23.04.2011
ISF, bouclier fiscal : les injustices fiscales du gouvernement
C’est un boulet que Nicolas Sarkozy traîne depuis le début de son mandat, le fameux « paquet fiscal ». Devant l’hostilité des Français, il a fini par le détricoter au fur et à mesure. Mais le couplage avec une réforme de l’ISF pourrait se révéler être encore plus désastreux.
Une réforme qui favorise les plus riches
C’est le Canard Enchaîné qui a levé le lièvre en prenant le cas de Liliane Bettencourt. Selon Hervé Martin, la réforme de l’ISF devrait intervenir dès 2011, avant la fin du bouclier fiscal, qui devrait continuer à s’appliquer jusqu’en 2012. Du coup, la milliardaire devrait payer 10 millions d’impôts au lieu de 40 pour des revenus de 250, soit 4% de taux effectif d’imposition, le même qu’un contribuable touchant 1300 euros nets par mois, note cruellement le palmipède du mercredi !
En effet, la réforme du gouvernement, si elle simplifie l’ISF, abaisse également considérablement les taux d’imposition puisque le taux marginal passe de 1.8 à 0.5%. Le gouvernement annonce que cette réforme coûterait 900 millions d’euros, soit à peu près le montant du bouclier fiscal. En effet, l’ISF rapporte 4,5 milliards. Et sachant que la première tranche (de 790 000 à 1,3 million d’euros) est supprimée et que les taux sont considérablement baissés, un gros doute existe.
Les mauvais comptes du gouvernement
En effet, comment le rendement de l’ISF pourrait n’être baissé que de 20% sachant que 60% des contribuables vont être exonérés et que le taux marginal va être baissé de 70% ? En fait, il semble que le gouvernement maquille les chiffres en séparant le coût de la suppression de la première tranche et celui de l’abaissement du barème. En réalité, le coût global serait d’au moins 1,7 à 1,8 milliards, comme le rapporte Philippe Marini dans un article du Monde très éclairant.
Mais du coup, il s’agit d’une baisse de 40% de l’ISF, qui serait compensée par d’autres augmentations d’impôt, sur les successions ou les exilés fiscaux. Mais les calculs du gouvernement semblent surprenants. En effet, comment une baisse si drastique du taux marginal pourrait-elle ne réduire le rendement hors première tranche de seulement 3,6 à 2,7 milliards ? Là encore, on peut douter de ces calculs, même si, nouveauté, les taux s’appliqueront dès le premier euro.
Une injustice de plus
Cette réforme de l’ISF est totalement aberrante et il est difficilement compréhensible que le gouvernement la lance dans l’absolu, et plus encore à un an de l’élection présidentielle. Qui plus est, on peut voir dans cette initiative un moyen de réduire fortement ce qu’il rapporte afin de réclamer sa suppression plus tard. En effet, la forte progression de son rendement affaiblissait la position de ses détracteurs. Là, surtout s’il rapporte moins que prévu, il pourrait plus facilement être remis en question.
Et fondamentalement, ce n’est pas juste. Marianne 2 révèle qu’une étude d’Olivier Godechot, de l’EHESS montre que si le pouvoir d’achat moyen a progressé de 26% de 1980 à 2007, il a été multiplié par 3,4 pour les 0,01% les mieux rémunérés, qui gagnent 81 fois le salaire moyen (23 en 1980). Une autre étude pointe la part inconsidérée de la finance dans la progression des revenus du centile supérieur : 70% en Grande-Bretagne, et 50% en France, toujours selon Olivier Godechot.
Parce que les plus hauts revenus ont disproportionnellement profité de la croissance des trente dernières années et qu’ils ont déjà bénéficié de nombreuses baisses d’impôt, il est profondément injuste de baisser l’ISF. Ce n’est pas ce qui arrêtera Nicolas Sarkozy aujourd’hui. Mais plus sûrement en 2012…
10:55 Publié dans Actualités, Economie, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (41) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, paquet fiscal, isf, bouclier fiscal, liliane bettencourt, canard enchaîné, philippe marini, olivier godechot




Commentaires
Pour une foi je suis d'accord il faudrait un bouclier fiscal à 20%, comme ça tout le monde en profiterait. :-)
Écrit par : ALF | 23.04.2011
Un peu hors sujet, mais c'est de la fiscalité :
http://www.dailymotion.com/video/xi0v7i_faut-il-une-tva-sociale-entretien-avec-thomas-piketty-3-4_news
Écrit par : olaf | 23.04.2011
C'est en lisant certains articles sur la dénonciation du bouclier fiscal, que je voudrais rappeler que c'est tout de meme Dominique de Villepin qui l'a instauré à 60% sous son gouvernement entre 2005 et 2007, ramené à 50% par Sarkosy dans la loi "TEPA" de 2007.
Voilà, c'est tout pour le rappel !
Frédéric DLR-31
Écrit par : IZARD | 23.04.2011
veuillez supprimer cet article posté par erreur dans la page sur Carrefour.
