21.05.2011
Espagne, Grèce : vers un printemps européen ?
La crise des dettes souveraines en Europe a entrainé des plans d’austérité violents pour la Grèce, l’Irlande et le Portugal, poussant une partie de la population à manifester dans la rue. Bien que n’ayant pas encore à subir la tutelle du FMI, de la BCE et de la Commission, l’Espagne se révolte également.
Au centre, la croissance introuvable
L’Europe et la zone euro se retrouve face à une double impasse. La première concerne les pays occidentaux. L’ouverture commerciale anarchique a provoqué une désindustrialisation et une délocalisation massives, vers l’Asie comme vers les pays d’Europe orientale. Ce mouvement explique le maintien d’un chômage de masse dans l’ensemble de la zone euro et une stagnation de 90% des salaires, mis en concurrence avec des pays où le SMIC est 10 à 30 fois plus bas.
Bref, la partie occidentale de l’Europe avait déjà un gros problème de modèle de développement économique avant 2008, qui y a ajouté une crise majeure des finances publiques. En outre, le « succès » des deux pays cités en exemple pendant les années 2000, Grande-Bretagne et Espagne, a été largement relativisé. Ces deux pays ont très largement vécu à crédit et ont profité de bulles financières et immobilières et ont aujourd’hui la gueule de bois.
A la périphérie, une grande régression sociale
Mais la situation est encore pire pour les pays de la périphérie de la zone euro. Si la baisse des taux a temporairement baissé le coût de la dette publique, elle a aussi provoqué une croissance à crédit et inflationniste qui a détérioré la compétitivité de ces pays. Ils sont aujourd’hui coincés dans une situation intenable, entre une dette devenue trop lourde avec la hausse des taux et des balances commerciales déficitaires, sans possibilité de dévaluer pour la rééquilibrer.
Face à cette situation, l’Europe propose un cocktail amer de financement de la dette à la place des marchés et de plans d’austérité pour redresser les finances publiques. A défaut de pouvoir relancer la croissance en dévaluant, les plans d’austérité sont extrêmement sévères, ce qui approfondit la récession et rend plus difficile l’assainissement budgétaire : le déficit 2010 de la Grèce a atteint 10.5% contre une prévision initiale de 8.1%, qui sera dure à atteindre… en 2011.
Vers une révolte populaire
Bref, la situation semble intenable puisque les solutions aux problèmes financiers des pays aggravent ces mêmes problèmes au lieu de les régler. En outre, les peuples se voient imposer une régression sociale violente, une envolée du chômage, une baisse du pouvoir d’achat et une diminution des aides sociales. L’Espagne, qui était pourtant le bon élève de l’Europe dans les années 2000, s’impose le même régime pour éviter de demander l’aide du FMI et de l’Europe.
Mais les peuples en ont logiquement assez de payer aussi durement une crise alors que les institutions financières, largement aidées par l’argent public, sont revenues à leur indécente normalité. Le sentiment d’injustice pousse à la révolte, d’où les manifestations en Grèce et en Espagne. Et après la rue, cette révolte pourrait se retrouver dans les urnes, comme on l’a vu en Islande ou en Irlande. Ce n’est plus qu’une question de temps dans cette Europe.
Bien sûr, la comparaison avec les pays arabes peut paraître osée, néanmoins, une colère populaire se fait jour pour se révolter contre ce système économique ubuesque, inefficace, instable et injuste. Cette Union Européenne antisociale approche de sa fin.
10:55 Publié dans Actualités, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : espagne, irlande, grèce, commission européenne, bce, fmi, plans d'austérité




Commentaires
Quelques vidéos et informations complémentaires sur le "Mouvement du 15 mai" en Espagne sur agoravox.tv :
http://www.agoravox.tv/actualites/citoyennete/article/une-revolution-citoyenne-en-30265
Écrit par : Assurancetourix | 21.05.2011
Vous connaissez la thèse de Todd selon laquelle les peuples européens sont trop vieux pour se révolter...
