15.06.2011
Nouriel Roubini et Jean-Jacques Rosa enterrent la zone euro
Y a-t-il encore des économistes sérieux pour soutenir la monnaie unique ? C’est la question que l’on peut se poser. Après Emmanuel Todd, Jacques Sapir et Frédéric Lordon samedi dans un colloque (résumé à venir), Nouriel Roubini dans le Financial Times et Jean-Jacques Rosa ont poursuivi la charge.
Le débat de moins en moins interdit
Bien sûr, beaucoup continuent de balayer d’un revers de main l’hypothèse d’une fin de l’euro. Mais plusieurs indices démontrent leur inconfort. Ils ne parlent presque plus de ses bénéfices, bien théoriques, de même que de l’hypothétique protection qu’elle nous apporterait. Leur dernière ligne Maginot est la catastrophe que provoquerait la fin de la monnaie unique. Mais comment accorder du crédit à ses partisans de l’euro qui nous promettaient croissance et emplois il y a quelques années ?
En outre, il est de moins en moins crédible de rejeter cette hypothèse tant le nombre d’économistes critiques à l’égard de la monnaie unique croît avec le temps. Du côté anglo-saxon, on compte Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Martin Wolff et maintenant Nouriel Roubini. En France, nous avons Maurice Allais, Jacques Sapir, Alain Cotta, Jean-Jacques Rosa, Jean-Luc Gréau, Gérard Lafay, Florin Aftalion, Emmanuel Todd, Frédéric Lordon, Patrick Artus, Pierre-Noël Giraud.
Bref, pas moins de 15 économistes importants (libéraux, keynésiens, de droite, de gauche) dont trois « prix Nobel » ont exprimé de très gros doutes sur cette construction artificielle et bancale qu’est la monnaie unique européenne. Le débat est plus que légitime, contrairement à ce que beaucoup, à l’UMP ou au PS essaient de faire croire, affirmant bien imprudemment que ce n’est pas sérieux. Mais dans la réalité, ce sont eux qui ne sont pas sérieux et bien légers.
L’euro, un zombie qui s’ignore
Nouriel Roubini a signé hier une tribune qui démontre que la Grèce n’a pas d’autre solution que de quitter la zone euro pour dévaluer et restructurer sa dette et que cela devrait se faire d’ici cinq ans. Jean-Jacques Rosa, opposant de toujours, affirme que « l’euro est un contresens économique » car il ne s’agit pas d’une Zone Monétaire Optimale et elle ne le sera jamais. Tous deux dédramatisent les dévaluations, pratique courante qui permet à un pays de sortir de la crise.
Fondamentalement, la monnaie unique ne peut pas fonctionner car la zone euro est beaucoup trop hétérogène. Et paradoxalement, une monnaie unique a tendance à faire diverger les économies qui la compose au lieu de les faire converger. Il serait beaucoup plus facile de rapprocher ces économies avec des monnaies nationales. En effet, une politique monétaire unique a tendance à favoriser la croissance des pays qui vont le mieux et ralentir celle des pays qui vont moins bien.
C’est ce que nous avons vu dans les années 2000, où les taux, trop bas pour l’Espagne, ont alimenté la bulle immobilière qui a mené à la crise, alors qu’ils étaient en même temps trop forts pour l’Allemagne ou l’Italie, où ils ralentissaient une croissance déjà atone. En outre, le cours de l’euro est aujourd’hui beaucoup trop élevé pour les pays qui ont un fort déficit des comptes courants, et qui auraient besoin qu’il baisse, alors qu’il pourrait monter pour l’Allemagne.
Merci donc à tous ces économistes pour démontrer toutes les carences de cette construction bancale et merci à Nicolas Dupont-Aignan, aujourd’hui en Grèce pour dénoncer les plans européens, de montrer qu’un homme d’Etat doit lui aussi avoir le courage de braver les interdits.
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (48) | Envoyer cette note | Tags : emmanuel todd, jacques sapir, frédéric lordon, nouriel roubini, financial times, jean-jacques rosa, florin aftalion, grèce, nicolas dupont-aignan




Commentaires
Une question pratique:
Je suis francçais résidant en Espagne, où j'ai rappatrié mes économies pour ne pas avoir à payer de frais de gestion pour un compte inutile en France.
Et puis voilà, Laurent a raison, l'Euro vole en éclat!
Mes économies sont automatiquement reconverties en pesetas, qui dévalue aussi sec d'au moins 30% par rapport au franc. Comme le retour aux monnaies nationales sera précedé (vraisemblablement) d'un gel des mouvements de capitaux, et d'un contrôle des changes, aucun moyen d'échapper à cela:
J'ai perdu 30% de mes éconocroques sans rien pouvoir y faire!
Question: Comment vous règlez ça? J'imagine qu'il ne s'agit pas que de moi, mais de la plupart des frontaliers et autres trans nationaux aujourd'hui, sans compter les entreprises... qui ont des comptes dans plusieurs pays, mais ne gèrent plus le risque de change (pour la zone Euro) depuis bien longtemps....
C'est bien gentil le grand retour en arrière, mais ça ne promet pas que des lendemains qui chantent!
