22.08.2011

Pourquoi l’euro ne peut pas marcher – Réponse au MRC

Jean-Pierre Chevènement est, avec Philippe Séguin, la personne qui a le plus influencé ma construction intellectuelle au début des années 1990 (débats sur Maastricht et l’autre politique). Même si je suis très souvent en accord avec lui, je crois qu’il fait fausse route dans la crise de l’euro.

Les propositions du MRC

Cet été, le Mouvement Républicain et Citoyen n’est pas resté inactif. Jean-Pierre Chevènement a ainsi publié une lettre ouverte au président de la République, pour appeler à un soutien franco-allemand au rachat des titres de dette espagnols et italiens par la BCE. Il appelle à un « rachat massif » pour « sauvegarder la cohésion de la zone euro ». Il a également estimé que le FESF est sous doté. Il vient de confirmer ses propos dans une interview sur Marianne.

Julien Landfried porte-parole du sénateur de Belfort, a prolongé sa réflexion sur Atlantico et dans le Monde. Il prône un euro moins cher, une lutte contre le dumping fiscal, une mutualisation partielle des dettes publiques (contre la fin des fonds structurels) et une mobilisation l’épargne nationale. Il y ajoute une réforme des statuts et missions de la BCE pour y inclure la croissance et l’emploi et une coordination de la politique de change. Enfin, il prône une relance salariale en Allemagne.

Des propositions intéressantes et des angles morts

Bien sûr, comment ne pas partager un nombre important de ces propositions (lutte contre le dumping fiscal, croissance et emploi dans les objectifs de politique monétaire) ainsi qu’une partie du constat ? Cependant les propositions faites ici souffrent de gros angles morts. Appeler Berlin à une relance salariale, à une baisse de l’euro, à une réforme de sa gouvernance de la monnaie unique ou à des euro obligations me semble illusoire tant cela est contraire à la politique allemande.

Mais c’est surtout sur la mutualisation des dettes publiques et la demande d’augmentation du FESF que va porter ma critique. J’y vois un écho des politiques du FMI des années 1990, dénoncées par Joseph Stiglitz, quand le Fonds prêtait de l’argent aux pays émergents pour défendre leur monnaie, tout en imposant une austérité dévastatrice. Ces politiques ne font que traiter un problème de liquidité en ignorant le problème de solvabilité et profitent surtout aux créanciers !

En effet, faciliter le financement de la dette des pays en difficulté ne rend pas cette dette forcément plus soutenable. Le cas de la Grèce est à ce titre particulièrement éclairant avec un PIB en chute libre qui ne permet pas le rééquilibrage des comptes. Qui plus est, cela revient à transférer les créances privées (et donc le risque) sur les Etats, ce que je trouve particulièrement insupportable. En outre, tous ces pays ont surtout besoin de croissance.

L’euro, une maison trop grande, mal construite, et en zone inondable

Le problème de la zone euro est très complexe. On pourrait dire qu’il s’agit d’une maison trop grande, mal construite, et en zone inondable. C’est une maison trop grande (sur des fondations trop petites) en ce sens qu’il ne s’agit pas d’une Zone Monétaire Optimale, ce qui impose d’innombrables ajustements pour la faire fonctionner, comme nous le voyons depuis 18 mois.

Malheureusement, c’est aussi une maison mal construite, dans le sens que la politique monétaire suivie est totalement absurde, aboutissant à une monnaie extrêmement surévaluée, qui provoque un désastre industriel. Et enfin, c’est une maison construite en zone inondable, en ce sens qu’elle est offerte à tous les vents de la mondialisation, laissant rentrer toutes les importations, subissant la sous-évaluation des autres monnaies ou les crises venues d’ailleurs.

Ce triple problèmes de construction fait que l’on peut se dire qu’en en corrigeant deux, la situation irait mieux, ce qui est vrai. Mais, malheureusement, si les fondations ne sont pas solides, elles finiront par s’effondrer, même si on règle les autres problèmes. Une monnaie unique pour des pays aussi hétérogènes créé des cercles vicieux qui pourront être compensés un temps par beaucoup d’argent, mais qui finiront toujours par nous rattraper après nous avoir coûté très cher.

Car cette construction artificielle et bancale accroît les problèmes au lieu de les régler. Comme le rappelle Jean-Jacques Rosa, « la politique monétaire unique freine ainsi les économies en récession et stimule les économies en surchauffe ». Elle pousse aussi les pays à un moins-disant salarial et social pour gagner en compétitivité et elle empêche le rééquilibrage des balances commerciales. Bref, loin de faire converger les économies qui la composent, elle les fait diverger.

