04.06.2011
La énième fausse solution à Athènes
La situation continue à se compliquer en Grèce. Bien sûr, un accord a été trouvé avec la troïka FMI, la BCE et la Commission Européenne, ce qui va libérer une tranche de financement de 12 milliards du plan initial de 110 milliards, qui sera complété par une soixantaine de milliards. Mais rien n’est réglé.
Un énième plan d’austérité
C’est un nouveau plan d’austérité de 6,4 milliards d’euros (environ 2,5% du PIB, l’équivalent de 50 milliards d’euros pour la France), qui a été décidé. Cela devrait permettre d’atteindre l’objectif d’un déficit public de 7.5% du PIB cette année, après l’échec de 2010, où l’objectif de 8.1% du PIB avait été largement dépassé (10.5% en réalité). Du coup, la nouvelle tranche de financement du FMI et de l’Union Européenne va bien être accordée à la Grèce.
La troïka a également mis en place un financement complémentaire de 60 à 65 milliards, dont 20 milliards seront pris en charge par l’Union Européenne, 10 par le FMI, 15 par la Grèce. Fait nouveau, les banques devront contribuer à hauteur de 15 à 20 milliards à savoir qu’elles devront prolonger d’ici à 2014 pour 15 à 20 milliards d’euros de prêts accordés à la Grèce quand ils arriveront à échéance. A priori, les besoins de financement de la Grèce sont couverts pour 3 ans.
Pour l’instant, nous restons donc sur les mêmes solutions que depuis un an. L’Allemagne, qui poussait à une restructuration de la dette qui ferait porter une partie du poids sur les institutions financières, a perdu devant l’opposition conjointe de la France, de la BCE et de la Commission Européenne. L’Europe continue d’acheter du temps, sans rien résoudre, et continuant à transférer le risque des institutions financières privées sur les contribuables européens…
Une situation qui reste intenable
Car si ce nouveau plan achète à nouveau du temps, il ne résout rien à la situation du pays. Tout d’abord, rien dans ce qui a été décidé ne va permettre à la Grèce de sortir de la violente récession dans laquelle le pays est plongé depuis trois ans. Et ce n’est pas en serrant plus encore la vis budgétaire que la situation va s’améliorer. Nous devrions donc avoir bientôt un deuxième pays européen, après l’Espagne avec un taux de chômage supérieur à 20%.
Et puis, il est évident que ces plans ne font qu’acheter du temps. Il est probable que dans un ou deux ans, quand une bonne partie des nouveaux crédits auront été utilisés, que le pays sera toujours en récession, que le poids de sa dette aura alors dépassé les 160% du PIB, il sera toujours impossible à la Grèce de se financer sur les marchés. Que fera-t-on alors ? L’Europe demande aux Etats de jeter de l’argent dans un puits sans fond alors même qu’elle leur demande plus de rigueur…
D’ailleurs, il y a un fait très inquiétant pour la suite : les Grecs retirent de l’argent de leurs banques pour se protéger d’une éventuelle faillite ou d’une dévaluation. Les dépôts, continuent à baisser : les Grecs ont retiré pour 1,5 milliard d’euros en une seule journée. Cette fuite des capitaux pourrait provoquer l’effondrement du système bancaire dans un mouvement auto réalisateur des marchés. Il y a fort à parier que le gouvernement va être contraint d’agir pour sauver ses banques…
Bref, l’ensemble des faits montre aujourd’hui que la Grèce est définitivement sur le chemin de l’Argentine, comme Martin Wolff l’a souligné une fois de plus. Les « solutions » mises en place ne règlent que le problème de trésorerie sans rien régler aux problèmes de croissance et de solvabilité.
11:25 Publié dans Actualités, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : athènes, grèce, fmi, bce, union européenne, commission européenne, plan d'austérité, fuite des capitaux




Commentaires
Deux liens sur la situation en Grèce :
http://www.france-info.com/chroniques-zoom-france-info-2011-06-03-les-grecs-mobilises-contre-l-austerite-540931-81-184.html
http://www.franceculture.com/emission-revue-de-presse-internationale-revue-de-presse-internationale-par-thomas-cluzel-2011-06-03.
Écrit par : Philippe.segard | 04.06.2011
"En somme l'alternative c'est le miracle ou la faillite"
De Gaulle(1958...).
Vous avez raison mais complètement tord,oui la Grèce va sombrer,mais non la faillite n'est pas un programme!
La Grèce n'est pas le problème(le pays doit peser près de 2% de l'Union),au contraire elle fait aujourd'hui office de paratonnerre,pendant que la communauté financière est occupée par la situation financière calamiteuse du pays elle ne se demande pas comment l'Espagne,l'Angleterre ou les Etats-Unis vont bien pouvoir honorer leurs dettes.
