11.11.2010
Trois raisons pour aimer la nation
Depuis 1945 en Europe, beaucoup considèrent les nations avec méfiance, comme si cette structure de l’organisation humaine portait en elle la seule responsabilité des guerres qui ont déchiré le monde. Et si ce n’était pas le cas ? Et si les nations étaient là pour le bien de l’humanité ?
La nation, c’est une communauté culturelle
En effet, le point fondamental d’une nation est le fait qu’elle constitue une communauté pour les hommes. Avec la famille, il s’agit sans doute de la communauté la plus importante pour les individus, celle qui reste à vie, le point fixe de toute une existence, quand les amis, les entreprises ou les lieux d’habitation peuvent changer. Cette communauté est fondamentale pour déterminer l’identité de tous ses membres.
En outre, cette communauté est profondément culturelle. A chaque nation est attaché un système de valeurs distinctes et d’habitudes qui caractérisent la communauté nationale. Les Français ne sont pas des Etasuniens ni des Italiens ou des Allemands. L’identité nationale porte une part essentielle dans la constitution de l’identité de chaque individu.
La nation, c’est la solidarité
L’adjectif qui vient le plus souvent après le mot « solidarité » est « nationale ». En effet, c’est dans le cadre national qu’existe la plus forte solidarité entre membres d’une même communauté (après la famille bien sûr). C’est dans le cadre national, et donc grâce à la nation, que ceux qui travaillent paient les retraites de ceux qui ont travaillé. C’est dans le cadre national que les cotisations des biens portants servent à soigner les traitements des malades.
C’est dans le cadre national que la communauté toute entière contribue à l’avenir, de multiples façons. C’est la nation qui favorise le renouvellement démographique, c’est elle qui investit dans l’éducation de ses enfants. C’est elle qui, traditionnellement, investissait dans les infrastructures d’avenir (énergie, transports, télécommunications…), ce qui a poussé à la création des services publics nationaux. Bref, la nationalité, c’est le lien le plus fort qui unie les êtres humains après la famille.
La nation, c’est le moyen d’agir sur son destin
Et si la nation est le lieu de la solidarité nationale, c’est parce que c’est la communauté la mieux à même de conjuguer à la fois une unité suffisamment forte avec une taille assez grande pour permettre aux hommes qui la composent d’agir sur leur destin. Les deux conditions sont essentielles. Il faut une grande unité, un vécu important et des valeurs communes pour que la minorité accepte sans broncher les choix de la majorité. La force du lien commun impose la taille de la nation.
C’est par les nations que les hommes ont pu se libérer des féodalités, devenir libres de leur destin tout en ayant la capacité d’agir sur leur destin collectif. Mais seule une unité très forte permet à une communauté nationale de tenir. Les exemples de l’URSS, de la Yougoslavie, de la Tchécoslovaquie et de la Belgique montrent que les constructions artificielles qui nient les réalités nationales ne peuvent pas durer très longtemps et finissent par se dissoudre.
La nation n’est pas la cause des guerres
Bien sûr, ce sont souvent les nations qui ont porté des guerres sanglantes et volontiers inhumaines. Mais cela ne signifie pas forcément qu’elles en soient directement responsables. Les nations n’ont été que les véhicules des guerres que parce qu’elles sont la communauté d’action de références des êtres humains, le moyen pour eux d’agir sur leur destin, pour le bien, comme pour le mal… Les nations sont humaines et elles souffrent des mêmes travers que les hommes.
C’est pour cela que vouloir museler les nations n’est pas le moyen d’éviter les guerres, pour deux raisons. Tout d’abord, les structures supranationales seront tout aussi promptes à guerroyer que les nations car elles aussi sont humaines… Ce n’est pas parce que l’on passe à l’échelle européenne que les humains seront moins violents. Au contraire, la négation des réalités nationales peut provoquer des conflits sanglants, comme on le voit tout autour du monde.
Ce n’est pas en sautant sur notre chaise en disant « nation, nation, nation » ou « la France, la France, la France » que nous lutterons contre les clichés puissamment ancrés dans l’inconscient collectif. Nous devons expliquer méthodiquement l’apport fondamental de la nation à l’humanité.
