10.05.2011

Il y a 30 ans, il changeait sa vie pour le meilleur, et la nôtre pour le pire

Aujourd’hui est la date anniversaire de l’accession de François Mitterrand à la présidence de la République. L’occasion de revenir sur le parcours d’un homme qui a beaucoup compté dans ma construction politique…

Un machiavel égotique

En politique, je crois que l’on se construit autant par adhésion que par rejet. Si quelques personnalités ont beaucoup compté dans ma formation, m’influençant par leurs idées ou leur manière d’être, d’autres l’ont fait par opposition résolue à ce qu’ils représentaient : cela a été le cas de François Mitterrand (outre Edouard Balladur et Nicolas Sarkozy). Je me suis littéralement construit par réaction à ce qu’il était, tant d’un point de vue des idées que de la personne.

Pour moi, il restera cet homme politique capable de mentir avec gourmandise à un Jacques Chirac bien naïf lors du débat d’entre deux tours de l’élection présidentielle de 1988, un homme sans foi ni loi, pour qui seule l’histoire personnelle qu’il essayait de conter aux Français comptait. Il restera celui qui nomme un adversaire politique à Matignon pour le détruire, ne se souciant pas des conséquences pour le pays, prêt à donner un ministère à Bernard Tapie à l’occasion.

C’est un homme prêt à tout pour gagner, créant le Front National médiatiquement pour affaiblir ses adversaires. C’est un homme qui a sali la fonction présidentielle par des scandales (liens avec René Bousquet et d’autres affairistes, favoritisme, écoutes téléphoniques…) indignes mais qu’annonçait malheureusement l’incroyable faux attentat de l’Observatoire… François Mitterrand était un aventurier de la politique, et pas au sens noble.

Quand l’obscur domine

Bien sûr, ses doubles mandats ont été l’occasion de plusieurs réformes positives, la suppression de la peine de mort ou la libéralisation des médias. Mais au global, le bilan a été désastreux. Car c’est le bien le paradoxe que soulignent beaucoup de critiques de gauche (F Lordon, J Sapir, J-C Michéa) : il a été un des principaux promoteurs de cette libéralisation économique qui maintient ce chômage de masse dont nous ne parvenons pas à nous défaire.

En effet, nous devons au terrible duo Lamy-Delors la libéralisation des mouvements de capitaux. Le PS a également soutenu l’indépendance de la banque centrale avec pour seule mission de veiller sur l’inflation, et pas sur la croissance ou l’emploi comme même la Fed le fait aux Etats-Unis. Les socialistes ont également laissé aux investisseurs le soin fixer le cours des monnaies tout en lâchant la bride aux marchés financiers, avec les conséquences que l’on sait.

En outre, c’est également le PS de François Mitterrand qui a accompagné une libéralisation mortifère du commerce, au grand dam de la croissance, de l’emploi  et de notre industrie, lessivée dans le processus. Bref, c’est son parti socialiste qui a mené un des agendas les plus antisociaux qui soient et donc on voit bien les conséquences aujourd’hui en matière de croissance des inégalités, de maintien d’un chômage de masse, le tout avec un endettement paralysant pour l’Etat.

En outre, pensant y gagner une dimension historique glorifiante pour lui, François Mitterrand a été un des principaux architectes de cette Europe supranationale et anti-démocratique qui fonctionne tellement mal aujourd’hui et qui porte une part de responsabilité majeure dans la langueur économique de ces dix dernières années. C’est lui qui a poussé ces traités qui ont tant d’influence sur le cours de notre vie : l’Acte Unique et le traité de Maastricht.

Bref, la présidence de François Mitterrand a grandement contribué à la dégradation de l’image de nos dirigeants, tant d’un point de vue du comportement personnel que de l’écart colossal entre les discours et les actes. En cela, il peut représenter un véritable contre-modèle de ce que devrait être la politique.

Commentaires

François Mitterrand ne m'a jamais inspiré qu'un profond mépris ; pour moi c'était le parfait politicien au sens le plus détestable, le plus vil du terme.
Il est mort, paix à ses cendres. Mais qu'on me laisse tranquille avec lui.

Écrit par : Sancelrien | 10.05.2011

Complètement en phase, avec des nuances subjectives
A l'époque j'étais nettement à gauche et j'avais voté pour lui bien sûr. Je ne suis pas sûr de le regretter ou plutôt je ne regrette pas les valeurs qui présidaient à mon choix.

Je regrette beaucoup plus mon aveuglement sur l'homme lui-même. Il était bien tel qu'on m'avait prévenu qu'il était. Un aventurier menteur et retord . Pour moi un "homme" compte autant et même plus que ses idées. Je lui abandonne toutefois des qualités de caractère, d'habileté et probablement une belle relation avec sa fille.

Son bilan est complètement virtuel. A la limite c'est d'ailleurs d'abord la gauche qu'il a trahie. D'un certain point de vue il a presque protégé la France d'une certaine gauchisation purement idéologique à la fois dans les faits et dans es esprits , mais d'un autre côté son discours et son poids ont conforté un état d'esprit aux apparences généreuses complètement irréaliste et irresponsable (pour aller vite) .

On peut être de droite ou de gauche selon moi , mais il faut du bon sens et de l'honnêteté . Son aspect 'résistant' aura été à l'image de sa conduite sous l'occupation : trouble , intéressée et sans hauteur, contrairement à De Gaule. Mitterand a introduit le mensonge et la mauvaise foi. Il est vrai que le terrain était favorable.

Écrit par : Opps' | 10.05.2011

En "l'honneur" de cet ex président, n'oublions pas deux temps forts de sa carrière politique

La Francisque remise par Pétain à Tonton
http://www.dailymotion.com/video/xj4a_mitterrand-homage_news

Le faux attentat de l'observatoire pour relancer la carrière de Tonton.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_l%27Observatoire

"Sept ans plus tard, la loi d'amnistie initiée par le gouvernement de Georges Pompidou en 1966 permet de clore les poursuites. La justice conclut également la plainte initiale de François Mitterrand par un non-lieu. Après avoir perdu en appel, il se pourvoit en cassation, puis se désiste, la Justice le condamnant simplement aux frais et aux dépens."

