28.03.2011
France recherche désespérément une autre alternative
Hier avait lieu le second tour des élections cantonales, qui a confirmé les résultats du premier : très forte abstention, sanction sévère de l’UMP, victoire en demi-teinte du Parti Socialiste, percée du FN. Mais au global, il semble surtout que les Français n’aient pas encore trouvé l’alternance qu’ils attendent.
Une sanction sans précédent pour l’UMP
Certes, en nombre de départements, le parti présidentiel semble bien résister, mais il faut noter que le scrutin de référence, en 2004, avait déjà été un gros échec. Au final, la gauche devrait contrôler au moins soixante départements. Mais surtout, les sondages pour le premier tour des élections présidentielles de 2012 indiquent l’immense faiblesse du président sortant, qui serait éliminé par Marine Le Pen face à la plupart des candidats du Parti Socialiste.
Mais malgré les sondages incroyables de Dominique Strauss-Kahn ou les bons résultats du second tour, il n’y a clairement aucun enthousiasme pour le Parti Socialiste. Non seulement le PS a perdu des voix par rapport aux élections cantonales de 2004 ou de 2008 mais, hormis DSK, ses candidats peinent à dépasser 20% au premier tour dans les sondages pour les présidentielles, malgré le rejet massif du président sortant, signe qu’il est un choix par défaut, et rien de plus.
Le Front National, une vraie percée et des limites
Il y a deux manières de regarder les résultats du FN. Objectivement, les scores du premier tour étaient très élevés, puisque le parti de Marine Le Pen a talonné le parti présidentiel, dans des élections qui ne lui étaient pas vraiment favorables puisqu’elles favorisent l’implantation locale des grands partis. En outre, son parti a gagné plus de trois cent mille voix entre les deux tours sur les cantons où il était présent, signe qu’il parvient à aller au-delà du cercle de ses électeurs du premier tour.
Néanmoins, ce scrutin montre aussi les limites du parti frontiste. Tout d’abord, il n’a que deux élus, ce qui augure mal de ses capacités pour les élections législatives. Ensuite, son score n’est peut-être pas si élevé dans un contexte aussi favorable (crise, effondrement de l’UMP, PS peu convaincant). Après tout, il n’a fait que 3 points de plus qu’en 2004 et les sondages pour les présidentielles ne le placent que marginalement au-dessus des 19% du duo Le Pen – Mégret de 2002.
Ni UMPS, ni FN
En effet, si Marine Le Pen fait à peine plus que le score de l’extrême-droite en 2002, on pourra se poser la question de la capacité du Front National à représenter une réelle alternative. En-dessous de 25%, le score de sa nouvelle présidente montrerait que le parti se heurte à un plafond de verre particulièrement solide, signe que si beaucoup de Français sont prêts à utiliser ce vote pour exprimer leur colère, une large majorité refuse absolument de lui confier les rênes du pouvoir.
En fait, les Français expriment clairement leur volonté de tourner la page de l’UMP et de Nicolas Sarkozy. Mais il n’y a aucune véritable envie du Parti Socialiste qui pourra, au mieux, gagner ces élections par défaut en suscitant moins de rejet que l’UMP et le FN. Bref, les Français ne veulent plus de l’UMPS, mais pas non plus du Front National. Ils veulent une véritable alternative à la globalisation néolibérale conduite par les grands partis au pouvoir mais sans les scories du FN.
A un an du premier tour des élections présidentielles, les Français ont exprimé leur rejet de Nicolas Sarkozy et un manque d’enthousiasme pour le Parti Socialiste. Mais ils sont loin de se jeter dans les bras du Front National malgré un contexte qui lui extrêmement favorable. Bref, ils attendent autre chose.
09:55 Publié dans Actualités, Parti Socialiste, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (27) | Envoyer cette note | Tags : élections cantonales, nicolas sarkozy, front national, ump, parti socialiste, marine le pen, dominique strauss-kahn, umps




Commentaires
Le problème est que pour les législatives, si les partis "souverainistes" (disons "antimondialistes", ceux issus du "non" de 2005) ne font pas de listes commune, ils n'auront aucun élu à l'Assemblée Nationale...