Écrit par : kama | 15.06.2011
@LP
N'est-ce pas le moment pour NDA de tenter une nouvelle diffusion de son ouvrage qui est encore et toujours en pleine actualité.
Comment se fait-il que ce livre, tout-à-fait remarquable et auquel vous semblez avoir apporté votre contribution - ne rougissez pas c'est mérité - n'ait pas été plus distribué et soutenu que cela (il n'est aucunement présent à la Fnac de ma ville, je ne l'y ai même jamais vu, alors que d'autres ouvrages d'actualité politique absolument insignifiants y sont en bonne position depuis 3 mois).
C'est le moment d'une offensive médiatique.
Achetez le livre de NDA :
http://www.amazon.fr/Leuro-banquiers-mondialisation-Larnaque-si%C3%A8cle/dp/2268071162/ref=ntt_at_ep_dpi_1
L'Euro est bientôt mort, c'est une bonne nouvelle. Il ne nous reste plus qu'à sortir de l'UE et à construire une véritable Europe des nations, enfin détachée de la dogmatique et mortifère Commission.
Écrit par : Terence | 15.06.2011
@kama
Si vous vivez en Espagne, votre "pouvoir d'achat" (hormis les importations) ne changera pas avec une dévaluation.
Rien ne vous empêche sans doute de laisser une partie de vos économies en France, et ne me dites pas que "ca coûte cher" .. vous pouvez avoir un compte sur livret qui au contraire vous rapporte des intérêts.
On voit bien dans votre commentaire que vous souhaitez le beurre et l'argent du beurre :)
Écrit par : A-J Holbecq | 15.06.2011
@ Kama
La dévaluation de la peseta par rapport au franc serait plus probablement de 15% (sachant que le franc dévaluerait probablement d'autant par rapport au mark).
Oui, bien sûr, votre scénario est juste. Les dévaluations ont également des effets négatifs. C'est d'ailleurs pour cela que les capitaux fuient la Grèce depuis plus d'un an.
La remarque d'André-Jacques est juste.
@ Terence
Merci pour la publicité. Malgré tout, le livre cartonne : nous en sommes à la 4ème réédition depuis le lancement le 31 mars (tirage initial de 5000 ex, je crois que nous en sommes à environ 10 000 ex aujourd'hui, chiffre colossal pour un livre politique). NDA est passé lundi chez Guillaume Durand, ce qui est bien. Les évènements vont nous aider.
Petite précision sur les rumeurs concernant ma contribution au livre de NDA (que je n'ai pas écrit, je tiens à le préciser, même si je l'ai relu et que j'ai fait des notes dans le cadre de sa préparation, ce qui a abouti au petit incident mis en avant par le Petit Journal) :
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/04/02/l-arnaque-du-siecle-c-est-bien-l-euro.html
Encore quelques mois, ou, au pire, quelques années à attendre et nous pourrons tourner la page de cette Europe supranationale et néolibérale, en finir avec la Commission et la BCE, ces monstres institutionnels froids, inhumains et irresponsables.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 15.06.2011
+1 : Morad El Hattab
http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-sauvetage-de-l-europe-ou-l-art-95329
Écrit par : Laurent Pinsolle | 15.06.2011
@LP,
Le Petit Journal, vous savez ce que j'en pense... et Canal avec...
Je vous en souhaite 100 000, au moins - ce qui pour un essai politique serait tout à fait énorme.
J'ai été enthousiaste à la lecture de cette ouvrage. Et on ne parle toujours pas de France Trésor, de l'abrogation de la loi de 1973, des intérêts de la Banque au sein des institutions européennes - je devrais dire européistes - ...
Écrit par : Terence | 15.06.2011
Ce qui est assez comique c'est que l'on présente l'euro comme la main du néolibéralisme mais les anglais sont les résistants à l'euro ( et pourtant très libéraux), et parmi les premiers écrits réticents à la monnaie unique ont trouve notamment des Milton Friedman et Pascal Salin.
Écrit par : Gaulliste libre | 15.06.2011
Zeuro est arrivé, mais fort heureusement pour nous tous, Zuro va se casser !
Écrit par : J-J.S | 15.06.2011
Régulation des grandes banques: le Conseil des États se prononce en faveur d'une augmentation des fonds propres à 19%
http://www.tsr.ch/video/info/journal-12h45/3210142-regulation-des-grandes-banques-le-conseil-des-etats-se-prononce-en-faveur-d-une-augmentation-des-fonds-propres-a-19.html
Évidement c'est un pis à lait, qui ne remplacera jamais la responsabilité illimitée des actionnaires et dirigeants, mais c'est toujours mieux que rien.
Comme l’État Suisse n'est pas en déficit, il est évidement bien plus alaise pour prendre des mesures de ce type.
Écrit par : alf | 15.06.2011
Je rappel, avant ces clown marxistes ou eurolatres au choix, que Milton Friedman condamné la zone Euro en 97
http://ami.du.laissez-faire.eu/_fried3.php5
Il n'y a rien d'autre qu'un scepticisme de caractère professionnel à l'égard de la viabilité du projet. S'il y a complot c'est celui d'une même réaction intellectuelle devant un problème donné. Mon scepticisme à l'égard du projet européen n'est pas récent. Dès 1950, me trouvant comme consultant à Paris dans le cadre du plan Marshall, j'exprimais dans un rapport la conviction qu'une véritable unification économique européenne, entendue comme un marché libre, n'était possible qu'avec un système de changes flottants.