Détails que ses "biographes" apologistes oublient souvent.

Écrit par : Alf | 10.05.2011

@ Laurent

Ça ne t'étonnera pas, mais sur ce coup-là je te donne totalement raison (et pas seulement "analytiquement"). Et je me permets de suggérer quelques lectures complémentaires.

D'abord ce papier formidable de Pierre Rimbert, qu'il me plaît (beaucoup) de ressortir de temps en temps :

http://www.monde-diplomatique.fr/2009/04/RIMBERT/17031

Et ceci, tout frais (Serge Halimi) :

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-05-10-PS

Et enfin cette vidéo terrible - j'ai gardé le meilleur, ou plutôt le pire, pour la fin :

http://www.dailymotion.com/video/k2slrKSTzqP0lVGL7e#from=embed

Difficile de ne pas penser à cette sentence de De Gaulle : "Je n'aime pas les socialistes, etc". "Je n'aime pas les miens, etc".

Écrit par : Joe Liqueur | 10.05.2011

Glacial face à Jacques Chirac ,en 1988 "Oui Monsieur le Ministre", il révélait sin côté obscur, narcissique, puant d'orgueil.

Conquérant acharné du pouvoir, il a su très bien manoeuvrer, faisant le grand écart, sans complexe, entre l'extrême droite et le socialisme. Une rose à la main, ça vous change un bonhomme !

La Bourse ne s'est jamais aussi bien portée sous Miterrand et les affaires véreuses, dont le Crédit Lyonnais, remontent ces
jours ci, Bérégovoy, Pelat, sang contaminé désignant comme bouc émissaire le Dr Beretta, couvrant Georgina et Laurent. ...

Pas un puit de vertu ....

J'en arrive à me demander si je ne le déteste pas moins que. ..

Côté dissimulation, il avait plus de talent ! Un comble !

Écrit par : GAIA | 10.05.2011

( puits )

Écrit par : GAIA | 10.05.2011

A joe liqueur

"Je n'aime pas les socialistes ..." de Gaulle.
C'est exactement cela mais allez faire comprendre à un socialiste qu'être socialiste ça ne veux pas forcément dire ou être social
....... c'est pas contenu intrinsèquement dans la doctrine !

Retif. message préc. : puits.

Écrit par : GAIA | 10.05.2011

C'est amusant, on pourrait transposer ligne à ligne ce texte en remplaçant Mitterrand par Chirac !

Écrit par : Oncle Charlie | 10.05.2011

@ Tous,

Unanimisme assez rare. Sans même en parler, je n'attire guère d'admirateurs de tonton. Amusant.

@ Oncle Charlie

Quand même pas, notamment sur la personne. Jacques Chirac est, pour un homme politique de premier plan, quelqu'un de très modeste. Et ce n'est pas le machiavel qu'était Mitterrand.

@ Joe Liqueur

Merci pour ces liens. La vidéo sur Sarkozy est atroce. Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas écouté. Il n'y a pas un jour où je ne félicite pas d'avoir fait la campagne que j'avais faite en 2007.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 10.05.2011

Mitterrand c'est pour moi la bouteille de champagne ouverte le 10 mai 1981 par mes parents, j'étais jeune à l'époque et moi Laurent, j'avais été élevé dans ce mythe qu'il changerai la France.
Adulte, bien des années plus tard (il faut du temps pour se libérer du carcan de l'éducation), je compris qu'il n'était que mensonges et trahison (surtout du peuple).
Je garde néanmoins un souvenir positif de ce qu'il a fait, la 5 eme semaine de congés payés et la retraite à 60 ans, mes parents ouvriers l'attendaient avec impatience, certainement un dernier lien de dépendance à cette éducation :))

Écrit par : laurentD | 10.05.2011

Petite histoire d'enfant, "tonton", c'est mon premier souvenir politique, en 81 j'avais juste l'âge de raison.

A l’arrière de la voiture, je vois passer un car avec des gens braillards, le portrait d'un monsieur collé sur toutes les vitres en GRAND.

"dis papa, c'est qui ce monsieur collé sur le cars ?"

...silence...

"UN CONNARD !"

:-)

et c'est plutôt quelqu'un de posé mon papa.

Écrit par : Alf | 11.05.2011

Menteur, Machiavel : oui, mais au service d'une vrai ambition pour la France. Un homme d'État qui a marqué son époque.

Pourquoi la commémoration du 10 mai ?
C'est qu'en gagnant d'abord en 81 et en s'adaptant si bien aux institutions de la V ème qu'il avait pourtant combattues, Mitterrand a donné aux gens de gauche l'espoir de gagner à nouveau un jour ou l'autre...

Écrit par : PeutMieuxFaire | 11.05.2011

Rien à redire sur l'analyse de Lp. Mais il s'agit du 10 mai 81 et il est une série de gens qui ne comprendrons jamais le 10 mai: ceux qui sont nés coiffés, la droite qui considérait et considère encore la France comme sa propriété privée, le cnpf (ex medef) qui changea ses statuts spécialement pour que Ceyrac son président puisse mener sa formation au front du giscardisme. A coté de cela, MF Garaud, Pierre Juillet, Jacques Chirac, ton héraut LP(cf. élections des scores en Corrèze: édifiants) et la vieille garde gaulliste menèrent campagne contre VGE . Et oui la politique c'est comme l'andouillette, ça sent un peu la m... Ce que ne comprendront donc jamais les gens que j'ai précités, c'est que le 10 mai 1981, FM rendit sa dignité à plus de la moitié des Français qui n'avaient pas droit au chapitre.