@Laurent Pinsolle
Dans votre article, vous parlez d'injustice. Avez-vous une théorie cohérente de la Justice qui vous permet de l'affirmer? L'injustice commise est l’impôt en lui-même puisqu'il viole le droit de propriété. Le terme "injustice fiscale" est donc une outrance. L’impôt, c'est du vol. Voler moins n'est donc pas une injustice.
Selon quel principe de Droit justifiez vous de prendre au riche pour donner au pauvre. Pour réduire l'inégalité? Mais l'inégalité en quoi? en patrimoine? en revenu? en santé? en éducation? Donnerez-vous plus d'argent au riche malade? ou au pauvre bien portant qui est capable de gagner sa vie tout seul? Ou bien un fonctionnaire décide-t-il au cas par cas. Mais alors selon quel principe de Droit ce fonctionnaire décide-t-il? Il ne peut pas exister un tel principe de Droit. Toute décision de subvention est nécessairement arbitraire et injuste.
Une théorie de science économique démontre que le gaspillage est proche du montant de la redistribution. L'ISF en est un exemple. Redistribuer signifie d'abord prélever l’impôt à des gens qui résistent autant qu'ils le peuvent. Plus on est riche, plus on sait résister efficacement à l’impôt. C'est la raison l’État vole surtout les pauvres. Pour redistribuer à d'autres pauvres. Tout en gaspillant une somme presque égale à cette redistribution.
Vous parlez de Liliane Bettencourt. Elle semble avoir suffisamment d'argent pour avoir du plaisir à le gaspiller. Probablement, les impôts qu'elle paye ne la font pas souffrir. Sinon, elle aurait déjà déménagé à 800km de Paris. Mais beaucoup d'autres riches contribuables préfèrent mettre qq km entre eux et le territoire français.
L'ISF est un impôt nuisible à la création de richesses en France. Certains politiciens l'ont compris. En effet, les victimes de cet impôt réagissent à l’impôt en produisant moins en France. C'est une conséquence logique de la concurrence. La propriété privée est l'expression de la liberté individuelle. Chaque taxe est une limitation de la liberté individuelle. Il restera toujours dans le monde des îlots de liberté contre l'arbitraire et l'injustice des États qui taxent.
Écrit par : gdm | 23.04.2011
gdm
Casse toi pauv con.
Écrit par : olaf | 23.04.2011
Je m'excuse du com précédent, mais par je ne sais par quel mystère, ce blog attire des mouches nauséabondes qui racontent des conneries grosses comme gdm.
Écrit par : olaf | 23.04.2011
@ gdm
J'imagine que vous êtes un partisan de la loi de la jungle, la liberté absolue du plus fort de jouir de sa force quitte à écraser plus faible que lui. C'est votre choix, ce n'est pas le mien.
Je ne vais pas me répéter, mais baisser plus encore les impôts de personnes dont les revenus ont progressé 10 fois plus vite que la moyenne et qui ont déjà bénéficié de baisse d'impôt ne me semble pas juste.
Si cette société ne tourne que pour une petite minorité, à un moment, la majorité se révoltera. Et elle ne se tournera pas forcément vers des modérés comme moi...
@ Frédéric
C'est juste. Mais un bouclier fiscal à 60% (et qui ne prenait pas en compte la CSG il me semble) et un à 50% qui la prend en compte, il y a deux poids deux mesures.
En effet, le bouclier fiscal de DDV limitait la pression fiscale de quelques individus à environ 70% si on prenait en compte CSG, TVA, TIPP, ce qui ne me semble pas injuste sachant que les prélèvements sont à 43%.
En revanche, le réduire à 50% ne me semble pas juste.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 23.04.2011
@olaf
Mais non, je n'ai pas écrit des conneries. C'est la logique libertarienne ordinaire. amha, un autre libertarien tiendra des propos très proches des miens. Mais, je comprend une réaction d'incompréhension telle la vôtre. Il n'est pas évident de comprendre dans la logique juridique des libertariens.
Écrit par : gdm | 23.04.2011
@Laurent Pinsolle
Un libertarien propose un système juridique simple. Le respect du droit de propriété, le respect du contrat, l'absence de contrainte sur autrui. C'est un système juridique cohérent et civilisé. C'est le contraire de la "loi de la jungle".
Le plus fort est l'Etat. Il détient le monopole de la force armée et de la contrainte légale. L'Etat confie à certains le pouvoir d'écraser les autres. Oui, l'Etat écrase les plus faibles que lui. L'Etat use de sa force et en abuse.
Écrit par : gdm | 23.04.2011
gdm
Supprimons l'état, pas grand chose à faire, il n'en reste plus grand chose. Laissons les lobbies privés écrire les lois, rien à foutre des élections et de la démocratie, la propriété privée au pouvoir, c'est ça votre programme.
Vous êtes à côté de vos pompes, le privé dirige tout désormais, l'état n'est qu'un cache sexe.
Écrit par : olaf | 23.04.2011
@olaf
L'Etat français dépense 56,9% de la production des habitants. Contrairement à ce que vous dites, l'Etat a un pouvoir économique important.
