06/02/2011

La reconstruction de l’école de la République

Hier se tenait la Convention Nationale sur l’école républicaine de Debout la République, qui réunissait Luc Ferry, Natacha Polony, Marc Le Bris, Claire Mazeron, Michaël Devaux et Olivier Arsac. Des intervenants de grande qualité qui ont dessiné ce à quoi pourrait ressembler notre école.

Un constat sévère

« Les pessimistes sont des optimistes bien informés » : c’est par cette citation que Natacha Polony a débuté son intervention. Et il faut dire que tous les participants partageaient une grande noirceur dans leur portrait de l’éducation nationale Française aujourd’hui. Luc Ferry voit quatre problèmes majeurs : l’illettrisme, qui touche de manière stricte 10% des enfants (30% étant en difficulté au sens large), la violence, le fait que 20% des élèves sortent sans rien et la crise des vocations scientifiques.

Claire Mazeron a parlé de « massification sans démocratisation » en soulignant qu’alors que les enfants de cadres représentent 11% de la population mais 47% des élèves de Grandes Ecoles (contre 25 et 3% pour les enfants d’ouvriers). Tous ont souligné la baisse générale du niveau pour atteindre 82% de réussite au bac (et 98% sur deux ans !). Elle a également souligné la baisse du nombre de candidats au CAPES et la baisse de niveau des futurs professeurs, comme Marc Le Bris.

Les raisons d’une telle déroute

Les intervenants se sont très largement accordés sur ce sujet. La suppression du redoublement a notamment été évoquée par Claire Mazeron qui souligne qu’en 1995, 11% des élèves de 5ème redoublaient, chiffre tombé à 3.6% aujourd’hui. Les intervenants ont  critiqué le fait de faire passer des élèves qui n’ont pas le niveau et qui ne rattrapent jamais le temps perdu (80% des enfants qui ne savent pas lire à la fin du CP ne rattraperont jamais ce retard).

Ils ont tous fortement attaqué les méthodes pédagogistes et l’idéologie de l’enfant roi que l’école devrait seulement permettre de s’épanouir. Olivier Arsac nous a montré des documents  ubuesques d’apprentissage à la lecture basés sur la forme globale des mots. Dans un brillant exposé, Natacha Polony a souligné le rôle de l’école pour faire des élèves des citoyens appartenant à une collectivité. Pour elle, l’épanouissement n’est pas le but, mais la conséquence.

Comment refonder l’école de la République ?

Là encore, les intervenants, malgré des cursus très différents, s’accordaient sur les solutions. Ils ont tous insisté sur la nécessité de revenir aux méthodes traditionnelles et réduire les enseignements exotiques qui diminuent les horaires des matières nobles jusqu’à l’absurde (4 heures de mathématiques en 1ère S à la prochaine rentrée contre 7 heures il y a dix ans, comme l’a dit Olivier Arsac). Tous ont également souligné le rôle du politique pour soutenir la réforme face à certains médias.

Luc Ferry a insisté sur le CP, parlant de son projet de dédoubler les classes pour les écoles en difficulté. Michaël Devaux a proposé trois grands axes : apprendre aux professeurs les raisons et l’exercice de l’autorité, développer leur jugement en matière de notation car les notes ont un rôle structurant, permettant de s’évaluer par rapport aux autres, et faire preuve d’humilité parce qu’enseigner est un art et que les sciences de l’éducation ne peuvent déterminer « la » meilleure façon d’enseigner.

Nicolas Dupont-Aignan a clôturé la convention par un discours très proche de celui des intervenants. Au menu : l’utilisation du référendum, la revalorisation du traitement des professeurs qui souhaitent travailler davantage, l’augmentation des horaires pour les savoirs fondamentaux (Français, Maths, Histoire) parallèlement à la réduction des matières accessoires, la promotion du redoublement pour les élèves qui ne sont pas au niveau, la fin du collège unique par la mise en place d’un examen fin 5ème et l’ouverture à partir de la 4ème de voies spécialisées de réussite, la restauration de l’ordre en permettant aux professeurs, avec le proviseur, d’exclure en cas de violence grave et enfin l’instauration d’un uniforme pour les écoles qui le souhaitent pour atténuer la surenchère vestimentaire. 