Écrit par : Simon Archipenko | 11.05.2011

Mais Simon, personne ne conteste qu'il ait fallu un changement , et que quelque part cette alternance ait été vécu comme un bol d'air. Néanmoins on a mesuré ensuite les limites de tout cela et les effets réels : trahir la gauche en faisant une très mauvaise politique de droite , et cela ne tient pas qu' à Mitterrand.

EN ce qui concerne la dignité retrouvée de la moitié des français , oui mais enfin il n'y avait pas une moitié qui martyrisait et humiliait l'autre tout de même. Sous VGE nous n'étions pas au moyen-age et la démocratie fonctionnait, il me semble.

C'est vrai qu'il y a ceux qui considèrent que la France est leur propriété , mais ça s'inscrit dans l'élitisme français et d'autre part il y a également une tradition de gauche de se croire gérant de toutes les insatisfactions de quelque niveau qu'elles soient pour le compte des supposées couches populaires ... qui d'ailleurs votent Le Pen à présent.

Oui j'attends Marine pour rendre sa vrai fierté et sa DIGNITE aux couches populaires ouvrières et aux réacs patriotes ... (et aux purs fachos, racistes et xénophobes ) ... à qui ni la droite ni la gauche n'ont donné droit au chapitre , et qui réclame -par expl- la dignité d'être représentée démocratiquement lorsqu'on représente quasiment 20% de l'électorat !
Bon je rigole, hein. (Vivement une loi de gauche -elle adore ça- interdisant de penser définitivement vilain et confiant aux juge la police des idées . Je rigole encore) . Mais je suis hors sujet!

Écrit par : Opps' | 11.05.2011

ALF au moins ce monsieur nous rappelle des souvenirs d'enfance, c'est déja pas si mal :=)

Écrit par : laurentD | 11.05.2011

Opps pas sur que tu sois si hors sujet, facile de constater dans ce pays que nous avons de moins en moins le droit d'exprimer une opinion différente ou dérangeante.

Écrit par : laurentD | 11.05.2011

@ Simon

Il y a un point sur lequel je suis d'accord, c'est que la France avait besoin d'une alternance. Et soit dit en passant, VGE avait bien cherché Chirac et le RPR. Il a bien mérité que les gaullistes favorisent sa défaite.

@ PMF

Une vraie ambition pour la France. Pas d'accord. Une vraie ambition pour lui uniquement, qui l'a amené à faire certaines choses pour servir la grande histoire qu'il voulait construire pour son personnage. Cela a permis quelques bonnes choses, mais beaucoup d'autres beaucoup moins bonnes.

@ Alf

J'étais trop petit (7 ans) pour m'en souvenir mais mes parents s'en souviennent : je demandai aux gens que je croisais pour qui ils votaient, ce qui était très diversement apprécié...

Écrit par : Laurent Pinsolle | 11.05.2011

La dernière fois j'ai été ici la semaine dernière. J'aime bien votre blogue et tantôt ça va venir

Écrit par : plotki | 11.05.2011

Je me souviens encore parfaitement de "La soirée" qui ne m'a pas déclenché un rire tonitruant comme dans Maupassant avec l'excellent Thierry Frémont.
Le champagne m'est resté en travers du gosier depuis tout ce temps mais, impossible d'y échapper, mon hôte (géomètrre dplg)) ayant, ce soir là, révélée sa face cachée, sourire ultra-brite. A l'époque, je cotoyais les de Montalembert, de Vibraye, invitée au château Louise de la Vallière, fleurs de lys dans le jardin.
Soirée mémorable, entre le yin et le yang.

Le temps passé, avec le recul dépassionnant à chaud le débat, je reconnais en toute objectivité que Miterrand en imposait par charisme ou crainte ? il avait la stature d'un chef d'Etat, son érudition n'est plus à démontrer, sa Pyramide du Louvre qui avait suscité tant de tollé à l'époque est une pure merveille qui s'ancrait dans l'architecture moderne avant le XXIème. Rendons à Séti. ... même si n'est pas absent la symbolique dédiée a sa majesté, culte de la personnalité et dualité (besoin d'affirmer son contrôle sur l'autre côté du miroir, mort (inversion pyramide).

Il est très représentatif du scorpion, la force souvent évoquée est bien l'une des caractéristiques du signe avec le goût du pouvoir et la fascination. Il exerce sur les autres une attraction naturelle (le regard d'un aigle, perçant).

Je reconnais cette attraction chez Miterrand même si je m'en défends car elle me dérange.

Sur le plan politique, il a trahit la gauche et je me rappelle d'une conversation entendue "Finalement, pour avoir une politique de droite, il faut élire un socialiste".

DSK s'inscrit dans la continuité miterrandienne et les socialistes en général puisqu'ils défendent encore aujourd'hui une politique européenne néo-libérale, capitaliste à laquelle Pierre Bérégovoy, en véritable représentant de la gauche, s'était opposé et avait présenté sa démission à FM.

Écrit par : GAIA | 11.05.2011

Mais bon, François Mitterrand fut le dernier à nous aimer. Puis les autres, les premiers à nous vendre.

Écrit par : GUY42 | 11.05.2011

Ce qui me fait sourire avec F. Mitterrand, c'est que lorsque du débat télévisé avec Giscard en 1981, il disait à ce dernier qu'ils étaient sur le plateau deux candidats et qu'il n'y avait pas, en conséquence de responsabilités politique à invoquer pour l'un d'entre eux (Giscard était alors Président sortant). Puis en 1988, lors du débat avec J. Chirac, il n'arrêtait pas d'appeler ce dernier, "Monsieur le Premier Ministre". Il ne savait pas (ou savait trop bien), ce qu'il voulait... De toute façon, le déclin de notre pays date de 1974 avec l'élection de Giscard. Tous ceux qui lui ont succédé, furent de mauvais présidents et ne firent pas grand chose pour la grandeur de la France...

