21.06.2011

Les trois cercles vicieux de l’euro

Un commentateur du blog m’a signalé une note de Jean Quatremer indiquant que Jean-Claude Trichet a affirmé que l’Union Européenne est comparable aux Etats-Unis et une autre de Patrick Artus affirmant à peu près la même chose. L’occasion de revenir sur les raisons de quitter l’euro.

L’UE n’est pas les Etats-Unis

Jeudi, aux Etats-Unis, Jean-Claude Trichet a ainsi affirmé que les économies européenne et étasunienne « sont diverses de la même façon », évoquant les différentiels de croissance, d’inflation ou même de coût du travail. Malgré tout, il a souligné qu’il n’y avait « pas un budget fédéral important qui puisse remédier aux chocs asymétriques ». Dans la même veine, Patrick Artus a sorti une note intitulée « s’il faut plusieurs euros, il faut beaucoup de dollars ».

Son analyse est assez habile. Il conclut que « malgré un budget fédéral de grande taille et une mobilité plus forte du travail, l’hétérogénéité des Etats-Unis, en ce qui concerne les mêmes facteurs que dans la zone euro, est aussi considérable ». Il y a plusieurs failles dans son raisonnement. Tout d’abord, les économistes définissent trois conditions pour établir une Zone Monétaire Optimale (ZMO) : mobilité du travail, budget fédéral et convergence économique.

De facto Patrick Artus souligné déjà que deux des trois critères sont vérifiés pour les Etats-Unis mais pas pour l’Europe, démontant malgré lui la pertinence de la zone euro. En outre, on peut fortement contester le fait que les économies européennes et étasuniennes soient similaires. Bien sûr, sur certains critères, on peut constater que les différences entre Etats européens sont similaires à celles des Etats-Unis. Mais c’est loin d’être vrai sur de très nombreux autres critères.

Tout d’abord, le niveau des salaires est beaucoup plus hétérogène puisque le salaire minimum atteint à peine plus de 200 euros en Slovaquie ou en Estonie. Les écarts de croissance sont colossaux (3% en Allemagne, -5% en Grèce). Et les structures économiques restent essentiellement nationales (chaines de distribution ou autres). En fait, l’Europe est beaucoup plus diverse que les Etats-Unis, économiquement, culturellement, historiquement ou linguistiquement.

Les cercles vicieux de la monnaie unique

Pire, la monnaie unique provoque de nombreux mécanismes pervers. Tout d’abord, dans un système où il n’est plus possible de dévaluer, il y a une forte prime pour celui qui a les salaires les plus faibles ou qui les réduit. Avant, un pays pouvait laisser ses salaires augmenter plus vite que le voisin, il pouvait retrouver sa compétitivité en dévaluant. Avoir une monnaie unique pousse de facto à une baisse des salaires, comme le sous-entendent le pacte pour l’euro ou la Commission.

Ensuite, il est impossible de mener une politique monétaire qui convienne à des pays aussi différents : qui peut croire aujourd’hui que l’Allemagne et la Grèce peuvent partager la même politique monétaire ? Nous allons forcément avoir une cote mal taillée qui conviendra mal aux deux, comme dans les années 2000, où la politique monétaire de la BCE était à la fois trop restrictive pour une Allemagne à la croissance lente et trop laxiste pour l’Espagne, provoquant la bulle immobilière.

Enfin, la monnaie est un moyen d’équilibrer les balances commerciales : un pays en déficit voit en général la valeur de sa monnaie baisser, pénalisant les importations et favorisant les exportations. A l’inverse, un pays en excédent voit la valeur de sa monnaie s’apprécier, provoquant le phénomène inverse. Aujourd’hui, certains pays de la zone devraient voir leur monnaie s’apprécier alors que d’autres ont un besoin impérieux de la voir se déprécier pour équilibrer leurs échanges.

En imposant une cote mal taillée, l’euro accentue les problèmes au lieu de les résoudre : l’euro reste trop fort pour les pays en déficit, les accroissant davantage et ne s’apprécie pas assez pour ceux en excédent, qui en accumulent toujours plus. Bref, loin de faire converger les pays, l’euro les fait diverger. En fait, il était plus facile de faire converger les pays européens avec des monnaies nationales. Et ce n’est pas un budget commun qui changera quoique ce soit à ces trois problèmes…

L’euro, cela revient à imposer aux pays européens qui y participent de tous chausser la même pointure, indépendamment des réalités. Non seulement cela va abîmer les pieds qui les portent mais cela finira in fine par détruire cette chaussure inadaptée que nous n’aurions jamais du porter.