Écrit par : albert | 21.05.2011
Bien malin celui qui peut prédire désormais ce qui va arriver en Europe lorsqu'on voit ce début d'insurrection pacifique en Espagne. Gandhi était pacifique lui aussi faut il le rappeler ? On connait la suite de l'histoire ...
Je trouve les évènements de la Puerta del Sol gravissimes et les médias français bien silencieux. L'affaire DSK et la grossesse de Carla ne justifient pas cet étrange silence.
Écrit par : Santufayan | 22.05.2011
Les Français sont surtout trop frileux pour oser se révolter, l'oligarchie peut être tranquille.
Écrit par : laurentD | 22.05.2011
Peut être vivons nous une nouvelle révolution en ce moment même, cette fois très proche de chez nous ? Nous le saurons assez vite.
"Un printemps espagnol se dessine. Un peuple de précaire se lève, simplement, parlant, échangeant et refaisant le monde. Le printemps arabe a probablement ouvert les yeux d’une génération entière"
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/1108;vers-un-printemps-espagnol-los-indignados-a-la-puerta-del-sol.html
Écrit par : Santufayan | 22.05.2011
...et quand on découvre ce que DSK va continuer à toucher du FMI (retraite de luxe et parachute doré après un salaire mirobolant), on a de plus en plus de raison de se révolter contre ces élites qui s'enrichissent et mettent les peuples dans la mouise, sous prétexte de solidarités entre pays du nord et du sud. Les dirigeants occidentaux du monde conservent leurs réflexes du XXème siècle car c'est surtout une façon pour eux de conserver leur place si rémunératrice.
Écrit par : ninon | 22.05.2011
@ Ninon
Très juste. Le parachute doré dans un tel cadre est proprement hallucinant. Quand on pense qu'il aurait du être le candidat "socialiste" !
@ Santufayan
Complètement d'accord. Je ne connais pas assez bien la situation espagnol, mais je crois que la rue s'exprime car ce sont les "socialistes" qui sont au pouvoir et que le PP n'est guère une alternative réjouissante. Le PG local pourrait tirer les marrons du feu.
@ LaurentD
La révolte des Français pourra s'exprimer le 22 avril 2012.
@ Albert
Certes, mais les politiques menées aujourd'hui sont tellement aberrantes que cela pourrait bien les réveiller, comme nous le voyons.
@ Assurancetourix
Merci
Écrit par : Laurent Pinsolle | 22.05.2011
Les Français ne tarderont pas à descendre à nouveau dans la
rue, après l'imposture de la réforme des retraites, le chômage
de masse, l'injustice sociale et fiscale exposée régulièrement
sans pudeur, alors que l'oligarchie fait payer la crise, ses
propres erreurs et malversations tout en se goinfrant jusqu'à
la nausée.
Un monde ancien se dérobe sous nos pieds alors qu'un autre
pointe, tandis que nos dirigeants s'aveuglent tels les
aristocrates à la fin de l'Ancien Régime, ne sentant pas venir
le tsunami ou plutôt feignant de l'ignorer. L'on sait comment
tout cela finit si personne n'y prend garde. Mais qui ? NDA
????????????????????
Écrit par : LUCIDE | 22.05.2011
Finalement, vous ne dites pas autre chose que JL Mélenchon. Avec un peu d'objectivité il faut reconnaitre que tout ce que raconte ou écrit JL Mélenchon depuis plusieurs années maintenant se vérifie sur le terrain ou se décline bien plus tardivement en commentaires pour autant que l'on sorte de la doxa dominante. Peut être faudrait il tous se regrouper autour de lui quitte bien sur à faire de la politique et négocier un socle acceptable par tous!!!
Écrit par : Jean Louis | 23.05.2011
@ Lucide
Ce vieux monde est en train de tomber et le plus navrant est que ses tenants ne s'en rendent même pas compte...
@ Jean-Louis
Nous avons tout de même une grosse différence d'analyse. Le PG ne semble pas prêt à remettre en cause le cadre européen pour changer les choses, contrairement à nous.
