23.06.2011

Grèce, Espagne : l’impasse de l’euro

Plus le temps passe, plus nous comprenons que les politiques qui sont menées dans les pays « aidés » par l’Europe n’aident en réalité que les créanciers et surtout pas des peuples qui sont littéralement saignés et expérimentent une régression sociale inédite depuis la guerre.

Athènes étranglé, dépecé et sous tutelle

La situation de la Grèce est la plus dramatique. Malgré tout, le pays a montré son volontarisme en divisant par deux son déficit en deux ans (qui était encore de 15% du PIB en 2009), malgré une récession sauvage (PIB qui aura baissé de 10% à la fin de l’année). Les plans d’austérité sont impitoyables : baisse du nombre de fonctionnaires, baisse des prestations sociales, coupe à la hache dans les salaires (certains fonctionnaires ont vu leur traitement réduit de 20%).

Mardi soir, le Parlement a voté la confiance au gouvernement, ouvrant la voie au déblocage du plan européen. Mais cela nécessitera des privatisations massives, littéralement une vente du pays à l’étranger qui choque de plus en plus la population. Se pose un triple problème : les créanciers sont pour l’instant totalement épargnés, il n’y aucune perspective de redressement solide et enfin, le pays est totalement sous la tutelle de la troïka FMI / BCE / Commission.

Menace sur Madrid

L’Espagne est aujourd’hui le pays que tout le monde surveille car un emballement des marchés sur la dette espagnole pourrait tester durement les capacités financières du fonds européen en nécessitant une aide de plusieurs centaines de milliards d’euros. Pour l’instant, la situation est relativement stable dans la mesure où les taux longs oscillent entre 5 et 5.5% depuis six mois, marquant la relative confiance des marchés à l’égard des mesures du gouvernement.

Mais le FMI vient de publier un rapport alarmant sur l’économie espagnole, reprochant à la fois le manque de croissance et une certaine lenteur dans l’avancement des « réformes », nom commode pour qualifier le démantèlement du modèle social national (même s’il comportait sans doute des défauts). Bref, d’une part le FMI demande des mesures qui pénalisent la croissance, de l’autre il critique le manque de croissance qui résulte des mesures qu’il recommande.

Des plans inhumains et imbéciles

En fait, ces plans sont totalement imbéciles. Dans le cas de la Grèce, tout le monde sait que dans deux ans, la dette aura explosée puisque les plans d’austérité provoquent une contraction sauvage du PIB. Bref, c’est un pays affaibli économiquement et socialement qui devra assumer une dette encore plus importante qu’aujourd’hui, et de facto impossible à rembourser. Seuls les créanciers privés auront profité de l’intervalle pour se désengager, remplacés par les Etats et le FMI…

En fait, ces pays ont autant un problème de dette que de croissance. Calmer la progression de la dette n’aura aucun intérêt si le PIB baisse… Et pour retrouver de la croissance, il faut améliorer la compétitivité. Comme l’avaient souligné Nouriel Roubini ou Jacques Sapir, la voie d’une baisse des salaire serait trop dure socialement et il n’y a donc qu’une seule solution : la sortie de l’euro assortie d’une dévaluation. C’est ce dont j’ai pu débattre mardi soir sur France 24.

Loin de régler les problèmes, les plans actuels ne font que les différer en les faisant grossir. La troïka montre à nouveau son irresponsabilité en engageant beaucoup d’argent pour rien. Mais les lignes bougent : un économiste grec vient de réclamer une sortie de la zone euro.