Commentaires

@LP,

Est-il sérieux de prendre au sérieux l'inénarrable Quatremer ? Les hautes sphères euro-atlantistes veulent le fédéralisme, nous le savons ; les peuples, eux, n'en veulent pas : nous irons au clash et c'est tant mieux. Les peuples mettront dehors ces apprentis sorcier. Vive le peuple Grec ! Vive les peuples et les nations d'Europe !

Écrit par : Térence | 21.06.2011

Excellent billet Laurent !

Qui peut être dupe des motivations de M. Trichet, son mandat arrivant à la fin, il devient urgent de préparer une nouvelle opportunité.

Je suis tout à fait étonné que cette conjonction d'intérêts personnels coïncide avec sa volonté d'encore plus de fédéralisme :-)

Un super ministère de l'économie pour diriger les 27 états en les tenant par les bourses, cette soif du pouvoir, c'est en définitive ce qui perdra ces gens.

Un point commun toutefois entre les USA et nos amis fédéralistes, avec la forte diminution du budget alimentaire alloué aux plus démunis, nous partageons donc avec les ricains la même appétence pour creuser les inégalités, y a pas cela fait rêver le fédéralisme !

Mais je les encourage à encore plus d'actions dans ce sens, car avec l'ultimatum donné aux Grecs, ils se révèlent en finalité à moins d'un an de la présidentielle de redoutables alliés.

Bien cordialement

Écrit par : Lilian CAULE | 21.06.2011

J’étais étonné lorsque j’ai lu cette étude d’Artus, car cette comparaison avec les USA vient d’habitude de personnes ignorantes en économie, ce qui n’est évidemment pas le cas d’Artus. On peut donc parler de mauvaise foi, ce qui est regrettable de la part d’un économiste de son envergure. C’est moins étonnant de la part de Trichet qui dit souvent des contre-vérités, mais il les dit dans une telle langue de bois que personne ne s’en aperçoit ou n’ose les relever.

Écrit par : albert | 21.06.2011

Cela dit monsieur Pinsolle, lorsque vous dites que l’écart d’inflation entre l’Allemagne et la Grèce est de 8 % (entre –5% pour la Grèce et + 3% pour l’Allemagne), vous ne vous basez que sur la période récente et non sur une période longue. Or la période actuelle est atypique à cause de la crise que nous connaissons.

Écrit par : albert | 21.06.2011

Nigel Farage est député européen de UKIP à Paris

http://www.enquete-debat.fr/archives/nigel-farage-la-democratie-directe-permet-de-contourner-loligarchie-politique

J'étais à la conférence, ce n'était que du bonheur.

Écrit par : Alf | 21.06.2011

Grande différence aussi en Europe pas de langue commune donc la mobilité dans le secteur du travail est toute théorique.Sans parler de cultures millénaires à respecter.Je vois mal un Grec immiger à Helsinki pour aller y travailler et se mettre au boulot dés demain(et vice versa).

Écrit par : dissy | 21.06.2011

@Alf,

Mais que Nigel Farage mette en vente des tee-shirt à son effigie : je suis fan !!!!!

ps : non Alf, n'abordons pas le versant économique du programme de Nigel, il se peut que je sois moins fan.

pps : aller, je me repasse la vidéo, juste pour voir la gueule de Barroso et de Van Rompuy : le bonheur...

Écrit par : Terence | 21.06.2011

Ne me prenez pas trop de bande passante, je la repasse aussi !
:-)

Écrit par : Alf | 21.06.2011

@Alf

Nigel ! Nigel ! Nigel !

L'UE dans 6 mois :

http://www.youtube.com/watch?v=G_vOosqoYUA

Écrit par : Terence | 21.06.2011

Qui commande en Europe ?

Réponse : ce ne sont pas les Européens qui commandent en Europe.

C'est John Lipsky !

Lundi 20 juin, au petit matin, le patron du FMI, John Lipsky, s'empare du stylo et corrige la déclaration finale de l'Eurogroupe !

Lisez cet article :

Washington est de plus en plus inquiet de la situation à Athènes et des divisions européennes. Les Américains s'appuient sur le FMI pour durcir les conditions d'aide aux pays exsangues financièrement.

Dans la tempête grecque, la galère de l'euro embarque un 18ème passager. Il n'a rien d'un clandestin, il lui arrive même de vouloir prendre les commandes. Les États-Unis sont aussi inquiets d'un naufrage de la Grèce que le Vieux Continent. Ils n'ont cessé d'imprimer leur tempo ces derniers jours pour forcer l'équipage européen à se ressaisir.