Ce résumé ne donne qu’un petit aperçu de la richesse des interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres. La réforme de l’éducation nationale mérite définitivement d’être un débat majeur en 2012.

Commentaires

Peut-être que l'EDUCATION (ce qui est différent de l'Enseignement) repose sur 2 pieds : l'école et les parents. Et peut-être que pour faire progresser un ENFANT (je ne dis pas un élève), il faut que ces 2 pieds avancent à la même vitesse, sinon l'enfant est déséquilibré et la chute inévitable. On veut faire jouer à l'école plus de rôles que dans sa vocation d'enseignement. Quant aux parents qui n'ont pas grandis avec cette école, ils ont du mal à relayer un enseignement que l'on veut NATIONAL.

Écrit par : ninon | 06/02/2011

Le délabrement de notre système scolaire est d'autant plus inquiétant que les symptômes sont différés. Ce sont les effets des "réformes" des années 90-2000 qui commencent à se voire, mais ceux des dernières "réformes" sont encore à venir - en particulier la réforme Chatel qui détruit comme aucune autre le volume horaires des enseignements en lycée.
Pour ce qui est de l'avenir, il sera très difficile de rompre avec le laxisme et la démagogie qui ont pourri l'institution - il faudra dire à des jeunes habitués à obtenir satisfaction par les cris et les "blocages" que désormais la distribution automatique des diplômes et admissions en classe supérieure est terminée. Il faudra aussi restaurer la formation des enseignants,l'adapter à la nouvelle architecture des formations, revaloriser les carrières, recruter des surveillants et des CPE... Immense programme, coûteux et politiquement dangereux, qui demandera une puissante volonté politique. Or si je vois bien quelques hommes conscients des problèmes, je n'en connais guère capables de risquer leur carrière sur ce terrain... le bon sens semble d'ailleurs n'avoir frappé M. Ferry que depuis qu'il n'est plus ministre !

Écrit par : J. Halpern | 06/02/2011

@Laurent

Il ne faut pas oublier le contexte non plus. Que les programmes scolaires et leurs modifications depuis 20 ans aient fait baisser le niveau c'est probable. Il est d'ailleurs certains que l'école se serait mieux porté sans aucune réforme en réalité. Cependant il faut bien voir que notre société porte de moins en moins d'intérêt au savoir en général et ce n'est pas vria que chez les enfants. Tu parles par exemple de la baisse des vocations scientifique mais à quoi servent des études scientifiques dans un pays qui se désindustrialise? Les jeunes s'adaptent à la société dans laquelle ils vivent, or en France aujourd'hui il faut être fils de rentiers bien placé pour faire correctement sa vie. Entre les boulots dans les services et la multiplication des stars éphémères du petit écran , les jeunes préférant prendre exemple sur des footballers, des chanteurs ou des présentateurs télé dégénérés que sur les grands esprits de notre temps, il n'y a guère à espérer de l'avenir. Je me rappel d'une étude faites par le magasine Ocapie qui avait montré l'évolution des vocations chez les jeunes, autre fois ils voulaient être astronautes, pompiers, médecins, aujourd'hui sportif, stars à la télévision, ou simplement avoir beaucoup d'argent. Les jeunes sont à l'image des valeurs inculquées par notre société l'école n'est malheureusement qu'une partie du problème.

Écrit par : yann | 06/02/2011

je me suis trompé, c'est Okapi et non Ocapie...

Écrit par : yann | 06/02/2011

@ Joël Halpern

Très juste. C'est exactement ce dont je discutais avec Claire Mazeron hier. A ce titre, la baisse du nombre des candidats au CAPES est dramatique car une baisse du niveau des professeurs recrutés aujourd'hui aura un effet très négatif dans la durée...

Très juste sur les blocages politiques. C'est pourquoi j'ai toujours cru à l'option du référendum qui empêcherait tout blocage par des grèves. Mais c'est clair que cela serait difficile et que le gouvernement qui s'y lancera devra avoir un bon capital politique pour faire passer les réformes dont nous avons besoin.

