02.09.2011

Morad El Hattab explique la crise

Le dernier livre coécrit par Morad El Hattab sur la crise financière se lit comme un gros polar de près de 400 pages qui recensent tous les excès proprement incroyables de la finance avec un détail qui surpasse les livres que j’avais déjà lus. Une somme foisonnante mais très instructive.

Une excellente synthèse de la crise

Ce livre commence par un citation d’Alan Greenspan qui place d’emblée le sujet : « quand une banque est trop grosse pour faire faillite, c’est qu’elle est trop grosse ». Pourtant rien n’a été fait pour changer cela. Au contraire, elles le sont davantage… Ils dénoncent l’effet de levier et mettent l’accent sur le « hasard moral » qui caractérise cette crise qui a imposé aux contribuables de renflouer la finance puis de subir des plans d’austérité pour restaurer l’équilibre des finances publiques.

Les auteurs font remonter la crise au 9 août 2007, quand BNP Paribas et Bear Stearns (en faillite quelques mois plus tard) ferment cinq fonds de gestion, imposant une injection massive de liquidités de 95 milliards d’euros par la BCE. Ils incriminent la déréglementation, pour laquelle « l’homo economicus est un être parfaitement raisonnable qui sur un marché transparent, alloue ses capitaux de façon toujours optimale en fonction des prises de risque qu’il sait pertinemment consentir ».

La crise financière comporte deux phases. Dans la première, les spéculateurs achètent des actifs risqués à crédit, poussant leur valeur à la hausse, ce qui permet d’empocher de juteux bénéfices grâce à l’effet de levier. Mais dans la deuxième phase, « les actifs s’évaporent, les dettes s’accrochent », imposant un désendettement sauvage et donc une crise. Ils distinguent également les « bulles d’exubérance irrationnelle pure », selon le terme de Frédéric Mishkin, comme la bulle Internet

Ils soulignent que « au-delà d’une certaine ampleur, seul un prêteur en dernier ressort, peut arrêter la descente aux enfers. C’est une mission implicite des banques centrales ». Ils précisent que « lors d’une crise grave de crédit, l’émission de monnaie par la banque centrale ne crée guère d’inflation » du fait de la « trappe à liquidités » théorisée par Keynes, où « quelle que soit l’ampleur de l’émission de liquidités, elles sont thésaurisées » par les banques.

Les auteurs font un récit détaillé et chiffré de la crise. Ils développent dans le détail tous les plans de soutien : la hausse du bilan de la Fed de 867 à 2300 milliards ou l’incroyable PPIP proposé par les banques aux Etats-Unis où elles auraient fourni moins de 10% des capitaux de ce fond destiné à acheter puis revendre des actifs pourris, mais auraient récupéré la moitié des profits ! Ils dénoncent les stress tests et les normes comptables adaptées aux besoins des banques.

L’échec de la dérèglementation

Ils soulignent qu’UBS a perdu 13% de ses actifs pendant la crise et Merrill Lynch près de 20%. Bref, « il faut disposer de 25% de fonds propres… comme les banques américaines des années 1880-1890 ». Lors des discussions sur Bâle 3, la BRI a proposé de définir plus étroitement les capitaux propres, de limiter l’effet de levier, et d’augmenter la liquidité des banques. Paul Volcker a proposé d’interdire aux banques les activités de hedge funds ou de private equity et d’étendant le champ d’action de l’agence de régulation.

Malgré petit à petit, le lobby bancaire a avancé ses pions, aboutissant, aux Etats-Unis à un texte de loi de 1500 pages (30 seulement pour le Glass Steagall Act de 1934) noyant la réforme. Même l’institut Bruegel, par la voix de Nicolas Véron affirme que « les dirigeants politiques, y compris en France et en Allemagne, ont été profondément capturés par leurs establishments bancaires nationaux ».

En fait, les auteurs soulignent que les leçons de la crise de 1929 ont été en partie retenues mais ils disent aussi que « l’intervention des Etats et surtout des banques centrales a permis d’empêcher une faillite systémique bancaire plus que menaçante. Toutefois, pour des raisons d’idéologie économique, l’occasion de nettoyer les systèmes bancaires et les marchés financiers a été rejetée. Les causes de la crise demeurent donc masquées par le retour au bon vieux temps ».

Les auteurs dénoncent un système, « au service exclusif des intérêts personnels de leurs dirigeants » où « dès lors qu’elles sont trop grosses pour faire faillite, les grandes banques peuvent prendre tous les risques qu’elles estiment nécessaires pour doper leurs résultats ; et, en cas de déficience des modèles mathématiques informatisés, les Etats garantiront les passifs, reprendront les actifs toxiques aux frais du contribuable, tandis que les banques centrales fourniront les liquidités nécessaires aux marchés ».

