24.07.2010
L’euro, fardeau de l’Europe et de la France
L’euro remonte. La monnaie unique européenne est désormais proche de 1,3 dollars, une surévaluation de 15 à 30% dévastatrice pour notre industrie. Croyez-vous que les médias s’en inquiètent ? Non, la plupart s’en réjouissent, y voyant un signe de l’amélioration des conditions de marché !
« L’Europe utilise sa propre puissance pour se torturer »
Cette phrase d’Emmanuel Todd résume terriblement bien ce que fait la monnaie unique à l’Europe. Sa surévaluation chronique a considérablement accéléré le mouvement de délocalisations de l’industrie européenne. Ce n’est pas pour rien que Renault et PSA ont délocalisé la moitié de leur production Française en dehors de la zone euro en seulement quatre ans, de 2005 à 2009. Il faut encore rappeler que les économistes estiment que la juste parité de l’euro se situe entre 1 et 1,15 dollars.
C’est pourquoi il est totalement sidérant d’entendre les défenseurs de l’euro se réjouir de sa remontée. Comment peuvent-ils ignorer que cette hausse est une calamité pour notre industrie ? Comment imaginer conserver des emplois productifs avec nos salaires, notre protection sociale et un euro surévalué sans la moindre protection commerciale ? C’est à croire que certains ne pensent qu’au pouvoir d’achat qu’ils gagnent quand ils partent aux Etats-Unis !
La victoire des néolibéraux
Plus globalement, c’est la ligne favorable à la globalisation néolibérale qui a gagné. On la retrouve aux commandes dans les interventions du FMI. Dominique Strauss Kahn devra assumer les programmes de rigueur extrême appliqués en Grèce ou en Roumanie. Outre le fait de baisser le salaire des fonctionnaires, Athènes a ainsi mis en place un SMIC-jeunes couplée à une hausse de 4 points de la TVA, programme proche de celui appliqué à Bucarest.
Mais le plus impressionnant reste d’entendre Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, affirmer que « le rééquilibrage des finances publiques et le soutien de la croissance ne peuvent donc plus être présentés comme deux objectifs incompatibles, un dilemme imposé à la politique économique » à un moment où l’austérité budgétaire va peser sur la croissance. Et la perspective de dix années de rigueur, promise par Jacques Attali, n’est guère riante non plus…
Pourtant, il existe des alternatives !
Devant les tristes perspectives évoquées par les uns et les autres, on comprend qu’il faut changer radicalement pour épargner des peuples qui paient très cher les errements d’un système économique dont ils ne profitent pas. Patrick Artus a sonné la charge en faisant une proposition hautement hétérodoxe : une hausse des salaires de 20% compensée par une baisse d’autant de l’euro. Voilà un moyen de régler le problème des finances publiques de manière plus juste !
La remontée de l’euro montre également que la monnaie unique fait sans doute davantage partie du problème que de la solution. Il est donc urgent de la quitter pour retrouver une politique monétaire adaptée à notre réalité, comme le soulignent un nombre grandissant d’économistes (Gérard Lafay, Jean-Luc Gréau, Alain Cotta…). De plus en plus d’économistes évoquent également la possibilité de monétiser la dette pour éviter une saignée de l’économie réelle qui épargnera seulement les plus riches.
L’Europe telle qu’elle est construite aujourd’hui, entre construction monétaire artificielle et dogmatisme libéral est la raison de notre déprime économique. La seule solution sera donc de tout reprendre à zéro pour remettre l’économie au service de l’homme, seule querelle qui vaille, et non l’inverse.
10:55 Publié dans Actualités, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : euro, surévaluation, jean-luc gréau, alain cotta, gérard lafay, dominique strauss-kahn




Commentaires
@Laurent
La proposition de Artus est intéressante dans le sens où elle rompt avec l'idéologie dominante qui veut qu'une monnaie forte c'est super chouette cependant elle pose d'autres problèmes et n'est guère réalisable en pratique. J'en avais parlé dans ce texte:
http://lebondosage.over-blog.fr/article-patrick-artus-veut-augmenter-les-salaires-53524644.html
Ensuite il faut bien voir que les rentiers ont réussit à faire croire à la croyance populaire que leurs intérêts sont l'intérêt général. Les gens ne voient plus dans la dévaluation que le fait qu'elle augmente les prix des produits importés. Oubliant qu'elle n'a aucun impact sur le cout des productions locales et qu'elle permettent une relocalisation des activités productives donc in fine une hausse des salaires et une baisse du chômage.