Car supposons que l’Allemagne accepte des euro-obligations ou une augmentation radicale du FESF (ce qui semble bien improbable, comme l’a montré le sommet de la semaine dernière), seul le problème de liquidité sera réglé. Patrick Artus avait affirmé que la Grèce avait besoin de baisser ses salaires d’au moins 30%. La sauvegarde de l’euro impose de toutes les façons une immense régression sociale et la « solidarité » européenne ne s’exerce en réalité qu’avec la finance.

Oui, le MRC a raison de dire que si nous refaisons la toiture et nous nous protégeons des inondations, cela ira mieux. Malheureusement, la maison euro est bâtie sur des fondations extrêmement faibles. Mieux vaut reconstruire de nouvelles maisons nationales avant l’effondrement…

Commentaires

Lundi 22 août 2011 :

La Grèce risque une contraction de 5,3 % en 2011.

La Grèce pourrait subir une contraction du PIB de 5,3 % cette année, estime le ministre des Finances Evangelos Venizelos, a déclaré un responsable syndical lundi.

« Le ministre estime que la récession cette année sera de l’ordre de 4,5 % à 5,3 % », a dit à la presse Ilias Iliopoulos, secrétaire général du syndicat ADEDY du secteur public, qui participait à une réunion des partenaires sociaux.

Le ministre Venizelos avait dit la semaine dernière que la Grèce risquait une contraction de 4,5 % au moins cette année.

http://www.20minutes.fr/ledirect/773552/grece-risque-contraction-53-2011

Écrit par : BA | 22.08.2011

Le Titanic « ZONE EURO » est en train de faire naufrage … et les membres d’équipage sont en train de se battre !

Dans le poste d’équipage du Titanic « ZONE EURO », une bagarre générale vient d’éclater !

La commandante Merkel veut que tout le monde reste à son poste pendant le naufrage, mais ses lieutenants finlandais, autrichiens, néerlandais, slovaques et slovènes ne pensent qu’à sauver leur argent !

Quant à ses lieutenants portugais, irlandais, italiens, grecs et espagnols, ils sont carrément tombés à la mer et ils sont en train de se noyer : ils demandent aux autres de leur lancer des bouées, mais les autres ne veulent pas parce qu’il n’y a plus de bouées !

C’est ça, la tragédie du Titanic « ZONE EURO » : le bateau coule, mais il n’y a plus de bouées !

Et en plus, les membres d’équipage sont en train de se battre !

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=737485d7a6feb1664b9ce1d1f1b1a18c

Écrit par : BA | 22.08.2011

Dans sa lettre-programme de juin 2011, JPC écrit:
"Plutôt que d'attendre massivement l'explosion en vol de l'euro, il serait préférable de préparer un « plan B ». Il s'agirait d'abord de transformer l'euro de monnaie unique en « monnaie commune », valable dans les transactions internationales. "
C'est vrai qu'il privilégie une tentative de remettre en ordre la zone Euro, si elle possible, mais il n'écarte pas non plus un échec du SAV et donc un passage à un € monnaie commune.

Écrit par : Nihil | 22.08.2011

@ BA

Merci pour les informations.

@ Nihil

Je sais que JPC n'est pas défavorable par principe à la fin de la monnaie unique, mais c'est justement cette position de plan B que je critique. Le plan A est aussi dysfonctionnel qu'irréaliste. Cela revient à refaire les fenêtres et la toiture d'une maison dont les fondations s'effondrent. C'est dommage que JPC donne d'une crédit à un plan A qui ne pourrait pas marcher...

Écrit par : Laurent Pinsolle | 22.08.2011

A propos de J-P. Chevènement et du MRC, j'ai du mal à comprendre que l'on puisse prétendre avoir un programme sans se donner les moyens de l'appliquer, c'est à dire d'avoir entre les mains le "levier monétaire". Or avec l'euro et l'indépendance de la BCE, c'est impossible...

Écrit par : J-J.S | 22.08.2011

Toute la gauche dite réformiste sera malheureusement pour le statu-quo. Le discours souverainiste dominant sera donc assez triste et pourrait faire appel au bouc-émissaire et la seule réponse de la gauche girondine à la proposition de démondialisation sera l'assimilation à 'extrême-droite.
Je crois que c'est assez grave, l'enjeu des dix prochaines années étant la démocratie. Ce serait paradoxal d'y revenir grâce à une erreur de jugement de l'Allemagne.

Écrit par : jardidi | 23.08.2011

@ J-J S

Attention à ne pas tomber de la critique trop dure à l'égard du MRC. Ils ont un programme. Sur l'euro, il est différent du nôtre, puisqu'ils ont un plan A mais il faut noter que leur plan B est notre plan A. En outre, leur plan A améliorerait les choses, même si je crois que cela serait illusoire à terme. JPC a dit plusieurs fois que s'il n'était pas possible (ce qui est probable) de réorienter la politique monétaire de l'euro, alors il préfère quitter la monnaie unique.