Écrit par : A-J Holbecq | 28.03.2011
En reprenant l'expression UMPS c'est un argument de type FN que vous reprenez! Comme quoi il est difficile d'y échapper, hélas ! Donc il faut bien reconnaître même si cela nous en coûte que Marine Le Pen a souvent raison.
Au fait DLR combien d'élus ?
Écrit par : cording | 28.03.2011
Je me suis juré de ne plus jamais voter pour un parti ou un candidat qui s'est assis sur notre "non" de 2005 en votant ou appelant à voter l'adoption du Traité de Lisbonne.
La question est donc de savoir comment retrouver à l'A.N. (et donc dans un gouvernement) la majorité que nous avons représenté en 2005.
Écrit par : A-J Holbecq | 28.03.2011
Au risque de me repeter, je persiste et signe:
L'abstention majeure à toute les dernières élections prouve une chose:
Nous n'avons plus besoin des politiques: UMP, PS, FN, blanc bonnet et bonnet blanc!
La désafection se fait croissante à l'encontre des batailles politiciennes d'un autre âge qui ne nous amusent plus.
La plupart des électeurs sont aujourd'hui autant formés que les politiques, sinon plus, et continuer de voir des décisions prises à l'emporte pièce pour des raisons de politique politicienne, faisant fi du bien être commun, et du bon sens, ne nous amuse plus guère.Les pitreries repetées du nain depuis 4 ans nous rapellent furieusement les pitreries du clown Italien, la seule chose qu'il inspire est le dégout de cette classe de privilégiés aveugles et déconnectés... un peu raté pour un politique.
Alors finalement, si à la place de voter pour un individu, on plaçait des personnes désignées pour leur compétence, avec des obligations de résultat comme nous en avons, nous qui travaillons, cela ne serait pas plus mal. Et à la première incartade alehop, virés!. Suis certain que d'agir ainsi, les politiques seraient plus circonspects avec les décisions qu'ils prennent, qu'ils ne feraient pas de promesses en l'air, et que nous économiserions de nos precieux week-ends plutôt que d'aller pousser un papier inutiles dans des urnes vides de sens!
Et quant à la MLP, marchant sur les traces populistes de son père, elle ne doit son relatif succès qu'à l'incurie sarkozienne de ces dernières années! Si le nain avait fait son boulot on n'en serait pas là... Encore un qui mériterait d'être viré! De là à penser qu'elle peut avoir raison, il y a un pas populiste que je ne franchirait pas!
Écrit par : kama | 28.03.2011
Au risque de me repeter, je persiste et signe:
L'abstention majeure à toute les dernières élections prouve une chose:
Nous n'avons plus besoin des politiques: UMP, PS, FN, blanc bonnet et bonnet blanc!
La désafection se fait croissante à l'encontre des batailles politiciennes d'un autre âge qui ne nous amusent plus.
La plupart des électeurs sont aujourd'hui autant formés que les politiques, sinon plus, et continuer de voir des décisions prises à l'emporte pièce pour des raisons de politique politicienne, faisant fi du bien être commun, et du bon sens, ne nous amuse plus guère.Les pitreries repetées du nain depuis 4 ans nous rapellent furieusement les pitreries du clown Italien, la seule chose qu'il inspire est le dégout de cette classe de privilégiés aveugles et déconnectés... un peu raté pour un politique.
Alors finalement, si à la place de voter pour un individu, on plaçait des personnes désignées pour leur compétence, avec des obligations de résultat comme nous en avons, nous qui travaillons, cela ne serait pas plus mal. Et à la première incartade alehop, virés!. Suis certain que d'agir ainsi, les politiques seraient plus circonspects avec les décisions qu'ils prennent, qu'ils ne feraient pas de promesses en l'air, et que nous économiserions de nos precieux week-ends plutôt que d'aller pousser un papier inutiles dans des urnes vides de sens!
Et quant à la MLP, marchant sur les traces populistes de son père, elle ne doit son relatif succès qu'à l'incurie sarkozienne de ces dernières années! Si le nain avait fait son boulot on n'en serait pas là... Encore un qui mériterait d'être viré! De là à penser qu'elle peut avoir raison, il y a un pas populiste que je ne franchirait pas!