Si je complote, c'est donc pour le réalisme et contre les illusions onéreuses, pour la démocratie et contre l'oligarchie bureaucratique, pour la liberté et contre l'étatisme destructeur. Et ce complot présente la particularité de se dérouler à livre ouvert.
Écrit par : alf | 15.06.2011
Mercredi 15 juin 2011 :
Concernant les trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !
Portugal : taux des obligations à 2 ans : 12,435 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT2YR:IND
Portugal : taux des obligations à 10 ans : 10,680 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND
Irlande : taux des obligations à 2 ans : 12,095 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB2YR:IND
Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,550 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GIGB10YR:IND
Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,022 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND
Grèce : taux des obligations à 10 ans : 17,726 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND
Écrit par : BA | 15.06.2011
@BA:"Concernant les trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !"
C'est la fête !!
Qui veut parier que ça ne tiendra pas 2013 malgré 1000 bricolages ?
Écrit par : alf | 15.06.2011
Cher Laurent,
Je vous trouve très optimiste d'anticiper pour les mois ou les quelques années à venir une sortie de l'euro. Je pense, hélas, que vous sous-estimez l'aveuglement de nos élites, dont le seul horizon idéologique depuis plusieurs générations est la construction d'une Europe fédérale et l'arrimage systématique sur l'Allemagne.
Or, Jean-Jacques Rosa le dit clairement, et je pense que vous serez d'accord sur ce point, le meilleur moment pour quitter l'euro sera la période qui suivra immédiatement la sortie des pays de la périphérie. Pendant quelque temps, l'euro baissera, puis il deviendra encore plus cher qu'aujourd'hui puisque les marchés auront de nouveau confiance. Cela aura un double effet, j'imagine: nuire encore davantage qu'aujourd'hui à notre économie ; mais aussi rendre encore plus coûteuse une éventuelle sortie de l'euro. J'imagine que l'UMP et le PS n'auront de cesse, alors, de s'autopersuader que la solution réside dans toujours plus d'austérité, toujours plus de coupes sociales, et bien-sûr toujours plus d'alignement sur l'Allemagne.
La seule solution me semble-t-il serait l'apparition d'un leader, parmi les partis dominants, qui comprenne la nécessité d'en finir aussi vite que possible avec cette absurdité technocratique qu'est la monnaie unique. NDA peut être un aiguilleur de talent, un précurseur lucide, mais Debout la République n'a malheureusement pas les moyens à mon sens de devenir l'un des partis majoritaires.
Bref, l'euro est d'ores et déjà un "concept zombie" pour reprendre le mot d'Emmanuel Todd. Mais j'ai bien peur que son agonie ne dure des décennies.
Écrit par : Julien M | 16.06.2011
Interventions et débats au colloque "Que faire de l’Union européenne ?" organisé le 11 juin 2011 par le M’PEP
http://www.m-pep.org/spip.php?article2073
Sur le sujet de l'euro.. écouter en particulier Lordon (2° intervenant) et Sapir (4°) sur la table ronde (lien direct) http://www.m-pep.org/IMG/mp3/Colloque_QueFairedeLUE11juin2011_Debat3.MP3
Écrit par : A-J Holbecq | 16.06.2011
@Julien M : "La seule solution me semble-t-il serait l'apparition d'un leader"
Haaaaa, le mythe du leader, omniscient, omnipotent, infiniment moral. Dieu quoi !
Vous n'en avez pas marre du culte du chef ?
Vous ne voulez pas en sortir un peu de l'âge du tribalisme ?
On n'a fait aucun progrès institutionnel depuis les cavernes ?
Je propose aussi de restaurer les sacrifices humain pour attirer la faveur des esprits ou de Gaïa.
Cessez de placer vos espoir dans une personne en particulier, ça vous évitera l’inévitable déception.
Écrit par : alf | 16.06.2011
@ Holbecq
Bien la Conf, à écouter. J'en reprends de votre Lordon, y a bon !
A la question "Que faire de l'Union Européenne" je réponds : l'euthanasier !
On rase nom de dieu : OTAN, FMI, Banque Mondiale, UE, OMC : tout cela ira dans les poubelles de l'histoire !
Et pan !
Écrit par : Terence | 16.06.2011
@alf,
"Haaaaa, le mythe du leader, omniscient, omnipotent, infiniment moral."
Deux secondes, j'arrive, j'peux pas être partout à la fois !
Écrit par : Terence | 16.06.2011
@Terence
:-)
"On rase nom de dieu : OTAN, FMI, Banque Mondiale, UE, OMC : tout cela ira dans les poubelles de l'histoire !"
Si vous voulez l'avis d'un bon économiste.
http://www.atlantico.fr/decryptage/fmi-dominique-strauss-kahn-supprimer-institution-100121.html
Écrit par : alf | 16.06.2011
@alf
Le problème c'est qu'il ne serait pas raisonnable que je vous dise ce que je pense de Salin. Le FMI, on rase. Le FMI, c'est une institution américaine, tout le monde sait ça. FMI, OMC, Banque Mondiale, UE, OTAN : tous en calbute et demi-tour gauche. Messieurs on ferme !