Merci pour l'info concernant l'article de Flamant Rose. Il est très long et je ne sais pas si je vais avoir le temps de répondre. Mais je vais essayer.

@ Jardidi

Je suis moins pessimiste. L'existence d'un plan B pour eux est un point très positif. En outre, je crois que l système démontre tellement son absurdité depuis trois ans que les choses peuvent aller assez vite.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 23.08.2011

J'aime beaucoup la métaphore : "L’euro (L'europe ?), une maison trop grande, mal construite, et en zone inondable". J'aurais ajouté trop vite construite...

Écrit par : Graphiste | 23.08.2011

Garanties grecques : la zone euro en pleine discorde.

Les garanties exigées par la Finlande pour venir en aide à la Grèce créent la controverse au sein de la zone euro et fragilisent la mise en oeuvre du second plan d'aide à Athènes, qu'Helsinki a menacé mardi de ne pas soutenir.

Dans le cadre du second plan d'aide à la Grèce, vital pour éviter une banqueroute au pays et plus largement une propagation de la crise de la dette dans l'Union monétaire, Helsinki a obtenu l'obtention de garanties financières, dont les modalités sont en discussion.

Cette disposition était écrite noir sur blanc dans les conclusions du dernier sommet de la zone euro le 21 juillet. Mais depuis plusieurs autres pays de la zone euro ont laissé entendre qu'ils souhaitaient le même traitement de faveur.

Face à la tempête provoquée depuis, le Premier ministre finlandais Jyrki Katainen s'est dit mardi prêt à changer les modalités du système de garantie du prêt finlandais, mais a menacé de se retirer du processus d'aide à la Grèce si la zone euro rejetait un accord bilatéral négocié avec Athènes.

L'Autriche, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Slovénie réclament peu ou prou un traitement similaire.

S'il y a des garanties pour un pays, alors tous les autres doivent être traités de la même façon, a déclaré mardi la ministre autrichienne des Finances Maria Fekter avant une réunion du conseil des ministres.

La Commission européenne a indiqué mardi ne pas avoir eu connaissance d'une demande officielle émanant d'un autre Etat membre à ce stade.

Mais Bruxelles en a profité pour rappeler que les décisions prises par la Grèce et la Finlande devaient être entérinées par les partenaires de la zone euro.

"Ils leur appartient de déterminer si cet arrangement est approprié ou non. Toute décision d'introduire une garantie a un impact sur le schéma de financement du second plan d'aide à la Grèce", a affirmé un porte-parole de la Commission.

Opposée à cette initiative, l'Allemagne a estimé lundi 22 août qu'il y avait un besoin de discussion.

L'accord entre Athènes et Helsinki prévoit dans le détail que la Grèce dépose dans les caisses de l'Etat finlandais une somme qui, ajoutée aux intérêts qu'elle produira, couvrira au bout du compte le montant du prêt garanti par la Finlande.

Helsinki insistait depuis des mois sur ce point car l'aide aux pays en difficulté a été l'un des thèmes de campagne des législatives d'avril en Finlande, marquée par une poussée des Vrais Finlandais, parti populiste et eurosceptique de droite nationaliste.

Problème : les marchés financiers s'inquiètent. La recherche d'accords de ce type pourrait retarder la prochaine tranche de soutien financier pour la Grèce et précipiter ainsi un défaut de paiement du pays, a averti lundi l'agence de notation Moody's.

Ces accords pourraient même menacer la note de la Grèce et des autres pays recevant ou susceptibles de recevoir une aide, a ajouté l'agence, estimant qu'ils illustrent la poursuite des divergences entre les Etats de la zone euro sur les modalités d'un soutien à leurs partenaires.

La Finlande ne devrait financer que 2 % du dernier plan d'aide à la Grèce, sur les 109 milliards d'euros alloués par l'Union européenne et le FMI. Près de 50 milliards doivent être fournis par le secteur privé (banques, assurances...).

Si la Finlande ne participait pas au plan d'aide, il y aurait un précédent : la Slovaquie s'était déjà abstenue lors du premier plan d'aide décidé au printemps 2010.

Preuve que le sujet est toujours politiquement sensible à Bratislava : l'Etat slovaque a fait savoir mardi qu'il serait le dernier des 17 à voter sur le renforcement du Fonds européen de Stabilité Financière (FESF) et la création d'un mécanisme de sauvetage permanent appelé à lui succéder mi-2013, des mesures pour aider les pays en difficulté.

(©AFP / 23 août 2011 18h28)

Écrit par : BA | 23.08.2011

Le texte présente également un amendement budgétaire portant à près du double le versement initial de l’Espagne au célèbre Fonds de sauvetage européen.