Écrit par : kama | 28.03.2011
"Alors finalement, si à la place de ..."
Bonne idée (quoique à débattre), mais de toute façon, on fait comment ?
Écrit par : A-J Holbecq | 28.03.2011
Et si le gaullisme, c'était avant tout une personne et qu'il ne peut y avoir de parti gaulliste sans une grande personnalité? A notre époque totalement dépolitisée, Marine Lepen (ou Dupont-Aignan) ne progresse que sur les problèmes et elle percera lorsque plus de 50 pour cent de ceux qui votent souffriront énormément.
Je crois qu'elle sert à rappeler qu'une autre politique est possible et, quand la situation sera intenable, les PS, UMP n'auront qu'à reprendre son programme, le rejet de l'autre et la démagogie en moins.
Écrit par : Jardidi | 28.03.2011
Qui peut prendre la tête d'un grand rassemblement de Français qui veulent retrouver leur souveraineté pour à nouveau se "saisir des manettes" du vrai gouvernement du pays ? NDA, JPC, MLP ?
Pour ma part, je pencherai pour NDA à mi chemin entre JPC et MLP ! Mais il faudra faire sauter le verou des médias qui ne le mettent pas encore suffisament en avant !
Écrit par : J Durif | 28.03.2011
@J Durif
Ce seraient donc les média qui "font" l'élection ?
Écrit par : A-J Holbecq | 28.03.2011
@ J Durif,
Patience, les présidentielles arrivent et le temps de parole va arriver pour NDA.
@ Jardidi,
Il faut la bonne personne, les bonnes circonstances et un peu de temps. Les circonstances, nous les avons, malheureusement. MLP n'est pas la bonne personne et le FN a démontré son incapacité à rassembler les Français, même s'il réunit logiquement beaucoup de voix. Pour DLR et NDA, la présidentielle pourra tout changer.
@ Kama,
Là, je ne suis pas d'accord. Ce serait l'équivalent du choix des banquiers centraux sauf qu'il serait possible de les révoquer... Quand on voit la politique menée par Trichet... En outre, les mécanismes de révocation risquerait de poser problème. Je persiste à croire que nos Institutions sont bonnes mais que l'on ne peut pas toujours avoir de bons présidents à l'Elysée, malheureusement.
@ Cording,
Oui, mais si le FN dit qu'il y a trop de chômage, je ne vais pas dire qu'il n'y en a pas assez. Si le FN dit quelque chose de sensé, il ne faut hésiter à la reprendre. Je suis d'autant plus à l'aise avec cela que je suis clair vis-à-vis du FN. Je crois en outre qu'il est important de parler à ses électeurs dont le vote exprime un sentiment qu'il faut absolument prendre en compte.
@ A-J H
Le rassemblement de tous les nonistes (Besancenot, Bové, Mélenchon, Fabius, Chevènement, NDA, de Villiers, FN) de 2005 me semble totalement impossible et pas vraiment souhaitable non plus. Que quelques se rassemblent oui, mais ne marions pas la carpe et le lapin.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 28.03.2011
@Laurent:
Sans doute vrai pour ce qui concerne le Président, mais pas pour les élections locales. Au noveau d'une mairie, d'une agglomération ce dont nous avons besoin ce sont de gestionnaires de la Chose Publique. Pas de politiques qui cherchent à se faire réélire.... Sans doute serait-il possible d'avoir des corps de Fonctionnaires de la Gestion Locale, formés aux outils de Gestion publics ET privés, et qui auraient pour mission de garantir, d'ammeliorer et de developper les services aux citoyens.
Pas besoin de les élire, si on contrôle leur travail et leurs résultats avec d'autres indicateurs que des sondages d'opinion!
Pour ce qui est des autres niveaux de responsabilité politiques, je serai sans doute d'accord pour mitiger mon point de vue, mais je reste convaincu que l'obligation de résultat doit être présente, ainsi que des mesures concrètes en cas de non observation desdits résultats: Impossiblité de se présenter pour un poste de Gestion Publique (on les condamne bien à l'inégibilité en cas de malversations).
Écrit par : kama | 28.03.2011
@Laurent
Je ne suggérais pas le rassemblement de *tous* (désolé d'avoir été imprécis)... mais il faudra bien que certains se rassemblent.