Même si j'ai une vraie sympathie pour Mélenchon, Philippe Séguin parlait du "Munich Social" causé par la mondialisation néolibérale à une époque où JLM militait pour le traité de Maastricht, qui nous a mené où nous en sommes aujourd'hui.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 23.05.2011
@ Jean Louis
Comme le dit justement Laurent Pinsolle, Jean Luc Mélanchon
ne voit pas, ou ne veut pas voir, qu'en priorité, l'euro en tant
que monnaie unique n'est plus tenable, et que seul l'euro,
monnaie commune serait réaliste pour permettre à des pays
comme la Grèce de dévaluer et de ne plus avoir à payer des
taux d'intérêts exorbitants empêchant toute relance
économique et donc, toute résorption des déficits et de la
dette.
On peut dire aujourd'hui sans se tromper (ce qui était
peut-être moins évident lors du Traité de Maastricht), que
l'euro, monnaie unique, n'est qu'un instrument monétaire au
service d'une politique ultra-libérale.
Jean-Luc Mélenchon ne devrait pas avoir trop de difficultés à
comprendre cela, sinon, tout ce qu'il peut dire dans ce
domaine ne sert pas à grand chose, s'il se prive de pointer
l'un des noeuds majeurs du problème.
Il ne reste plus qu'à le convaincre sur ce point.
Écrit par : LUCIDE | 23.05.2011
J'ai sous les yeux le journal du FG (20 mai)... citation: "Le FG veut rester dans l'euro tout en récupérant sa souveraineté monétaire en désobéissant aux traités européens [...] les problèmes d'aujourd'hui ne sont pas imputables à la monnaie unique mais à l'orientation idéologique des gouvernements nationaux et des traités. Sortir de l'euro n'est donc pas une solution"
J'ai vraiment l'impression qu'ils sont devant un vrai problème idéologique, eux...
Écrit par : A-J Holbecq | 23.05.2011
Lundi 23 mai 2011 :
Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,030 %.
Grèce : taux des obligarions à 2 ans : 26,253 %.
Les taux longs grecs sont passés au-dessus de 17 % lundi en séance, atteignant un nouveau record, la dégradation de la note du pays par Fitch et les désaccords entre les instances européennes sur les solutions à apporter au pays inquiétant de plus en plus le marché.
"La cacophonie entre la Banque centrale européenne et les dirigeants de la zone euro sur une éventuelle restructuration de la dette hellénique continue à peser lourdement sur le marché", a souligné Jean-François Robin, stratégiste obligataire chez Natixis.
La Banque centrale européenne (BCE) s'oppose fermement à cette idée, qui n'est désormais plus écartée par certains dirigeants comme le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, Jean-Claude Juncker.
Lors d'un entretien accordé à un journal dominical grec, M. Papandreou a catégoriquement écarté l'idée d'une restructuration.
Le contexte est déjà très défavorable pour Athènes, alors que Fitch a abaissé vendredi de trois crans la note de la dette à long terme du pays vu "l'étendue du défi" qui attend la Grèce pour mettre en oeuvre le programme de réformes fiscales et structurelles nécessaire pour réduire sa dette et son déficit.
Le gouvernement grec a peaufiné lundi un nouveau plan de redressement économique, combinant accélération des privatisations et sursaut de rigueur, dans l'espoir de satisfaire les bailleurs de fonds du pays.
L'ensemble des pays jugés fragiles de la zone euro ont été pénalisés par une aversion au risque, les investisseurs s'inquiétant aussi de l'état de santé de l'économie mondiale alors que même la Chine montre des signes de faiblesses: la croissance de l'activité manufacturière chinoise a ralenti en mai à un plus bas depuis 10 mois.
Les taux espagnols par exemple sont montés à 5,513 %, contre 5,471 % vendredi à la clôture, avoisinant leur plus haut historique.
La quatrième économie de la zone euro a été traversée ce week-end par un mouvement de contestation inédit contre le chômage et la crise économique, alors que se tenaient dimanche des élections locales qui ont vu perdre les socialistes au pouvoir. Cette nette défaite pourrait rendre plus difficile la mise en place de réformes pour lutter contre un emballement de la dette, ont fait valoir plusieurs experts.
http://www.romandie.com/news/n/BONDS_EUROPELes_taux_longs_grecs_pres_des_17_un_nouveau_record230520111805.asp
Écrit par : BA | 23.05.2011
D'accord avec l'ensemble de l'article, mais attention à l'arbre qui pourrait cacher la forêt.