10:56 Publié dans Actualités, Gaullisme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : nation, france




Commentaires
'Tout d’abord, les structures supranationales seront tout aussi promptes à guerroyer que les nations car elles aussi sont humaines…'
Faux.... s'il n'y a plus qu'une seule structure....et qu'elle ne porte en elle de germe de guerre civile...
Alors oui nous pourrons parler d'une Nation-Monde, des Etats Unis Mondiaux. C'est alors que le vieux concept de Nation géographiquement limitée disparaîtra, au profit d'une Nation virtuelle, qui se voudra plus apartenance à un groupe culturellement identifiable, mais plus nécéssairement à un pays.
Je suis enfant de l'Europe, père et mère de deux nationalités différentes. Je vis dans un pays qui n'est ni celuide mes parent ni le mien.... Je suis un enfant du monde.
Et tant que le concept de Nation servira à défendre des murs érigés en protection de nos voisins, a arbitrairement changer les règles de tel ou tel coté d'une ligne de démarcation imaginaire, alors il n'est que de peu d'interêt pour moi. La Communauté elle est importante, mais l'organisation Nation peut sans conteste être dépasée...
Écrit par : kama | 11.11.2010
Et si le risque de guerre civile était renforcé par ces constructions supranationales ? Nous l'avons bien vu dans l'ex-Yougoslavie ou dans l'ancienne URSS. Ces constructions déconnectées de la réalité démultiplient le risque de guerre civile malheureusement.
Je comprends votre idéalisme et ses fondements, mais votre vécu reste ultra-minoritaire et il faut comprendre que les seules réalités qui comptent réellement aujourd'hui, ce sont les nations. Vouloir le nier porte justement en soi le risque d'un retour des conflits.
Et puis, ce n'est pas parce qu'on effacerait les nations qu'il n'y aurait plus de risques de guerre. Outre les anciennes nations, les conflits pourraient se porter entre les communautés qui composeraient cet ensemble.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 11.11.2010
Mon vecu est certes minoritaire mais il concerne de plus en plus de gens, qui ont voyagé et vécu dans plus d'un pays. Il concerne aussi tous les enfants issus de l'immigration où qu¡ils soient. En fait, si l'on suppose que la plupart des êtres humains aspirent à la paix, alors mon utopie est bel et bien un désir d'avenir différent pour l'humanité, liberée qu'elle serait du joug de ses propres constructions (la Nation en faisant partie, la structure verticalisée de la sociéte une autre...)
Enfin, je suis convaincu que l'exemple de l'Europe est de ce point de vue exceptionnel. Car enfin, dans quels autres pays du monde a t'on construit une organisation politque supranationale, et dont le but premier était d'assurer la paix? Et si nous sortons par le haut de l'Europe, si ce projet se transforme demain en succès, alors nous serons un vrai exemple pour le monde.
Et puis enfin, si nous ne construisons jamais ces Etats Unis mondiaux, nous savons que la planète explosera de par ses tensions politiques ou économique. Comme vous l'avez si bien dit, la Nation permet la solidarité. A solidarité mondiale, Nation Mondiale. C'est pour moi aussi simple que cela, et c'est aussi la seule solution pour résorber les problèmes dont souffrent une bonne partie de l'humanité.
Pour finir: je ne verrai jamais ce jour, mon fils peut-être, mais je ne doute qu'il viendra un jour.
Écrit par : kama | 11.11.2010
Je ne pense pas que l'Union européenne puisse nous jeter dans de grandes guerres. Elle n'est pas légitime pour cela. Le risque est que sa faiblesse l'amène à nous soumettre à d'autres grands peuples.
La nation est un groupe d'individus décidés qui peuvent être monstrueux, nous n'avons pas à la mythifier. La Nation ne devrait être qu'un pur cynisme. L'Europe est laide, vieille et raciste, ne reste que le retour à la France, seul lieu où nous pouvons contester, le pouvoir de l'argent, des vieux et des racistes.