@ Yann

C'est juste, il y a le rôle de la société, mais je crois qu'en remettant le bon cadre, il serait possible de le dépasser.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 06/02/2011

"François Fillon veut que tous les élèves sortent avec un diplôme", titrait une dépêche de l’agence Reuters en date du 2 septembre 2009. Noble espérance mais qui ne justifie pas de délivrer n’importe quoi n’importe comment car un diplôme sans réelle qualification n’a au final que la valeur du papier sur lequel il est imprimé ! Telle est pourtant la destinée du BEP, autrefois diplôme professionnel reconnu, désormais simple attestation de scolarité... Intégré dans le BAC PRO en trois ans, il sera, au terme de cette réforme, uniquement évalué en interne, sur la base du contrôle continu, et non plus sanctionné par des épreuves terminales à l’échelle nationale. Le Premier ministre assure, néanmoins, que "Le bac professionnel en trois ans est une réforme extrêmement positive dont chacun découvrira les bienfaits dans les prochaines années". Officiellement, il s’agit, en effet, d’orienter le maximum de jeunes vers le baccalauréat, d’aligner la filière professionnelle sur le rythme des filières générale et technologique, et de réduire les sorties d’élèves sans qualification. Louables ambitions mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. En sus d’erreurs d’orientation (ou d’orientation par défaut), les élèves des filières professionnelles connaissent de réelles difficultés et ont besoin de temps pour y remédier ; les deux années de BEP n'étaient pas de trop, au contraire ! Or, la réforme dite du BAC PRO 3 ans ne s’interroge nullement sur le bien-fondé du système en quatre ans (lorsque le savoir-faire est important : hôtellerie, bâtiment, par exemple) et fait fi des conclusions de Didier Prat, inspecteur général de l’Education nationale, qui rappelait dans son rapport remis en 2005 "que la grande majorité des élèves ou apprentis n’a pas les possibilités de suivre un parcours en 3 ans et qu’il y a lieu de ne pas oublier ce type de public en fermant trop rapidement les sections de BEP". Dès lors, doit-on craindre un nivellement par le bas du baccalauréat professionnel ? Finalement, le vrai bienfait de cette réforme ne réside-t-il pas dans les économies réalisées par le gouvernement grâce aux suppressions de classes qu’elle a engendrées dans tous les lycées professionnels et technologiques ?

Écrit par : Opsomer | 06/02/2011

Quand je lis des blogs, je vois des lacunes invraisemblables dans la maîtrise de la langue française, un symptôme.

Pour ce qui est des carrières techniques qui demandent un certain effort d'études, la désindustrialisation, le manque de reconnaissance font le travail de chute en cours.

J'avais déjà constaté le désintérêt pour l'enseignement, concernant des agrégés de sciences, préférant le privé en se formant dans le domaine des brevets qui leur procure un meilleur salaire et autres conditions, comme d'autres ingénieurs iront vers la finance.

Pour ma part, j'ai choisi de partir à l'étranger où ça se passe pour moi bien mieux qu'en France. Je pense avoir fait le bon choix comme disait Giscard.

Écrit par : olaf | 06/02/2011

Sur le CAPES :

http://www.liberation.fr/societe/01012308561-les-candidats-rient-sous-capes

Écrit par : Laurent Pinsolle | 06/02/2011

"reconstruction", "refondation", "reforme", etc ...

Sont vraiment un pur produit du socialisme uniformisateur.

Comme le socialisme étouffe la liberté scolaire et donc la pluralité libérale, on ne peut plus essayer et comparer, garder ce qui est bon et abandonner ce qui l'est moins.

Alors on se raccroche à un passé mythique et pendant ce temps, les dégâts continuent.

La seule réforme qui aille, c'est supprimer l'éducation nationale ou presque, mettre la même subvention par tête d'élève et la faire changer d'établissement avec lui, au souhait des parents.

La seule chose à la quelle le mammouth est bon c'est, ce pour quoi il a été créé, l'endoctrinement des têtes blondes.