Écrit par : Terence | 16.06.2011
Que nous en ayons marre ou pas du culte du chef, cela semble être la seule façon possible de fonctionner pour les latins.
A Laurent: N'y a-t'il pas chez les classes aisées un plaisir à écraser les classes populaires et moyennes? Ce n'est peut-être pas que de l'aveuglement.
Écrit par : jardidi | 16.06.2011
Inutile de me le dire, comme "ultra ultra ultra" libéral, je me régal juste de mettre les gauchistes en face de leurs contradictions.
Ceux qui essayent de faire passer des organismes interventionnistes mondiaux (ou quasiment), financés par l'impôt, pour des machins "libéraux" et qui croient que leurs suppression est une idée révolutionnaire. C'est à pleurer.
J'ai indiqué plus haut un texte de Friedman de 97 sur l'euro.
Je pourrais aussi vous mettre le pdf de l'ouvrage de salin de 74 sur la monnaie européenne qui est dans la même eau. http://www.amazon.fr/Lunification-monetaire-europeenne-SALIN-PASCAL/dp/B003UAIQ0I/ref=sr_1_23?ie=UTF8&qid=1308209603&sr=8-23
Les dogmes constructivistes des politiciens mi arrogants mi incultes ne résistent pas à l'inflexible compétences de ces auteurs.
Écrit par : alf | 16.06.2011
@alf,
Je ne suis pas "gauchiste", mais dans la lignée de ce que l'on appel le républicanisme civique. Sur le reste, je n'accorde aucun crédit particulier, voire aucun crédit tout court, aux économistes quand il s'essayent à la politique.
L'économie politique - à commencer par celles de ces clowns libertariens, qui ne sont qu'une partie des libéraux, et dont vous faites peut-être partie - n'est rien, n'a aucun lien nécessaire avec le réel. Votre utilitarisme libéral, votre économisme, je n'ose vous dire - comme la quasi totalité de la population française - où je me le mets.
L'économie politique n'est pas une science, l'économie n'est pas beaucoup mieux que cela, bref, quand on discute de politique et de choix politiques, on le fait d'abord par l'intermédiaire de la philosophie politique - Hayek, Friedman, Von Mises, Say, Bastiat, Smith, Mandeville... sont des ânes bâtés.
Le jargon jargonneux et ridicule de beaucoup d'économistes n'est utile qu'aux économistes et autre experts qui ont pour beaucoup démontrés leur incompétence crasse. Lordon et Sapir sont des contre-exemples - bien rares.
Vous pensez mugir - ce qui n'est déjà pas bien brillant - alors que vous coassez à peine.
Plouf !
Écrit par : Terence | 16.06.2011
@Terence
gauchiste ?
"...demi-tour gauche..."
"Lordon et Sapir sont des contre-exemples - bien rares."
Cela vous ennui peut être mais assumez vos propos.
Notez que j'aime bien Lordon, outre son style, il résonne en termes institutionnels à la manière des brillants hauteurs que vous avez précédemment cité sans vraisemblablement les avoir lu, ou de loin (Hayek, etc.).
Son diagnostique est meilleur (ordinaire pour moi) que celui de ses co-idéologues. Ses solutions marxistes de nationalisation totale aux quelles vous prêtez une oreille amoureuse, sont à pleurer de nullité. Tous les mauvais gouts son dans la nature, je vous pardonne.
"Votre utilitarisme libéral"
C'est vraiment l'accusation la plus à coté de la plaque que l'on puisse faire à un libéral Autrichien.
(en revanche pour un monétariste de Chicago comme Friedman, je veux bien)
Si l'économie politique n'était pas une science, antienne permanente des déçus du marxisme incapables de sortir de leur carcan matérialiste et historiciste, il n'y aurait pas de découverte ou de réponse objective en matière d'organisation des sociétés humaines, la civilisation ne progresserait donc jamais.
Les règles de vie en société se vaudraient toutes,dogme absurde des positivistes les plus fanatiques, à l'image de kelsen qui considérait le système national socialiste de droit comme presque aussi acceptable qu'une démocratie.
Hayek, Bastiat, Smith sont d’excellents philosophes politiques et-ou moraux.
Je croasse pas, je pleur de rire, je vous l'ai dit.
Écrit par : alf | 16.06.2011
@A-J Holbecq
J'ai vu que Chouard vous a cité dans ses dernières vidéos, vous êtes célèbre :-)
Sur l'aspect politique avec le tirage au sort, décidément, il me plait, avec son virage anars, il s'est rapproché des libéraux, mais il ne le sait pas encore.
Sur l'aspect monétaire par contre, il est à fond dans un mélange coco-kénésien, mais il bosse honettement son sujet. Il me fait penser à un étudiant euphorique des nouveaux conceptes qu'il vient de découvrir.
@jardidi
Je ne vois pas pourquoi les latins seraient condamnés à chercher un chef, les suisses romands en sont le contre exemple. Les Saxons aussi d'une certaine manière, il y a 80 ans...