Écrit par : J-J.S | 11.05.2011

Bel article,mais par pu vacherie, je vous dirais que le Général n'a pas été mieux comme aventurier de la politique: de l'assassinat de Giraud à la séparation d'avec Pompidou, qui avait pourtant bien géré Mai 68, ni son "suicide" référendaire. Son avantage est que comme a dit quelqu'un, il était un homme de conjoncture s'exprimant sur un ton de perpétuité.Mitterrand avait la distance mais manquait sans doute de mise en perspective, sauf si l'on considère que la construction européenne était sa perspective, et elle le fut. Dommage, mais bon, Séguin n'avait qu'à pas se dégonfler en 1993, ni Chirac et Juppé à vendre ce qui leur restait de "convictions" gaullistes.

Écrit par : Eric | 11.05.2011

@ LaurentD
Je pense que l'antilepénisme primaire ne paie plus et qu'il est et a toujours été instrumentalisé. Mais ça ne m'empêche pas de penser que c'est une pensée très faible , creuse , et probablement nuisible et incompétente , qui n'a d'assise que les dénis des partis gouvernants qu'ils soient aux affaies ou dans l'opposition.

@ GUY42, non Mitterrand ne nous aimait pas. Il n'aimait que son plaisir , il aimait la trace qu'il s'imaginait laisser dans l'histoire, et il aurait aimé qu'on l'aime. Caramba , encore raté !

@ Eric.
C'est vrai De Gaulle n'était pas un Dieu et il a eu ses erreurs et ses faiblesses , c'était même un homme du passé et en dehors de son époque d'un certain point de vue, mais sa culture, la hauteur de sa vue, et surtout l'idée qu'il se faisait de la France lui donnaient une inspiration et une vision qui justement dépasse notre époque. Un aventurier ? ... regarde sa vie et tu mesureras ton erreur si tu accordes un sens aux mots. Un homme , un simple d'homme d'action , de conviction et de sincérité , et non pas d'intrigue , d'habileté et d'opportunité.

@ @ JJS
Oui c'est vrai que son méprisant et pitoyable au fond "Monsieur le 1er ministre ..." à Chirac , en décalage complet avec ce qu'il avait demandé à Giscard 7 ans avant , à savoir de n'être que de simple candidat lors d'un débat, illustre bien la méthode extrêmement retorde de cette creuse arsouille vaniteuse et opiniâtre.

Par contre avec le temps , un bon vieux réac semi-obscurant comme Pompidou apparaît de plus en plus sous un jour sympa.

Écrit par : Opps' | 11.05.2011

@ Gaia

C'est juste : il en imposait quand même mais il ne m'a toujours inspiré qu'un violent rejet.

@ Guy42

Complètement d'accord avec Opps' : il n'aimait pas les Français. Comme Sarkozy, il aimait le regard que les Français pouvaient porter sur lui.

@ J-J S

Très juste.

@ Eric

La comparaison me semble extrêmement hasardeuse. Virer Pompidou en 1968 n'est pas non plus extrêmement grave. Le Général voulait prendre un nouveau départ et je crois que cette décision a favorisé l'élection de Pompidou en 1969. Giraud était indigne de représenter la France : il était poussé par des étrangers. Il n'y a pas eu d'assassinat de Giraud. Le "suicide" référendaire est pour moi un beau geste romantique et démocratique.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 11.05.2011

L'interview exclusive de François Mitterrand par Enquête & Débat...

http://www.enquete-debat.fr/archives/interview-exclusive-de-francois-mitterrand-pour-les-30-ans-de-son-election-place-de-la-bastille/

Écrit par : Alf | 12.05.2011

Votre passion vous égare et vous fait poster un blog où la raison politique est totalement absente. Je préfère celui de Philippe Bilger!

Écrit par : cordding | 12.05.2011

Vous n'avez pas aimé (même haï ) Mitterrand, Chirac, Sarkozy, et je pense que vous n'aimerez pas le prochain président de la République. Alors soyez Gaullien jusqu'au bout et admettez que la logique de la Vè est une monarchie élective puis soyez royaliste comme moi pour une monarchie constitutionnelle et parlementaire, le Roi règne mais ne gouverne pas, ce qui donnerait une stabilité institutionnelle à notre pays et éviterait toute cohabitation ce que le quinquennat, en dénaturant l'esprit de la Vè, a permis pour le moment.

Écrit par : cording | 12.05.2011

@ Cording

Je suis d'accord avec vous, la monarchie constitutionnelle serait à tout prendre le moins mauvais régime.

Écrit par : Archibald | 12.05.2011

@ Cording et Archibald

Non, on ne va quand même pas revenir plus de 200 ans en arrière!
Par contre (AMHA) il faut mettre fin au système d'élection présidentiel au suffrage universel, qui n'est que de l'enfumage pour nous faire croire que nous sommes en démocratie .. voir http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2011/04/27/123-centralite-du-tirage-au-sort-en-democratie

Écrit par : A-J Holbecq | 12.05.2011

Un excellent article (aussi ;) ) de Guy Sitbon sur l'imposture Mitterrand
http://www.marianne2.fr/La-grande-imposture-du-10-mai-1981_a205814.html

Écrit par : A-J Holbecq | 12.05.2011

@A-J Holbecq : "il faut mettre fin au système d'élection présidentiel au suffrage universel"

100% d'accord

Le systéme suisse est génial de ce point de vu.
chaque conseiller fédéral (super ministre) est élu individuellement par le parlement et innamovible pour 4 ans.
Il y en a 7+1 qui est "Président" égal parmi ses pairs pour un an, à tour de role.

Evidement les partis négocient pour se partager les places, les plus grands sont donc représentés, un genre de cohabitation permanente. Mais ils n'ont pas le débalage démago, avec serage de main.

Je dois dire que je suis assez tenté par une introduction du tirage au sort proposé par Chouard. Par exemple en élisant la moitié du conseil municipal à la proportionelle et en tirant l'autre au sort.