Hier (1871) le nationalisme guerrier.
http://udb-bohars.over-blog.net/article-19660599-6.html
Après 45 le socialisme méchant.
Après 68 le néo-socialisme.
Après 2000 le socialisme vert pastèque.

Écrit par : Alf | 06/02/2011

Hum, Laurent.... Tu balaies bien rapidement le propos de Yann qui est pourtant bien judicieux....Tout n'est pas qu'une histoire de cadres... et nous avons des mômes fruit de la société, avec les valeurs qu'elle porte...

Et puis soit dit en passant, même avec un cadre qui serait plus..."ferme", le problème majeur auquel se heurtent de plus en plus les enseignants, c'est l'incapacité grandissante des élèves à se concentrer ( même s'ils sont bien sages à leurs places)... Et ça, si on ne le lie pas à une réflexion sur l'essor des nouvelles technologies et sur la structure des dessins animés et de bien des films par flashs ( montage syncopé), entre autres, entre autres, eh bien structure ferme ou pas, on n'y arrivera pas...

En somme, ce que je veux dire, c'est que réfléchir sur l'école comme si c'était une structure décrochée de la société et qui pourrait être à elle-même son propre recours est un leurre. Dans la société qui est la nôtre où priment l'argent, le plaisir immédiat et une certaine forme de mépris de la pensée construite, on a en classe ce que l'on a : le manque d'attention, le manque d'investissement, l'absence de sens de l'effort, la croyance dans le fait que l'on peut obtenir facilement ce qu'on brigue sans renoncements aux plaisirs immédiats... Alors moi je veux bien que l'on réforme l'école, mais qu'on réforme aussi la télévision qui est vecteur des modèles et valeurs qui la tuent....

Bien cordialement à toi,

Pascale

Écrit par : Pascale | 06/02/2011

Au niveau du constat on arrive à mettre tout le monde (ou presque) d'accord. Par contre j'estime que l'on ne peut encore que rester humble au niveau des causes. Et quand bien même on arriverait à mieux les cerner gare aux apprentis sorciers qui viendraient dire au monde enseignant, qu'il a tout faux depuis trente ans et qu'un ministre (ou une formation politique) va lui apporter la recette magique à appliquer sans tarder !

Je suis, par contre, tout à fait d'accord avec Yann ou Pascale pour analyser aussi le contexte (évolution de la société, public moins homogène, tant les élèves que les parents) avant de conclure hâtivement qu'un simple retour à ce qui avait marché avant (mais que par ailleurs la nostalgie enjolive) suffirait.

Certes, ce sujet est à la fois une préoccupation importante de Français, un pan essentiel du budget dont le politique a la responsabilité et bien que l'EN soit mastodonte rigide, il semble inconcevable de ne pas proposer de réponse politique globale. Et pourtant ?

Écrit par : PeutMieuxFaire | 07/02/2011

Il faut cesser de prendre les élèves pour des cobayes, les rythmes scolaires en sont un exemple. Depuis le temps que tous les partenaires (institution, médecins, enseignants, psychologues, etc. ..) planchent sur le temps optimisé du travail avec alternance du repos, ça frise franchement l'incompétence, sans parler de la traduction que cela implique en terme de budgets, des budgets qui pourraient redéployés en dirzction de persinnee d'encadrement tels que la sécurité ou permanence d'une infirmière et/ou psychologue.

Dans les universités il est impératif d'allouer des moyens pour augmenter les places dans les amphithèâtres (nombre de place d'étudiants et multiplication des salles), râfraichir les peintures dans certains étblissements ne serait vraiment pas du luxe, les rideaux tombant lamentablement en lambeaux, équipements salles restaurant du CROUS (Tolbiac) ce qui donne vraiment une image pitoyable de la place que nous accordons au bien être et à l'environnement dans lesquels baignent les étudiants, en principe pour préparer les élites de demain.
Nous n'avons, sur ce sujet, qui est une vitrine culturelle de la France, rien à envier à des pays dits en voie de dévelloppement.