Lorsque je parle de l'Etat français, j'inclue les organismes, privés ou non, auxquels l'Etat a confié la gestion d'un monopole légal. Ainsi la Sécu, du point de vue l'économiste, fait partie du périmètre de l'Etat.
De quelles sociétés privées parlez-vous? Quels sont les noms de ces "lobbies privés" qui, selon vous détiendrait le pouvoir?
Écrit par : gdm | 23.04.2011
@gdm
Non l'Etat français ne *dépense* pas 56,9% de la production des habitants. ... il *redistribue* 56,9% de la production des habitants (sans vouloir discuter sur le chiffre que vous retenez sur lequel il y aurait beaucoup à débattre .. mais avec vous c'est sans intérêt)
Écrit par : A-J Holbecq | 24.04.2011
@gdm
@Holbecq
Notons que des choses comme la "prime sako" ne seront pas compté dans les prélévement obligatoires.
Idem pour des choses comme la taxe audiovisuelle parceque "on n'est pas obliger d'avoir une télévision". A ce compte, la seul la taxe sur la mort devrait être considérée comme un prélévement "obligatoire" ...
Effectivement l'Etat redistribue aux différentes parties de l'oligarchie qui se battent comme des chiffoniers pour avoir leur part du butin.
Alain Cotta et Ivan Blot sur la DD face à l'oligarchie
http://www.dailymotion.com/video/xhebvu_echec-et-mat-sur-la-democratie-directe_news#from=embed&start=1881
Écrit par : Alf | 24.04.2011
L'impôt sur les pas fortunés
Pour juger de l'utilité économique et sociale d'un impôt il ne faut pas simplement considérer ce qu'il rapporte mais aussi ce qu'il coûte.
Un rapport publié par l'Institut Montaigne(si vous préférez vous pouvez vous référer aux chiffres de Saint-Etienne ou d'Artus)conclut que l'ISF représente un manque à gagner fiscal de près de 12 milliards d'euros par an.On peut raisonnablement penser que ce chiffre est sous-évalué(Le think tank reconnait lui même les limites de l'étude),des économistes avancent des chiffres beaucoup plus élevés(jusqu'à 25 milliards!).
Même si les chiffres divergent on sait que chaque année depuis maintenant près de 10 ans des dizaines de milliards quittent le territoire.Ce capital évaporé,financier et humain(je veux parler des entrepreneurs pas des acteurs,des sportifs ou des chanteurs de variété...),et ses recettes perdues sont fatalement payés,d'une façon ou d'une autre(prélèvements,dettes publiques,croissance,chômage) par ceux qui restent,les pas riches.
Un homme politique raisonnable(et pédagogue...)devrait renoncer aux électeurs incapables de comprendre que dans l'intérêt général la suppression pure et simple de cette impôt s'impose(comme l'amnistie pour les capitaux de retour au pays).
Les socialistes ne comprendront jamais que ce ne sont pas les impôts qu'il faut augmenter mais les recettes.
PS:L'augmentation des impôts pour les tranches supérieures participent évidemment du même délire.
Écrit par : Balthazar | 24.04.2011
@ Balthazar
Je doute de l'objectivité de l'institut Montaigne sur un tel sujet. Il s'agit plus d'un club d'idéologues défendant leurs idées et intérêts que d'une véritable étude sérieuse.
Il y a quand même un gros problème que soulèvent Piketty et Landais : le taux d'imposition diminue fortement pour les 2% qui gagnent le plus. Il n'est pas juste que les plus riches paient nettement moins d'impôt en proportion que les classes moyennes ou populaires...
@ gdm
Sauf qu'implicitement, vous proposez de remettre en cause la redistribution et sans cela, c'est un peu la loi de la jungle... Et je ne vois pas qui l'Etat écrase aujourd'hui...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.04.2011
@Laurent Pinsolle : "Et je ne vois pas qui l'Etat écrase aujourd'hui..."
100% de contribuables et 4 Millions de chômeurs dont une bonne partie travaillerait si l'on baissait les impots (dettes, dépenses, rêglementations, etc.).
Écrit par : Alf | 25.04.2011
@Laurent Pinsolle
Oui, je remet en cause la redistribution. Prendre 1000 euros à un riche pour donner 1000 euros a un pauvre provoque presque 1000 euros de gaspillage. Le riche produit moins ou produit ailleurs. Et celui qui veut recevoir la subvention, accepte souvent de ne pas travailler pour la recevoir. Donc deux sources de richesses qui ne seront pas produites. C'est du gaspillage.
Ce processus de gaspillage est logique et inévitable. C'est un gaspillage systématique, lié au système de toute subvention. L'Etat évite d'évaluer le montant de ce gaspillage. Cet aveuglement volontaire sur le gaspillage de la redistribution devrait interpeller les politiciens honnêtes.
La "loi de la jungle", c'est la loi du plus violent. Un commerçant n'est jamais violent. Il ne contraint jamais ses clients. Il propose ses produits. Seul l'Etat est le plus fort. Seul l'Etat peut contraindre contre la volonté de sa victime. "la loi de la jungle" ne convient donc pas ici. Peut-être voulez vous parler du sentiment d'inégalité?