À Luxembourg, lieu depuis dimanche d'un énième ballet ministériel d'urgence, l'effort américain s'est trouvé une figure de proue : John Lipsky, patron par intérim du FMI depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn. Lundi, au petit matin, on l'a même vu s'emparer du stylo et aider à corriger de ce qui allait devenir la déclaration finale de l'Eurogroupe, d'après plusieurs témoins.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/06/20/04016-20110620ARTFIG00785-grece-les-etats-unis-pressent-l-europe-d-agir.php

Écrit par : BA | 21.06.2011

@BA

Le pouvoir au peuple, quand ? Je rappelle que 68 - ironie de l'histoire - est aussi un article de la Constitution du 4 octobre 1958.

Que le peuple fasse savoir qu'il veut l'article 68 C. Que voulons nous ? Le droit, juste le droit !

Lisbonne, contre l'avis du peuple, article 68 ?


______

ARTICLE 68.

Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour.

La proposition de réunion de la Haute Cour adoptée par une des assemblées du Parlement est aussitôt transmise à l'autre qui se prononce dans les quinze jours.

La Haute Cour est présidée par le président de l'Assemblée nationale. Elle statue dans un délai d'un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Sa décision est d'effet immédiat.

Les décisions prises en application du présent article le sont à la majorité des deux tiers des membres composant l'assemblée concernée ou la Haute Cour. Toute délégation de vote est interdite. Seuls sont recensés les votes favorables à la proposition de réunion de la Haute Cour ou à la destitution.

Une loi organique fixe les conditions d'application du présent article.

Écrit par : Terence | 21.06.2011

A propos d’Artus qui écrivait il y a 3 ans « Globalisation, le pire est à venir », il semble penser à présent que le pire est derrière nous :

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=58822

http://cib.natixis.com/flushdoc.aspx?id=58828

Écrit par : albert | 21.06.2011

@ Terence

Il est important d'étudier les arguments de nos adversaires, pour pouvoir mieux leur répondre. Quatermer est intéressant parce qu'il a beaucoup d'influence sur les questions européennes.

@ Lilian

Merci

@ Albert

Les chiffres que j'évoque sont sur la croissance. Si l'écart est temporaire bien sûr, il est néanmoins intéressant car il montre qu'il est impossible d'avoir une politique monétaire adaptée à des situations si disparates.

P.Artus est quelqu'un de paradoxal. Il a donné beaucoup d'éléments qui démontrent les ravages de l'euro ou de la mondialisation mais n'arrive pas à faire sa révolution. Plus que de la mauvaise foi, je crois au contraire à une trop grande foi dans certains dogmes...

@ Dissy

Très juste, je l'ai noté dans le papier.

@ BA

C'est juste. En coordination avec Barroso et Trichet et en protégeant en permanence les intérêts de la finance...

@ Alf

Merci pour le lien. Il faut que j'écoute.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 21.06.2011

@ Terence

En effet, il est excellent. Je vais me passer celle du Parlement en boucle !!!

Écrit par : Laurent Pinsolle | 21.06.2011

@Laurent

Hohooo ! le crime de lèse-oligarchie, c'est pas bien.
http://www.debout-la-republique.fr/Nicolas-Dupont-Aignan-ne-se-couche,1405.html

Bon Quand est-ce qu'il commet l'irréparable en cosignant la loi anti-oligarchie ?
http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion3328.asp

Déjà 50 députés l'ont fait ! Il ne vas pas être le dernier quand même ?
http://www.assemblee-nationale.fr/13/dossiers/cosignataires_61559.html

M. Pierre-Christophe Baguet
M. Marc Bernier
M. Étienne Blanc
M. Jean-Claude Bouchet
M. Bernard Carayon
M. Philippe Cochet
M. Jean-Pierre Decool
M. Jean-Michel Ferrand
M. Jacques Grosperrin
M. Louis Guédon
M. Jean-Jacques Guillet
Mme Françoise Hostalier
M. Patrick Labaune
M. Thierry Lazaro
M. Marc Le Fur
M. Lionnel Luca
M. Philippe Armand Martin (Marne)
M. Didier Quentin
M. Éric Raoult
M. Francis Saint-Léger
M. Daniel Spagnou
M. Michel Terrot
M. Bernard Deflesselles
Mme Bérengère Poletti
M. Élie Aboud
M. David Douillet
M. Franck Marlin
M. Étienne Mourrut
M. Philippe Vitel
M. Pierre Morel-A-L'Huissier
M. Jean-Marie Morisset
Mme Véronique Besse
M. Dominique Souchet
M. Francis Hillmeyer
M. Jean-Claude Flory
Mme Christine Marin
M. Jacques Kossowski
M. Patrice Martin-Lalande
M. Patrick Beaudouin
M. Éric Diard
M. Bernard Gérard
M. Jean-Marc Nesme
M. Philippe Vigier
M. Patrice Verchère
M. Dominique Le Mèner
M. Jacques Remiller
M. Dominique Tian
M. Georges Mothron
M. Claude Leteurtre
M. Bernard Depierre

Écrit par : Alf | 21.06.2011

@Alf,

Loi anti-oligarchie + article 68 C. = ?

