20/07/2011

Le grand mythe de l’euro protecteur bouge encore

Faut-il en rire ? Faut-il en pleurer ? Le Monde titrait la semaine dernière : « Ne l’oublions pas, l’euro est un atout » et publiait deux autres tribunes pour défendre la très malmenée monnaie unique avec des arguments souvent tirés par les cheveux et contredits par l’actualité.

L’euro, veau d’or de la pensée unique

Arnaud Clément a fait un sort à ce papier, mais il est trop caricatural pour ne pas revenir dessus. L’éditorial du Monde avance ainsi que « l’euro est un atout (…) il est l’un des éléments qui font que l’Europe a un avenir dans le monde de demain », sans préciser pourquoi. Il ne serait « pour rien dans l’état désastreux des finances publiques grecques, dans l’endettement bancaire irlandais, ni dans celui des comptes publics du Portugal », alors qu’il est la raison des taux d’intérêt trop faibles.

En fait, Le Monde essaie de faire croire qu’il s’agit seulement d’une crise de la dette. Mais du coup, on se demande pourquoi les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou le Japon ne sont pas touchés. Mieux, il affirme sans rire qu’il a été « un bouclier contre les chocs financiers de l’époque » : l’auteur oublie sans doute l’automne 2008 ou la crise permanente dans laquelle nous sommes depuis le printemps 2010. Evoquer les « taux d’intérêt historiquement bas » est ridicule aujourd’hui.

Mieux, le quotidien vespéral évoque les « précieux points de croissance que nous n’aurions pas eus sans la monnaie unique ». Comment se fait-ce que la zone euro ait eu une croissance si faible dans les années 2000, que la récession y ait été plus forte qu’aux Etats-Unis ou que les pays européens comparables hors zone euro s’en soient mieux sortis ? Je préfère renvoyer à ce très bon papier du Guardian qui dénonce le caractère antisocial de cette monnaie unique.

Alain Frachon évoque une Allemagne « repliée sur elle-même, d’abord attachée à la défense de ses intérêts nationaux ». On nage en pleine schizophrénie avec ces journalistes qui évoquent à la fois la nécessaire rigueur budgétaire tout en intimant à Berlin de lâcher quelques centaines de milliards pour sauver l’édifice baroque et croulant qu’est l’euro. Enfin, Jacques Delors a signé un papier très contradictoire à mille lieues de la « vision claire » qu’il prétend proposer.

L’euro, le château de cartes qui va s’écrouler

Il faut reconnaître un certain panache à Denis Clerc qui affirme dans Alternatives Economiques « Il faut que l’Allemagne paie. Et la France aussi ». Mais par-delà le fait que cette injonction est totalement irréaliste, il y a beaucoup d’angles morts dans son raisonnement. Tout d’abord, il n’est pas du tout évident que « l’Union est infiniment plus forte que chacun des pays qui la composent ». L’Allemagne seule est aujourd’hui plus forte que cette UE tellement hétérogène et dysfonctionnelle.

D’ailleurs, le Monde a ouvert ses colonnes à un économiste allemand, Hans-Werner Sinn, qui préconise une sortie de la Grèce de l’euro. Il souligne que le problème de la Grèce est double : surendettement et manque de compétitivité et que la sortie de l’euro et une dévaluation sont indispensables, ainsi que la restructuration de la dette. Il refuse absolument une « union de transferts », la seule solution pour faire tenir la monnaie unique, après le précédent de l’Allemagne de l’Est.

Plus globalement, l’Allemagne apparaît aujourd’hui comme le point bloquant. Si Berlin jetait tout le poids de son crédit financier, l’euro pourrait sans doute fonctionner pendant quelques années, mais l’opinion refuse de se porter caution à hauteur de plusieurs centaines de milliards après avoir fait tant de sacrifices pour la compétitivité du pays et l’intégration de sa partie orientale. Mieux, la Cour Constitutionnelle pourrait remettre en cause la participation du pays aux plans européens.