Les fédérastes sont dépassés,ils ont perdu le contrôle,l'Euro est un désastre mais sont éclatement serait une catastrophe financière indescriptible.
Vos prescriptions font froid dans le dos,Artus(puisque vous le créditez..)considère que si l'Espagne abandonnait l'euro pour une monnaie dévaluée de 30% la croissance(dopée par le commerce extérieur,au détriment de ses concurrents...)serait de 3.6%(un chiffre discutable,ou alors une croissance "artificielle" au prix d'un choc inflationniste particulièrement pénible pour la population),mais la hausse des taux d'intérêts coûterait au pays...9 points de PIB(!),et les investisseurs perdraient près de 660 milliards d'euros(et l'Etat,pour sauver les dépôts,je veux dire les politicards pour sauver leurs têtes,devrait recapitaliser le secteur bancaire).
On imagine le tableau si l'Italie et la France choisissaient dans le même temps la même voie.
Quand à la monétisation "l'exemple" piteux de la BCE devrait finir par vous faire abandonner votre position délirante dictée par les alter-zozos.
Aujourd'hui le marché s'attend à un "haircut" de 50% sur la dette grècque,la BCE détiendrait près de 50 milliards d'euros d'obligations(je passe sur les obligations irlandaises et portugaises,ou espagnoles),son capital,qui a été doublé il y a quelques mois,est de 10 milliards d'euros(et je passe sur les centaines de milliards d'euros de titres toxiques que les banques lui ont refilé...)!
Depuis maintenant près de 3 ans je vous explique que c'est le régulateur qui est en faillite,que les libéraux ont gagné par KO!
Et puis encore une fois vous avez passé la ligne jaune;
"Quelles que soient les charges du Trésor nous ne pouvons pas admettre que leur financement repose en quoi que soit sur la création de monnaie et l'accroissement chronique de la dette"
De Gaulle
Gaulliste libre?
Néo-gaulliste plutôt,comme il y a des "néo-libéraux"...
PS:C'est un comble c'est l'Amérique du Sud,le Brésil et l'Argentine(!),qui recadre les clowns,Fiaskozy en tête,qui demandent que les prix des matières premières soient "régulés".
Écrit par : Balthazar | 04.06.2011
"En somme l'alternative c'est le miracle ou la faillite"
De Gaulle(1958...).
Vous avez raison mais complètement tord,oui la Grèce va sombrer,mais non la faillite n'est pas un programme!
La Grèce n'est pas le problème(le pays doit peser près de 2% de l'Union),au contraire elle fait aujourd'hui office de paratonnerre,pendant que la communauté financière est occupée par la situation financière calamiteuse du pays elle ne se demande pas comment l'Espagne,l'Angleterre ou les Etats-Unis vont bien pouvoir honorer leurs dettes.
Les fédérastes sont dépassés,ils ont perdu le contrôle,l'Euro est un désastre mais sont éclatement serait une catastrophe financière indescriptible.
Vos prescriptions font froid dans le dos,Artus(puisque vous le créditez..)considère que si l'Espagne abandonnait l'euro pour une monnaie dévaluée de 30% la croissance(dopée par le commerce extérieur,au détriment de ses concurrents...)serait de 3.6%(un chiffre discutable,ou alors une croissance "artificielle" au prix d'un choc inflationniste particulièrement pénible pour la population),mais la hausse des taux d'intérêts coûterait au pays...9 points de PIB(!),et les investisseurs perdraient près de 660 milliards d'euros(et l'Etat,pour sauver les dépôts,je veux dire les politicards pour sauver leurs têtes,devrait recapitaliser le secteur bancaire).
On imagine le tableau si l'Italie et la France choisissaient dans le même temps la même voie.
Quand à la monétisation "l'exemple" piteux de la BCE devrait finir par vous faire abandonner votre position délirante dictée par les alter-zozos.
Aujourd'hui le marché s'attend à un "haircut" de 50% sur la dette grècque,la BCE détiendrait près de 50 milliards d'euros d'obligations(je passe sur les obligations irlandaises et portugaises,ou espagnoles),son capital,qui a été doublé il y a quelques mois,est de 10 milliards d'euros(et je passe sur les centaines de milliards d'euros de titres toxiques que les banques lui ont refilé...)!
Depuis maintenant près de 3 ans je vous explique que c'est le régulateur qui est en faillite,que les libéraux ont gagné par KO!
Et puis encore une fois vous avez passé la ligne jaune;
"Quelles que soient les charges du Trésor nous ne pouvons pas admettre que leur financement repose en quoi que soit sur la création de monnaie et l'accroissement chronique de la dette"
De Gaulle
Gaulliste libre?
Néo-gaulliste plutôt,comme il y a des "néo-libéraux"...
PS:C'est un comble c'est l'Amérique du Sud,le Brésil et l'Argentine(!),qui recadre les clowns,Fiaskozy en tête,qui demandent que les prix des matières premières soient "régulés".