C'est honteux de voir, particulièrement à l'université, le niveau de dégradation des locaux et le parcours du combattant infligé aux élèves et aux étudiants même si celui-ci peut s'apparenter quelque part à une formation de levées d'obstacles comme doit le faire un créateur d'entreprise.

Les méandres administratifs au sein des établissements (universités) sont franchement à revoir tant ils sont dissuasifs et discriminatoires (accès à l'information à égalité entre filières et matières enseignées.

Recherche de performances et nécessité de relier la banque de données de la Villette, paraît t'il la plus complète d'europe, avec les C'IO', universités et passerelles entreprises.

Quand on voit que de futurs étudiants sont obligés de camper devant les universités pour obtenir des dossiers d'unscription parce que les ordis sont saturés ou les filières d'orientation sont des méandres inextricables, il est impératif de renforcer l'équipe administrative avec accès perlanent dans la journée, à l'obtention de documents tels que la copie des cours (absentéisme).

Il faut arrêter aussi avec les étabissements pilotes qui sont des laboratoires pédagogiques, machines d'expérimentations qui restent des tentatives sans vraiment de résultats tangibles (rythmes scolaires) qui morcellent finalement la cohésion de l'E.N. et affaiblissent encore davantage en isolant les enseignants.
A mon sens, il est hautement souhaitable de restaurer un sentiment d'appartennce du corps enseignant comme d'un corps d'élite qui avance en bloc.

Écrit par : GAIA | 07/02/2011

Refondation de l'école de la République, si, "refondation" en changeant la dénomination de l'Education Nationale en Instruction Nationale est un acte fondateur signifiant la reprise en main, signal fort del 'Etat, la Nation, l'Institution en direction de la société, marquant aussi symboliquement un coup d'arrêt à une dérive qui n'est plus acceptable (déliquessence de l'autorité) et annonçant implicitement des sanctions, en l'absence de manquement à ses devoirs devant la loi.

Le cadre doit être redéfini et affirmé pour imposer une forme de respect et crédible dans ses ambitions (valeurs, progrès, pédagogie, innovation).

L'éducation dans un cadre scolaire est indissociable de l'enseignement quand cela doit s'avérer nécessaire mais dans l'absolu ce n'est pas la mission première des enseignants qui est la transmission du savoir.

L'acte refondateur par le changement de la dénomination de l'Education Nationale, envoie les signaux suivants : il replace chacun devant des responsabilités (qui sont les siennes, chacun empiétant sur le rôle de l'autre) mais que la politique laxiste s'emploie à brouiller avec complaisance ou déviance,

- affirmation de l'autorité de tutelle, l'.Etat, la Nation,

- rappel de la mission d'instruction de l'Etat (progrès,lutte contre l'illettrisme, préparation de l'avenir et passage du flambeau inter-générationnel,

- redéfinition d'un cadre d'exercice d'une profession dans toute sa plénitude : le rôle de l'enseignant est d'enseigner,

-rappel du rôle des parents : ils s'engagent en mettant des enfants au monde à assurer leur EDUCATION, subsistance, protection.

Si besoin est, par des mesures, leur rappeler leur défaillance et leuf rôle d'éducateur et ne pas s'aligner vers le bas pour les prendre comme modèles de nivellement de l'école.

Le changemnt de dénomination de l'E.N. n'est pas une foutaise, ni anodin.

Écrit par : GAIA | 07/02/2011

Rectif. déve(l)oppement.

Écrit par : GAIA | 07/02/2011

Cette video est remarquable. NDA a été clair et audible. Video à diffuser partout :

http://www.dailymotion.com/video/xgxiho_le-gouvernement-manque-d-exemplarite_news#from=embed

Écrit par : BA | 07/02/2011

@BA

Pour foutre en l'air l'oligarchie, il n'y a qu'une solution.

LA DEMOCRATIE DIRECTE à tous les étages.