Écrit par : gdm | 25.04.2011
@Balthasar
Vous dites "Les socialistes ne comprendront jamais que ce ne sont pas les impôts qu'il faut augmenter mais les recettes.". Il existe de deux sortes de socialistes. Le socialistes cupides qui veulent que l'Etat reçoivent le plus d'argent possible afin de le redistribuer.
Et il y a les socialistes méchants. Ils ne supportent pas l'idée qu'il existe des riches. Il faut punir les riches au risque d'appauvrir tout le monde. Un socialiste méchant refusera donc de supprimer un impôt qui appauvrit l'Etat.
Écrit par : gdm | 25.04.2011
@A-J Holbecq
Je suis d'accord avec vous que l'Etat français "redistribue" 56,9% de la production des habitants. Ce chiffre de 56,9% inclue les nouvelles dettes de l'Etat distribuées par avance. Une redistribution est une dépense de l'Etat. Et nulle administration n'analyse qui sont les véritables bénéficiaires de ces subventions. L'Etat-distributeur ne s’intéresse pas non plus au coût indirect des redistributions et de l’impôt. Cet aveuglement volontaire est prudent. Il vaut mieux ignorer qu'on se conduit comme un escroc.
Abonnez vous à l'observatoire des subventions. http://www.observatoiredessubventions.com/
Vous serez mieux informé sur les bénéficiaires de ces subventions. Ce ne sont pas les pauvres qui en bénéficient.
Écrit par : gdm | 25.04.2011
@ Alf et gdm
Je crois que cela ne sert pas à grand chose de continuer à discuter. Continuez à rêver de la société qui a mené le monde dans la Grande Dépression de 1929. De toutes les façons, vous êtes archi-minoritaires en France.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.04.2011
@Laurent Pinsolle
J'ai lu avec stupéfaction que vous vous croyez libéral. ALf et gdm sont deux libéraux ordinaires. Ils vous parlent comme vous parlerait tout autre libéral. Vous pouvez refuser de dialoguer avec aucun libéral. Le grand économiste Jacques Rueff avait la confiance du général de Gaulle. Il disait "soyez libéral, soyez socialiste, mais ne soyez pas menteur".
Écrit par : gdm | 25.04.2011
@ gdm
??? Je n'ai jamais dit que je me crois libéral...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.04.2011
@Laurent Pinsolle
excusez-moi! en effet, je viens de relire mon erreur.
Écrit par : gdm | 25.04.2011
Liberté,égalité,fraternité.
L'Institut Montaigne défonce une porte ouverte.
Artus considère que les seules recettes perdues au titre de la TVA sont plus élevées que le produit de l'impôt.Christian Saint-Etienne pense que l'ISF représente une perte de recette de 7 ou 8 milliards(deux fois ce qu'il rapporte),"C'est certainement le plus mauvais impôt de l'histoire fiscale depuis 2 siècles dans la mesure où il fait fuir les riches que l'on veut taxer".
L'ISF c'est aujourd'hui plus de 200 milliards d'euros(300?)en moins pour l'assiette fiscale et le financement de l'économie,d'autre part il bride le développement de nombreuses PME,pour ne pas payer l'impôt beaucoup d'actionnaires individuels refusent de se laisser diluer(ils ne veulent pas descendre sous les 25%,seuil au dessous duquel le capital détenu n'est plus considéré comme un bien professionnel,exonéré).
Piketty et Landais.
Que je sache "les classes moyennes ou populaires" ne sont pas redevables de cette impôt.
En ce qui concerne l'IR je suis favorable à un taux unique.L'impôt serait juste,un contribuable qui déclarerait des revenus dix fois supérieurs à un autre paierait bien dix fois plus!
Notez au passage que l'IS n'est pas progressif(encore heureux!)mais quelquefois dégressif.
Liberté,EGALITE(pas progressivité!),fraternité.
Écrit par : Balthazar | 01.05.2011
@ Balthazar
L'évasion fiscale, c'est plus la conséquence des "parasites fiscaux".
On ne peut pas pas uniquement regarder l'IR sans regarder la fiscalité dans son son ensemble. C'est l'immense intérêt des travaux de Piketty et Landais. Ils montrent que notre fiscalité n'est pas progressive. Une flat tax reviendrait à rendre notre fiscalité encore plus régressive. En effet, la TVA et les cotisations sociales sont très régressives. Il faut donc compenser par l'IR.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 01.05.2011
Si les paradis fiscaux sont les pays dans lesquels les impôts sont moins élevés qu'en France alors on ne les compte plus!
Et puis je ne suis pas sûr de comprendre,vous voulez à présent bombarder Londres,Bruxelles ou Genève?
Fermer les frontières pour pouvoir continuer à augmenter les impôts(comme à Cuba ou en Corée)?
Je vous explique que l'ISF est un impôt stupide,puisqu'il rapporte beaucoup moins que ce qu'il coûte,et vous me répondez(si je comprends bien...),peut être mais la fiscalité en France est de ce fait progressive...