Écrit par : alf | 16.06.2011
Ouah Nicolas, t'es beau comme le Mont Olympe.
Ah, courir dans la rosée, boire le nectar, cueillir le serpolet.
Nostalgie.
Nous, nous ne sommes pas en recherche de leader depuis des lusres.
Nous en avons un.
Et, quel homme !
Tiens je vais aller faire un petit tour du côté des primaires publiques, histoire de rigioler deux secondes. Le plus improbable, c'est lequel ?
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
Ouah Nicolas, t'es beau comme le Mont Olympe.
Ah, courir dans la rosée, boire le nectar, cueillir le serpolet.
Nostalgie.
Nous, nous ne sommes pas en recherche de leader depuis des lusres.
Nous en avons un.
Et, quel homme !
Tiens je vais aller faire un petit tour du côté des primaires publiques, histoire de rigioler deux secondes. Le plus improbable, c'est lequel ?
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
Ouah Nicolas, t'es beau comme le Mont Olympe.
Ah, courir dans la rosée, boire le nectar, cueillir le serpolet.
Nostalgie.
Nous, nous ne sommes pas en recherche de leader depuis des lusres.
Nous en avons un.
Et, quel homme !
Tiens je vais aller faire un petit tour du côté des primaires publiques, histoire de rigioler deux secondes. Le plus improbable, c'est lequel ?
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
@Alf,
Alf, Alf... pfff... même quand il s'agit de trousser un post un peu vachard vous ne savez pas tenir la note.
Hayek, ça ne vaut rien ; ça impressionne les élèves de première année de la rue Saint-Guillaume - ces intelligences adolescentes -, c'est dire ce que ça vaut ; Hayek donc, ne fait jamais état que de ratiocinations qui aboutissent aux mêmes impasses que celles de ses camarades du même genre et à peine plus tartes.
La raison ne se réduit pas au calcul figurez-vous ; alors du coup, toutes vos jolies histoires - de l'homo oeconomicus en passant par le calcul subjectif et je ne sais quel ordre spontané ou autres joyeusetés de ce même niveau et au ras des pâquerettes (cf. Arrow/Debreu) - sont tout justes bonnes à mettre aux cabinets.
Hayek, Bastiat (le plus consternant de tous, surtout quand on le présente comme un philosophe de la politique), Smith (son essai sur la richesse des nations est bourré d'âneries et d'erreurs logiques qu'un élève de première année de philo ne ferait pas : lisez donc Michéa, pauvre bougre d'Alf), ont produit des "oeuvres" dont je ne me servirait pas même comme faf à train en période de pénurie de rouleau triple épaisseur.
L'économie politique n'est pas une science ; elle ne relève d'aucun critères de scientificité véritable ; c'est authentiquement du fifre. Galbraith disait même que toutes ces théories "n'ont aucun lien nécessaire avec le réel".
Tout cela est nulle et non avenu ; l'économie politique n'est qu'une immense bulle de vide suspendu au dessus rien.
Alors effectivement Alf vous ne coassez pas, ou plus, puisque vous venez de vous noyer dans ce verre d'eau qui vous servait de mare.
ps : je n'ai malheureusement pas le temps de vous faire un cours sur le républicanisme civique néo-athénien - de toute façon vous n'y comprendriez que dalle, y vous manque manifestement les bases - pour vous parlez de vrais philosophes de la politique, et non de ces baltringues quart d'économiste et demi-quart de philosophe.
Bisou dans l'cou.
;-)
Écrit par : Terence | 16.06.2011
Plié - e -
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
Plié - e -
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
Plié - e -.
(?)
Écrit par : GAIA | 16.06.2011
kama
Le mieux serait de placer chez un gestionnaire d'actifs australien, pays riche en matières premières, comme celui-ci :
http://www.thetrustcompany.com/leaving-pb-login.html
Écrit par : olaf | 16.06.2011
Complément d'analyse :
http://econoclaste.org.free.fr/dotclear/index.php/?2011/06/15/1797-l-euro-survivra-t-il
Écrit par : olaf | 16.06.2011
@Terence ; « Smith (son essai sur la richesse des nations est bourré d'âneries et d'erreurs logiques qu'un élève de première année de philo ne ferait pas : lisez donc Michéa, pauvre bougre d'Alf) »
Michéa est donc la perfection même, si cela était seulement possible, cette idée serait immédiatement réfutée par son analphabétisme économique total (la remarque sur les voiture brûlée d'une de ses vidéos est si commune et pitoyablement révélatrice sur ce point que j'en suis presque désolé pour lui).
Dé lors il est évidement bien pratique d'être incapable (ou ne pas vouloir) accepter le caractère scientifique de l'économie (politique), cela dispense de se sentir plus « Robert » que Lucas/Mundell/Turgot au choix (Redford étant hors sujet).
Je n'aurais aucun mal à vous enfoncer dans cette dernière ligne pardon tranchée de défense.
Cela dit, je vous l'accorde il y a bien en économie des escrocs (Keynes) et des ratés vivant au crochet des autres (Marx).