Écrit par : Jardidi | 11.11.2010
@Kama:
Pour qu'il y ait ce que vous appelez de vos vœux, "des États-Unis mondiaux" (pourquoi toujours d'ailleurs se cantonner à l'exemple américain?), il faut qu'il y a un peuple mondiale, une langue, une monnaie, une conception du monde acceptée par tous. Cela est parfaitement impossible et surtout profondément anti-démocratique car elle s'imposerait de fait sur des peuples qui n'en veulent pas. D'ailleurs qu'elle serait cette langue mondiale, quelle serait cette monnaie mondiale, quelle serait cette conception du monde acceptée de tous, une monarchie, une république, une tyrannie, une théocratie, une dictature, une démocratie à la scandinave, à l'américaine, à la suisse, un système communiste, socialiste, anarchiste...? Bref, cela ne tient pas debout car on ne peut fonder une unité sur autant de positions différentes, de cultures, de langues et de conceptions du monde qui divergent. Je rejoins parfaitement en ce sens Laurent Pinsolle, tout en étant républicain de gauche et adhérant du Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement, la première solidarité qui vaille est celle qui est nationale. La nation est le cadre première de notre sécurité, de nos repères. Mais cela ne veut absolument pas dire qu'il faut se recroqueviller sur nous-mêmes de manière chauvine et s'opposer à toute perspective de coopération harmonieuse entre les nations, harmonieuse en ce sens qu'elle s'opposerait justement à toute action impérialiste, donc dans le cadre notamment onusien. Cela me paraît une perspective plus réaliste et franchement plus optimiste que cette utopie (qui pourrait bien se révéler être une dystopie) de la création d'un soi-disant "gouvernement mondial", cher à Jacques Attali et à tant d'autres. La gouvernance au niveau international est sûrement nécessaire, il faut notamment réguler les flux financiers qui échappent au contrôle étatique, il faut que les États reprennent du pouvoir face à une finance qui s'en est exemptée, il faut de manière générale que les États-nation redéfinissent (d'abord à leur niveau, puis au niveau continental et international) les limites du champs à accorder à l'économique et là où commencerait le politique. J'ose espérer que des régulations plus ambitieuses pour restreindre le rôle des multinationales et des flux financiers seront prises au G20 de Séoul même si je ne me fais guère d'illusion là-dessus.
Par conséquent, la France, en concert avec ses partenaires européens de préférence, mais s'il le faut seule aussi, doit s'opposer à la vision néo-libérale, libre-échangiste et anti-protectionniste qui prévaut depuis trop longtemps. Cette vision mortifère, au long terme, n'amènera nullement de la prospérité, de la paix et de stabilité à nos peuples européens, ni à ceux d'Asie, notamment de la Chine. Cette vision-là, en l'occurrence, ne bénéficie qu'à une poignée d'argentiers et d'une élite financière (justement transnationale) qui bénéficie de l'ouverture tous azimuts des marchés. A nous de proposer une autre vision du monde pour notre pays, pour l'Europe et pour le monde. Et de convaincre nos concitoyens que la route de la supra-nationalité - sans concertation des peuples - est la mauvaise direction et est contraire à ses intérêts les plus légitimes.
Écrit par : D Servantie | 11.11.2010
@ D.Servantie,
Je partage complètement votre point de vue.
@ Kama
Je comprends votre souhait et je ne doute pas des intentions pures et humanistes qui vous animent.
En revanche, je persiste à croire que la négation des nations est une forme de négation de l'homme et que l'aliénation des nations est une forme d'aliénation de l'homme.
Je crois que votre appel à une "nation monde" est totalement utopique et qu'une telle construction pourrait créer d'immenses tensions qui aboutiraient forcément à son auto-destruction, potentiellement dans la guerre. Les hommes sont différents, ont des cultures différentes. C'est pour cela qu'il y a des nations qui permettent aux hommes qui partagent un même système de valeur de vivre ensemble et d'agir sur leur destin.
Au contraire, l'existence des nations est un vecteur de liberté qui permet aux différents groupes de vivre comme ils l'entendent. Une nation-monde imposerait trop de compromis et créerait des tensions immenses entre la majorité et sa minorité. En outre, il n'y a pas de vécu commun au niveau de la planète, ce qui rend une telle perspective illusoire.