Écrit par : Terence | 21.06.2011

Artus pose le problème de façon un peu nouvelle. Même s'il fait peu de cas des différences décisives que sont la mobilité du travail et des transferts budgétaires, il découvre un point fondamental: la nature politique de l'Union monétaire.
Dans un cas comme dans l'autre, c'est une union politique qui mène à une union monétaire, et c'est bien, in fine, sur la fragilité de l'Union européenne que les marchés spéculent. Or, cette fragilité - surtout si on la compare à un Etat-Nation de l'âge des Etats-Unis, vieux de 250 ans, qui ne connut qu'une guerre civile et se releva renforcé et dominateur de deux guerres totales provoquées d'ailleurs par la haine inexpugnable "des membres du club Europe"- elle est incontestable.
La crise de l'euro a ceci de passionnant qu'elle oblige à s'interroger sur la nature profonde de l'Europe, c'est-à-dire le mouvement historique dans lequel elle s'inscrit, sans les faux-semblants des trente dernières années. Or, l'Europe, avant tout, est une composition d'Etats-Nations dont l'homogénéité culturelle est toujours en cours de renforcement depuis bien longtemps (10 siècles pour certains). Elle est aussi la coopération de ces Nations entre elles depuis 1945 dans une certaine harmonie, mais elle n'est pas du tout, un Etat-Nation à elle toute seule. L'expression des souverainetés démocratiques apparus en gros lors des trois derniers siècles s'exprime à l'échelle de ses nations et aucune tendance ne semble à l'œuvre pour inverser ce mouvement (qu'on songe à l'extrême médiatisation des scrutins nationaux, et qu'on les mette en parallèle avec les échéance européenne et locales... Qu'on songe également à l'extrême polarisation de la vie politique, partout en Europe, sur la personnalité du chef de l'Exécutif national...Qu'on songe aussi à la maîtrise généralisée des langues nationales au sein des nations qui n'a jamais été aussi complète, y compris dans des pays récents comme l'Allemagne ou l'Italie...).
Voilà la situation politique de l'Europe, il n'est pas du tout impossible qu'à long terme et au grès des évènements historiques se constitue un peuple, une souveraineté et pour finir un Etat-Nation européen, il est sans doute légitime de bâtir dès aujourd'hui les bases qui, prolongées longtemps dans l'avenir, pourront favoriser cette émergence (comme par exemple des programmes d'échanges linguistiques à grande échelle avec l'Allemagne), mais il faut bien garder à l'esprit que l'Europe est une échéance de très long terme et qu'en attendant il nous faut respecter la souveraineté nationale, base de la démocratie et réalité actuelle de l'organisation humaine, faute de quoi l'Europe, en tant que projet de long terme, sera mis à bas par les peuples.

Or de ce constat, pour en revenir à l'euro, découle plusieurs choses. D'abord, il est impossible de concevoir toute politique économique européenne qui ne respecterait pas strictement l'intérêt et la sécurité des nations sous couvert d'intérêt européen. C'est-à-dire qu'il est impossible comme le voudrait Artus que se mette en place à une échelle continentale une spécialisation industrielle trop poussée. La divergence qu'il constate à ce niveau n'est pas le signe que l'Europe se rapproches des EUA, elle est un dangereux indicateur de désindustrialistion pour certains pays, au profit d'autres. Il est absolument impensable que demain l'Allemagne s'industrialise aux dépens de la France ou de l'Italie au nom d'un principe fédéraliste absolument chimérique. Cette vision est tout simplement irresponsable et abyssalement naïve d'un point de vue historique et politique. Ce que peut se permettre le Texas par rapport au New Jersey (c'est-à-dire deux Etats certes différents mais au sein d'une fédération moult fois éprouvée, et dont la communauté culturelle et patriotique, en un mot dont l'assise populaire est à la fois solide et évidente pour quiconque a voyagé là-bas), la France ne peut pas l'accepter de l'Allemagne, est-il besoin de le justifier par l'Histoire? Si tel était le cas, cela nous conduirait non pas au fédéralisme, mais au contraire à l'appauvrissement et donc à l'affaiblissement de la France et au renforcement de l'Allemagne, toutes choses qui mèneraient en fait au renforcement des nationalismes, étant bien évident que l'Allemagne n'accepterait jamais de transférer les sommes compensatoires. Le cas belge n'est-il pas une illustration suffisante de ce fait inévitable?