« je n'ai malheureusement pas le temps de vous faire un cours sur le républicanisme civique néo-athénien »
Dommage cette perspective était très excitante …
« Bisou dans l'cou. »
… heu en fait non , oubliez.
@: « L'économie politique n'est pas une science ; elle ne relève d'aucun critères de scientificité véritable ; c'est authentiquement du fifre. Galbraith disait même que toutes ces théories "n'ont aucun lien nécessaire avec le réel". »
Pourtant, Galbraith en fait de l'économie, c'est très fort de citer un économiste pour prétendre que sa discipline n'existe pas. Contradiction performative s'il en est.
http://www.dailymotion.com/video/x2n3s2_free-to-choose-partie-3-le-pouvoir_news
Votre humour comme votre incompétence sont impayables.
Écrit par : Alf | 16.06.2011
@Alf,
Le réel à tranché le débat en 2008 : des baltringues internationaux - surtout chez les libéraux -, par centaines de milliers !
Une autre question ?
ps : à un étudiant dont l'intelligence est moyenne et qui veut absolument faire des études supérieures je conseillerais de faire des études d'économie ; s'il s'agit d'une intelligence sous médiocre, de l'économie politique - une thèse même - ; mais, s'il a de réelles facultés, alors qu'il fasse des sciences (Math, physique, chimie, bio...), de la philo, des études de lettres, d'histoire, de droit, bref, tout ce qu'il veut, mais qu'il ne se gâche pas la tête à étudier l'économie - où alors qu'il ne fasse pas que cela, par pitié.
En matière de mathématiques appliquées à l'économie je m'adresse à un mathématicien ; en matière d'histoire économique, à un historien ; mais à vrai dire, tout cela est la faute des économistes libéraux, car les autres finalement réfléchissent encore.
Si un jour un de mes enfants m'explique qu'il veut faire des études d'économie je le soumettrai d'abord à un test ADN pour déterminer si je suis vraiment le père ; ensuite, je le prendrai très mal ; s'il devient un économiste libéral, je réduis son héritage à la seule réserve héréditaire, et je lui demande de publier sous un pseudonyme.
Tout économiste de la mouvance libérale est, pour moi, un Dr Faustroll (vous googliserez - dire qu'en plus je fais votre éducation).
Bien sûr, il y a pire encore - enfin pour moi -, l'école de commerce et le MBA aux "States" !
Vous, vous avez fait une école de commerce non ?
Écrit par : Terence | 16.06.2011
@Terence : "Le réel à tranché le débat en 2008 : des baltringues internationaux - surtout chez les libéraux -, par centaines de milliers !"
Oulala ! plus la misère intellectuelle est grande plus elle s'étale. Encore une des conséquences dramatique de l'enseignement dispensé par l'éducation nationale.
Voilà ce que donne en 2002 l'intervention au sénat d'un bon économiste, sénateur de surcroit.
http://paul.house.gov/index.php?option=com_content&task=view&id=323&Itemid=60
TOUT y est dit, causes, acteurs et conséquences 4 ans avant la crise.
Au passage la crise n'a pas commencé en 2008 mais en 2006 lorsque le marché immobilier à plongé. 2008 c'est quand les politicien on décider d'apporter des "solutions" aux problèmes qu'ils ont créé... mais vous n’êtes pas à une approximation prés.
@"En matière de mathématiques appliquées à l'économie je m'adresse à un mathématicien"
Ha ben je comprend mieux, des calculs sans hypothèses, on ne peu pas être déçu, il suffit de choisir par avance le résultat que l'on souhaite obtenir.
@"Vous, vous avez fait une école de commerce non ?"
Oui et j'édite les auteur libéraux. Voilà tu sais tout papa, j'ai fait mon coming-out, maintenant on peu se tutoyer.
Écrit par : Alf | 16.06.2011
@Terence
Un ami libéral à également envisagé le risque de voir ses enfants devenir socialistes. Il à pris des mesures radicales.
Ne ratez pas l'éducation civique de vos enfants
par Christian Michel
http://ami.du.laissez-faire.eu/articles.php5
Écrit par : Alf | 16.06.2011
Se qui est intéressant c'est que tous les partis politique(droite-"gauche"-centre-extrême) grec,sont prêt a abandonner leur peuple a la vindicte des marchés et a l'Europe de Bruxelles.
Se qui est plutôt évident c'est qu'aucun ne prendra la responsabilité de l'effondrement de la zone Euro en "proclament" le défaut de paiement ,ils ont porterons le préjudice devant l'histoire et cela pour très longtemps.
J'imagine qu'en d'autres temps le général de Gaulle l'aurais fait en rigolant et sur un pied.
Écrit par : yan2a | 16.06.2011
@Alf,
Je ne tutoie évidemment pas les individus issus d'une école de commerce, surtout si elle est prestigieuse. Ce serait déchoir.
Je n'ai d'accointances immédiates et fulgurantes qu'avec les manuts qui prennent le verre de blanc au balto - en bas d'chez-moi - à la sortie des chantiers ; vous comprendrez que je donne la priorité du tutoiement facile aux personnes de qualité.
A ce propos, je ne suis pas même sûr que mon homme de bar habituel daignerait vous adresser la parole, et il aurait raison ; sachez mon ami qu'il est des mains fatales à la dignité ouvrière.