Il faut reconnaître aux fédéralistes de l’énergie dans la création de mécanismes de sauvetage de l’euro ou dans leur argumentation surréaliste sur les bienfaits de la monnaie unique européenne. C’est sans doute parce qu’il s’agit de l’énergie du désespoir.

Commentaires

Sans doute l'énergie du désespoir en effet.

Dans l'intéressante interview de H-W Simm, il y a aussi ce parallèle que je vois évoqué pour la première fois entre l'Allemagne de l'Entre deux Guerres et la Grèce et qui vaut je crois d'être souligné:

"Pour que ce déficit disparaisse, la Grèce doit réduire ses prix de 20 à 30 %. Une telle baisse des prix à l'intérieur de la zone euro n'est pas possible, en tout cas pas à court terme. L'Allemagne a subi une situation similaire entre 1929 et 1933. A l'époque, nous ne pouvions pas dévaluer à cause du plan Dawes et Young qui spécifiait le traité de Versailles. A la place, nous avons dû procéder à une baisse des prix. Ils ont diminué de 23 % et les salaires ont baissé de 30 %. Cela a conduit l'Allemagne au bord de la guerre civile. On ne doit pas exiger la même chose de la Grèce. "

On remarquera que Simm est malgré tout favorable au maintien de l'euro (sans la Grèce ni le Portugal)...

Écrit par : Emmanuel B | 20/07/2011

ou Simm a la vue un peu courte c'est que c'est l'ue qui est dans l’état de l’Allemagne entre les deux guerre et la guerre civile est n'est pas loin la vision purement économique réduit l'angle de vision soyons sur nos gardes

Écrit par : p lamy | 20/07/2011

C'est dommage quand même de ne pas citer l'article d'Edgar sur le même sujet...

http://www.lalettrevolee.net/article-ne-l-oublions-pas-l-euro-est-un-atout-farce-en-480-mots-79624714.html

"Français, en guerriers magnanimes..."

Écrit par : Ovide | 20/07/2011

@Laurent:Evoquer les « taux d’intérêt historiquement bas » est ridicule aujourd’hui.

Les « taux d’intérêt historiquement bas » sont un suicide économique. Il faut que les analphabètes économiques se mettent dans le crane que les taux sont un PRIX !!!

Les taux ont à être ce qu'il faut pour équilibrer l'offre d'épargne et la demande de crédit POINT BARRE.

Et je ne vise pas que "le Monde" ...

Écrit par : Alf | 20/07/2011

Cher Laurent, vous en oubliez. Le Monde vient encore de publier quatre tribunes qui nous présentent l'Europe comme un merveilleux bienfait et le fédéralisme comme la seule issue:
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/20/le-federalisme-economique-est-une-question-de-survie-pour-l-europe_1550751_3232.html
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/20/realiser-l-integration-economique-et-politique-europeenne-et-accepter-le-defaut-de-certains-pays_1550752_3232.html
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/20/que-reste-t-il-quand-l-allemagne-fait-defaut_1550815_3232.html#ens_id=1550951
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/20/la-crise-une-chance-unique-pour-l-europe_1550816_3232.html

Le pire étant peut-être que ces tribunes sont présentées dans le cadre d'un intitulé "Débat : quel avenir pour la zone euro?"
Apparemment, le débat est autorisé, à condition que les auteurs partent du principe que le fédéralisme est la seule issue pour l'Europe...
A ce niveau d'aveuglement, de refus du pluralisme, il est possible de parler de pensée totalitaire. Cela me rappelle une intervention récente de Jacques Attali à un congrès organisé par Ségolène Royal. Il racontait l'histoire de la construction européenne en expliquant qu'à chaque étape (marché commun, marché unique, Maastricht, euro) les artisans de cette construction savaient que "cela ne marcherait pas" (sic) et que l'on serait dès lors obligé de passer à l'étape suivante. En l'occurrence, il explique ici que l'étape suivante est évidemment le fédéralisme. Il est probable que, s'il est mis en oeuvre, on nous expliquera encore, comme jadis aux populations de l'Union soviétique, qu'il faut passer à l'étape suivante, et que le grand soir est pour demain.
Voici le lien:
http://www.dailymotion.com/video/xgr0l8_j-attali-intervention-a-l-universite-crise-de-l-euro_news