@Kama (corps de Fonctionnaires de la Gestion Locale)
Toutes les Mairies en disposent déjà: la seule chose c'est qu'ils sont aux ordres d'élus, qui sont "bons" ou "mauvais".
A nous d'élire les bons...
Ce que vous proposez n'est pas très "démocratique"
Écrit par : A-J Holbecq | 28.03.2011
@ AJ
Les entreprises ne sont pas des démocraties, pourquoi en serait-il autrement des organes de gestion de la chose publique? On controle bien les entreprises en fonction de critères définis par des entités exterieures (le marché), sans que cela gène qui que ce soit.
Quant à élire de bons élus, tant que le système favorisera le clientélisme, le populisme et autres ismes pas très reluisants, nous ne pourront nopus défaire des scories qui le polluent...
Aussi bien, plutôt que de tenter encore de changer le système de representation, en esperant que seule la voie de la raison prévaudra, je préfère casser la representation au profit d'indicateurs serieux de leur efficacité.
Écrit par : kama | 28.03.2011
Du NPA au FN, ces batailles n'ont aucun sens. LEs Hommes politiques n'ont le plus souvent pas d'autre intention que de se faire élire.
Le jour où vous tous, Français, déciderez d'arreter de vous faire pigeonner, vous demanderez à tous les étages:
LA DEMOCRATIE DIRECTE
Écrit par : ALF | 28.03.2011
@ALF
J'ajouterai en plus de la démocratie directe, la démocratie participative. Celle ou la réflexion des lois, part d'une initiative du gouvernement, mais se fait de bas en haut et pas, comme aujourd'hui, de haut en bas.
Associer le peuple à la réflexion et faire remonter vers les élites pour mettre en forme tout cela dans une loi.
Écrit par : John Paul | 28.03.2011
L'horizon va bien finir par s'éclaircir pour notre sensibilité souverainiste : en effet, une nette défaite de Sarkozy en 2012, surtout si elle intervient dès le 1er tour, provoquera indubitablement l'implosion de l'UMP. Rappelons que le parti unique n'est pas dans la culture politique de la droite. La création de l'UMP résulte des circonstances bien particulières de l'élection de Chirac en 2002. Le collectif de la "Droite populaire" constitue déjà le noyau dur d'un futur parti national-républicain en France, auquel s'adjoindrait un nouveau FN. Là est notre issue à mon sens...
Écrit par : jean-paul | 28.03.2011
La pseudo idée de SR est une nullité démagogique. La parlote ça ne sert à rien, l'initiative référendaire, si !
il y a des mécanisme qui ont fait leur preuvent qui sont pratiqués tout autour de nous, Allemage, suisse, Italie, etc.
Ils peuvent facilement être adaptés au moins au niveau local mais nos "élites" n'en veulent pas, pire il l'interdisent dans la constitution (art 72.1)
Écrit par : ALF | 28.03.2011
@ Jean-Paul
Il est clair qu'une élimination de Nicolas Sarkozy pourrait provoquer de gros troubles, voir une explosion de l'UMP. Mais ce n'est pas certain (le PS a tenu après 2002). Je crois que DLR peut beaucoup peser au lendemain de 2012.
@ Alf et Kama
Même si nos dirigeants ne sont pas très bons, je reste persuadé que nos institutions sont bonnes. Je crois que l'élection est le seul moyen de garder un contact avec la réalité. Quand je vois les politiques menées par les banques centrales indépendantes ou la Commission Européenne, je pense que l'idée de spécialistes non élus a du plomb dans l'aile.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 29.03.2011
@Laurent Pinsolle
Un "expert" faisant un rapport sur la fiscalité des entreprises, ne la verra jamais comme un commerçant qui paie ces împots. Ce faisant l'arbitrage ne sera pas le même.
La democratie directe (semi directe serait plus juste) n'exclue pas le "représentant", mais elle permet de le faire obéir quand c'est necessaire, en Suisse dans 7% des cas.