Écrit par : Alf | 12.05.2011

@Alf
Deux choses indispensables
- une introduction du Référendum d'Initiative Citoyenne
- et je verrai bien remplacer le Sénat justement par des "tirés au sort" avec les limites/sélections que propose Chouard.

Mais en attendant vous avez raison au niveau municipal ce serait déjà une belle avancée.

Écrit par : A-J Holbecq | 12.05.2011

@ Cording, A-J H, Alf

Pas d'accord avec vous trois. Ce ne sont pas les institutions qui produisent de mauvais dirigeants. Tout système en produit. Les questions fondamentales pour moi sont :
- créer un système où le choix du peuple s'exprime de manière claire et où le gouvernement peut gouverner (ce que la 5ème permet)
- donner une large capacité d'action de manière à ce qu'un bon président puisse avoir les coudées franches (contrairement au système étasunien, qui, en multipliant les contre-pouvoirs est sensé limiter la capacité d'action des mauvais, ce qui n'a pas empêché Georges Bush Jr de faire ce qu'il voulait...)

La monarchie me semble incompatible avec l'idée de République.

Le système de tirage au sort me semble une remise en cause de la pertinence du vote (et globalement, même quand je n'étais pas d'accord, je trouve que le vote des Français font du sens).

Je reste un ferme partisan de l'élection du président de la République au suffrage universel, dans les conditions actuelles (en faisant juste sauter la limitation à deux mandats : ce serait aux Français de choisir s'ils voudraient confier un 3ème mandat à un Président, uniquement à eux).

Écrit par : Laurent Pinsolle | 12.05.2011

@ A-J Holbecq

Je n'ai pas pour l'instant le temps de lire le lien, mais j'adore l'idée du tirage au sort. Voir la gueule d'un homme politique sur l'affiche d'une campagne électorale est pour moi en soi un scandale, et l'élection rendrait cela moral!
Non, je plaisante un peu, mais malgré tout un homme politique me semble en soi (suivons l'étymologie, et désolé Laurent), un démagogue. Il y en a simplement de plus talentueux, et de plus utiles que d'autres. N'est pas De Gaulle ou Churchill qui veut. Ou qui se croit tel.

Écrit par : Archibald | 12.05.2011

C'est vrai qu'après réflexion l'idée d'un tirage au sort m'apparaît intéressante. Mais il faudrait l'expérimenter au niveau local d'abord.
Mais c'est parce que je crois que la démocratie est un jeu d'institution bien plus que l'expression 'd'un système démocratique' qui refléterait la somme des volonté individuelles largement manipulées par le les Médias et le Grand Système , et tributaires des intérêts individuels et égoïstes de chacun.
En disant je sors de la vulgate de gauche ainsi que dans celle des néo-libéraux ...

Néanmoins je suis plutôt d'accord avec Laurent parce que la tradition française qui nous convient est celle d'un système plutôt centralisé avec des choix clairs et ensuite des coudées franches. Le système à la suisse n'est possible que pour les suisses et qu'en Suisse qui doit son efficacité à une situation particulière et des choix qui ne sont pas les nôtres.

Ma tambouille particulière : le sextennat présidentiel (7 ans c'est long 5 ans c'est trop court) avec une A.N renouvelée par moitié tous les 3 ans , mais pouvant faire l'objet d'une dissolution entière par un président fraichement élu, et effectivement un sénat qui représenterait à la fois toujours les territoires (donc utilement réactionnaire) et les forces vives de la société civile (Faut qu'ça bouge).

En ce qui concerne la monarchie, nous y sommes déjà : monarchie élective. (Quoique finalement l'idée d'un président tiré au sort soit tentante également ... ;-) )

PS/ Finalement ce qu'on peut reprocher à Mitterrand en plus d'avoir roulé dans la farine la gauche, c'est d'avoir fait une exécrable politique de droite.

Écrit par : Opps' | 12.05.2011

@ A-J Holbecq
Vous dites n'importe quoi : une monarchie constitutionnelle et parlementaire n'est en aucune façon un retour 200 ans en arrière mais le prolongement de la logique des institutions de la Vè ! Entre 60 et 65 De Gaulle avait envisagé l'hypothèse de lui voir succéder le Comte de Paris.
@ Laurent
Votre opposition entre République et Monarchie me semble digne de la IIIè par son refus de tout pouvoir exécutif fort ce qui est le comble pour un gaulliste!
Je n'ai pas dit que les institutions produisaient de mauvais dirigeants mais plutôt mis en évidence le caractère profondément aléatoire de l'élection d'un Président qui plus est a plus de pouvoir qu'un roi dit "absolu", et que votre hostilité foncière à Mitterrand, à Chirac et Sarkozy devrait faire réfléchir le gaulliste que vous êtes sur la question du Chef de l'Etat. Ce les gaullistes ne veulent pas savoir parce que cela les dérange par inculture ou préjugés, pour leurs petites affaires dans leur petit coin, que le Général De Gaulle y avait réfléchi dans le sens que j'indique mais avait conclu au caractère prématuré de l'aboutissement logique des institutions par une monarchie parlementaire et constitutionnelle dans laquelle le gouvernement aurait enfin le rôle plein et entier qu'il lui est reconnu et mettre fin définitivement à toute cohabitation en séparant clairement les rôles.
Dans son dernier blog Nicolas Dupont-Aignan reconnait la continuité l'histoire millénaire de notre pays et son esprit singulier qui en découle.

Écrit par : cording | 12.05.2011

Impossible de ne pas citer le dernier billet de Descartes :

http://descartes.over-blog.fr/article-mai-81-entre-la-nostalgie-et-la-mystification-73481823-comments.html#anchorComment

Écrit par : Joe Liqueur | 13.05.2011

@Cording
D'accord pour un roi ou une reine tirée au sort parmis une population représentative et sélectionnée, renouvelable tous les 7 ans ...
Un roi de sang est une idée ridicule (je maintiens); ce serait donner à la lignée "de sang" issue des plus grand bandits des positions qu'ils ne méritent pas Pourquoi pas le fils de Sarko ou de VGE pendant que vous y êtes ?