Le mouvement du 15M reste essentiellement urbain et minoritaire (environ 40 à 50 000 personnes) ; en outre, ce qui est plus grave, c'est que la vague de protestation prend une tournure a-politique et ressemble davantage à un gigantesque happening anti-Zapatero de la part d'électeurs du PSOE déçus et confrontés à la crise.
Et les couches populaires dans tout ça? Et l'Espagne "profonde"? Visiblement, elle s'est jetée dans les bras du PP, selon un schéma désormais bien rôdé dans toute l'Europe (cf. Barcelone et sa "ceinture rouge").
Au risque de décevoir Mélenchon et Stéphane Hessel, la révolte espagnole, bien réelle, s'est davantage exprimée à travers le vote de dimanche : une fois de plus la politique de renoncement des sociaux-libéraux et la liquidation méthodique des acquis sociaux aboutit à un renversement complet de perspective : la droite d'opposition, tout aussi couchée devant l'ultra-libéralisme, se refait une virginité et revêt une identité "populaire". Si on lui ajoute sa prétendue fermeté sur les valeurs, la sécurité et l'immigration, on obtient le cocktail gagnant de ces élections locales.
Écrit par : Jean-Bastien Urfels | 23.05.2011
@ Jean-Bastien
Petite nuance : par rapport aux précédentes élections, le PP n'a gagné qu'un point et demi alors que le PSOE en a perdu 6/7 de mémoire. En clair, le PP gagne par défaut, les espagnols s'éloignant des deux grands partis, et principalement du PSOE (l'inverse devrait arriver en France en 2012).
D'accord pour le mouvement, mais c'est peut-être le prélude à une autre révolution. Il faut toujours des personnes qui lancent une révolution politique (même quand elle est démocratique). C'est peut-être ce qui se passe sous nos yeux. Le mouvement du 15M va peut-être trouver une traduction politique, permettre la création d'un mouvement politique alternatif qui se présentera aux prochaines élections législatives.
La révolution alternative et démocratique va peut-être se passer en deux temps : retour de la droite puis passage à une vraie gauche après une nouvelle crise (finalement, c'est un peu ce que je décrivais dans le Grand Choc de 2017, malgré quelques pronostics hasardeux).
Écrit par : Laurent Pinsolle | 24.05.2011
J'attends comme une révélation qui va enfin ouvrir les yeux des plus idiots, le moment où nos soit-disantes démocraties républicaines vont bientôt tirer dans le tas
Écrit par : robin | 24.05.2011
A propos de l'euro, un article passionnant :
http://blog.mondediplo.net/2011-05-24-Le-plan-de-sauvetage-europeen-est-il-illegal
Écrit par : BA | 24.05.2011
@Laurent Pinsolle
Je voudrais à mon tour apporter une nuance aux résultats que vous citez, pour poursuivre la réflexion.
Certes, si l'on comptabilise les résultats au niveau national (élection "autonomiques" et municipales confondues), on retrouve les tendances que vous soulignez : légère progression du PP (1.5 points) et effondrement du PSOE (-7.5 points). Cependant ces chiffres sont à prendre avec précaution car ils font la somme à niveau national de tous les partis, y compris de ceux qui n'ont d'espace politique que local (type CIU, Esquerra, PNV, Bildu, etc.).
De plus, si l'on regarde les résultats au cas par cas, particulièrement dans les traditionnels bastions de "gauche", la progression du PP est nettement plus sensible.
Quatre exemples :
* la comunidad Castilla-La Mancha : entre 2007 et 2011, le PSOE passe de 51.96 à 43.38 quand le PP progresse de 42.38 à 48.13.