Commentaires

Pour info

Roland Hureaux : “L’Union européenne vit aujourd’hui ses derniers jours”
http://www.enquete-debat.fr/archives/roland-hureaux-lunion-europeenne-vit-aujourdhui-ses-derniers-jours

Écrit par : Alf | 23.06.2011

Vous êtes pas mal en vrai Laurent..... J'ai bien aimé l'interview, et constate comme vous qu'il y a deux solutions à cette sortie de crise. L'une facile et l'autre pas, l'une qui ne concerne que la Grèce, l'autre qui nous concerne tous. L'une qui exclut, l'autre qui inclut.....
La première serait de dévaluer, sortie par le bas, on dégage la Grèce, et puis finalement le Portugal, l'Espagne, l'Italie..... On laisse les Allemandas creer leur Mark avec les neerlandais, les luxembourgeois, l'Autriche..... le bon vieux Reich est de retour.....
La deuxième serait de créer enfin cette Europe politique qui serait le reflet de l'économique. Une Europe qui serait gerée comme un tout, avec des mécanismes de compensation et autres, et pas comme une somme de Nations hétroclites. Vous avez raison, ces Nations n'ont rien de commun si ce n'est l'aspiration à être ensemble. Et cela vaut tout les efforts du monde, tous les sacrifices. Se battre pour quelque chose de plus grand que soi.....

La vision économique et la vision politique. Je crois en l'homme, l'économie n'est qu'un instrument qu'il a inventé.... Je ne puis cesser d'être un doux reveur, un idéaliste qui rêve d'un monde en paix. Et l'Europe pour imparfaite qu'elle soit montre la voix, Que le chemin soit dur, semé d'embûches, soit! Il n'en reste pas moins que pour notre avenir, il faut l'emprunter.

Alors proposez moi des solutions qui nous permettent de capitaliser sur l'acquis, et pas de mettre à bas ce pour quoi nos parents, grand-parents et autres aieuls se sont battus! Donnez moi espoir pour demain, pas le grand retour en arrière que vous préconisez. En tout état de cause le retour en arrière n'est jamais possible, et aujourd'hui bien malin celui qui prétend maitriser les effets d'un éclatement de la zone Euro.....
le passé est certes confortable, mais il ne porte pas d'espoir, seul l'avenir et le chemin qu'il nous reste à parcourir nous permettent d'y croire encore, malgré tout, envers et contre tout.....

Alors parlez moi d'espoir, lachez ces chiffres et regardez les hommes, comprennez la mesure de ce que nous sommes capables d'accomplir pourvu qu'on y croie, et affranchissez vous de vos doutes. Il y a de l'espoir, il est là, juste devant nous! Et l'Europe, la vraie, pas le Machin, en est le symbole vivant.
je suis fier que de partout dans le monde des gens qui ont moins que nous nous prennent en modèle, essayent de se rassembler, de se construire un avenir commun plutôt qu'une éternité d'affrontements. Je suis fier de cette Europe moi qui en suis le fils, qui vient de deux pays différents... Et vous voudriez m'enlever cette appartenance, et me renvoyer à un avenir national nationalisant? Où mon horizon serait bien moins loin, où mon futur s'écrirait dans le combat que nous livrons à nos voisins?

Je suis convaincu que si vous cherchiez les motifs de continuer cette experience, vous les trouveriez. Ils ne s'inscrivent pas dans un horizon économique, ni même politique, mais bien plutôt social et humain. Et c'est bien de cela qu'il s'agit!

Écrit par : kama | 23.06.2011

@Kama
Je ferai plus court et moins lyrique que vous.
Pour ma part, je pense qu'il est trop tard, nous avons pris la route en impasse, il fallait prendre celle d'une véritable Union fédérale à 6 pays, puis, intégrer progressivement ceux qui acceptaient les mêmes règles fiscales et sociales.
Il fallait un vrai Parlement, mais surtout la mise en place immédiate d'une langue commune de communication: l'espéranto.
Il fallait .... plein de choses, mais surtout prendre le bon chemin!
Un fédération à 6 ou même 12 était possible.. elle ne l'est plus à 27...

Écrit par : A-J Holbecq | 23.06.2011

@A-J Holbecq

Un empire français européen... mondial...
haaa... les rêves d'uniformité...

Écrit par : Alf | 23.06.2011

@Alf
Vous semblez n'avoir pas compris ce que j'écrivais ... pas grave.

Écrit par : A-J Holbecq | 23.06.2011

Bonjour et merci : cette série d'article est toujours très intéressante..