Une monnaie forte c'est l'idéale pour celui qui achète à l'étranger et qui part en voyage, c'est donc en grande partie l'intérêt des plus riches et rien d'autre. Il faut casser cette image de dévaluation égale catastrophe. En rappelant par exemple que la période Jospin et la croissance d'alors fut le fruit d'une dévaluation des monnaies européennes de 30% vis à vis du dollars et donc des pays du sud-est asiatique qui ont collé leur monnaies à celle des USA.
Écrit par : yann | 24.07.2010
Laurent
Je suis évidemment d'accord sur le fond de ton article
Néanmoins, et bien que je ne connaisse pas le pourcentage exact, une bonne partie des 45 milliards par an du déficit de la "balance des échanges de biens" (déficits commerciaux) de la France est sans doute due à l'énergie que nous importons (pétrole et gaz), et à ce niveau là, l 'euro fort nous protège mais d'un autre coté, puisqu'il n'y a pas d'augmentation très sensible du prix du pétrole, il ne pousse pas grand monde à parler de cette transition énergétique qu'il faudrait regarder en face.
Le problème c'est que nous n'avons aucun "moyen technique" pour faire baisser l'euro par rapport au dollar, même si la BCE le voulait... sauf à donner "au marché" de mauvaises nouvelles sur les dettes souveraines ;)
Écrit par : A-J Holbecq | 24.07.2010
Évolution du prix du baril en euro, sur
http://www.oleocene.org/wiki/index.php/Prix_du_baril_en_Euro
Écrit par : A-J Holbecq | 24.07.2010
@A-J Holbecq
A titre personnel je pense que plus nous paierons cher le pétrole mieux ce sera. D'ailleurs si le Japon ou l'Europe consomment bien moins de pétrole par tête que les américains c'est que ces deux régions taxent et payent plus cher leur pétrole et ce depuis plusieurs décennies. Payer cher le pétrole est un inconvénient à court terme mais comme nous savons tous que cette énergie est condamné autant commencer tout de suite à s'adapter. Donc si l'euro dévalué nous fait payer plus cher le pétrole tant mieux.
Sur la dévaluation de l'euro l'Europe n'aurait qu'a utiliser les astuce asiatique du genre acheter massivement du Yen et du dollars pour faire plonger notre monnaie. Si la BCE voulait vraiment dévaluer l'euro ce n'est pas très difficile à faire à mon humble avis. Mais je ne le souhaite pas il faut que cette monnaie explose et la dévaluation donne du répit à la monnaie unique. Malheureusement l'entêtement de nos élites fait que seul la surévaluation sera apte à faire exploser ce machin technocratique inadapté.
Écrit par : yann | 24.07.2010
@Yann
D'accord en ce qui concerne le pétrole.
Moins d'accord en ce qui concerne les possibilités de la BCE, mais débat difficile qui nous emmenerait trop loin.
En attendant "on" essaye de faire peur http://www.lepoint.fr/business/sortir-de-l-euro-le-rapport-qui-fait-peur-23-07-2010-1218258_51.php
Écrit par : A-J Holbecq | 24.07.2010
@A-J Holbecq
Très drôle, ce doit être le même genre de prévisionnistes qui voyait une croissance forte en 2008 et qui pense que jamais la croissance mondiale n'avait été aussi forte que ces dix dernières années. De toute façon le métier d'économiste est tellement dévalorisé dans l'opinion publique que plus grand monde ne les prends au sérieux. Ce genre d'article visant surtout à empêcher l'hypothèse de l'explosion de la zone euro, plutôt que de voir réellement de quoi il retourne. En tout cas lorsqu'il dit que la plupart des devises verraient leur valeur divisée par deux, je dis chiche, voilà de quoi réindustrialiser.