Écrit par : Balthazar | 04.06.2011
@ Philippe,
Merci pour les liens.
@ Balthazar
Oui, mais quelles sont les solutions que vous proposez. Le chemin suivi actuellement est une impasse.
Le mécanisme est assez subtil puisque la monnaie unique conduit à une solution intenable tout en compliquant également les solutions de sa sortie (en cas de défaut trop important sur les dettes).
Mais je crois que le cas Argentin (et les derniers mois) nous montre la voie à suivre : si nous persistons, la situation ne fera que devenir encore plus insoluble. Nous ne faisons que faire grandir le mistigri à trop attendre.
C'est pourquoi je crois qu'il faut un triptyque dévaluation (et donc sortie de l'euro) / restructuration concertée de la dette / monétisation pour nous sortir de l'impasse. Doit s'en suivre une restructuration profonde du système financier pour éviter d'aboutir à une telle impasse. Il faudra aussi clairement prendre des mesures pour limiter les déficits et les excédents des balances des paiements, qui déséquilibrent puissamment le système.
Oui, ce sera sans doute brutal sur le moment, mais cela nous permettra de rebondir au lieu de la mort lente dont parle à juste titre Alain Cotta avec cet euro.
Vous avez une autre solution.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 04.06.2011
@Balthazar
Artus dans son papier ne prends pas en compte que la dette de l'Espagne serait libellée en "pesetas" et non plus en euros.
Il ne prends pas en compte non plus que l'Espagne pourrait monétiser directement une partie des intérêts tout en libérant des recettes supplémentaires (la monétisation directe est l'équivalent d'une recette fiscale)
Peu de risques d'inflation .. la croissance de la masse monétaire pourrait être équivalente aux croissances actuelles et d'ailleurs la masse monétaire n'est pas le seul paramètre de l'inflation...
Écrit par : A-J Holbecq | 04.06.2011
Ce n'est pas mieux au Portugal
http://www.secours-catholique.org/actualite/dans-la-cantine-sociale-de-caritas-portugal-l-urgence-est,9503.html
Écrit par : Philippe.segard | 05.06.2011
La sortie de l'Euro pour un pays comme la Grèce, dans le but de retrouver de la compétitivité d'accord.
Mais de la compétitivité par rapport à qui ? A la Chine, l'Inde ? Il faudrait une terrible dévaluation dans ce cas.
En sortant de l'Euro, un pays ne fera qu'une seule chose : devenir un concurrent directe des pays voisins, donc de ceux avec qui il partageait la même monnaie, belle réussite que l'option de sortir de l'Euro.
En plus en sortant de l'Euro, chaque nations ex-membre de l'Euro se retrouverait sous la menace d'un Georges Soros du 21ème siècle.
C'est fini le 19ème ou le 20ème siècle ou les nations européenne avaient du poids, le 21ème siècle sera celui des états-continents (USA, Chine, Inde, Russie, Brésil). Et en période de crise économique mondiale le mieux serait de nous serrer les coudes.
Pour moi la solution c'est le saut fédéral (comme mentionné par le GEAB dans plusieurs numéros.
Avec la construction européenne nous faisons les choses à moitié et on ne peut pas jouer à ce jeux là, cela concerne des centaines de millions d’européens.
Avec l'UE nous avons fait un transfert de souveraineté de nos états vers l'Europe sans l'avoir accompagné d'un transfert de démocratie.
Avec l'Euro nous avons une monnaie unique mais pas de gouvernance économique, pas d’assiette fiscale commune.
Avec les accords de Schengen nous n'avons plus besoin de passeports entre européen mais pas de politique d'immigration commune, pas de partage des casiers judiciaire entre états pas de protection commune des frontières de l'UE.
La question à se poser c'est : avons nous besoin de la construction européenne ? Si la réponse est oui, alors il faut faire cette construction à 100% !
Le problème actuel n'est pas une crise de l'Euro, il s'agit d'une crise politique, car pas de gouvernance économique de la zone Euro.
Écrit par : Algol | 05.06.2011
@ Algol
"Le problème actuel n'est pas une crise de l'Euro, il s'agit d'une crise politique, car pas de gouvernance économique de la zone Euro."
Faire de l'Europe une "méta-Nation" dotée d'une véritable "gouvernance économique" suppose des conditions très fortes. Comment se règle le manque de compétitivité économique au sein d'une nation ? l’État transfère massivement des fonds vers la région déprimée, tandis que la population de la première migre massivement vers les zones prospères. C'est comme cela que la France, ou l'Angleterre, se sont construites, c'est ce qui se passe en Italie : le Mezzogiorno envoie ces migrants vers le Nord, et les fonds publics suivent la route inverse. En Italie, ou en Belgique, là où l'intégration nationale est la plus récente, cela soulève des difficultés croissante : la "Ligue du Nord" refuse de "payer pour le Sud", et les nationalistes flamands pour les Wallons. La tension s'exacerbe grâce à l'Euro qui ralentit la croissance et sert de prétextes aux politiques d'austérité. (Et n'oubliez pas le drame Yougoslave, Slovènes et Croates se dressant contre le transfert vers la Serbie des fonds publics.)