En un mot il est parfaitement évident que la position dite fédéraliste qui est défendue par les gardiens de l'euro est une aporie. Que la majorité de nos élites en viennent à la défendre prouve bien s'il en était besoin à quel point elles ont abandonné toute forme de croyance en leur pays. Ce qui est terrifiant, c'est que je ne pense pas que des gens comme Artus soient inconscients de telles évidences historiques, ce qui fait que derrière le discours de façade, il nous faut bien reconnaître à nouveau le masque de la trahison de gens prêts à tout, même à vendre leur pays et ses intérêts, pour sauver les leurs et ceux de leurs employeurs de pacotille.

Écrit par : LL | 22.06.2011

D'accord avec Alf.

NDA doit signer cette proposition (bien insuffisante, mais c'est un premier coin) ou expliquer pourquoi il ne le fait pas...

Écrit par : A-J Holbecq | 22.06.2011

@Terence :"Loi anti-oligarchie + article 68 C. = ?"

Je ne sais pas, éclairez-moi ?

@A-J Holbecq

Oui et il faut aussi convaincre des parlementaires de gauche, pour l'instant, c'est 90% d'ump, un peu de Centre et de Divers.

Mois je fréquente surtout le centre droit.

Écrit par : Alf | 22.06.2011

@Alf,

"Le Président de la République ne peut être destitué qu'en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat."

Qu'est-ce qui empêche un référendum sur la destitution de Nico 1er ; ce dernier refusera de signer et de soumettre à référendum, le parlement, face à la volonté du peuple, n'aura plus qu'à mettre en oeuvre lui-même la procédure de l'article 68. Le peuple aura parlé !

;-)

Écrit par : Terence | 22.06.2011

Der Spiegel (le Miroir) est le plus grand et le plus influent hebdomadaire allemand d'investigation, créé par Rudolf Augstein en 1946-1947.

Der Spiegel est un grand magazine d'enquêtes et d'investigation allemand de tendance centre gauche.

(Source : Wikipedia)

Pour Der Spiegel, la cause est entendue : l'euro est mort.

Regardez bien la photo de couverture :

http://www.spiegel.de/spiegel/0,1518,ausg-4929,00.html

Nachruf auf eine gemeinsame Währung = "Nécrologie de la monnaie unique."

Écrit par : BA | 22.06.2011

@Terence

le texte ne le propose pas, il propose:
1-de mettre la démocratie directe localement.
2-de rejeter une nouvelle loi voté pendant 3 mois avant promulgation.
3-de rejeter un traité international.
4-de modifier la constitution

Le dernier point permettant de faire A TERME tout ce que la majorité des français veux.

Écrit par : Alf | 22.06.2011

@ LL

Merci pour ce commentaire que je partage largement. En revanche, je crois de moins en moins à cette idée de l'évolution de l'Europe vers une seule nation, même à très long terme. Ne s'agit-il pas d'une tour de Babel ? D'un fantasme absolu ? Pourquoi faudrait-il restructurer les Etats comme de vulgaires entreprises ? Ce qui se passe en ce moment semble indiquer le contraire.

@ BA

Merci pour ce lien. Je vais en parler demain.

@ Alf et Terence

Je reste partagé sur la DD. Je ne vais pas reprendre ce débat. C'est vrai que je n'y suis pas hostile par principe (en bon gaulliste, je suis partisan de l'usage du référendum). En revanche, la DD à la mode suisse ou californienne a quand même montré de grandes limites (décisions contradictoires poussant la Californie vers l'impasse financière, les habitants votant pour limiter les impôts et augmenter les dépenses...).

Écrit par : Laurent Pinsolle | 22.06.2011

@Laurent : "décisions contradictoires poussant la Californie vers l'impasse financière, les habitants votant pour limiter les impôts et augmenter les dépenses..."

L'article de The economist est clairement mensonger sur ce point. En fait cet article il transpire l'establishment. D’ailleurs je trouve ce journal moins libéral que pendant mes études alors que j'avais des positions très radicales.

Écrit par : Alf | 22.06.2011

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