@ Jardidi,
Je vais développer sur le sujet.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 11.11.2010
Que l'Europe tourne le dos à plus de dix siècles de guerres internes est une chose trop précieuse pour être traitée à la légère. Les concepteurs de l'Union Européenne ont habilement joué là-dessus pour donner valeur constitu-tionelle à la politique économique néolibérale, qui n'a rien à voir avec cela. Dans l'état actuel des choses, pour le moins, la nation est le seul levier dont nous disposions pour aller contre cet asservissement.
Écrit par : Marsault | 11.11.2010
Kama est certes idéaliste et, en ce qui concerne la notion de ou de "nation", il me semble que la confondre avec les nationalismes fauteurs de guerres c'est "jeter le bébé avec l'eau du bain".
Il y a certes de multiples conceptions de la nation, certaines fermées car fondées sur quelques références culturelles ou ethniques étroites qui conduisent au chauvinisme et à des notions de supériorité absolue par rapport à d'autres qu'il conviendrait d'abattre et de combattre. C'est ce qui a mené aux guerres mondiales de 1914 ou de 1939 et c'est aussi ce qui a conduit beaucoup de populations à travers le monde d'après-guerre à se détruire, singulièrement en Afrique ou en Europe-même (ex-Yougoslavie notamment).
L'intérêt de la nation "à la française", c'est bien qu'elle est d'abord fondée sur le citoyen et sur un corpus de valeurs universalistes, voire universelles, traduites dans la trilogie "Liberté, Égalité, Fraternité", complétée par "Laïcité". Cette conception héritière des Lumières est ouverte.
En revanche, la conception organiciste, voire ethnique, d'autres approches du concept de nation a effectivement abouti à l'exacerbation du nationalisme et, par voie de conséquence, aux guerres.
Mais dans le monde actuel, je crains fort que le concept de nation au sens des Lumières ne soit actuellement battu en brèche par les tenants notamment du néoconservatisme qui aboutit effectivement à un retour à l'Ancien Régime, à ses privilèges et à ses inégalités outrancières et inacceptables.
Écrit par : Erel | 11.11.2010
Après le bank run, l'idée du silver run fait son chemin chez les américains:
http://www.courtier-or.fr/int/index.php/105-heure-du-COMEX-par-silver-run.html
L'absurdité kafkaïenne des marchés des commodities reposant sur les tas des futures aussi virtuelles, que dollarisés est tragique.
Cordialement,
Écrit par : courtier-or | 12.11.2010
Le facteur le plus déterminant de l'unité politique est la langue, la communauté politique (appelons là "nation") peut lui être inférieure, elle peut très difficilement lui être supérieur.
Les gens ont absolument besoin de se comprendre pour faire de la politique ensemble. Prenez la suisse, les cantons bilingues, vous avez des communes avec 80% de francophones et 20% d'alémaniques ou inversement, vous 'en avez pas avec 50/50.
Elle est le vecteur des idées (et des idioties), les zones de même langue ont des votes qui leurs sont propres. Que ce soit en Suisse, en Belgique, au Canada, les Francophones sont toujours les plus socialistes...
En revanche, je ne me sens aucune affinité avec un communiste français et relativement peu avec un gaulliste social(iste).
Il y a bien peu de solidarité en France, l'État nation y est plutôt un outil de spoliation des compatriotes pour les groupes d'intérêts bien organisés ayant des électeurs à vendre au pouvoir régalien.
Je pense que la propension à la guerre, outres les facteurs géopolitiques, dépend largement du caractère centralisé ou non du pouvoir de décision en la matière. Sauf pour quelques rares pays très démocratiques (Suisse, Irlande, ...), elle est au mains de l'exécutif.
Notez qu'aux USA la doctrine jeffersonienne était anti-belliciste, la constitution attribue au parlement la décision guerrière, la pratique politique à permis à la présidence de l'usurper.