Écrit par : Julien M | 20/07/2011

Surtout et aussi que les bas salaires allemands sont en chute libre depuis dix ans :

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-bas-salaires-allemands-en-chute-libre-depuis-dix-ans_259011.html#xtor=AL-241

Donc un certain nombre d'allemands ne sont pas trop chauds de devoir se serrer la ceinture encore plus pour les grecs.

Écrit par : olaf | 20/07/2011

Bonjour,
L’enjeu pour l’Allemagne c’est de trouver un moyen de sortir la Grèce de l’euro pour éviter le fédéralisme.
L’enjeu pour la France c’est que les grecs paient le matériel militaire commandé. Les banques françaises peuvent très bien résister à un défaut de la Grèce sur 25% de sa dette.
L’enjeu pour les USA c’est de garder leur mainmise sur cet ensemble baroque (l’Union européenne) à la monnaie surévaluée.

Écrit par : Trubli | 20/07/2011

L'éclatement de la zone euro serait probablement la moins mauvaise des solutions. La situation est très ambivalente, sortir la Grèce de l'euro, ce qui lui permettrait de dévaluer, position évidemment prônée par l'oligarchie banquière fédéraliste qui craint de rester avec une ardoise. Isoler le paria.
Tout dépend évidemment quels intérêts on défend. Et franchement, ils en ont rien à battre de la Grèce pourvu qu'elle ne contamine pas leur système qui l'a mis, en partie, en faillite.

Coûte que coûte faut que le système perdure même avec des solutions momentanées complètement sorties de leur objectif premier, l'union des pays européens sensée nous apporter la paix.

C'est tout le contraire qui se profile.

Nous avons intérêt pour la sortie de l'euro, à ce que la Grèce y reste pour faire éclater le machin. Qu'est ce que ça changera pour les Grecs, souffrir pour souffrir autant utiliser l'éclatement pour reconstruire une europe des nations et des peuples solidaires. Autant que l'austérité généralisée nous serve.

Nous restons suspendu au bon vouloir de l'Allemagne. Tout dépend de sa décision. Elle est en position de force pour imposer sa volonté et son euro-mark.

Et ceci grâce à qui ? Les uropéistes et les
chefs de gouvernement qui ont été laxistes et n'ont pas défendu nos intérêts. Bons petits toutous alignés. Les fédéraux européistes peuvent toujours venir maintenant parler de l'égoïsme de l'Allemagne, c'est ni plus ni moins leur boomerang qui leur revient.
La Présidence de Sarkozy à l'U.E. a été une véritable calamité. Des mois à attendre la chancelière pour baisser la tva dans la restauration et l'ouverture de nouveaux chapitres pour faire entrer la Turquie par la fenêtre, actes et paroles se contredisant de jour en jour

Et là, c'est la désolation et le fiasco de l'idée européenne.

Y'a plus d'europe, il faut reconstruire sur d'autres
bases.

2 zones, faible, forte c'est inenvisageable.
La zone forte pourvoyeuse de main d'oeuvre prélevée dans la zone faible. Délirant !
Les vrais européens ne peuvent pas accepter de se laisser ériger un mur économique les séparant. Impossible.

Elle va peut être nius mettre dans la panade l'Angela mais ça ne retire en rien mon estime pour cette femme politique qui est un fin stratège, compte tenu du handicap de départ, absorption du chômage RDA et RFA.

Attendons jeudi.