Et c'est moi l'idéologue!
A minima supprimez l'ISF et affectez le surcroit de recette.
Piketty n'est pas socialiste pour rien,ses propositions sont inconséquentes(60% d'impôt sur la tranche supérieure à 100 000 euros!),comme si la France pouvait s'affranchir des réalités économiques,de la concurrence fiscale.
Des études économiques(celles de Landier et Saez!),ou plus simplement la simple observation d'expériences multiples,démontrent qu'à partir de certains seuils une hausse du taux d'imposition entraîne à coup sûr une baisse des recettes(pas simplement à cause de l'évasion fiscale mais parce que l'assiette diminue,l'activité économique est pénalisée par des prélèvements publiques trop lourds).A contrario une baisse d'impôt peut,à certaines conditions,faire augmenter sensiblement les recettes,"l'assiette",la part du gâteau,augmente.
Ne vous en déplaise la baisse de l'IS en Irlande est un cas d'école.
Je ne suis pas favorable à la "progressivité"(à la votre),pas simplement parce que c'est économiquement contre-productif(même si ce seul argument devrait suffire à condamner ce dogme),mais parce que je ne comprends même pas ce qui peut traverser l'esprit de ses supporters.
Dans une boulangerie tout le monde paie son pain le même prix,Bolloré comme le bénéficiaire du RMI,les prix ne sont pas progressif,mais les services publiques le sont!
Si le taux d'imposition de l'IR est de 20%,celui qui déclare 1000 paie bien 10 fois plus que celui qui déclare 100(dix fois moins).Avec 200 l'Etat finance plus de services publiques qu'avec 20.Le "riche" participe bien à la solidarité nationale selon ses moyens financiers,il paie les servives publiques plus cher que le moins riche(le "pauvre" exonéré ne les paie pas).L'impôt est bien progressif.
Les socialistes ne comprendront jamais que moins de "riches" ce n'est pas moins de "pauvres",mais moins de "riches",moins de gâteau à "partager",toujours plus de "pauvres".
"La TVA et les cotisations sociales sont très régressives.Il faut donc compenser par l'IR".
C'est limpide vous êtes favorable à l'augmentation de la TVA et pour "compenser" à l'augmentation des impôts.Et pourquoi?Pour augmenter la dépense publique,le déficit(baisse de l'activité,baisse de recettes fiscales),la dette,in fine les impôts.
Écrit par : Balthazar | 01.05.2011
@ Balthazar
On peut parfaitement restreindre les mouvements de capitaux, de biens et de personnes vis-à-vis des parasites fiscaux. Je ne pense pas que l'Allemagne et l'Italie seraient forcément réticentes à une telle initiative...
Je ne suis pas convaincu par le fait que l'ISF coûte plus qu'il ne rapporte. On disait cela quand il rapportait 7 MdsFF, aujourd'hui qu'il en rapporte quatre fois plus, la démonstration me semble moins clair. A quel niveau faudrait-il mettre notre fiscalité pour faire revenir les capitaux ? Et quelles seraient les réactions des parasites fiscaux ? La solution, c'est rétablir de véritables frontières pour donner les moyens à notre pays d'adopter une fiscalité autonome.
Le cas de l'Irlande ne me semble pas bon. Il est facile pour un petit pays de casser les taux d'impôt et de profiter d'un flux d'entreprises parce que les grands pays ont trop à perdre pour les baisser à son niveau. Cette logique ne peut produire qu'un moins-disant fiscal pour les plus riches et les plus puissants, ce qui n'est pas juste. Si on suit votre logique, on aboutit inévitablement à une fiscalité régressive (c'est d'ailleurs le cas en France pour les plus riches). Nous ne sommes pas à la flat tax en France. Les classes moyennes paient près de 50% de leurs revenus en impôts et les 0.1% les plus riches 10 points de moins. Cela ne me semble pas juste.
La différence entre vous et moi, c'est que je pense que les impôts doivent être progressifs en part des revenus. Et il ne s'agit pas forcément de dépenser plus. De toutes les façons, je crois que les déficits et la dette sont davantage le produit d'un manque de croissance chronique de notre pays du fait d'une ouverture asymétrique et trop systématique au commerce international, aux astuces fiscales des uns et des autres qui profitent de la liberté de circulation des capitaux.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 01.05.2011
Vous confondez évasion et fraude fiscale(une fiscalité confiscatoire est évidemment une des causes de la fraude,on avance le chiffre de 50 milliards par an!).A moins de sombrer dans le totalitarisme il n'est pas possible de retenir de force les entreprises et les contribuables(rassurez moi...).Ainsi parler d'une fiscalité autonome est chimérique(les propositions de Piketty sont irresponsables).
Je suis favorable à une baisse des taux d'imposition(à un élargissement de l'assiette,à une hausse des recettes!),couplée à une amnistie,et puis à une chasse sans pitié contre les délinquants(la fraude devenant parfaitement illégitime).