Écrit par : générique | 23.06.2011

@ Kama

Mon rêve d'Europe, ce sont les ministres de l'industrie français, allemand et italien qui se voient un jour et qui décident de créer une agence pour développer un plastique durable, sans pétrole. Ce sont les ministres français, allemand, italien et espagnol qui créent une Zone Européenne Financière, qui met au ban les parasites fiscaux, remet la finance au service de la collectivité et discipline les multinationales qui font de l'évasion fiscale. Ce sont les ministres d'une Union des Etats Européens qui décident de joindre leur force pour monter un plan Marshall à direction des pays arabes qui adoptent la démocratie...

Voilà mon rêve d'Europe.

L'euro, à supposer que l'on soit neutre sur le principe de souveraineté (ce qui n'est pas mon cas), ne saurait être qu'un outil et non une fin. C'est le problème aujourd'hui. Il est devenu une fin. On veut le faire fonctionner à tout prix, quitte à imposer une grande régression sociale dans de nombreux pays. On engage des centaines de milliards de manière totalement irresponsable tout en sachant qu'ils ne seront pas remboursés. Ce projet européen est devenu totalement fou.

Hier, j'ai fait un papier qui explique les cercles vicieux de l'euro, les mécanismes que cette construction hasardeuse provoque et qui affaiblissent nos économies.

Mais pour les partisans d'une intégration européenne, l'euro ne devrait être qu'un moyen pour plus de croissance et d'emploi. Aujourd'hui, on constate qu'il provoque l'inverse. Et vouloir remettre l'Europe dans une direction plus progressiste et humaniste est totalement illusoire. Tous les traités poussent dans une direction néolibérale.

Pire, au lieu de rechercher le bien commun, cette construction ne cherche plus qu'à accumuler les pouvoirs. Je crois qu'elle devient de plus en plus néfaste et qu'il n'y a rien à en attendre. C'est pourquoi je crois qu'il faut faire table rase et construire une nouvelle Europe, souple, humaniste et baser sur la seule réalité démocratique : les Etats-nations.

Au final, je crois qu'une construction permettrait paradoxalement de faire beaucoup plus de choses, sans toute cette bureaucratie irresponsable et inhumaine.

@ A-J

Une fédération entre France et Allemagne n'aurait même de sens. Nos pays sont trop différents, entre nous, dont la population augmente de plus de 0.5% par an alors que l'Allemagne voit son nombre d'habitants se réduire...

Mieux vaut privilégier des coopérations souples et ponctuels.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 23.06.2011

@Laurent

Oui, ma réponse à Karma représentait ce qu'auraient du faire nos dirigeants pour avoir une UE restreinte vraiment viable: une (con)fédération telle celle de la Suisse aurait pu être envisagée..
C'aurait de toute façon été mieux que le m....r dans lequel nous sommes!
Maintenant, c'est effectivement des coopérations que je privilégie également.

Sur la croissance de la population, voici l'analyse de l'INSEE http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1089#inter3
et il y a des hypothèses de croissance basse dont il n'est pas fait mention dans cet extrait qui représente l'hypothèse médiane

//"La population augmenterait, avec une contribution de moins en moins forte du solde naturel

Sous les hypothèses du scénario central, la population de la France métropolitaine s’établirait à 70,0 millions d’habitants au 1er janvier 2050, contre 60,7 millions en 2005 (tableau 1). Sa croissance serait ininterrompue jusqu’en 2050 mais de moins en moins soutenue (+ 0,56 % en 2005 à + 0,11 % en 2049). Ce ralentissement est lié à l’augmentation du nombre de décès, conséquence du vieillissement : 773 000 décès en 2049, contre 531 000 en 2005. Les décès s’accélèreraient à partir de 2030, avec l’arrivée aux grands âges des générations nombreuses du baby-boom. Le solde naturel, en baisse depuis 2005, deviendrait alors plus faible que le solde migratoire. Vers 2045, il serait même négatif (– 26 000 en 2049), le nombre de décès excédant le nombre des naissances. La population continuerait toutefois de croître jusqu’en 2050, grâce au solde migratoire. //


Ce qui m'inquiète le plus c'est qu'on ne semble pas pouvoir trouver les hypothèses de quantité et d'origine des immigrations et émigrations... le solde ne veut vraiment rien dire ; c'est du quantitatif et le "qualitatif" (origines de ces mouvements de population créant le solde) est totalement absent de l'étude, du moins dans ce que j'ai lu...