Vous et les vôtres avez bien trop décimé les rangs de la France du travail et depuis depuis bien trop longtemps, pour que celle-ci vous fasse l'honneur d'un regard amical autour du Saint Calice de 17 h.
Oui, chez nous aussi ont fait les vêpres ; et c'est ainsi qu'on prie tous les jours pour que des zozos dans votre genre ne croisent pas malhabilement deux courbes de tendance qui transporteraient, illico, le travail qui reste l'autre côté d'la Mer de Chine.
Le tutoiement, ce s'ra donc impossible ; c'est une question d'principe, de morale même. Mes camarades de 17h ne comprendraient pas.
Et puis s'il vous plaît, ne mentionnez pas le mot "éditeur", ce bon vieux Cramer vient d'faire un salto arrière dans sa tombe ; la "littérature" économique, ça ne s'édite pas, ça se fourgue au litre, celui de la copie que l'on pi..e, après un d'mi.
Sur le reste, j'vous ai déjà rendu mon ordonnance !
Bien l'bonsoir Monsieur l'économiste.
Écrit par : Térence | 16.06.2011
@Terence : "Je ne tutoie évidemment pas les individus issus d'une école de commerce, surtout si elle est prestigieuse."
ho c'est la meilleure, attend que je me souvienne de son nom... l'ESSEC, c'est ça. Le top du top.
Ne dit rien à maman, elle n'y survivrait pas.
Je t'aimes malgré tout.
(désolé Laurent, je n'ai pas pu m'en empêcher :-) )
Écrit par : Alf | 16.06.2011
@Alf,
L'Essec, et ?
Ah on se marre bien quand même...
Écrit par : Térence | 16.06.2011
@ Terence
J'ai fait l'ESSEC, voilà pourquoi Alf évoque cela. Je note juste que mes idées politiques (et économiques) étaient déjà très arrêtées à cette époque. J'ai retrouvé des journaux étudiants que j'avais créé à l'époque. Je pense que je vais mettre ces vieux papiers sur le blog cet été...
@ Yan2a
Très juste !
Écrit par : Laurent Pinsolle | 17.06.2011
@LP,
Personnellement, mes idées politiques ont passé le feu des chantiers, de la chaîne, du travail précaire et des foyers de jeunes travailleurs. C'est c'que j'appelle un CV bien rempli.
Je ne crois pas à l'économie comme pensée politique. Les théoriciens-zozo dont notre brillant ami fait mention ne font jamais qu'illustrer, par leur mauvais calculs, une philosophie politique de la misère qui nous mènent à grands pas vers un régime de jungle.
Une "pensée" politique précède toujours une démonstration économique. Mais tout le problème de l'expert est là, il est incapable, souvent, d'élargir son champ de réflexion, et de remonter aux principes politiques qui déterminent ses développements et conclusions.
Il n'est pas étonnant que le défaut de conscience citoyenne et politique corresponde avec une chute du niveau de culture générale au sein de nos élites autoproclamées.
Je sais pertinemment que vous avez fait l'Essec, mais j'ai bien du mal à croire que c'est cette école qui, par son enseignement, a éveillé chez vous une quelconque conscience politique et citoyenne.
Que pensez du gars qui entre à l'ESSEC, l'ESCP-EAP, HEC... et en sort libertarien quatre ans plus tard ? Pour ma part, je dirais qu'il s'est fait usiner intellectuellement.
Le parcours scolaire - aussi brillant soit-il - importe peu ; ce qui compte, c'est de savoir prendre de la distance avec son CV et ceux qui vous ont "formé" l'esprit. Voilà ce que Alf devrait essayer de comprendre.
La politique, c'est les troquets, le verre de rouge au comptoir. Quand la politique sera devenu un concours entre théoriciens de la Banque Centrale, la démocratie sera bien mal barrée.
En ces temps d'européisme forcené, la démocratie, c'est le comptoir grec et les gars dans la rue : CQFD.
Écrit par : Terence | 17.06.2011
@ Terence
Ma conscience politique était largement antérieure à l'ESSEC et mes idées y étaient déjà bien arrêtées.
Je pense que le problème, c'est qu'une grande partie de l'élite ne réfléchit pas tout simplement, à la fois par manque de temps, d'intérêt, de conformisme et se contentent donc du prêt-à-penser dominant. Le sondage sur le protectionnisme montre en revanche que les Français ont bien mieux compris ce qui se trame.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 17.06.2011
En Allemagne l'option retour au Mark se précise, d'ailleurs j'ai transféré mon épargne française en Allemagne puisqu'y résidant, car si il y a sortie de l'Euro, les transferts de capitaux entre pays européens vont être très contrôlés :
http://www.presseurop.eu/fr/content/article/428321-la-tentation-du-mark
Écrit par : olaf | 17.06.2011
@LP,
"Ma conscience politique était largement antérieure à l'ESSEC et mes idées y étaient déjà bien arrêtées."
C'est bien ce que j'ai dit - ou sous-entendu. Vous avez su, vous, prendre de la distance avec ce qui vous a été présenté. Mais, sincèrement, est-ce le cas de la majorité de vos camarades de promo et des promo suivantes ?