L'ISF
Vous ne pouvez pas citer des économistes(Artus ou Saint-Etienne)quand ça vous arrange et les déjuger quand ils démontrent,ou au moins considèrent,que vos croyances(c'est le mot juste...)sont infondées.
L'ISF rapporte aujourd'hui près de 3.5 milliards(il faut considérer les dépenses de recouvrement...),c'est une goutte d'eau(la TVA sur 15 milliards d'euros).Quand l'Italie a amnistié les capitaux évadés elle a vu revenir près de 100 milliards d'euros(et le pays ne baissait pas les impôts dans le même temps...)!
Moins-disant?
Non mieux-disant!
Déjà je vous avez fait une remarque similaire,il ne s'agit pas d'être les moins chers mais les meilleurs.Le taux d'imposition(comme le taux de change...)n'est pas le seul déterminant pour une entreprise,la Somalie peut baisser ses taux d'imposition elle ne risque pas d'attirer beaucoup d'entreprises.Les entreprises et les entrepreneurs sont aussi sensibles au climat des affaires(localisation,marché,stabilité politique,monétaire,qualification,motivation,créativité,productivité des salariés,qualité des infrastructures,sécurité juridique,système de santé,qualité de vie etc...).
Entre parenthèse personne ne va habiter à Genève pour le plaisir,la ville est sinistre,si bien que beaucoup d'épouses d'exilés sombrent dans la dépression(véridique,les cabinets d'avocats mettent en garde leurs clients attirés par l'exil),elles ne rêvent plus que d'une chose retourner vivre à Paris(pas aux Iles Vierges,à Jersey ou à Madère!).
"Nous ne sommes pas à la flat tax en France"
Je ne vous le fait pas dire!
Je suis pour que les "riches" et les classes moyennes soient redevables du même taux(j'ai expliqué que l'impôt serait alors progressif),que leurs impôts baissent.
Les Français ne le savent pas mais ils sont évidemment libéraux,les socialistes veulent augmenter les impôts,les héritiers du Général(en accord avec l'esprit des plans Rueff)devrait proposer de les baisser(sans même conditionner ces baisses avec des coupes claires dans les dépenses publiques,c'est un autre chapitre...).
Evidemment des baisses d'impôts ne peuvent pas être l'alpha et l'omega d'un programme économique,il doit être "complet".
Oui les déficits et la dette sont "le produit d'un manque de croissance chronique" mais pas le résultat de l'ouverture aux échanges extérieures,le résultat d'une absence totale de stratégie,du fait de la médiocrité et de l'incommensurable bêtise de la classe politique.
Écrit par : Balthazar | 01.05.2011
@Balthazar
+1. sauf que le meilleur impôt est l’impôt le plus petit. On en est à 56,9% du PIB. C'est de la folie. Le prétexte des impôts est d'aider les pauvres! On entend encore souvent ce mensonge. L'Etat doit se dégraisser au lieu d'augmenter les impôts.
On peut commencer par privatiser l'assurance-santé, l'assurance-retraite et l'éducation nationale. Tout au moins, sous-traiter tout ce qui est sous-traitable. Une tache sous-traitée coûte en moyenne deux fois moins cher que si elle est exécutée par des fonctionnaires. Et en plus le sous-traitant respecte mieux les règlements que les fonctionnaires eux-mêmes.
Écrit par : gdm | 01.05.2011
@GDM
Vous racontez des histoires: les impôts ne représentent absolument pas 56,9% du PIB, mais 26,8% du PIB
Voici le détail pour 2008:
PIB de la France 1950,1
TVA 130,0
TIPP 23,8
Taxes diverses (alcool, tabac, loto, PMU, assurances) 27,2
Taxe d'habitation 13,3
Impôts sur le revenu 50,7
CSG-CRDS 90,8
Impôts sur les revenus du capital (hors IR) 5,8
Taxe foncière 22,9
Droits d'enregistrement 9,7
Impôt de solidarité sur la fortune 4,2
Droits de successions 7,8
Impôt sur les sociétés 49,3
Taxe professionnelle 24
Diverses contributions 29,6
Autres impôts 33,7
Total des impôts 522,8
Écrit par : A-J Holbecq | 02.05.2011
@A-J Holbecq
La Sécu est, pour un économiste, dans le périmètre de l'Etat. En effet, le Sécu est un organisme qui a reçu, de l'Etat, du gouvernement, la mission de gérer un monopole de l'assurance-maladie et un monopole de de l'assurance-retraite. Il est donc nécessaire d'inclure la Sécu dans le périmètre de l'Etat.
De la même manière, et avec la même logique, toute somme prélevée par l'Etat sans le contentement du contribuable est un impôt. Or, les cotisations sociales sont une obligation légale. Ils sont exigés par la loi, imposés par l'Etat. Il faut donc inclure dans les impôts les cotisations sociales.
Or vos chiffres n'incluent pas les cotisations sociales. Ils n'incluent pas une masse importante des impôts subis par la population. Vos chiffres ne sont donc pas pertinents.
