particulier du fait des nouvelles règles Bâle II qui garantissent la solvabilité des banques en renchérissant le montant du capital réglementaire calculé par rapport au risque crédit/opérationnel encouru par la banque. Résultat: les banques ne prêtent plus, malgré toutes les assurances contraires de l'Etat qui veut obliger les banquiers à prêter, tout en voulant les obliger à mieux contrôler leurs risques. Voilà une contradiction dont les banques ont du mal à sortir, parce que par définition il est impossible de prêter sans prendre de risques. Et si la banque d'investissement est bien plus profitable que la banque de détail, c'est aussi parce que le ratio d'endettement sur les expositions de marché est bien supérieur, grâce à l'effet de levier sur les produits dérivés. Ce sont ces mêmes produits dérivés qui, si je ne m'abuse, servent aux banques à couvrir leurs risques (cf. swaps de taux, swaps de devises, total return swaps) et à garantir la liquidité de leurs bilans. Là encore le régulateur oblige les banques à renchérir le coût du financement des produits dérivés en augmentant le capital réglementaire sur ces expositions. Le seul moyen d'en sortir pour les banques est de contourner la loi en refilant leurs expositions au secteur non réglementé (type Hedge funds). Pas de chance: Bâle III rend quasiment non rentables les opérations dites de transfert de risques par l'alignement des règles du trading book sur celles du banking book et par le durcissement des règles de contrôle du hors bilan. Conclusion: glou glou, tout le monde coule, à moins de se refaire dans autre secteur comme l'écologie avec le carbon trading notamment, au grand dam des populations virées de leur habitat naturel, sous prétexte de plantation de forêts servant de sous-jacent pour la vente de droits à polluer (cf. Ouganda). Les banquiers et leurs régulateurs sont à enfermer à l’asile le plus vite possible.
Écrit par : Nicolas | 03.10.2011
Actuellement les banques ne prêtent pas, simplement parce qu'il n'y a pas de demande. Sauriez-vous quelles sont les banques qui arrivent au taquet de crédits de 12,5 fois les fonds propres, imposé par Bale 2 ?
Pour le reste, je suis assez d'accord avec vous.
Écrit par : A-J Holbecq | 03.10.2011
Bonjour
Vos propositions sont très bonnes, il manque les moyens de relancer la créativité humaine, l'économie réelle au service de tous; actuellement les peuples sont sacrifiés au service d'un cadavre pesteux, l'euro! Jacques Cheminade dénonçait déjà le cancer financier en 1995, et vous a devancé de plus de 15 ans sur vos propositions. Battez vous pour les faire aboutir. Allez sur Cheminade 2012 et Solidariteetprogres.org. Bonne suite à vous. Gérard Chenu.
Écrit par : Chenu Gérard | 15.10.2011
Pour une information simple et rapide sur la finance et les hedge-funds : lisez le défi de l'argent de Georges Soros. Tout y est expliqué de manière simple y compris la grande faiblesse du legislateur devant le pouvoir sans limite de la haute finance (faiblesse non desinteressée....)
Écrit par : christian cadiou | 15.10.2011
Merci pour le message concerné. Affichage de l'importance et la pertinence de la finance est parfait. C'est vraiment idéal.
Écrit par : 79 dollar kindle | 14.11.2011
Je découvre votre blog pour m'être intéressé à vos commentaire sur "La Grande Régression" de Jacques Généreux. J'y trouve des analyses et des commentaires passionnants sur les sujets économiques et sociétaux de notre époque.
Je voudrais très modestement ajouter à votre liste une 19ème proposition de réforme pour remettre notre système sur les rails, pour sortir de l'impasse dans laquelle nous sommes engagés. Il s'agit tout simplement de "changer de paradigme comptable", en obligeant les entreprises à comptabiliser les externalités (le plus souvent négatives) qu'elles incorporent sans rien payer dans leurs production de biens et de services.
Une telle mesure aurait du sens, car elle obligerait tous les agents économiques à réduire leur empreinte sur l'environnement. Il s'agirait d'une véritable révolution dans le monde de la comptabilité, que l'on pourrait alors désigner comme une "comptabilité environnementale". Elle fournirait aux Etats les bases d'une fiscalité environnementale, et les moyens de conduire une politique d'aménagement du territoire, d'investissements structurants pour l'avenir, de relancer notre société sur la voie du progrès humain.
Ce n'est pas très difficile à faire, techniquement : une comptabilité matière dans un premier temps, avant que l'on soit en mesure de donner une valeur aux polluants que l'on veut combattre : le CO2, les pesticides, le césium, etc.
La difficulté vient bien entendu de ce qu'il faut une volonté politique sans faille, et du temps, pour que cela se fasse ; de la pédagogie, de la coordination avec nos partenaires, de l'autorité vis à vis des groupes de pression ...
Changer de paradigme économique est à ce prix : Pour condamner les mauvaises pratiques, il faut non pas récompenser les bonnes en creusant les déficits publics, mais sanctionner les mauvaises en frappant leurs auteurs au portefeuille. C'est une application pratique du principe du "polleur-payeur" déjà édicté en 1971 par l'OCDE.
Écrit par : Pierre BORIE | 16.12.2011
Excellentes propositions qui ne peuvent aboutir si la France ne sors pas de l'Europe et retrouver son autonomie de décision. Comment allez-vous faire pour sortir de l'Europe sinon par la réglementation (art.50) européenne suggérée par François Asselineau ?
A vous lire
Écrit par : dominique gris | 21.12.2011
Au contraire ! Sortir de l'Europe est entrer en autarcie, le meilleur moyen de plonger dans la récession. Le salut ne peut venir qu'en agissant avec nos principaux partenaires économiques en tirant dans le même sens. Ils sont tous confrontés aux mêmes problématiques. Peut-être suffirait-il qu'un seul se déclare pour que les autres lui emboîtent le pas, mais quand on voit comment ça se passe en matière de quotas, le doute est permis. Donc, il ne faut pas seulement convaincre les électeurs français, mais au minimum tous nos partenaires de l'Union. Les autres devront s'aligner s'ils veulent nous vendre leurs produits. Cette 19ème proposition doit être débattue peut-être plus à Bruxelles qu'à Paris. Elle peut être le levain d'une prise de conscience de notre communauté de destin, et permettre aussi de susciter un élan collectif capable de soulever des montagnes. Pour sortir de la sinistrose, de l'angoisse notamment chez les jeunes, ne faut-il pas ouvrir la porte sur des horizons dépollués, humanisés ?
Écrit par : Pierre Borie | 22.12.2011
Écrire un commentaire