* Extrémadure : entre les mêmes dates, le PSOE passe de 53 à 43.49 quand le PP progresse de 38.71 à 46.21
* la municipalité "rouge" de Badalona : le PSC passe de 28.86 à 27.06, le PP de 21.86 à 33.42 (et CIU de 16.46 à 12.54)
* la municipalité de l'Hospitalet, deuxième ville catalane par son nombre d'habitants et restée aux mains du PSC : le PSC passe de 52.76 à 38.89, le PP de 14.88 à 18.54 (CIU de 10.27 à 12.31) et le parti PxC (Plataforma per Catalunya - extrême-droite), nouvellement créé, remporte 7.31% des suffrages dans une ville en majorité populaire et en grande partie peuplée de migrants (à plus de 20%).
Écrit par : Jean-Bastien Urfels | 24.05.2011
@ Jean-Bastien
Merci pour ces précisions.
@ BA
Merci pour le lien.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 24.05.2011
En fait tout cette énergie est presque un grand gâchis. Le malaise est là, l'énergie est là, la révolution est là, mais pas la solution ? Comment peut on réussir une révolution si on ne défend pas une idéologie ou un nouveau système. Dire qu'en faisant la révolution on va régler les problèmes qui l'ont déclenché c'est beau, mais quelles sont les solutions ? Où sont les théories des philosophes qui réfléchissaient à ce que devait ressembler la société nouvelle.
Ces révolutions arrivent trop tôt ou bien les penseurs en sont trop loin. Est ce qu'un pays comme la France, ou même l'espagne, sait que la seule révolution juste qui pourrait amenait le nouveau système nous obligera à avoir moins de voiture, moins d'ipod , moins de riz importé de chine, moins de vétement à 2€ ? Est ce que quelqu'un explique aux gens que le prochain système redonnera le plein emploi, l'éducation, la sécurité, mais nous fera perdre un confort matérielle gagné parce qu'on a exploité les pays pauvres pendant des années sous prétexte que leur argent valait moins que le nôtre ?
J'entends qu'on parle d'arrêter les inepties de la bourse, de remettre le social en avant. Bien sûr, c'est ce qui faut faire, mais comment ? En taxant les banques ? La taxe tu le système car le système ne fonctionne pas comme cela. J. Stiglitz critique ouvertement des institutions comme le FMI, mais ces solutions vont elles très loin ? Où sont les artistes du nouveau système ? Où ??? Ces jeunes, ces adultes qui ont des cris au fond de leur coeur, qui ressentent le mal être du système, accepteront il de payer leur vacances en Tunisie le double voir le triple pour que le système reste juste ?
Moi j'ai "presque" fini de définir un nouveau système, qui fonctionne, qui est juste, qui redonne un sens à la mondialisation sans que la croissance de l'autre doivent signifier l'exploitation ou la décroissance de l'autre. Mais bien sur ça implique beaucoup de choses dans ma vie, dans la vie des autres. Moi je suis ok pour changer, mais les autres ? Simple question, seriez vous prêt à renoncer à la succession de ses parents si ça peut aider les autres ? Votre père à travailler toute sa vie pour vous offrir cette maison ? Non ! Votre père à travailler pour se payer sa maison, et y vivre. C'est ça qu'il a payer. Le reste n'est que privilège de ceux qui en bénéficie.
Les révolutions montrent le malaise des hommes, mais ce sont pour l'instant des révolutions ratées car le lendemain n'a pas encore été conçut ou du moins accepté.
Écrit par : Pierre SCHWARZ | 24.05.2011
@ Pierre
Je crois que les peuples sont prêts à changer s'ils ont le sentiment que la politique proposée est juste et pourront alors faire des efforts. S'ils n'en ont pas l'impression que ce n'est pas le cas, alors ils défendent leurs privilèges.