Écrit par : gdm | 02.05.2011
@ Tous,
Je vais revenir sur le sujet très prochainement puisque j'ai lu le livre de Landais et Piketty. Compte-rendu cette semaine (à partir de mercredi en fonction de l'actualité)
@ Balthazar
Le problème que les auteurs ont identifié est la régressivité de notre fiscalité pour les plus hauts revenus. Et cela n'est pas juste. Il faut regarder la fiscalité globalement, prendre en compte la TVA, les cotisations sociales....
Pour l'ISF, c'est sûr que son rendement ne pousse pas forcément à le garder. En revanche, la réforme actuelle me semble injuste car baisser les impôts de ceux dont les revenus ont le plus progressé et qui sont déjà moins imposés en % que la moyenne est totalement anormal. A titre personnel, je ne suis pas forcément contre, à condition de compenser par un alignement de la fiscalité sur les revenus du capital et du travail et que le résultat global n'accroisse pas davantage la dégressivité de notre fiscalité pour les très hauts revenus.
A titre personnel, je suis pour une fiscalité la plus simple possible et également progressive.
@ Gdm
Le 56.9% auxquels vous vous référez est une part des dépenses publiques sur le PIB il me semble, pour l'année 2009 et qui prend en compte des éléments exceptionnels. En réalité, les Prélèvements Obligatoires tournent plutôt autour de 42/43% du PIB, en comptant les cotisations sociales...
Écrit par : Laurent Pinsolle | 02.05.2011
@gdm
Comme vous n'avez pas l'air de le savoir, la sécurité sociale est une assurance obligatoire et redistribue toutes ses recettes avec des frais de gestion bien plus faibles que ceux du privé... et la loi de financement représente (en principe) la volonté majoritaire.
Si vous voulez changer le système il vous faut faire élire un Président et une majorité parlementaire qui le souhaitent; ceci dit le transfert de plus en plus important vers le privé montre que "vous" avez presque gagné...
Écrit par : A-J Holbecq | 02.05.2011
@A-J Holbecq
Vous me dites que la Sécu serait une "assurance". Je veux bien. Mais alors une assurance qui viole les principes de fonctionnement normal des compagnies d'assurances. Si la loi française ses assurances s'appliquaient à la Sécu, ses dirigeants iraient en prison pour escroquerie.
De plus, la cotisation à cette assurance-maladie varie avec le revenu. Drôle de compagnie d'assurance qui change de tarif selon le revenu! Mais alors, cette cotisation est donc un impôt, et non pas une prime d'assurance! Donc, la Sécu serait-elle un supplétif du ministères de finances.
La gestion de la Sécu, c'est du n'importe quoi. Savez-vous que les audits de la Cour des comptent ont toujours refusé de certifier les comptes de la Sécu? La raison est que la Sécu fonctionne sans véritable comptabilité! Incroyable mais vrai! C'est une comptabilité en "droit constaté". C'est à dire qu'on enregistre les opérations sans rien savoir d'où viennent les sommes et sans savoir où part l'argent. Il faut beaucoup d'inconscience pour faire confiance à une telle gestion d'un tel "pseudo-assureur".
Vous me dites encore que la Sécu "redistribue" toutes les cotisations. Je veux bien. Mais cette distribution va en faible part en cotisants. Comme les audits n'ont pas certifié la comptabilité, vous ne saurez pas quelle sommes sont effectivement redistribuées aux cotisants.
De plus, nul ne peut savoir la valeur des prestations fournies par la Sécu puisqu'elles sont gratuites. Seul un prix payé avec son vrai argent permet à un prix de représenter un certaine valeur. En suivant le raisonnement de Rothbard, je vous affirme que la valeur des services de la Sécu est nul. Et j'ai des preuves sérieuses. Alors prétendre que la Sécu coûterait moins cher que ceci ou cela est une erreur de raisonnement.
Vous parlez de "volonté majoritaire"!!! Vous élevez même ce terme en "principe". Ce terme est un non-sens. La volonté d'un individu existe. La volonté d'un organisme s'exprime par la bouche de son chef. Dans une société commerciale, chaque actionnaire a donné un mandat explicite de gestion. Il existe alors une unanimité. Le directeur parle, agit, et dépense valablement au nom de chaque actionnaire sans aucune exception. Mais, un vote politique n'est pas un mandat. Et l'élu ne représente pas la volonté d'un électeur. Vous confondez le vote dans une Assemblée Générale et un vote politique! Vous commettez une funeste erreur.
Votre dernière phrase semble me prendre pour un de vos adversaires politiques. Comme s'il y avait "nous" et "vous". Comme s'il y avait les gentils("nous") et les méchants("vous"). Quelle vision simpliste de la chose politique! Encore une fois, un bulletin de vote n'est pas un mandat de représentation. Un élu ne représente donc aucun électeur. Un élu est un fonctionnaire de l'Etat choisi par une votation. L'Etat lui confie un mandat électif pour faire fonctionner certains rouages de l'Etat. Alors pourquoi voter?