Alors quand vous venez soutenir qu'il suffit d'un "saut fédéral", cela manque terriblement de sérieux.
Si l'Allemagne (et les autres, nous y compris) acceptait de recevoir des millions d'Européen du Sud dans ses banlieues et de promouvoir une croissance forte (et forcément inflationniste) pour leur fournir des emplois, si elle acceptait de contribuer massivement à l'extension des services publics et de la protection sociale dans les zones sinistrées, si les uns et les autres nous acceptions d'être gouvernés par des dirigeants et avec une politique contre lesquels nous avons voté, d'appliquer des lois imposées par une majorité extérieure à notre pays, etc., etc. - alors seulement l'Europe fédérale serait concevable.
Comme ce n'est pas le cas, il n'en reste qu'un miroir aux alouettes pour attraper les gogos et donner bonne conscience aux ultra-libéraux.
Écrit par : J. Halpern | 05.06.2011
Plutôt d'accord avec Balthazar en ce sens que l'euro et l'Europe (du moins tel que cela a été construit) sont une erreur mais qu'à présent le retour en arrière , par divers effets cliquet astucieusement posés , pourrait être pire , ou du moins terriblement problématique et à la merci d'une exécution mal menée ou d'un hasard qui transformeraient ce retour en panique.
Mais même en admettant que les pays à problème , comme la Grèce, puisse sortir de l'Euro et donc ainsi dévaluer ... il va leur falloir une dévaluation vraiment terrible pour s'en sortir , en devenant compétitifs face à la Chine ou l'Inde (comme le note Algol) , ou bien même compétitifs par rapport au reste de l'Europe particulièrement déprimé !
Et (Ah les arguments à front renversés!) , ce très hypothétique dopage de l'économie grecque aurait comme inéluctable résultat un accroissement de la concurrence par le bas en Europe, et ceci même dans la cas où ils se concentreraient sur leur activité la plus facile , le tourisme
Reste la solution d'Algol (à laquelle Halpern fait très justement un sort) : aller encore plus loin dans l'erreur , et de façon irrémédiable , c'est à dire faire disparaître un problème en l'encastrant dans un autre de taille supérieure et encore plus insoluble : c'est la fuite en avant , une technique qu'Halpern semble attribuer aux ultra-libéraux , mais qui me paraît plutôt relever de la dialectique de la gauche au sens large.
Le plus astucieux me semblerait être que les institutions européennes organisent elles même une sorte de démantèlement de l'euro , sans l'avouer bien sûr - c'est le B A - BA de la politique - , mais il semble qu'il faille que l'on bute plus encore sur la crise des bilans donc de la dette, donc de la monnaie , pour en arriver là car la tentation de toujours plus d'intégration est encore là !
Écrit par : Opps' | 05.06.2011
@J. Halpern
Des journalistes et des économistes ont publié un article sur nbc business concernant les différences USA - Europe et il apparait 3 choses intéressantes et qui font tomber pas mal de clichés :
La différence entre les petits états et les grands états au niveau économique est bien plus prononcée aux USA qu'en Europe
Le mouvement des travailleurs est plus important en Europe qu'aux USA - malgré la différence de langues entre européens on pourrait croire que les USA sont avantagé avec la langue commune là bas, et bien non, les travailleurs européens bougent plus.
Dans de nombreux domaines, notamment lié à l'économie, l’intégration européenne est plus poussée que celle entre états américain.
Vous dites : "l’État transfère massivement des fonds vers la région déprimée" mais si je ne me trompe pas il n'existe à ce jour aucune nation de type fédéral (Russie, Brésil ou USA par ex) qui pratiquent les transfert en question. Chaque nations insuffle certaines dynamique local ou tente par des coups de pouce au niveau fiscale ou juridique de débloquer certaines situations (aide à l'emploi sous forme de réduction des cotisations patronale, défiscalisation d'un secteur d’activité économique le temps que la situation s'améliore, etc...), mais le transfert brut de l'argent d'un état riche vers un état pauvre, je n'y crois pas. Et ce que vous donnez comme exemple en Belgique ou En Italie coince parce que les transferts d'argent ne sont pas accompagnés par des conditions ou des mesures locale pour faire changer la situation socio-économique (un peu comme ce qu'on retrouve entre européens aux sujets de conditions que l'Allemagne demande à la Grèce pour pouvoir effectuer un prêt - qui n'est pas la même chose qu’un transfert).