Les écoles qui forment les élites économiques ont de considérables responsabilités.
Et ce pauvre Nicolas, pas économiste pour un sou, et qui n'a pas fait l'Essec mais le Barreau, n'est pas plus capable d'une remise en cause des dogmes de l'époque. Sa dernière conférence de presse, ce jour, avec Merckel, nous le confirme : l'Euro, jusqu'à la lie ; c'est l'euro ou la mort, soit la mort ou la mort.
Ce qu'a semblé nous confirmer également, toujours lors de cette conférence, le glorieux Nicolas, c'est que s'il y a une résolution de l'ONU - donc des Etats-Unis - la France pourrait être engagée en Syrie : ils sont fous, dingues ; comment ai-je pu - la faute à Guaino - voter pour ce type qui est le toutou d'Obama, de Wall Street, et du complexe militaro-industriel américain.
Relire "Le grand échiquier" de Zbigniew Brzezinski.
Indiquons au passage que Philippe Némo sort ces derniers jour un ouvrage à lire absolument, et dont Rioufol fait l'éloge.
Je crois LP, qu'il faut qu'ils s'en aillent, tous !
Sur le protectionnisme : comment voulez-vous qu'un protectionnisme soit mis en place au niveau européen, c'est impossible : nous sommes 27 économies avec 27 structures économiques différentes.
Ce sont les Etats nationaux qui doivent mettre en oeuvre ce protectionnisme et doubler celui-ci de dispositions spécifiques - plus favorables - pour les pays de la zone UE ou même EEE.
Le sondage en cause et les articles affiliés à celui-ci parlent encore d'Europe et de protectionnisme européen ; or, c'est de nations qu'il faut parler. J'en ai ras le bonnet des journaleux qui font semblant de ne pas comprendre, et de ces organes de presse qui commandent les sondages qui les arrangent. Les français veulent un protectionnisme français. La rééducation médiatique, ça suffit.
Notre seul point d'appui démocratique, c'est l'Etat-nation. Une Europe respectueuse des peuples ne peut que signifier coopérations des nations en Europe. Mort à l'UE, mort à l'Euro.
Écrit par : Terence | 17.06.2011
@terence
"Une "pensée" politique précède toujours une démonstration économique."
Voulez vous dire que vous considérez que l'on ne peut rien démontrer objectivement en matière économique et que cette discipline est tjr un outil au service d'un objectif politique ?
"Que pensez du gars qui entre à l'ESSEC, l'ESCP-EAP, HEC... et en sort libertarien quatre ans plus tard ? Pour ma part, je dirais qu'il s'est fait usiner intellectuellement."
Si vous me trouvez un mouton sorti libertarien d'une école de commerce je suis preneur, mais j'en doute TRES fortement.
"Les écoles qui forment les élites économiques ont de considérables responsabilités."
Elle forment a une salade des paradigmes qui font consensus à une époque donnée, à une époque ou le communisme était à la mode parmi les intellos, on n'entendait parler que de cela.
Les idées libérales ont été littéralement exclues de l'enseignement (jusqu’aux années 50) puis réintroduites très progressivement avec énormément de perte en qualité, à tel point que des auteurs français célèbres à leur époque ont été retraduits depuis les US (c'est le cas de Tocqueville par R.Aron et de Bastiat).
Les renseignement généraux n'ont découvert les libéraux/libertariens qu'avec la candidature de Ron Paul aux US , c'est pour dire...
Personnellement j'suivi un cursus en fac et l'enseignement en économie y est dégueulasse (de Keynes à Lénine et Rosa Luxembourg), c'est du bourrage de crâne, jamais je ne paierais pour ça si on ne m'y forçait pas.
Personnellement, ado j'avais les idée de Laurent (celles de mes parents) et j'écoutais radio courtoisie. Deux petites heures par semaine, il y avait des libéraux, alors j'ai lu Hayek, Bastiat et d'autres à 17 ans. Alors seulement j'ai quitté la droite qui était ma famille de pensée pour devenir libéral.
Écrit par : Alf | 17.06.2011
@ Alf
En fait, j'ai fait mon éducation économique tout seul, en lisant le Monde essentiellement qui plus est, au moment du débat sur l'autre politique, sur la politique de franc cher (dite "franc fort" et Maastricht). JP Chevènement et P.Séguin (et d'autres intellectuels, Todd, Allais ou J.Calvet).
Je peux vous dire que les idées qui prédominaient étaient franchement libérales dans les années 90...
@ Terence
J'étais franchement atypique d'un point de vue des idées...
Sur le protectionnisme, essayons de faire quelque chose avec l'Europe et si cela ne marche pas et très rapidement, il faudra être prêt à prendre des mesures unilatérales (c'est la ligne soutenue par Todd, Sapir ou Lordon aujourd'hui). Cela sera le moyen de retirer le monopole de négociation commerciale des commissaires européens. Bon débarras. Il faut supprimer cette commission qui se prend pour un gouvernement.
Après, on pourra coordonner nos politiques commerciales entre pays européens.
Écrit par : Laurent Pinsolle | 17.06.2011
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