Après avoir fait un récit fouillé de la crise, de ses prémices jusqu’à mi-2010, les auteurs développent les raisons qui nous ont mené à un tel désastre, ce que j’étudierai dans la deuxième partie de ce compte-rendu.

Source : « La vérité sur la crise », Morad el Hattab, Irving Silverschmidt, Editions Léo Scheer

Commentaires

Merci Laurent
Morad El Hattab me semble plein du bon sens qui manque à nombre de nos économistes et banquiers...

Écrit par : A-J Holbecq | 02.09.2011

Pour moi, le début de la crise, c'est Jacques CHIRAC, un nom plutôt qu'une date en 2007, lorsqu'il a sciemment baissé l'intérêt du livret A afin de faire perdre tout intérêt à ce livret : autant peut-on accepter de perdre, même beaucoup...autant peut-on difficilement accepter de perdre tout, sans paniquer...sans abdiquer devant le premier banqster venu.
L'universelle bonté du spéculateur professionnel est évidemment une fable : il n'aime et ne peut aimer que lui-même.
Le consentement du petit-épargnant est encore une fable...surtout quand on a organisé l'opacité au nom du secret-des-affaires.
Pourtant, le principe de concurrence ne s'opposait pas forcément à la survivance d'un secteur financier public résiduel : le principe exigerait plutôt que la concurrence public-privé survive toujours au triomphe du mercantilisme.
Le clientélisme politico-tribal qui régnait dans les hautes sphères politico-financières était, en tout cas, l'exacte contraire de la concurrence libre et sincère tant vantée en sarkozie.

Écrit par : Hub | 02.09.2011

"Le dernier livre coécrit par Morad El Hattab sur la crise financière se lit comme un gros polar"

donc accessible au commun des mortels ?

J'ai lu beaucoup d'articles ces derniers mois ici et là, mais n'étant pas économiste j'ai pas parfois du mal à faire le lien entre les différents points abordés. Je recherche un ouvrage qui globalise les différents aspects de la crise, mais sans être trop technique...

Écrit par : Anthony | 02.09.2011

«les Etats garantiront les passifs, reprendront les actifs toxiques aux frais du contribuable, tandis que les banques centrales fourniront les liquidités nécessaires aux marchés »

Je signale qu'un récent éditorial du Financial Times prend la défense du contribuable de la zone euro, mettant en avant les pistes classiques de crises antérieures, que nos dirigeants ont savamment tenu dans l'ombre. De même Nouriel Roubini, à défaut d'une union politique, recommande la restructuration des dettes souveraines dans une apparition télévisée récente. Je serais reconnaissant à quiconque de les diffuser (Voir ºC).

Écrit par : ºC | 02.09.2011

PS: Et suite à mon commentaire, je signale un nouveau billet (ºC), j'espère encore plus explicite.

Écrit par : ºC | 02.09.2011

@ A-J Holbecq

Clairement, c'est un excellent livre. Et encore, j'ai trois papiers à suivre pour en rendre compte tellement il y a de matières.

@ Hub

On ne vraiment pas résumer la crise financière à la personne de Jacques Chirac. On pourrait remonter à 1971, la fin du système de Bretton Woods, 1973 pour la France (fin de la monétisation), 1989 pour la libéralisation des mouvements de capitaux par la directive Delors-Lamy. C'est une oeuvre collective des hommes politiques (de droite comme de gauche) qui nous gouvernent depuis une quarantaine d'années.

@ Anthony

Il est un peu technique tout de même et comporte énormément de chiffres (moi, j'aime) mais il se lit facilement. S'il ne fallait lire qu'un livre, je conseillerai plutôt le dernier Sapir, plus court et qui englobe commerce et finance. Celui-là me semble être plutôt un excellent complément pour des personnes qui ont déjà un peu lu ou alors comme premier livre, mais pour des gens qui veulent lire juste un bouquin de référence sur la crise financière (et uniquement sur cet aspect).

Écrit par : Laurent Pinsolle | 02.09.2011

Cette "crise" ne serait-elle pas une créature du diable ? plus on l'analyse, plus on y va ! pour l'instant, la seule conclusion à peu près fiable, personne ne maîtrise ! d'où sans doute l'altitude de leurs salaires...

Écrit par : Ozaguets | 03.09.2011

L'exubérance irrationnelle est une des expressions les plus connues d'Alan Greenspan, et non de celui que vous citez!!

http://fr.m.wikipedia.org/wiki/Exubérance_Irrationnelle

Etonnant cette erreur pour un "spécialiste" de l'économie!!

Écrit par : RaoulB | 03.09.2011

@ Ozaguets

C'est le produit du retour à l'état de nature, à la jungle, quand, par dogmatisme néolibéral, on laisse une main invisible qui est surtout aveugle et brutale, gouverner le monde.