Vous dites : "Si l'Allemagne ...//... acceptait de recevoir des millions d'Européen du Sud"
Récemment un ministre allemand à déclaré que l'Allemagne commence sérieusement à manquer de mains d’œuvre et que logiquement il faudrait la chercher au Portugal ou en Espagne pour ne citez que ces deux pays. D'après plusieurs autres déclaration du même acabit, il me semble que l'Allemagne va faire jouer la libre circulation en Europe plus qu'avant. Surtout si on met en lien les déclarations de l'échec du "multikulti" avec l'immigration extra-européenne, notamment turque. Pourquoi chercher ce dont nous avons besoin en dehors de l'Europe alors qu'en Europe il y a de la main d’œuvre disponible ?
Vous dites : "contribuer massivement à l'extension des services publics".
Je pense comme vous et comme des millions d’européens il nous manque des services publique européens et remettre en marche ce secteur qui est tellement vital et à mon sens un pilier de l'identité des nations européennes.
Tant que l'Europe n'arrivera pas à dépasser les frontières entre chaque états la crise continuera. Le jour ou les citoyens européens pourrons voter pour n'importe quel candidats lors d’élections européennes les choses changeront peut être.
je vis dans un petit pays européen, quand je côtoie des hollandais, des allemands, des belges, des français ou des espagnols, des luxembourgeois, des italiens, pour moi ce ne sont pas des étrangers, mais des compatriotes. L'idée européenne (surtout quand on lis quelques livres d'histoire) est trop belle pour être démolie parce que quelques outils mis en place ne sont pas au point.
Écrit par : Algol | 05.06.2011
C'est par où la sortie?
En premier lieu je pense que vous seriez bien inspiré de commencer par faire un sérieux état des lieux...
Aujourd'hui la dépense publique dépasse les 50% du PIB,alors parler sans cesse d'un Etat sous l'emprise criminelle des néo-libéraux est à proprement parlé stupéfiant(le plus triste,ou plus justement le plus inquiètant,c'est que vous le croyez vraiment...).
Le pays dépense 6 fois plus pour les retraites et la santé des retraités que pour l'avenir(R&D,enseignement supérieur,investissements structurants),11 fois plus pour la protection sociale(qui repose à 68% sur les cotisations,alors qu'elle devrait être plutôt financée par l'impôt).
C'est évidemment le secret des lamentables politiques clientélistes menées par l'UMPS(retraités,fonctionnaires,assistés).
Ceci dit loin de moi l'idée qu'il faudrait sabrer sans discernement dans les dépenses publiques(mais quand même,abonner les jeunes à "l'Equipe",subventionner le rap,ou financer le PSG ou le centre de formation de l'AJ Auxerre...),je partage l'idée que la majeure partie des déséquilibres des comptes publiques découle d'une croissance atone,mais contrairement à la majorité je ne crois pas que la France manque d'emploi mais plutôt d'employeurs!
Si nous avions le même taux d'activité que l'Allemagne nous aurions 2 millions d'emplois en plus!
Vous pourriez me répondre que quand on a dit cela on a rien dit...Je crois au contraire que "tout" est là.
Les solutions?
Début 2008 j'avais essayé de joindre par téléphone NDA(pour le prévenir...à l'époque je le trouvais remarquable),sa femme m'avait naturellement gentillemment éconduit et m'avait expliqué que je pouvais prendre rendez-vous pour le rencontrer à l'Assemblée.Comme je passe la semaine à Londres et que je ne me faisais aucune illusion sur l'intérêt d'une rencontre j'ai laissé tomber.
Plus récemment j'ai hésité à prendre contact avec lui,mais ces sorties les plus récentes m'ont désespéré,en l'état actuel du programme(putatif)je ne voterai même pas pour lui à la présidentielle(vous reconnaîtrez avec moi que réussir à dégoûter du parti un souverainiste et un admirateur du Général c'est un curieux tour de force...).
Parenthèse refermée.
Je ne m'étendrai pas trop longtemps sur la situation des autres pays de l'Union,sinon pour écrire que comme souvent vous simplifiez à outrance les problèmes posés.
Je ne prendrai qu'un "exemple"(même si ils ne manquent pas...),l'économie informelle pèse en Italie 17% du PIB!3 millions de personnes,12% de la population.Je ne connais pas les chiffres pour la Grèce ou l'Espagne mais le constat est sensiblement identique.
Ce que je veux dire c'est que ces pays là ne feront pas l'économie de réformes sérieuses,et salutaires(même si il faut reconnaître que l'ingérence étrangère,l'urgence et la précipitation ne favorisent pas de bonnes politiques).
La situation de la France m'intéresse plus particulièrement,mais je ne vais évidemment pas en quelques lignes dérouler mon programme,d'abord parce que le format du blog ne s'y prête guère et puis parce que je ne roule pas pour l'UMPS ou pour le FN(je reconnais que c'est peut être un peu prétentieux de penser que mes idées puissent être pillées...).