Écrit par : A-J Holbecq | 13.05.2011

... ou la fille de Mitterrand, pendant qu'on y est ...

Écrit par : A-J Holbecq | 13.05.2011

@ Opps'

Très intéressant. Je pense qu'il faudrait un changement radical au Sénat, au moins 50% des sénateurs élus à la proportionnelle pour permettre à tous les partis d'être représentés.

@ Cording

Au contraire, je défends un exécutif fort. En revanche, je ne vois pas pourquoi une personne devrait tenir son rôle uniquement de sa naissance : je trouve cela contraire à l'idée de République. Oui, je sais que le Général discutait avec celui qui aurait pu être roi de France, mais en même temps, il a créé la Cinquième République sans y donner un rôle à un roi.

Je partage tout à fait votre point sur la continuité historique. Le président de la République s'inscrit en partie dans la continuité de notre tradition monarchique. Mais l'équilibre actuel me semble bon.

@ Joe Liqueur

Finalement, je n'ai pas été méchant...

Écrit par : Laurent Pinsolle | 13.05.2011

@ Opps'

Très intéressant. Je pense qu'il faudrait un changement radical au Sénat, au moins 50% des sénateurs élus à la proportionnelle pour permettre à tous les partis d'être représentés.

@ Cording

Au contraire, je défends un exécutif fort. En revanche, je ne vois pas pourquoi une personne devrait tenir son rôle uniquement de sa naissance : je trouve cela contraire à l'idée de République. Oui, je sais que le Général discutait avec celui qui aurait pu être roi de France, mais en même temps, il a créé la Cinquième République sans y donner un rôle à un roi.

Je partage tout à fait votre point sur la continuité historique. Le président de la République s'inscrit en partie dans la continuité de notre tradition monarchique. Mais l'équilibre actuel me semble bon.

@ Joe Liqueur

Finalement, je n'ai pas été méchant...

Écrit par : Laurent Pinsolle | 13.05.2011

@A-J Holbecq
Pour ma part Je n'imagine pas le tirage au sort pour l’exécutif, on tire les jurés, pas les juges. Je le vois pour les assemblées en partie au moins.
Je suis aussi contre collections de l’exécutif au suffrage universel, il me reste donc sa désignation par les dites assemblées.
Je propose qu'une telle chambre soit constituée de personnes tirées au sort parmi les 40-45 ans portées et qui trouvent 10 autres personnes pour valider leur candidature.
La chambre est renouvelée par 10eme tous les ans a fin de conserver l'expérience.

@Laurent Pinsolle
comme cording, ça n'est pas les institutions qui font les personnes, mais elle font que des personnes ayant telle ou telle profil seront affectées à telle ou telle fonction.

un certain type d'institution remettra les pleins pouvoir à des brutes et inversement. On peut donc PROGRESSER dans la pratique des institutions, elle ne tiennent PAS à la personnalité d'un seul. Le centralisme Français s'est construit peu à peu par idéologie des élites.

@all
Sur le fond, je ne crois pas au constructions à priori, la connaissance ne se gagne que par essais, erreurs et comparaison.

Je suis donc pour la concurrence institutionnelle. Fut une époque ou la France à innové en Europe (Montesquieu et la séparation des pouvoirs). Pour moi aujourd'hui le meilleur modèle est clairement la Suisse, de loin.

A l’échelle de la France, je laisserais chaque département se voter une constitution pour déterminer ses institutions politiques, que le meilleur montre la voix.

Il y en aura bien un pour proposer la nomination d'un militaire avec de larges pouvoirs pour plaire à Laurent. :-))

Écrit par : Alf | 13.05.2011

@ A-J Hobecq
@ Laurent
L'avantage de la monarchie héréditaire permet la continuité historique et la symbolique politique de rassemblement des Français au delà de leurs différences sociales et culturelles ce à quoi le Général était plus sensible que vous le croyez.
C'est une charge écrasante pour l'être qui l'incarne mais qui est une garantie contre le n'importe quoi et n'importe qui à la tête de notre pays comme c'est le cas de l'actuel président qui est permis par l'élection ou tirage au sort. NS est étranger à toute signification de sa fonction, n' a jamais endossé la fonction!

Écrit par : cording | 13.05.2011

@Alf et Laurent

Je redonne le lien Chouard http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php
Bien évidemment l'exécutif n'est pas tiré au sort, mais nos représentants le seraient.
On pourrait effectivement commencer par une partie des "élus" et regarder ce qui se passe...

@Cording: Depuis De Gaulle il n'y en a eu aucun qui ait endossé la fonction ... au moins les Présidents de la 4° représentaient-ils "La France", au dessus des partis (bon autant que je m'en souvienne, je puis me tromper)
Mais pour moi (je sais que je ne suis pas d'accord avec notre hôte), un Président issu des partis, donc choisi par les seuls militants d'un parti ne peut être le Président de TOUS les français... en définitive, nous avons besoin d'un exécutif (donc d'un premier ministre) mais pas de Président élu au suffrage universel: je préconise le tirage au sort parmi les membres de l'Assemblée Nationale.

Écrit par : A-J Holbecq | 13.05.2011

(Désolé de ne pas avoir relu mon dernier post, quelle horreur.)

Écrit par : Alf | 13.05.2011

@ Alf

Une constitution pour chaque département : assez naturellement, je ne suis pas d'accord. Nous casserions l'unité de la République, compliquerions inutilement notre mode de fonctionnement. En revanche, une simplification, oui : suppression des conseillers régionaux : à charge aux conseillers généraux d'assurer la coordination régionale.

@ Cording

Je suis par principe contre des charges héréditaires, que je trouve antirépublicaines. Je crois que cela ne nous éviterait pas de mauvais dirigeants. Pour moi, un dirigeant doit forcément être responsable devant le peuple.