Écrit par : gdm | 02.05.2011
>Gdm
Je n'ai aucun plaisir ni intérêt quelconque a discuter avec vous tant je connais à l'avance vos réponses 'naïves"
Juste un détail. Vous écrivez " De plus, la cotisation à cette assurance-maladie varie avec le revenu. Drôle de compagnie d'assurance qui change de tarif selon le revenu! "
... ma mutuelle complémentaire (privée) fait exactement la même chose :)
Écrit par : A-J Holbecq | 03.05.2011
@A-J Holbecq
Quel est le nom de votre mutuelle? Je leur téléphonerai pour connaitre les raisons de cette variation de tarif de cotisation selon le revenu? Ainsi, je saurai si votre argument est valable ou non.
Écrit par : gdm | 03.05.2011
MNPAF faisant partie de la "Mutualité Française"
Mais vous pouvez avoir directement les données ici: http://www.mnpaf.fr/adhesions/adhesion-chef-de-famille
Tenez moi au courant de la réponse à votre question :)
PS: Pour ma part je suggère depuis longtemps que, comme en Finlande je crois, les amendes (routières par exemple) soient proportionnelles aux revenus ... sans doute pas très libertarien ;)
Écrit par : A-J Holbecq | 03.05.2011
@A-J Holbecq
J'ai téléphoné a la mutuelle MNAP. Brève et aimable conversation avec la standardiste. La cotisation est différente selon le salaire car Air France, l'employeur, paye le complément. Pour les assurés non AF, l'adhésion est possible. Mais alors les cotisations ne dépendent pas du salaire. Elles dépendent de l'age.
Écrit par : gdm | 03.05.2011
@gdm
Merci de l'info que j'ignorais .. dont acte.
Écrit par : A-J Holbecq | 03.05.2011
Sans parler des "grosses fortunes"...
Taxer de nouveau TOUS les français qui laissent quelques biens à leurs enfants ou/et à leur époux(se) survivant(e), après qu'ils aient payé des taxes et impôts toute leur vie, ce serait revenir sur un "droit social acquit". Tandis que les riches peuvent payer ces droits de successions !
Un appartement il y a 15 ans était exonéré de droits de succession en ligne directe en dessous de 300.000 Fr, un appartement dans l'ancien type F2 correspondait à cette somme. En 2010 avec cette somme, environ 45.000 euros, vous avez une ruine de 30m² à St pipi le Borgne...
En réajustant à 150.000 euros la valeur non imposable en droit de succession, le pouvoir en place, (bien qu'il soit hautement contesté avec raisons), n'a fait que réajuster la valeur immobilière des droits de succession. Il est vrai que certains socialistes se foutent éperdument des gens qui ont bossé toute une vie, pour avoir leur appartement qui doit revenir à leurs enfants ouet à leur conjoint survivant, sans que l'État vienne racketter les héritiers. Il est vrai également que Mr Bayrou, propriétaire de chevaux de courses considère que les héritiers sont des nantis ...
Imposer tout le monde sur la "Grande fortune" : Les Socialistes devraient rougir de honte s'ils font cela.
Or les grosses successions sont toujours taxées, en dépit de la loi TEPA. Alors pourquoi envisager de faire éventuellement payer des droits de succession sur le malheureux pavillon, ou l'appartement que des parents laisse en mourant ? Ce serait une vilaine conception du socialisme !
Quand on promet de donner "aux pauvres" il ne faut pas créer d'autres "pauvres" !
Rassurez-moi, rassurez-nous ; vous ne prévoyez pas de mettre en place cette "injustice sociale" ?
J'ai 72 ans et j'ai toujours travaillé, en partant très rarement en vacances. Je me suis privé toute ma vie pour économiser, pendant que d'autres vivaient au dessus de leurs moyens. Maintenant je possède un petit appartement, ainsi que deux studios. Si je décède avant la personne qui partage ma vie depuis presque trente années ; cette personne, (plus jeune que moi), n'aura que les revenus de ces habitations pour pouvoir survivre très modestement. Elle ne pourra pas payer des droits de succession. Car pour cela elle devrait vendre un studio et ce qu'il lui resterait en locations, ne suffirait plus pour lui permettre de survivre comme nous l'avons prévu. Elle perdrait ce qui lui ferait un "minimum vital". Sans cela elle se retrouverait à devoir vendre le studio restant, puis l'appartement et quelques années après, lorsque l'argent aura fondu ; elle dépendra complètement de l'état, comme une pauvre misérable, ou elle finira dans la rue ! (Je n'exagère rien).
Comprenez ma terrible angoisse, bien que nous ayons toujours votés pour les Socialistes.
Écrit par : Jean Benoît | 15.05.2011
Dans "l'écosociétalisme" nous proposions la suppression totale des droits de succession sur une transmission (à qui l'on veut)
Par contre nous exprimions que nous étions contre l’accumulation au cours de plusieurs générations . En proposant de réguler le problème de la manière suivante: seuls sont transmissibles les valeurs épargnées au cours d’une vie, c’est-à-dire les biens représentant la différence entre ceux dont dispose une personne à la fin de son existence et ceux dont elle a disposé par héritage.
http://www.ecosocietal.org/
Écrit par : A-J Holbecq | 15.05.2011
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