Écrit par : Alf | 12.11.2010
Je reste sur ma posistion utopiste, en étant bien conscient que c'ets de cela qu¡il s'agit, et que je me fais l'avocat du diable. Mais enfin, l'ensemble des oppositions à cette idée de 'confederation mondiale d'Etats indépendants' (puisque c'est de cela qu'il s'agirait, et que d'acuns n'aiment pas les Etats-Unis mondiaux (moi no nplus lol)), qui ont éte avancées ont déjà éte résolues:
Problème de la langue: Que je sache, dans l'histoire de France, les patois, langues régionales et autres dialectes ont éte des facteurs de separation des peuples Purtant nous avons construit l'espoace France, au sein duquel nous parlons une seule et même langue.
Pour ce qui est du système politique et éconi¡omique, cela fait bien longtemps que l'humanité est capitaliste et libre echangiste par nature, et que notre individualisme appelle de ses voeux la démocratie. Prétendre le contraire serait nier l'histoire du developpement de l'humanité.
La monnaie.... nous avons construit l'Euro, et si les Allemands ont laissé le DM qui avauit pour eux une valeur de symbole très fort. Si on considère de plus le nombre de pays qui ont une monnaie qui ne cesse de changer, on verra que l'identification culturelle a une monnaie n'est pas si grande qu'elle empêche d'en changer.
Maintenant, que nous ayons besoin de structures qui nous permettent une certaine representation bien sur!
Il serait idiot de prétendre que la géographie, la météo, la topographie, l'histoire ou la culture sont sans importance. Il est évident que nous devons être representés dans un cadre qui nous correspond, et à cet effet la Nation géographique et culturelle sont des nécéssités. Néanmoins, rien n'empêche qu'un jour la Nation s'exprime non pas en tant qu'expression d'une souveraineté politique, mais plutôt en tant qu'expression d'une unité de culture, de géographie, de langue.
Ce jour là nous pourrons enfin dépassr la notion de Nation.
Écrit par : kama | 12.11.2010
A Kama. Force est de constater que le supranational n'a rien de démocratique... Il n'y a qu'à voir le TCE adopté sous le nom de Traité de Lisbonne. Je ne crois pas à la démocratie au niveau supranational, l'UE technocratique le démontre. La démocratie ne peut avoir que des bases nationales. En outre, ce serait bien triste si tout le monde se ressemblait, parlait la même langue et avait la même culture...
Écrit par : Stark | 12.11.2010
A Kama. Force est de constater que le supranational n'a rien de démocratique... Il n'y a qu'à voir le TCE adopté sous le nom de Traité de Lisbonne. Je ne crois pas à la démocratie au niveau supranational, l'UE technocratique le démontre. La démocratie ne peut avoir que des bases nationales. En outre, ce serait bien triste si tout le monde se ressemblait, parlait la même langue et avait la même culture...
Écrit par : Stark | 12.11.2010
@ Marsault,
C'est pour cela que je ne fais pas de la sortie de l'UE un objectif car je suis un partisan de la construction européenne, mais d'une construction qui respecte entièrement et totalement la souveraineté des Etats.
@ Erel,
Je suis d'accord. Je crois que le problème est que l'aliénation des nations porte en elle le risque d'un retour au nationalisme et à l'affrontement. La coopération dans le respect des souverainetés agit en faveur de la paix. L'unification dans la contrainte et en violant la volonté des peuples est dangereuse.
@ Alf
Très bon point sur les langues et qui montre que l'Europe n'est pas un Etat-nation et doit donc être traité comme une structure de coopération entre Etats-nations et non pas comme l'embryon d'un Etat qui prendrait le pas sur ses composantes.
Bien sûr qu'il y a de la solidarité ! Et la Sécurité Sociale ?
@ Kama
Votre position est totalement respectable. Mais je ne crois pas que ce que vous décrivez pour la France puisse s'appliquer à l'Europe (à part éventuellement dans plusieurs siècles, et encore je n'y crois pas).
Je ne crois qu'il faille forcément faire progresser la taille de la communauté de destin qu'est la nation. Cette progression impose une uniformisation ou une violation de l'identité de ses composantes antérieures. Plus la taille est grande, moins ce qui est partagé est fort, plus le lien est artificiel.
Et puis, surtout, pourquoi faudrait-il dépasser la nation ?