Ce qui se passe en Espagne est encourageant car on voit poindre une contestation forte du système. Après, tout ne peut pas se passer en quelques jours. Il faut qu'ils puissent trouver une expression politique.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.05.2011
....EL PUEBLO DE ESPANA !....OPRIMIDO POR LOS BANCOS !....LOS ESTUDIANTES DE ESPANA !....OPRIMIDOS POR LOS BANCOS !.....LOS PADRES, LOS PADRES DE ESPANA ! UNIDOS CON EL PUEBLO DE ESPANA !....OPRIMIDOS POR LOS BANCOS !.....LOS CAMPESINOS DE ESPANA !....OPRIMIDOS POR LOS BANCOS !.....LOS EMPLEOS DE ESPANA !....OPRIMIDOS POR LOS BANCOS !....................................PUEBLO DE ESPANA ! OPRIMIDO POR LOS BANCOS ! LEVANTATE !......AHORA EMPESA LA LUCHA ! CONTRA EL IMPERIALISMO DE LOS BANCOS !......ABAJO LOS BANCOS !........VIVA LA REVOLUCION !.......HASTA LA VICTORIA FINAAAAAAL !
Écrit par : " el frances " | 25.05.2011
........le peuple espagnol est oprime par l'imperialisme des banques.......il existe pres de Madrid une ville..........elle s'appelle : ciudad Santander !........ce complexe bancaire gigantesque, symbole megalomaniaque, de l'imperialisme bancaire de la banque Santander ( premiere banque espagnole ), est une insulte au peuple espagnol !.......un million d'espagnols ont ete exproprie par leur banque, et jette sans menagement dans la rue ou sur la route, puisque le monde rural n'est pas epargne !......AHORA EMPESA LA LUCHA ! CONTRA EL IMPERIALISMO DE LOS BANCOS !......ABAJO LOS BANCOS !........VIVA LA REVOLUCION !.........HASTA LA VICTORIA FINAAAAAAL !
Écrit par : " el frances " | 25.05.2011
Mercredi 25 mai 2011 :
Union Européenne : la commissaire grecque évoque le risque que son pays quitte l’euro.
La commissaire européenne grecque Maria Damanaki a mis en garde mercredi contre un risque de sortie de son pays de la zone euro s’il n’arrivait pas à faire les efforts nécessaires pour réduire son énorme dette.
“Le scénario d’un éloignement de la Grèce de l’euro est désormais sur la table”, a-t-elle indiqué dans un communiqué publié sur son site internet grec.
“Je suis obligée de parler clairement”, a-t-elle poursuivi, évoquant un “dilemne : soit nous tombons d’accord avec nos bailleurs de fonds sur un programme de durs sacrifices apportant des résultats en prenant nos responsabilités pour notre passé, soit nous retournons à la drachme”.
http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/afp_00347014-ue-la-commissaire-grecque-evoque-le-risque-que-son-pays-quitte-l-euro-168337.php
Écrit par : BA | 25.05.2011
@ BA
Merci pour m'avoir signalé cet article.
@ El Frances
Nous sommes avec vous ! Nous sommes tous des Indignados en ce moment !
Écrit par : Laurent Pinsolle | 25.05.2011
.....les banques sont comme des pieuvres qui enlacent notre planete...............les gouvernements des differents pays de notre planete, sont les tentacules de ces pieuvres........les politiciens sont les ventouses de ces tentacules..................................................qui veut neutraliser une pieuvre doit frapper la tete....................................................les politiciens ne sont que les valets des banques, et de quelques entreprises tentaculaires, comme AREVA, pour ne citer que celle-la.
Écrit par : " el frances " | 27.05.2011
.....les banques sont comme des pieuvres qui enlacent notre planete...............les gouvernements des differents pays de notre planete, sont les tentacules de ces pieuvres........les politiciens sont les ventouses de ces tentacules..................................................qui veut neutraliser une pieuvre doit frapper la tete....................................................les politiciens ne sont que les valets des banques, et de quelques entreprises tentaculaires, comme AREVA, pour ne citer que celle-la.
Écrit par : " el frances " | 27.05.2011
ho-là garçon ! Dans votre analyse vous dites que notre système anté-2008 à entraîné une crise de la dette publique ce n'est pas plutôt le nettoyage des écuries d'Augias des banques
(dette privée) qui est responsable de ce fait. Faudra bien un jour que l'on finisse par nommer le responsable.
Écrit par : rifo | 27.05.2011
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