Mais je ne ferai pas mystère du postulat de base.
Aujourd'hui le pays peut encore se permettre de sortir de l'euro par le haut(ou si vous voulez ne peut pas raisonnablement se permettre une dévaluation sauvage),sans dévaluation,à parité(dans l'idéal avec une décote de 10%...),ce qui suppose que les comptes publiques soient enfin équilibrés.
Si à l'avenir l'état du pays se dégradait encore alors le marché ferait glisser le franc...
Notez que cette seule idée(pas simplement en l'air,mon programme est sérieux,mieux financé)non seulement permettrait au parti de se différencier du FN(qui comme vous propose une piteuse et sanglante faillite),mais clouerait le bec aux fédérastes(j'ai crû comprendre que Minc traitait maintenant les adversaires de Bruxelles de connards?)qui n'auraient alors plus beaucoup d'arguments pour discréditer les souverainistes.
Écrit par : Balthazar | 05.06.2011
C'est par où la sortie?
En premier lieu je pense que vous seriez bien inspiré de commencer par faire un sérieux état des lieux...
Aujourd'hui la dépense publique dépasse les 50% du PIB,alors parler sans cesse d'un Etat sous l'emprise criminelle des néo-libéraux est à proprement parlé stupéfiant(le plus triste,ou plus justement le plus inquiètant,c'est que vous le croyez vraiment...).
Le pays dépense 6 fois plus pour les retraites et la santé des retraités que pour l'avenir(R&D,enseignement supérieur,investissements structurants),11 fois plus pour la protection sociale(qui repose à 68% sur les cotisations,alors qu'elle devrait être plutôt financée par l'impôt).
C'est évidemment le secret des lamentables politiques clientélistes menées par l'UMPS(retraités,fonctionnaires,assistés).
Ceci dit loin de moi l'idée qu'il faudrait sabrer sans discernement dans les dépenses publiques(mais quand même,abonner les jeunes à "l'Equipe",subventionner le rap,ou financer le PSG ou le centre de formation de l'AJ Auxerre...),je partage l'idée que la majeure partie des déséquilibres des comptes publiques découle d'une croissance atone,mais contrairement à la majorité je ne crois pas que la France manque d'emploi mais plutôt d'employeurs!
Si nous avions le même taux d'activité que l'Allemagne nous aurions 2 millions d'emplois en plus!
Vous pourriez me répondre que quand on a dit cela on a rien dit...Je crois au contraire que "tout" est là.
Les solutions?
Début 2008 j'avais essayé de joindre par téléphone NDA(pour le prévenir...à l'époque je le trouvais remarquable),sa femme m'avait naturellement gentillemment éconduit et m'avait expliqué que je pouvais prendre rendez-vous pour le rencontrer à l'Assemblée.Comme je passe la semaine à Londres et que je ne me faisais aucune illusion sur l'intérêt d'une rencontre j'ai laissé tomber.
Plus récemment j'ai hésité à prendre contact avec lui,mais ces sorties les plus récentes m'ont désespéré,en l'état actuel du programme(putatif)je ne voterai même pas pour lui à la présidentielle(vous reconnaîtrez avec moi que réussir à dégoûter du parti un souverainiste et un admirateur du Général c'est un curieux tour de force...).
Parenthèse refermée.
Je ne m'étendrai pas trop longtemps sur la situation des autres pays de l'Union,sinon pour écrire que comme souvent vous simplifiez à outrance les problèmes posés.
Je ne prendrai qu'un "exemple"(même si ils ne manquent pas...),l'économie informelle pèse en Italie 17% du PIB!3 millions de personnes,12% de la population.Je ne connais pas les chiffres pour la Grèce ou l'Espagne mais le constat est sensiblement identique.
Ce que je veux dire c'est que ces pays là ne feront pas l'économie de réformes sérieuses,et salutaires(même si il faut reconnaître que l'ingérence étrangère,l'urgence et la précipitation ne favorisent pas de bonnes politiques).
La situation de la France m'intéresse plus particulièrement,mais je ne vais évidemment pas en quelques lignes dérouler mon programme,d'abord parce que le format du blog ne s'y prête guère et puis parce que je ne roule pas pour l'UMPS ou pour le FN(je reconnais que c'est peut être un peu prétentieux de penser que mes idées puissent être pillées...).
Mais je ne ferai pas mystère du postulat de base.
Aujourd'hui le pays peut encore se permettre de sortir de l'euro par le haut(ou si vous voulez ne peut pas raisonnablement se permettre une dévaluation sauvage),sans dévaluation,à parité(dans l'idéal avec une décote de 10%...),ce qui suppose que les comptes publiques soient enfin équilibrés.
Si à l'avenir l'état du pays se dégradait encore alors le marché ferait glisser le franc...