@ Stark
Complètement d'accord. Passée une certaine taille, le supranational tend vers l'anti-démocratique.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 13.11.2010
Bonne argumentation. D'accord avec toi... (seul bémol, la notion d'inconscient collectif, qui ne veut rien dire).
Je suis prêt à voter NDA mais il faudrait qu'il "explose" un peu...
Michel Renard
co-auteur (avec Daniel Lefeuvre) de "Faut-il avoir honte de l'identité nationale ?" (Larousse, 2008)
Écrit par : Michel Renard | 16.11.2010
La vraie question serait alors: Avons nous besoin de Démocracie à tous lñes étages de notre sociéte? Car finalement, si je sais que les gestionnaires qui traitent de la chose économique ou politique sont des experts, dont le choix a éte validé dans des conditions transparentes, que m'importe de les avoir élus ou pas?
J'ai bientôt 40 ans et n'ai jamais vote parceque la démocratie actuelle ne me permet nullement d'être representé... Tout au plus un gugusse aura-t'il quelques positions approchant les miennes, qu'il s'empresrera de ne plus défendre pour sauvegarder ses interêtes électoralistes... Alors quid de la démocracie?
Et si les problèms de gestion de notre pays proviennet de la classe politique (inféodée au pouvoir économique, soucieuse de preserver ses propres interêts, imperméable aux désirs des citoyens), alors je justifie la nécéssité de changer le cadre politique et de dépasser la notion de Ntion pour enfin pouvoir s'affranchir des mauvaises politiques locales et de leur porte étandard: nos gouvernants!!
Écrit par : kama | 18.11.2010
La vraie question serait alors: Avons nous besoin de Démocracie à tous lñes étages de notre sociéte? Car finalement, si je sais que les gestionnaires qui traitent de la chose économique ou politique sont des experts, dont le choix a éte validé dans des conditions transparentes, que m'importe de les avoir élus ou pas?
J'ai bientôt 40 ans et n'ai jamais vote parceque la démocratie actuelle ne me permet nullement d'être representé... Tout au plus un gugusse aura-t'il quelques positions approchant les miennes, qu'il s'empresrera de ne plus défendre pour sauvegarder ses interêtes électoralistes... Alors quid de la démocracie?
Et si les problèms de gestion de notre pays proviennet de la classe politique (inféodée au pouvoir économique, soucieuse de preserver ses propres interêts, imperméable aux désirs des citoyens), alors je justifie la nécéssité de changer le cadre politique et de dépasser la notion de Ntion pour enfin pouvoir s'affranchir des mauvaises politiques locales et de leur porte étandard: nos gouvernants!!
Écrit par : kama | 18.11.2010
Par ailleurs je note que nous passons plus de la moitié den otre temps dans un système dictatorial: l'entreprise..... Ici je voudrais voir de la Démocracie mais personne ne veut m'en apporter... Et il faudrait que la Nation compense ce déficit?
Écrit par : kama | 18.11.2010
Je pense comme vous Laurent, que la Nation est le bon curseur pour l'organisation des peuples. Effectivement, comme l'ont dit certains, les constructions supranationales ne sont pas toujours la panacée, loin de là. Le meilleur exemple en est l'Union Européenne, ce machin qui ne sait agir qu'à coups de diktats contre les peuples, sans que jamais ceux-ci ne soient associés aux décisions, même pas lors des élections européennes qui pourtant devraient servir à ça, à présenter les projets européens aux populations pour qu'elles choisissent en bonne connaissance de cause. Au lieu de ça, on punit les peuples qui votent mal, comme on l'a fait vis à vis de la France en niant son vote contre le traité constitutionnel et en sommant l'Irlande de bien voter.
Quant au sujet des guerres, rappelons-nous qu'elles ne se font pas toujours entre nations, mais à l'intérieur dans le cas des guerres civiles. Les épisodes révolutionnaires chez nous, ou les guerres de religion par exemple, n'avaient pas forcément besoin des autres nations pour se développer.
Ce mondialisme forcené vers lequel on nous entraîne malgré nous finira par en générer des guerres, puisqu'il se fait contre les populations et à leur détriment. La seule question qui reste est de savoir quand est-ce qu'elles débuteront.
Écrit par : Gegebronco | 10.10.2011
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