Écrit par : yann | 24.07.2010
@ A-J Holbecq
La baisse de l'euro permet de faire augmenter les prix du pétrole, et par la même, faire effet de taxe carbone. Toutefois, n'oublions pas qu'au moment ou le pétrole était très cher, l'euro était cher lui aussi. C'est surtout l'État qui se goinfre sur le pétrole, taxé à plus de 80%. A tort ou à raison, je n'en sais que trop rien.
On nous dit que c'est néfaste pour les entreprises, certes, mais elle cette hausse des couts de production est largement compensée par la hausse des exportations.
Le plan de l'UE est simple, faire de l'UE un désert industriel. Pourquoi ? Par dogme assurément. Car dans le domaine de la production, nous n'avons presque aucun avantage comparatif. Les commissaires de Bruxelles ont lu Ricardo. Ils savent qu'il est bien plus rationnel de faire construire une Renault en Slovaquie qu'en France, ou grèves, salaires exorbitants règnent. Mais ils font fi du contexte historique: l'écart des salaires à l'époque de Ricardo variait de 1 à ... 2 ! Contre 1 à 60 aujourd'hui avec la Chine !
Écrit par : Stan | 24.07.2010
@A-J Holbecq
Oui effectivement les cours du pétrole remontent. Mais néanmoins, bien que l'euro ait été fort, cela n'a pas empêché la flambée des prix du pétrole l'année dernière. Cela dépend aussi de l'État qui se goinfre en prélève plus de 70% du prix de l'essence. A tort ou à raison je ne peux me risquer de juger.
En tout état de cause l'euro doit baisser. Bien sûr, cela renchérit le cout de production des entreprises. Mais tous les économistes s'accordent pour dire que cela est largement compensé par l'augmentation des exportations.
Tout porte à croire que l'Europe a été crée pour rendre les Etats impuissants . Les européistes nous ont doctement expliqué que l'Europe c'est faire le poids. Alors pourquoi l'Euro fort ? Pourquoi les délocalisations ? Pourquoi baisser son pantalon devant Chine devant laquelle nous ne dressons AUCUNE barrière douanière ?
La vérité réside dans un dogme et un seul. Les commissaires (que nul n'a élu) ont lu Ricardo. Ils savent que la création d'un grand marché conduit à une ré-allocation des ressources ( comprenez délocalisations ) et à quoi bon construire une Renault en France avec des salaires exorbitants, des grèves à n'en plus finir et des ouvriers toujours plus gourmands, alors que l'avantage comparatif (comprenez bas-salaires est bien plus prononcé en Slovaquie ..? NDA l'avait parfaitement souligné à Mots-Croisés devant cet pourriture de Jean Marc Daniel qui se félicitait des 10 % de croissance de ce pays. Et NDA de dire c'est normal puisqu'ils ont accueillis toutes nos entreprises.
C'est toute l'idéologie néolibérale qui se cache ici. L'Europe va devenir un lieu d'appauvrissement, un lieu de production atone, jusqu'à ce que les ouvriers aient définitivement accepté d'être payé 500€ par mois, le tout sans protection sociale.
Écrit par : Stan | 24.07.2010
La position de Hureaux sur les débats franco-allemands, "un combat de nègres dans un tunnel", ou bien selon moi, toutes les vaches sont noires dans la nuit :
http://www.marianne2.fr/Pourquoi-la-fourmi-allemande-epargne-pour-rien_a195592.html
Écrit par : olaf | 25.07.2010
@ Laurent
Cette phrase de Todd ("l'Europe utilise sa propre puissance pour se torturer") me laisse un peu perplexe. J'ai surtout le sentiment que les néolibéraux ont créé l'Union européenne pour contrôler les citoyens des différentes nations de l'Europe de l'ouest (des citoyens qui avaient le mauvais goût de voter massivement pour les communistes, les socialistes… ou les gaullistes). Ça marche très bien d'ailleurs, aujourd'hui les "socialistes" nous parlent de "care", les "gaullistes" rentrent dans l'OTAN, ou encore suppriment le Commissariat général du Plan, tandis que les communistes (ou ce qu'il en reste) sont en passe de se fondre dans un Front "de gauche" hanté par le fantôme de Tonton.