@ A-J H

Des députés tirés au sort, cela ne me plaît pas du tout. Je crois que le risque de soumission aux intérêts particuliers serait démultiplié. Pour moi, ce serait une déconstruction de la démocratie. L'élection au suffrage universel donne à la fois pouvoir et responsabilité. Je crois que le tirage au sort supprimerait les deux.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 13.05.2011

Je suis atterrée par ce que je lis ici (alf) et d'autant plus quand se profile l'élection présidentielle. ......... et je pense qu'il serait bon de relire le dialogue entre J. Leroy et NDA.

NDA pose bien l'affaiblissement du pouvoir exécutif, par lui-même d'ailleurs, scier la branche sur laquelle le chef d'état est assis pour transférer le pouvoir de sa fonction à des instances européennes non élues se qualifiant de gouvernance, par la modification de notre Constitution, les bras m'en tombent.

Mais le plus ignoble c'est qu'il dote notre Constitution d'outils pour l'affaiblir en même temps qu'il impacte la fonction présidentielle MAIS IL LE FAIT LEGALEMENT EN SE SERVANT DU POUVOIE QUE LUI OCTROIE LA CONSTITUTION.

ET CA, C'EST INTOLERABLE.

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE dans la Constitution Française N'EST RESPONSABLE DEVANT PERSONNE.

ET CA, C'EST. I N T O L E R A B B L E. !

Parce que le Peuple Français ou des
instances élues devraient pouvoir introduire légalement un recours par le pouvoir judiciaire pour manquement ou trahison aux principes mêmes de notre Constitution.

Monsieur DUPONT-AIGNAN, je vous en supplie, introduisez dans la Constitution Française cet acte fondateur, qu'est ce qui garanti au peuple français que le Chef de l'Etat est garant de notre Constitution ?

NUL NE PEUT ETRE AU DESSUS DES LOIS ET LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU PREMIER CHEF !
IL EST IMPERATIF DE MODIFIER LA CONSTITUTION POUR LUI DONNER LA REFERENCE SUPREME.

LA CONSTITUTION EST LA "LOI" DES LOIS.
Elle acquiert de fait un pouvoir autre que le cadre purement légal.

Laurent parle du pouvoir exécutif fort. Faudrait s'entendre sur "exécutif fort"parce que le pouvoir exécutif de Nicolas Sarkozy (le premier ministre c'est autre chose, son pouvoir d'arbitrage dans la formation de son gouvernement remis en cause par le Chef de l'Etat qui déséquilibte l'exécutif et l'on peut s'interroger sur un executif qui ressemble à une monarcie élective, nuance avec l'absolu).

Rappelons que le Président de la République est le garant de la Constitution.

Écrit par : GAIA | 13.05.2011

Bonjour un message, en passant, à faible valeur ajoutée. Ce papier contient beaucoup de choses pertinentes mais je suis frappé de la promptitude à condamner (moralement j'entends) Mitterrand concernant l'attentat de l'Observatoire.
Nous sommes loin de tout savoir, de tout comprendre sur cette période troublée et la responsabilité de l'ancien président n'est pas avérée.
Laissons faire les historiens...

Écrit par : Cyril | 13.05.2011

@ alf

Je pense que le moment est très mal choisi d'encourager les séparatismes "Je suis pour la concurrence institutionnelle", "je laisserais chaque département voter une constitution".

Sérieusement, vous réalisez ce que vous écrivez même s'il faut l'entendre dans une approche globale telle que la Suisse ?

Moi, je suis dans tous mes états quand je lis de tels propos et je pense que c'est pas la peine d'ouvrir la brèche, qui l'est déjà, au moment où certains ne rêvent que de s'engouffrer dans des séparatismes régionaux de la Nation qui constitue la France afin d'instrumentaliser, de part et d'autre, revendications d'autonomie) les séparatismes régionaux et les amener vers une gouvernance centralisée européenne de provinces fédérées.

Est ce que vos réflexions sur le modèle suisse ne s'apparenterait pas à une - gouvernance duccale républicaine - ?

Et je vous laisse imaginer la suite les
grenouillages, l'influence de clans, déjà omniprésente, amputant la représentativité des français, selon quels critères ? Tirage au sort ? Et pourquoi pas à la courte paille quand on constate que la fonction présidentielle est de plus en plus celle d'un homme de paille engraisser par les deniers publics et dont le déficit en incarnation est déjà sous tutelle européenne avec la diligence de l'occupant.

NDA porte à bouts de bras le gaullisme social qui rassemble les hommes autour de valeurs partagées qui nous ressemble et qui nous rassemble.
La République française est une et indivisible.

Écrit par : GAIA | 13.05.2011

Merci Laurent "Pour moi un dirigeant doit forcément être responsable devant le peuple". Je viens de vous lire.

Oh que " O U I " !

Écrit par : GAIA | 13.05.2011

@Laurent
" Le risque de soumission aux intérêts particuliers serait démultiplié."

Juste pour info (je ne veux pas poursuivre ce débat un peu hors sujet), la réponse de Chouard à cette objection

//9. LES TIRÉS AU SORT SONT ÉGALEMENT MANIPULABLES ET CORRUPTIBLES, PLUS FACILEMENT MÊME, PUISQU'ILS SONT DÉBUTANTS POLITIQUES ET DONC PLUTÔT NAÏFS

On objecte aussi parfois que rien ne protège les tirés au sort contre les manipulations ni contre la corruption ; on souligne même que des éternels débutants seront particulièrement exposés aux influences des fonctionnaires, eux inamovibles.

D'abord, encore une fois, c'est faire comme si les tirés au sort avaient le pouvoir alors que ce n'est pas le cas. Pour corrompre ou manipuler la volonté commune, c'est toute l'Assemblée populaire qu'il faut corrompre et manipuler puisque c'est elle qui conserve le pouvoir en démocratie. Et les procédures de mise en cause après-coup comme le Graphe para nomon permettent précisément de punir un orateur adroit qui aurait réussi à circonvenir l'Assemblée et la conduire à voter de mauvaise décisions.