Écrit par : GAIA | 20/07/2011

Aux liens postés par Julien M j'ajoute la tribune de J.Attali publiée sur Slate.

http://www.slate.fr/story/41207/attali-democratie-finance

En résumé les marchés mettent en danger les démocraties des nations européennes.
Et pour ce faire il devient urgent de dotter l'UE d'un budget commun et conséquent afin de tenir à l'écart les spéculateurs.
Attali imagine une garantie portée à 2000 milliards d'euros sous forme d'eurobonds le tout gérer évidemment sur par une institution fédérale et supra nationale.

Questions : qui votera pour les membres de cette insitiution ?
Avec une telle la puissance financière et budgétaire qui décidera en fin de compte ?

Écrit par : Damien | 20/07/2011

La Tribune de Simm sert d'illustration aux éditos publiés par le Monde ,notamment celui d'A. Franchon qui dénonce les égoïsmes nationales.
Il joue le role du salaud qui veut se débarasser du rescapés bléssés, qui bouffe les rations restantes !

Écrit par : Damien | 20/07/2011

@Damien

L’hypothèse la plus probable est que ce soit les marchés qui nous délivrent de cette utopie Euronationaliste.

A moins que Attila nous sorte 2000 Mdr d'€ de SA poche.

Écrit par : Alf | 20/07/2011

l'allemagne joue une carte de securité en renforçant les relations déjà bien avancées qu'elle a avec la russie ,la visite de Medvedev en début de semaine en est la confirmation ,doubler l'UE est sune solution que l'ont feraient bien de mettre en pratique aussi .

Écrit par : christian | 20/07/2011

@ Emmanuel B

Très juste sur ce parallèle éclairant. En revanche, sur l’avenir de la zone euro, proposer une sortie de la Grèce et du Portugal, c’est enclencher un mécanisme qui conduirait à la fin de l’euro car l’Espagne et l’Italie ne tarderaient pas à suivre… C’est peut-être un moyen poli de demander la fin de l’euro.

@ P Lamy

Nous nous en rapprochons en effet.

@ Ovide

Un grand merci pour le lien. J’avais raté ce papier d’Edgar, qui est excellent, comme presque tous ses papiers d’ailleurs.

@ Alf

Je suis d’accord sur les taux : des taux trop bas peuvent représenter une incitation à des comportements laxistes. Mais ici, avec la remontée des taux pour de nombreux pays, et après avoir justement vu les effets pervers des taux trop bas, l’argument du Monde est ridicule.

@ Julien M

Il va falloir que je fasse un nouveau papier… Mais nous sommes protégés par l’Allemagne. Un saut dans le fédéralisme était possible tant que les coûts ne semblaient pas énormes. Mais aujourd’hui, après trois plans européens, il est clair pour les Allemands que le coût serait colossal pour eux. Ils refuseront donc à juste titre et comme Berlin est le créditeur le plus solide de la zone, tout restera bloqué.

@ Olaf

L’Allemagne a payé la réunification, a accepté la compression des salaires. Ils ne vont pas financer outre mesure tous les autres pays de la zone..

@ Trubli

Face à des intérêts contradictoires et irréconciliables, la situation va finir par exploser.

@ Gaia

La sortie de la Grèce provoquerait quasi immanquablement un phénomène domino qui entrainerait la fin de la monnaie unique.

Complètement d’accord sur l’euro. Il faut repartir d’une page blanche.

@ Damien

L’Allemagne refusera de se porter caution solidaire. Remarque très juste sur Simm. J’hallucine quand j’entends parler de solidarité sachant ce par quoi les grecs sont contraints de passer. Et quelle irresponsabilité à l’égard de l’argent public.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 20/07/2011

Ceci dit on peut imaginer un euro commun, un panier comprenant un euromark( DE, AU et NL) et des euros drachmes, pesetas... dévalués. C'est pas éloigné de Sapir, non ? D'autre part cet euro commun de réserve baisserait en raison de la dévaluation des monnaies périphériques incluses.