A propos de la stratégie hausse des salaires + dévaluation, il me semble que c'est ce qui a été fait à la suite de mai 68. Ce genre de choses est de fait impossible tant que nous n'aurons pas recouvré notre souveraineté monétaire.
Au fait, quand vous parlez de "tout reprendre à zéro", je ne peux que vous approuver…
@ Yann et AJ Holbecq
Il est clair que les matières premières sont le principal enjeu de toute politique économique digne de ce nom. La richesse, qu'on le veuille ou non, c'est d'abord des matières premières et du travail. Et d'abord du travail scientifique et industriel. Or notre président n'a pas craint d'affirmer que les "services-à-la-personne" étaient "les emplois de demain"… C'est tout simplement terrifiant. C'est un véritable outrage à la France (beaucoup plus grave qu'un outrage au drapeau !).
Tout cela me fait penser à cet abominable petit refrain à propos d'une "Europe de 400 millions de consommateurs". C'est tellement révélateur… Ce n'est pas une Europe de 400 millions de citoyens, ni une Europe de 400 millions de travailleurs, c'est une Europe de 400 millions de consommateurs. Tout est dit, en fait. Mais comme je suis d'un naturel optimiste, je suis persuadé que les citoyens finiront par se souvenir qu'ils sont des citoyens, et que pour consommer, il faut produire - l'illusion entretenue par l'hyper-endettement étant appelée à se dissiper bientôt. Il faut juste espérer que cette prise de conscience ait lieu avant que la France ne soit trop appauvrie.
Écrit par : Joe Liqueur | 25.07.2010
@Yann, Joe Liqueur et Stan
Tout à fait d'accord avec vous trois, avec un bémol pour Stan qui écrit "Cela dépend aussi de l'État qui se goinfre en prélève plus de 70% du prix de l'essence"
Souvenez vous de ce qu'écrit Lordon sur la page d'ouverture de son blog :
//"De quoi Ubu est-il fondamentalement la figure ? Du despote parasitaire. Quelle est la puissance despotique d’aujourd’hui qui soumet absolument le corps social et le laisse exsangue d’avoir capté la substance de son effort ? Certainement pas l’Etat – dont on rappellera qu’il restitue en prestations collectives l’ensemble de ses prélèvements… – mais le système bancaire-actionnaire qui, lui, conserve unilatéralement le produit intégral de ses captations."//
L'essence chère a un effet positif sur la limitation dles déplacements et donc non seulement sur le "carbone" mais aussi sur nos importations d'énergie fossile (ce qui me semble largement aussi important). Si l'Etat ne prélevait pas autant de taxes sur l'essence, il devrait prélever ces recettes nécessaires ailleurs: pourquoi pas ? avec plus de 200 taxes et impôts je pense qu'il est temps d'organiser un "Grenelle de la fiscalité" et de remettre tout cela à plat.
Écrit par : A-J Holbecq | 25.07.2010
@ Yann
Complètement d'accord avec ton premier commentaire (c'est ce que je souligne avec les voyages aux Etats-Unis).
Je suis également d'accord pour le prix du pétrole. Vu que nous n'en avons pas et que les réserves sont finies, il vaut mieux avoir un pétrole cher. Et la TIPP, c'est aussi une taxe carbone.
Complètement d'accord également sur la baisse de l'euro. C'est cela qui avait permis la bonne santé de l'économie européenne à la fin des années 90. Et il est facile de faire baisser sa monnaie. Il suffit de voir les Etats-Unis. Il suffirait que la BCE affiche sa volonté de voir l'euro baisser, d'acheter du dollar...
@ A-J H
C'est juste. Les matières premières jouent un rôle important, mais le solde industriel se dégrade énormément depuis 10 ans. En outre, cela représente une anomalie dans la mesure où nous avons eu une très faible croissance de notre consommation alors que la consommation mondiale a fortement progressé.