Par ailleurs, pour ce qui concerne les tirés au sort, il n'est pas vrai qu'il est aussi simple de corrompre un amateur qu'un professionnel : la corruption et la manipulation prennent du temps. Et en attendant, il suffit d'un incorruptible dans une assemblée pour sonner le tocsin et alerter tous les citoyens des intrigues éventuelles.

Enfin, même imparfait, le tirage au sort reste meilleur pour l'intérêt général que l'élection sur bien des aspects. Le fait que le tirage au sort soit (évidemment) imparfait n'est pas suffisant pour y renoncer.//

Écrit par : A-J Holbecq | 13.05.2011

Je me suis mal exprimée pour "l'exécutif fort".

Ce que j'analyse c'est une création
d'exception par Nicolas Sarkozy au regard de
notre constitution.

Un truc complètement déjanté (la fâmeuse rupture, ol).

Il affaibli le pouvoir exécutif dans son ensemble par le truchement de François Fillon qui se voit reléguer au rôle de potiche.
Confusion des genres, il arbitre à la place du premier ministre.

Il croit ainsi réhausser son pouvoir en une monarchie absolue mais qui est en réalité élective pas dans le sens du suffrage, mandat, mais auto-proclamation (il s'élit).

Et comme il détient le pouvoir suprême (une illusion vu les 2 chambres A.N, Sénat)), il modifie la Constitution française pour la placer sous tutelle de la GOUVERNANCE COMMISSION de Bruxelles NON ELUE par les peuples européens.

Affaiblissement de la fonction présidentielle, par répercussion de l'Etat et des services publics.

Ca fait beaucoup pour être du pur hasard ou alors ça s'apparente à un représentant multi-cartes qui ne se sert que de la sienne.

Écrit par : GAIA | 13.05.2011

@ Laurent
Moi aussi je suis contre les charges héréditaires parce que c'est antidémocratique à l'exception de celle de Chef de l'Etat pour les raisons que j'ai exposé à de nombreuses reprises.
Dans une monarchie en exercice le souverain apprend son métier dès son plus jeune âge, c'est donc une charge écrasante de représentation de la Nation dans son unité et sa diversité pendant une grande part de sa vie.
La République au sens classique c'est la chose publique, le bien commun ( cf Jean Bodin ) qui peut être exercée par un Roi comme par un Président à moins de concevoir comme vous la République selon le IIIè qui récusait tout pouvoir exécutif fort. Un authentique gaulliste ne peut récuser mes arguments comme vous le faites!

Écrit par : cording | 13.05.2011

@Laurent :"Nous casserions l'unité de la République, compliquerions inutilement notre mode de fonctionnement."

Ce qui est compliqué, c'est de gérer de manière centralisée des administrations de centaines de milliers de personnes. Pas de s'organiser localement pour chercher des solutions institutionnelles aux problèmes.


@Laurent :"à charge aux conseillers généraux d'assurer la coordination régionale."

Sans démocratie directe le résultat en est des baronnies.


@Gaïa: "Est ce que vos réflexions sur le modèle suisse ne s'apparenterait pas à une - gouvernance ducale républicaine - ?"

??


@Gaïa:"Je pense que le moment est très mal choisi d'encourager les séparatismes"

Les séparatistes sont des extrémistes. je suis pour la démocratie directe, et le référendum d’initiative populaire est un très bon moyen de contrer les extrémismes. Combiné à la concurrence, élus et électeurs sont tenu à des décisions plus responsables et à une meilleur gestion.


@Gaïa:"Mais le plus ignoble c'est qu'il dote notre Constitution d'outils pour l'affaiblir en même temps qu'il impacte la fonction présidentielle MAIS IL LE FAIT LEGALEMENT EN SE SERVANT DU POUVOIE QUE LUI OCTROIE LA CONSTITUTION."

Il y a un très bon moyen de régler le problème, le droit d’initiative référendaire constitutionnelle, et l'obligation de référendum préalablement à toute modification constitutionnelle ou à la signature de traités internationaux.

Comme en Suisse...

Écrit par : Alf | 14.05.2011

@Alf, j'approuve.
J'espère que DLR aura mis un véritable Référendum d'Initiative Citoyenne, à chaque niveau de subsidiarité, à son programme qui devrait nous être dévoilé en juin.
_____________________
Tiens, votre avis la dessus m'intéresse: http://postjorion.wordpress.com/2011/05/10/173-j-c-martinez-les-droits-de-douane-deductibles/

Écrit par : A-J Holbecq | 15.05.2011

@A-J Holbecq

Même en me plaçant du point de vue du protectionniste que j'étais, jeune, je ne vois pas l’intérêt du mécanisme. Martinez semble croire que les échanges se font à sens unique. Que l'on peut vendre sans accumuler de monnaie et que celle-ci ne poussera pas à l'importation pour cause de hausse des prix internes.

En revanche, si le "bon d'achat" allouée à l'entreprise exportatrice est libellée dans sa monnaie. Ca POURRAIT être un moyen de mettre une épée de Damocles au dessus d'un pays "partenaire" commercial qui joue trop avec la planche à billet et les dévaluations "compétitives" et par là déstabilise les relations contractuelles entre entreprises frontalières, à fin de l'en dissuader

Mais je n'ai pas trop envie d'y investir intellectuellement.

Écrit par : Alf | 17.05.2011

Un petit article explicatif sur "les droits de douane déductibles" : http://postjorion.wordpress.com/2011/05/10/173-j-c-martinez-les-droits-de-douane-deductibles/

Ceci dit Martinez est un ancien du FN...

Écrit par : A-J Holbecq | 17.05.2011

ça fait deux fois que vous m'indiquez le même article ...

Écrit par : Alf | 17.05.2011

@Alf
Excusez moi ...

Écrit par : A-J Holbecq | 17.05.2011

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