La Suisse est juste à coté de nous, ses lois sont en français, nous n'avons aucune excuse pour ne pas apprendre d'eux, ils ont 150 ans d'expérience en la matière.

http://admin.ch

Écrit par : Alf | 08/02/2011

@ Gaia

Très bonne idée sur le changement de nom. Je partage votre point de vue sur le budget consacré à l’enseignement supérieur. A priori, ce sera un des seuls aspects positifs du quinquennat Sarkozy : une augmentation importante du budget de l’enseignement supérieur.

@ Yann, Pascale, PeutMieuxFaire,

C’est juste, j’ai balayé l’argument de Yann un peu vite. Il faut également penser au problème dans sa globalité. Il y a aussi la question de l’emploi et du chômage qui est cruciale. Si les jeunes peuvent (relativement) facilement trouver un emploi à la fin de leurs études, cela sera un puissant facteur d’intégration. Et si le travail paie et se traduit concrètement, le rapport à l’enseignement sera différent. Le problème est que la persistance d’un chômage des jeunes massif (40% pour les jeunes hommes dans les banlieues comme le répète souvent NDA) entretient le sentiment détestable que le travail ne sert à rien.

Sur le rôle des médias et de la télévision, là, j’avoue que c’est un sujet que je n’ai pas creusé. Malgré tout, je vois une évolution positive avec Internet. En effet, en quinze ans, l’écrit a repris le pouvoir chez les jeunes, qui passent leur temps à écrire des SMS, des mels, des blogs (vs télévision et jeux vidéos). Bref, il y a un grand réinvestissement dans l’écrit. Certes, aujourd’hui cela se fait avec beaucoup de carences, mais j’y vois un signe positif. Et je crois qu’en insistant davantage sur les fondamentaux, en traitant les problèmes à la racine (dès le CP), on pourrait corriger beaucoup de problèmes actuels.

@ Opsomer

Merci pour les précisions.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 09/02/2011

Bonjour à tous,
Je n'ai pas tout lu,( à part l'article de départ) , et je suis quand même toujours étonnée du point auquel nos penseurs français sont franco français... Pourquoi ne pas regarder ailleurs comment cela se passe et comparer ensuite les différentes pédagogies? Il se trouve que je travaille dans un établissement bilingue en Australie et oui, ils s'occupent de l'épanouissement de l'enfant, et non, ils ne redoublent pas, et au bout du compte, lorsque l'on compare vraiment les évaluations internationales type PEARLS, PISA ou TIMSS on se rend compte de deux choses : la France est avec le Luxembourg le pays qui a le plus fort taux de redoublement et de loin, et elle est aussi dans les moins bons résultats académiques et dans les pires au niveau équité sociale....L'Australie la bat à plate couture, que ce soit au niveau académique ou équité sociale. Alors ?
La conférence de Florence Robine sur ce sujet est édifiante. Certains systèmes éducatifs accordent un statut à l'erreur totalement différent du notre, et ils produisent des enfants chercheurs, pas des enfants tétanisés à l'idée de se tromper et d'encourir les foudres du professeur, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres..
Oui, notre système pêche, mais je ne suis pas sûre que ce soit en faisant marche arrière que l'on va s'en sortir.
Il existe des pédagogies qui valorisent l'apprenant sans l'humilier ni le faire redoubler, bref, il existe tellement d'autres choses que je ne comprends que la France soit aussi étriquée dans ses analyses.

Bon courage aux penseurs, et désolée si je semble un peu agressive, mais il me semble que l'on tourne un peu en rond, là bas, loin, dans la douce France !

Écrit par : muryel martin | 12/02/2011

@muryel martin

On peut parfaitement contredire votre exemple. Un pays comme le Japon qui arrive toujours dans les nations les mieux notées dans les comparaison internationales a pourtant un système ultra-élitiste. Il y a des concoures à tout les niveaux y compris pour entrer au lycée et l'humiliation des élèves médiocres est la règle. C'est une structures éducative ultra-hiérarchique. De plus le japon est l'un des pays de l'OCDE qui dépense le moins dans l'instruction public malgré des résultats supérieurs à la moyenne. L'éducation est une affaire complexe et cet exemple le montre, il n'y a pas que l'organisation de l'éducation qui explique les différences de niveau scolaire.

Écrit par : yann | 12/02/2011

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