Notez que cette seule idée(pas simplement en l'air,mon programme est sérieux,mieux financé)non seulement permettrait au parti de se différencier du FN(qui comme vous propose une piteuse et sanglante faillite),mais clouerait le bec aux fédérastes(j'ai crû comprendre que Minc traitait maintenant les adversaires de Bruxelles de connards?)qui n'auraient alors plus beaucoup d'arguments pour discréditer les souverainistes.
Écrit par : Balthazar | 05.06.2011
A-J Holbecq
"Artus dans son papier ne prends pas en compte que la dette de l'Espagne serait libellée en "pesetas" et non plus en euros"
Je vais reprendre mots pour mots la réponse méprisante que vous avez adressé à Tythan;
"Sachez que je n'en ai rien à faire de vous,vous m'êtes totalement insignifiant...et je me refuse à perdre mon temps"
Je ne suis pas sectaire mais il y a quand même des limites,je n'ai aucune envie de commenter vos élucubrations répétées.
PS:Merci de ne pas me répondre.
Écrit par : Balthazar | 05.06.2011
@Balthazar : ne vous inquiétez pas, ce n'est pas une réponse à vos messages :)
Les Prélèvements Obligatoires, parlons-en..
Je n'ai pas réactualisé pour 2010, mais voici les chiffres pour 2008
Total des impôts : 26,8% du PIB
Cotisations sociales prélevées sur les salaires (solidarité) :16%
Total des prélèvements obligatoires : 42,8 %
Plus: Déficit public : 8%
Total des dépenses publiques : 50,8%
Les chiffres des TEE sont ceux des dépenses publiques.
Dès lors il y a de fortes différences avec les Prélèvements Obligatoires, qu'il faut estimer à 43% du PIB , comment expliquer cela ?
La première différence tient au déficit public qui, par définition, n’est pas financé par les PO mais par la dette. 8% du PIB en 2008.
Ensuite, on compte dans les dépenses publiques les services payants rendus par les APU : cantines scolaires, cartes grises, enlèvements des ordures ménagères, redevance de la télévision publique, etc....
Les PO (2008) sont bien de 43%, dont une bonne part de "solidarité".
Écrit par : A-J Holbecq | 05.06.2011
Deuxième renflouement : l'aide à la Grèce pourrait dépasser 100 milliards d'euros.
Le premier renflouement organisé voici un an par l'UE et le FMI représentait 110 milliards d'euros, dont 24,4 milliards apportés par l'Allemagne. Un deuxième renflouement est évalué à 65 milliards d'euros, mais il pourrait dépasser 100 milliards d'euros parce qu'il faudra aux emprunts d'Etat grec un suivi financier en 2014, explique Der Spiegel dans son édition du lundi 6 juin 2011.
http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE75408A20110605
110 + 100 = 210 milliards d’euros foutus en l’air (la Grèce ne remboursera jamais ses dettes).
La photo de l'année 2011.
Le 30 mai 2011, des dizaines de milliers de Grecs sont dans la rue.
A Athènes, les manifestants grecs comparent l'Union Européenne à l'Allemagne nazie :
http://www.spiegel.de/wirtschaft/soziales/0,1518,766645,00.html
Cette photo des manifestants grecs est très révélatrice.
Cette photo montre que l'idée européenne est morte.
En Europe, les années qui viennent seront explosives.
Écrit par : BA | 05.06.2011
@ Algol
Le problème avec cette Europe, c'est que c'est comme pour le communisme : si cela ne marche pas, c'est parce qu'il n'y en a pas assez. Nous disions que l'euro ne marcherait pas et il faudrait aujourd'hui écouter ceux qui disaient qu'il apporterait prospérité et emplois et qui se sont trompés pour trouver les solutions ? C'est un peu fort de café.
Le fédéralisme (outre le fait qu'il est impossible, les Allemands refuseront) ne résoudrait rien car il ne règlerait rien au problème de solvabilité de la Grèce et de son énorme déficit des comptes courants, à moins que l'on ne consente à des transferts permanents de 10% du PIB Grec pour équilibrer le tout, ce qui n'est pas une solution. Ce pays a besoin de retrouver de l'activité, de la croissance, de l'emploi. Et cela, comme partout ailleurs, peut être obtenu par une dévaluation.
Bien sûr, une dévaluation ne règlera pas le problème de compétitivité par rapport à la Chine, mais, il le permettra avec le reste de l'UE (plus de la moitié du commerce Grec) et boostera également fortement le tourisme, qui représente une forte part de l'économie. Bref, la croissance peut reprendre avec une dévaluation. En revanche, sans dévaluation, je ne vois pas comment elle peut reprendre, ce qui est l'angle mort de la solution fédérale.