Donc pas un éclatement, mais un assouplissement par rapport à maintenant. Une sorte de DTS européen :
http://blog.turgot.org/index.php?post/Simonnot-Le-Lien

Écrit par : olaf | 20/07/2011

@ Olaf

Bien sûr, du moment que la France ne partage pas sa monnaie avec l'Allemagne.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 21/07/2011

Le premier plan d’aide au Portugal n’a pas du tout rassuré les investisseurs internationaux.

Le premier plan d’aide au Portugal est un échec : il va falloir préparer un deuxième plan d’aide pour le Portugal.

Emprunt à 3 mois :

Quand l’Allemagne ou la France lancent un emprunt à 3 mois, elles doivent payer un taux d’intérêt d’environ 0,8 %.

Et le Portugal ?
Mercredi 20 juillet 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 3 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 4,982 % !

Les taux sont en hausse : c’était 4,926 % lors de la précédente émission le 6 juillet 2011.

Emprunt à 6 mois :

Quand l’Allemagne ou la France lancent un emprunt à 6 mois, elles doivent payer un taux d’intérêt d’environ 1 %.

Et le Portugal ?
Mercredi 20 juillet 2011, le Portugal a lancé un emprunt à 6 mois : le Portugal a dû payer un taux d’intérêt de … 4,960 % !

Les taux sont en hausse : c’était 4,954 % lors de la précédente émission le 15 juin 2011.

Plus les jours passent, plus le Portugal emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

Plus les jours passent, plus le Portugal se rapproche du défaut de paiement.

http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___Le_Portugal_leve_750_M_EUR_a_3_et_6_mois_taux_en_legere_hausse200720111207.asp

Écrit par : BA | 21/07/2011

Attention les fédéralistes attaquent fort .
ce matin sur France inter Pierre Weil passe les plats a l'inénarrable Nobel d’économie de comptoir Jacques Attali

Écrit par : p lamy | 21/07/2011

Ca rejoint un de de mes coms précédents :
http://www.pauljorion.com/blog/?p=26380#more-26380

Écrit par : olaf | 21/07/2011

De même avec NDA qui emploie la notion d'assouplissement :

http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Les-pompiers-pyromanes-se-r%C3%A9unissent-de-nouveau-%C3%A0-Bruxelles...

Écrit par : olaf | 21/07/2011

@ P Lamy

Jacques Attali ne comprend pas que jeter l'argent par les fenêtres ne risque pas de rassurer les marchés...

@ Olaf

Merci d'avoir indiqué le lien vers ce très bon papier de NDA.

@ BA

Merci pour ces informations. Mais n'oublions pas qu'ils feront tout ce qui est en leur pouvoir pour sauver leur création aussi absurde soit-elle.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 21/07/2011

Euh, vous connaissez un pays capitaliste qui ne soit pas endetté ?

En dehors de la Chine ?

En ce qui concerne la Grèce je ne pense pas que l'on cherche à la "sauver" comme il est répété à satiété dans les médias...

Simplement plumer le volatile vivant , pour satisfaire les "marchés" et les perroquets libéraux !

En fait le capital .

Ensuite quand elle sera complétement ruinée , à poil , les os du volatile seront jetés et au suivant !

Il faudra bien bien imposer une petite dictature pour taire les mécontents...

Entendez ceux qui souffrent et sont taxés au maximum...

Pas les riches, non ! Ceux là sont conviés au festin !

Hallucinant ce qui se passe !

Heureusement nous en France on est à l'abri !

Foi de Sarkù,:§$ùµ*% !!!!

$$$$$$$$$

Au fait qu'en disent nos vieux nouveaux philosophes : vous savez la cuisinière et le mangeur d'hommes (communiste) , hein ?
Les ex maos néo sionistes !!!????...

Pc.

Écrit par : Pol Ignac | 22/07/2011

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