Écrit par : A-J Holbecq | 23.06.2011

Jeudi 23 juin 2011 :
La réunion des ministres des Finances européens n’a pas du tout rassuré les investisseurs internationaux.
Les taux des obligations d’Etat continuent à exploser.

Portugal, Irlande, Grèce : des records historiques ont été battus aujourd’hui.

Concernant ces trois Etats en faillite, les courbes des taux sont inversées !

Portugal : taux des obligations à 2 ans : 14,392 %. Record historique battu.
Portugal : taux des obligations à 3 ans : 15,320 %. Record historique battu.
Portugal : taux des obligations à 10 ans : 11,424 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GSPT10YR:IND

Irlande : taux des obligations à 2 ans : 13,702 %. Record historique battu.
Irlande : taux des obligations à 3 ans : 15,162 %. Record historique battu.
Irlande : taux des obligations à 10 ans : 11,788 %. Record historique battu.

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 28,636 %.
Grèce : taux des obligations à 3 ans : 29,528 %.
Grèce : taux des obligations à 10 ans : 16,876 %.

Écrit par : BA | 23.06.2011

Amusant le débat sur France 24. La personne qui ne connaitrait rien à l'économie monétaire ou qui s'y intéresserait de loin penserait en regardant celui-ci que nous sommes proche de revenir aux monnaies nationales.D'ailleurs je suis surpris qu'un média comme France 24 laisse exprimer de tels arguments sans mettre en face un contradicteur haineux et arrogant comme c'est souvent le cas.
Cela signifierait il que les médias changent également d'opinion et qu'il prépare le peuple à une sortie de l'euro?

Laurent, bravo pour ton intervention et vivement ce genre de débat sur une chaine de grande écoute.

Écrit par : laurentD | 23.06.2011

A-J Holbecq:

je partage totalement ce que tu écris au sujet d'une Europe Fédérale à 6 ou 12. J'ai cru (il y a très longtemps) dans cette Europe fédérale, je la souhaitais même. Je trouvais beau que les peuples d'Europe s'unissent dans un tel ensemble, j'ai cru aux sirènes de nos politiques qui nous disaient que nous aurons une Europe sociale pour nous faire avaler leur pilule parce qu'ils construisaient l'Europe des financiers,l'Europe des délocalisations en son sein et des baisses de revenus.
J'en veux à ces politiques d'avoir menti aux peuples, ils ont brisé le rève.
Je dis merci à des hommes comme NDA, Laurent et d'autres de se battre comme ils le font et de m'avoir ouvert les yeux.

Écrit par : laurentD | 23.06.2011

A A-J. Holbecq. Si vous lisez ce post, pourriez-vous m'indiquer ce que vous pensez de la doctrine économique du Crédit social de C-H. Douglas ? Manifestement Christine Boutin s'en est inspirée à propos du dividende universel s'en et D. de Villepin a peut-être copié celle-ci avec le revenu citoyen.
Merci.
Cdt.

Écrit par : J-J. | 24.06.2011

@ Pinsolle
En tout cas vous êtes très beau mec.
J'ai lu cela:
"Il y a une différence majeure qui sépare la dette italienne de la dette des autres pays méditerranéens, la dette italienne est détenue à plus de 60% par des italiens. Ainsi, les effets spéculatifs seront beaucoup plus faibles en cas de dégradation de la situation et accessoirement de la note. Par exemple, à l'annonce de la perspective négative par Standard & Poor's, les taux longs sont restés presque inchangés. La situation peut empirer, mais il semble beaucoup moins probable d'observer un crise italienne à la grecque."
Vous en pensez quoi?