D'accord sur la TIPP.
@ Stan
Complètement d'accord. Le problème est que les commissaires européens doivent croire à ce mythe qu'est la société post-industrielle, encore que si nous continuons les politiques qui sont menées, nous allons finir par lui donner réalité...
En effet, ils transforment, avec l'alliance complice de notre classe politique, l'Europe en une zone d'appauvrissement.
@ Joe Liqueur
Il y a clairement un fond antidémocratique dans le néolibéralisme. J'en ai parlé plusieurs fois. "gaulliste", même avec des guillements, pour Sarkozy, c'est un peu dur pour moi. Je dirai que c'est un chiraquien qui n'a pas été imprégné par le Général pour paraphraser MF Garaud.
Très juste sur l'Europe, qui ne pense qu'aux 400 millions de consommateurs et pas aux citoyens ou aux travailleurs.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.07.2010
@ Mr Holbecq,
Je précise bien que je ne juge pas. Je dis simplement qu'en temps de grave crise, l'État doit aider ceux qui sont dans le besoin. Enfin après il est nécessaire que le pétrole ne doit pas être uniquement laissé aux mains du marché et que l'intervention de l'État est nécessaire.
D'ou l'effet bénéfique de l'euro: les prix du pétrole augmente.
Écrit par : Stan | 25.07.2010
@ Laurent
Je vous rassure, si je mets des guillemets à "gaullistes", c'est bien parce que je pense que Sarkozy est à peu près aussi gaulliste que DSK est socialiste… (et je m'aperçois que j'ai oublié les guillemets à "communistes", pourtant ça mériterait aussi !)
Écrit par : Joe Liqueur | 25.07.2010
Un avis grec qui rejoint le notre:
http://www.cadtm.org/Deflation-bon-euro-ou-rupture
Écrit par : A-J Holbecq | 26.07.2010
Vous trouverez ci-après le lien vers un scénario catastrophe (fiction) sur la fin de l'€uro intitulé "Le coût apocalyptique de l’éclatement de la zone euro". Cet article fait lui même référence au livre de Christian Saint-Etienne "La fin de l'euro" :
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2010/07/le-coût-apocalyptique-de-léclatement-de-la-zone-euro.html
On parle ici de "quantifier l'impensable" et des conséquences apocalyptiques d'un tel changement 10 ans après avoir adopté la monnaie unique.
Cet article me rappelle l'histoire du Titanic qui était lui aussi réputé insubmersible d'après les médias de l'époque en 1912. Ce paquepot a pourtant coulé en moins de 3 heures après avoir percuté un iceberg.
Il serait d'ailleurs intéressant que Laurent Pinsolle donne son point de vue sur les arguments développés ...
Écrit par : Santufayan | 30.07.2010
Rappelons d'abord que ce rapport est écrit par un banquier "Mark Cliffe, économiste en chef de la banque néerlandaise ING,"
Ensuite il transparait qu'il est écrit par un "pro euro" ... je ne doute pas que nous aurions eu des avis différents s'il avait été écrit par un "euro sceptique."... mais combien de pays (même dans l'U.E.) "survivent" (bien) sans pour autant faire partis de la zone euro ou d'une zone dollar?
Mais surtout le point important est que cet économiste n'imagine pas une seule seconde possible que les pays prennent en main la création de leur monnaie: tout est basé sur le fait que ces monnaies doivent nécessairement être émises par les banques commerciales et qu'elles doivent nécessairement de ce fait être "négociables" sur les marchés.
En fait le seul point important me semble être la capacités des différents pays qui retrouveraient leurs monnaies nationales à se procurer les devises dont ils auraient besoin pour leurs soldes négatifs de leur balance des échanges (voir ici pour celle de la France http://postjorion.wordpress.com/2010/07/23/114-balance-exterieure-de-la-france/ ) ... l'idée de l'euro commun réponds à ce problème, ce qui ne serait pas le cas sans délai (sauf réserves de devises suffisante) s'il s'agissait d'un simple retour au franc.... encore que...
Écrit par : A-J Holbecq | 30.07.2010
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