Écrit par : ALF | 29.03.2011
@Laurent Pinsolle
Certes les sondages pour les présidentielles ne placent le FN de MLP que marginalement au-dessus des 19% du duo Le Pen – Mégret de 2002, mais je vois une énorme différence entre un score annoncé plus d'un an à l'avance (si confirmé en 2012) et un résultat qui avait pris par surprise la quasi totalité des politiciens et des médias. Sauf JMLP lui même ne semblait pas surpris puisqu'il avait annoncé à J - 3 qu'il serait au 2ème tour dans le documentaire de Serge Moati, explications à l'appui. Avec le recul ce documentaire montrait également que François Hollande avait un doute sur la qualification de Jospin.
Donc même si le FN se qualifie péniblement pour le 2ème tour en 2012 dans la zone des 20% cela restera un tsunami politique plus important encore qu'en 2002, les partis de gouvernement ayant montré leur impuissance.
Une autre remarque concerne le plafond de verre à 25% ou 30% qui empêche le FN de remporter un 2ème tour. C'est une réalité d'ici 2012 mais qu'en sera t-il après lorsque MLP [en vue d'alliances] aura rendu son programme républicain-compatible avec non seulement une marche arrière sur la discrimination entre français mais en plus la suppression pure et simple de la préférence nationale ?
L'UMP est en train de vivre ses dernières heures nous sommes d'accord sur ce point. Quant au PS ? Attendons que Nicolas Hulot annonce sa candidature pour les "primaires" EELV nous en reparlerons ensuite ...
Écrit par : Santufayan | 29.03.2011
C'est assez incroyable, alors qu'elle semblait incontournable, irremplaçable même il y a encore quelques années la voici maintenant au bord de l'explosion, en plein doute, avec sa communication confuse qui inquiète ses plus ardents défenseurs. Oui, c'est bien de l'industrie nucléaire dont je parle :-)
Certains ici pensaient peut être au parti créé dans l'urgence par Jacques Chirac après le coup de tonnerre de 2002 ? L'"Union pour une Majorité Présidentielle" était devenue plus tard "Union pour un Mouvement Populaire" ce qui sur le fond ne signifie pas dutout la même chose. Mais peu importe seule la victoire est belle ! Le PS ferait mieux d'y réfléchir lui aussi à moins que seul le court terme fasse valoir ses droits.
Écrit par : Santufayan | 29.03.2011
http://www.fdesouche.com/194009-lampedusa-les-meres-de-famille-et-les-lyceens-occupent-la-salle-de-reunion-du-conseil-municipal
Écrit par : xg | 29.03.2011
Je ne sais pas trop où mettre ce lien (tu peux le déplacer si tu veux)
http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=57424
// Qui a le mieux résisté à la crise ? Les pays de la Zone Euro ou les pays européens ayant conservé leur devise ?
RECHERCHE ECONOMIQUE
Rédacteur :
Patrick ARTUS
Un argument fréquemment utilisé est que l’euro a protégé les pays de la Zone Euro d’une déstabilisation de leur économie, pendant la crise de 2007-2010, due à des attaques spéculatives sur leur taux de change, à l’impossibilité de trouver des financements, d’où une forte hausse des taux d’intérêt comme on l’avait vu en 1990-1992.
Pour mesurer la pertinence de cet argument, nous allons comparer les évolutions observées, pendant la crise, en Espagne, au Portugal et en Italie, d’une part ; en Pologne, en Hongrie et en Suède, d’autre part. La stabilité apportée par la monnaie unique est elle réelle, et compense-t-elle le degré de liberté que procure la possibilité d’utiliser la politique monétaire de manière autonome ?
Nous voyons que les pays non-membres de la Zone Euro ont été mieux protégés de la crise que les pays de la Zone Euro à condition de ne pas s’être endettés en devises (comme la Hongrie) :
- s’ils sont subi initialement une attaque sur leur taux de change, ils ont évité ultérieurement la crise des dettes souveraines ;
- la dépréciation de leur taux de change réel a soutenu leurs exportations en volume sans que leurs prix d’importations augmentent plus vite que ceux des pays de la Zone Euro.//
et
// Nous voyons que les pays non-membres de la Zone Euro ont été plutôt mieux protégés que les pays de la Zone Euro à condition de ne pas s’être endettés en devises (cas de la Hongrie) :
- les pays non-membres de la Zone Euro ont subi initialement une attaque sur leur taux de change mais ont évité ensuite la crise des dettes souveraines ;
- les pays non-membres de la Zone Euro, avec la dépréciation de leur taux de change réel, ont connu une meilleure performance à l’exportation que les pays de la Zone Euro ; le crédit y a ralenti moins que dans la Zone Euro et les prix des importations n’y ont pas augmenté plus vite.