Sur la comparaison entre les Etats-Unis et l'Europe, je crois que vous vous trompez lourdement. La mobilité des travailleurs est plus forte aux Etats-Unis que dans un seul pays européen, alors, à l'échelle du continent... En outre, il y a un budget commun de 20% du PIB, contre 1% en Europe. Il y a une langue commune, une structure unifiée de l'économie (Wall Mart se trouve dans tous les Etats, alors qu'il n'y a pas de chaînes unifiées en Europe, même les multinationales gardant des opérations très nationales...). Bref, le continent européen n'est absolument pas apte à partager la même monnaie, comme l'indiquait la théorie des Zones Monétaires Optimales. Plus nous persisterons, plus les dégâts seront importants...
La question de la taille est un faux débat :
- entre rester dans son coin et le fédéralisme, il y a de la marge, qui s'appelle la coopération
- beaucoup de petits pays parviennent parfaitement à défendre leurs intérêts (la Malaisie qui refuse le plan du FMI à la fin des années 1990, l'Argentine qui mène sa voie depuis 2002, la Corée du Sud, qui protège son marché intérieur des importations....)
Je partage complètement le point de BA : l'euro est en train de détruire l'idée européenne et à force de persister et de faire souffrir les peuples, nous allons les dégoûter de toute idée européenne.
@ Opps'
Je ne crois pas qu'il faille attendre des instances européennes qu'elles se sabordent...
@ Balthazar
Si je comprends bien, votre solution, c'est sortir de l'euro et gérer de manière rigoureuse le budget. Sur le fond, je suis d'accord. Mais vous n'esquissez que deux très grandes lignes.
Je crois qu'il est aussi essentiel de revenir à un équilibre des balances des paiements, dont les déséquilibres font beaucoup de mal au système.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 06.06.2011
Mercredi 8 juin 2011 :
Le déficit du budget de l'Etat français s'est creusé fin avril, à 61,4 milliards d'euros, contre 56,2 milliards un an plus tôt, mais cette dégradation est liée à des raisons "exceptionnelles" et les recettes fiscales sont en nette amélioration, a annoncé mercredi Bercy.
Fin mars, le déficit budgétaire s'était établi à 33,6 milliards.
"Les premiers mois de l'année, la comparaison avec l'exercice précédent reste encore peu significative et marquée par des événements exceptionnels", affirme, comme les mois précédents, le ministère du Budget dans un communiqué.
Bercy explique l'évolution par une dégradation du solde des comptes spéciaux (avances et opérations financières) de 14,6 milliards, liée aux décaissements du prêt à la Grèce en janvier et en mars, et à des avances anticipées aux collectivités locales dans le cadre de la réforme de la taxe professionnelle, une mesure qui n'aura pas d'impact budgétaire sur l'ensemble de l'année.
http://www.romandie.com/news/n/France_le_deficit_de_l_Etat_se_creuse_en_avril_raisons_exceptionnelles080620110906.asp
En clair :
- La France était déjà surendettée.
- La France s'est surendettée encore plus pour pouvoir prêter de l'argent à la Grèce.
- La Grèce est insolvable : la Grèce ne pourra pas rembourser ses dettes.
- Les Etats européens surendettés se surendettent encore plus pour pouvoir prêter de l'argent aux Etats européens en faillite, qui ne les rembourseront jamais.
- L'Union Européenne est devenue folle : l'Union Européenne est devenue un suicide collectif.
Écrit par : BA | 08.06.2011
Mercredi 8 juin 2011 :
L'Allemagne est POUR une restructuration de la dette grecque.
Le ministre allemand des Finances a conditionné mercredi une aide financière supplémentaire à la Grèce à une participation accrue des créanciers privés à l'effort, par le biais d'une restructuration de la dette.
Dans une lettre aux plus hauts responsables s'occupant de la crise de la dette, dont l'Associated Press a obtenu une copie, Wolfgang Schäuble propose d'allonger de sept ans les délais de remboursement de la dette afin de donner plus de temps à la Grèce pour réformer son économie.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=1dfd8e2e0a616ead15d58310fae3ac7d
Le même jour, la France se déclare CONTRE une restructuration de la dette grecque.
La France a réaffirmé mercredi, par la voix du porte-parole de son gouvernement François Baroin, son opposition à toute restructuration de la dette grecque.
M. Baroin, qui est également ministre du Budget, était interrogé, lors de son compte-rendu hebdomadaire du Conseil des ministres, sur la proposition du ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble d'allonger de sept ans les échéances des obligations grecques en circulation.
La ligne de la France, c'est "le refus de la restructuration de la dette grecque. Nous ne dévions pas de cette ligne", a affirmé M. Baroin.
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?num=bf8f32af6fe5d7dbdbbea6de7c912e8e
Conclusion :
l'Union Européenne, c'est des Etats qui ne sont d'accord sur rien.
Écrit par : BA | 08.06.2011
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