Plus précisément, la facture que paiera le gouvernement espagnol (via les impôts) pour sauver la Grèce, l’Irlande et le Portugal est passée de 53 900 millions d’euros à un total de 92 543 millions d’euros, soit près de 38 700 millions d’euros supplémentaires. Il s’agit du montant total (y compris les garanties) que devront payer à partir de maintenant les contribuables espagnols.

El citado texto introduce también una importante modificación presupuestaria para casi duplicar la aportación inicial de España al famoso Fondo de rescate europeo.

En concreto, la factura que pagará el Estado español (vía impuestos) para rescatar a Grecia, Irlanda y Portugal pasa de 53.900 millones de euros a un total de 92.543 millones, es decir, casi 38.700 millones más. Esta es la cuantía total (incluyendo avales) que tendrán que aportar a partir de ahora los contribuyentes españoles.

http://www.libremercado.com/2011-08-23/cada-espanol-aporta-6300-euros-para-rescatar-a-grecia-irlanda-y-portugal-1276433253/

- à combien de milliards est la quote-part de l’Espagne au Fonds Européen de Stabilité Financière ?
- Réponse : la quote-part de l’Espagne est de 53,900 milliards d’euros.
- Mais, au total, le plafond de garantie de l’Espagne au FESF est beaucoup plus important que la quote-part de l’Espagne.
- Conclusion : l’Espagne apporte une garantie au FESF d’un montant de 92,543 milliards d’euros.

Et la France ?

« La France a augmenté son plafond de garantie dans le cadre de la facilité européenne de stabilité financière (FESF), à 159 milliards d’euros au lieu de 111 milliards. »

http://www.lesechos.fr/patrimoine/impots/actu/0201436592194-reforme-de-l-isf-les-deputes-ont-peu-modifie-le-texte-de-loi-175856.php

« Au total, le plafond de garantie de la France au capital du FESF, dont la capacité effective de prêt a été portée à 440 milliards d’euros, s’élève désormais à 159 milliards. »

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/aide-a-la-grece-la-france-fait-ses-comptes_259789.html

La France apporte une garantie au FESF d’un montant de 159 milliards d’euros. Si les Etats européens en faillite sont incapables de rembourser leurs dettes, les contribuables français paieront 159 milliards d'euros.

Écrit par : BA | 24.08.2011

Cher Laurent,
j'ai publié une réponse à ton billet sur mon blog :
http://www.landfried.fr/Sur-la-position-de-Chevenement-et-du-MRC-sur-l-euro-reponse-a-Laurent-Pinsolle_a39.html
Bien à toi,
JL

Écrit par : Julien Landfried | 24.08.2011

Jeudi 25 août 2011 :

Les taux des pays solides de la zone euro se sont tendus jeudi dans l'attente du discours du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), et les rendements grecs se sont envolés sur fond de craintes quant à la mise en oeuvre du plan de sauvetage du pays.

"L'idée d'un défaut de la Grèce fait de plus en plus son chemin auprès des investisseurs", a souligné René Defossez, stratégiste obligataire chez Natixis.

Les garanties exigées par la Finlande pour sa participation au prêt international octroyé à ce pays "fragilisent la mise en oeuvre de ce plan", a-t-il expliqué.

La semaine dernière, Helsinki a annoncé être parvenu à un accord avec Athènes au sujet de ces garanties, soulevant de vives tensions dans la zone euro.

L'Autriche, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Slovénie ont laissé entendre qu'ils souhaitaient le même traitement de faveur. L'Allemagne reste de son côté fermement opposée au versement de toute garantie.

Pour tenter d'apaiser les esprits, la Finlande s'est dite mercredi persuadée de parvenir dans les temps à un accord avec la zone euro sur cette question.

"Nous ne porterons atteinte ni à l'Union européenne, ni à l'euro, ni aux intérêts d'aucun des Etats membres", a assuré à l'AFP le ministre finlandais des Affaires européennes et du commerce extérieur Alexander Stubb.

L'autre inquiétude est sur la participation du secteur privé.

Le plan de sauvetage du 21 juillet prévoit une participation, sur une base volontaire, des créanciers privés d'un montant total de 158 milliards d'euros.

Or, pour l'instant, "une quarantaine de banques en Europe se sont dites intéressées, ce qui est très peu", a souligné M. Defossez.

Athènes a donné aux établissements bancaires jusqu'au 9 septembre pour se déterminer sur la forme de leur participation.

Grèce : taux des obligations à 2 ans : 45,884 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR:IND

Grèce : taux des obligations à 10 ans : 18,278 %. Record historique battu.

http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR:IND

Écrit par : BA | 25.08.2011

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