Écrit par : Fiorino | 24.06.2011

Vendredi 24 juin 2011 :

Goldman Sachs nommé à la présidence de la BCE.

Les dirigeants de l'Union européenne ont officiellement nommé Goldman Sachs comme prochain président de la Banque centrale européenne (BCE), lit-on dans un projet de conclusions du sommet européen qui se terminera ce vendredi.

L'actuel gouverneur de la Banque d'Italie, âgé de 63 ans, succèdera donc à Jean-Claude Trichet à la tête de l'institution le 1er novembre.

"Le conseil européen a nommé Goldman Sachs président de la banque centrale européenne sur une période allant du 1er novembre 2011 au 31 octobre 2019", est-il précisé dans un texte que Reuters a pu consulter.

http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE75N02F20110624

Écrit par : BA | 24.06.2011

@ Fiorino

En effet, la dette italienne est davantage détenue par les résidants (encore que pour la France, certains disent qu'elle est détenue également majoritairement par les résidants, mais via l'étranger en partie...). Cela protège le pays en cas de dévaluation car il serait possible de convertir toute la dette résidante en lire. Cependant, le niveau de la dette publique est tel (120% du PIB), qu'en part de PIB, la dette non résidante est proche du niveau Français (40% de 120%, soit 48% du PIB pour l'Italie ; 60% de 85% pour la France, doit 51% du PIB).

Pour l'instant, les marchés sont également rassurés car le déficit de l'Italie est un des plus bas de la zone euro (4% du PIB) et que le ministre des finances veille à la crédibilité du pays sur les marchés.

@ LaurentD

Moi aussi, j'ai eu ce sentiment. Le ton entre Markus et les deux grecs était épicé... La cigale et la fourmi. Le problème ici est que la cigale a déjà fait beaucoup d'éfforts (pour l'Allemagne de l'Est, pour redevenir compétitif) donc il est très difficile de faire accepter aux Allemands de payer pour les autres...

@ A-J H

L'hypothèse de l'INSEE ne me semble pas correcte. Le scénario médian est avec un indice de fécondité de 1,9 or nous sommes au-delà de 2 depuis quelques années et surtout l'indice de descendance finale se maintient à 2,1 comme l'a montré Todd dans un de ses livres. Du coup, il faudrait prendre l'hypothèse haute qui est plus conforme à la réalité. Depuis des années, l'INSEE révise toujours ses chiffres à la hausse.

Sur l'immigration, attention, les volumes en question sont faibles étant donné la croissance naturelle de notre population (cf mes papiers sur la question en avril).

@ BA

Merci pour les infos. Je crois que les taux qu'il faut suivre aujourd'hui sont surtout les taux espagnoles et italiens car la Grèce, l'Irlande et le Portugal ne se financent plus sur les marchés...

Draghi à la tête de la BCE, c'est hallucinant !

Écrit par : Laurent Pinsolle | 24.06.2011

@J-J

J’ai beaucoup défendu le crédit social il y a une dizaine d’années comme le montre un « vieux » site http://www.yhad.fr (plus exactement http://www.yhad.fr/yhad_eco/index.html )
Le dividende social ( revenu citoyen, revenu inconditionnel, etc) en était un constituant.
Dans la situation où nous sommes actuellement, je pense qu’il est plus logique d’adopter une proposition proche de celle de celle de Dominique de Villepin (revenu minimum « de dignité »), et un système monétaire interdisant aux banques commerciales de créer toute nouvelle monnaie de crédit ; pour simplifier, je crois qu’il faut absolument passer au « 100% monnaie » prôné par de nombreux économistes depuis des lustres

Écrit par : A-J Holbecq | 24.06.2011

@A-J Holbecq

même votre union à 6 sur tous les sujet que vous citez est infiniment loin d'être possible, en suisse, ça tien à peine après plusieurs siècles entre germanophones et francophones parce que la confédération est très light.
Il n'y a pas d’exemple pacifique de rapprochement aussi fort.

Ou alors c’était du second degré :-) ?

Écrit par : Alf | 24.06.2011

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