//
Écrit par : A-J Holbecq | 29.03.2011
@ André-Jacques
Merci pour ce lien très instructif, que j'essaiera de mettre dans un papier prochainement.
@ Santufayan
Si MLP fait autour de 20% en 2012, alors cela montrera que le plafond de verre au-dessus du FN est extrêmement fort et qu'une forte majorité de Français refuse d'envisager de voter FN. Il faudrait qu'elle casse nettement ce seuil pour pouvoir envisager autre chose à mon sens. Ce ne serait pas un tsunami mais une redite d'une élection post-crise.
Je crois en outre que le FN aura du mal à évoluer pour deux raisons :
- une Le Pen a succédé à un Le Pen à sa date, avec des avantages (la marque) mais des inconvénients (signe de continuité)
- un parti n'évolue pas si vite qu'on ne le dit (cf dérapages récents)
Après, nous aurons des surprises. Reste à savoir lesquelles...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 29.03.2011
@Laurent Pinsolle
Je n'ai pas trouvé meilleur endroit que cet article pour poster cette suggestion d'un nouvel article.
Pour déterminer leur choix en 2012, les électeurs (les plus sérieux) devront se faire une opinion et ils consulteront alors les programmes politiques des partis qui présentent un candidat au 1er tour. Le plus logique dans ce cas - c'est ma propre démarche - est de visiter le site du ou des partis concernés afin de prendre connaissance de leur programme.
Etant donné que la majorité des partis politiques y compris les plus grands* comme l'UMP, le PS, le Modem, EELV ne publient pas leur programme qui de plus pourrait être maintenu facilement au fil des ans. Pourquoi ? Nul doute qu'il existe pourtant des avantages (ex: transparence, attirer de nouveaux électeurs, inciter à voter) mais aussi des inconvénients (ex: éloigner certains électeurs) ou des difficultés (se mettre d'accord sur le contenu) pour cela ?
Il serait intéressant d'aborder cette question spécifiquement dans un article. Quelle est la stratégie des partis français à ce sujet ?
(*) J'ai exclu le FN qui publie son programme, bien qu'en cours de rénovation suite au remplacement de son président. D'ailleurs je le trouve plutôt bien conçu et clair.
Écrit par : Santufayan | 31.03.2011
"France recherche désespéremment une autre alternative"
Oui désespéremment!
Si vous pensez qu'ils ont compris écoutez Alain Minc(lundi dernier sur BFM radio,dans l'émission le "12-15",podcast disponible).
L'interview est tellement stupéfiante que je l'ai écouté une deuxième fois...
Le cercle de la raison?
C'est l'histoire d'un fou enfermé dans un asile.
Un jour il décide d'escalader le mur d'enceinte,dans la rue il aperçoit un passant.
Interloqué il lui demande;
- Vous êtes beaucoup enfermé là-dedans?
PS:Pendant que vous y êtes.
Au lieu de considérer des économistes qui manifestement n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise écoutez les entrepreneurs,les dirigeants d'entreprises.
Sur BFM radio(toujours dans le 12-15),le 24 mars Pierre Gattaz,Président du Groupe des Fédérations Industrielles(la compétitivité,l'Allemagne,la hausse des prix de l'électricité...).
Le 29 Mars Jean-René Buisson,Président de l'Association Nationale des Industries Alimentaires(Faut-il plus d'inflation?...).
Et sur l'immobilier,Mathilde Lemoine,chef économiste HSBC(dans l'émission Good Morning Business,jeudi).
Écrit par : Balthazar | 03.04.2011
Et Clara Gaymard,super woman(huit enfants je crois!),Présidente de General Electric France,vice-présidente de General Electric International(mercredi dans Good Morning Business).
L'euro cher,le patriotisme économique,les délocalisations,les exportations,les entreprises intermédiaires et la compétition mondiale...
Écrit par : Balthazar | 03.04.2011
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