@ RaoulB

Oui, je sais que Greenspan est le premier auteur de ce terme (je l'ai noté plusieurs fois auparavant) mais ici, il s'agit d'une typologie des crises. J'aurais pu indiquer que Mishkin avait repris le terme de Greenspan en revanche.

Écrit par : Laurent Pinsolle | 03.09.2011

La dernière fois que j'ai entendu le mot bretton-wood, j'avais dix-sept ans : on me préparait au bac...sans forcément chercher à m'aider à comprendre le monde dans lequel nous vivions...il y a maintenant bien longtemps !!!
J'ai personnellement mis longtemps à me forger une doctrine économique...mais j'ai fini par trouver : lorsque ça foire, c'est la faute de l'économie ; quand ça roule, c'est grâce au ministre ! C'est un système très simple, voire simpliste, mais il me convient.
Quant à J.CHIRAC, je ne saurais dire s'il avait vraiment nové par rapport à la tradition militaro-industrielle de la mouvance capétienne : il n'en reste pas moins un jalon dans mon petit parcours personnel : un autre aurait peut-être fait exactement pareil !??
Permettez-moi ici de dire que Laurent PINSOLLE n'était pas obligé de tout approuver dans le gaullisme réel : il avait le droit de voter par défaut : seuls les ravis parlaient tous les matins au messie.

Écrit par : Hub | 03.09.2011

La crise économique et sociale européenne résulte de 4 décisions calamiteuses des dirigeants politiques européens.

1.Acceptation d’une libre concurrence, inéquitable et déséquilibrée, avec des pays émergents comme la Chine, provoquant des ravages dans l’Union Européenne :désindustrialisation, 22 millions de chômeurs,80 millions de pauvres, stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, développement du travail précaire, apparition de travailleurs pauvres, creusement des inégalités de revenus.
2.Limitation de ces ravages au prix de déficits et de surendettements publics permettant de maintenir la paix sociale.
3.Violation délibérée des critères du Traité de Maastricht fixés par eux-mêmes.
4.Financement exclusif des déficits publics par les marchés financiers ,fixant librement les taux d’intérêt consentis et se refinancant à taux faible ou nul auprès de la BCE ou d’autres banques centrales.

Pour sortir de leur impuissance et de la nasse dans laquelle ils se sont enfermés eux-mêmes, les dirigeants politiques européens doivent prendre trois décisions fondamentales et indissociables.
1.Sortir d’urgence des fourches caudines des marchés financiers, en autorisant la BCE à financer directement les déficits publics, à taux faible ou nul, pendant une période transitoire de 3 à 5 ans (2011-2015).
2.Interdire tout déficit public (Etat, collectivités territoriales, protection sociale) au terme de cette période transitoire,suffisamment longue pour ne pas entraver la croissance et la diminution du chômage, en fixant des programmes contraignants de réduction annuelle des déficits pour la période transitoire.
3.Taxer ou contingenter les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays dont les Balances de paiements courants avec l’Union Européenne sont fortement excédentaires, aussi longtemps qu’ils ne respecteront pas :
-Les normes sociales fixées par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et par le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels de l’ONU
-Les Conventions Fondamentales de l’OIT
-Des Normes environnementales, sanitaires et juridiques comparables à celles de l’Union Européenne
et aussi longtemps qu’un nouveau Système Monétaire International ne sera pas mis en œuvre.

Ces trois décisions doivent être accompagnées de décisions complémentaires dans trois domaines où les dirigeants politiques européens sont également impuissants.

1.Face aux Etats-Unis et à la Chine, proposer l’instauration d’un nouveau Système Monétaire International, fondé sur un élargissement du rôle, une nouvelle définition et une augmentation du volume des DTS, avec élargissement du rôle du FMI.
2.Face aux marchés financiers, imposer une nouvelle régulation financière.
3.Face aux paradis fiscaux, imposer une transparence des opérations financières qui y transitent.

Écrit par : Ribes Gilbert | 04.09.2011

Heu... début de la crise en 2007 ? C'est une vision bien peu systémique et, d'après votre premier compte-rendu, essentiellement factuelle de conséquences de décisions prises 40 ans plus tôt...

Le début de la crise c'est 1971 avec la fin de la convertibilité or (décidée unilatéralement par les Américains) et la fixation des valeurs monétaires par l'offre et la demande... en fait, le début de la crise, c'est quand la monnaie devient une marchandise comme une autre, avec toutes les logiques de cavalerie que cela entraine. Un petit rappel là-dessus : http://solutions-politiques.over-blog.com/article-c-30-exercices-appliques-d-analyse-systemique-sur-la-mondialisation-et-a-propos-de-la-decroissance-67454233-comments.html

Pour information d'après "The wall street journal", rien qu'aux USA , depuis 2008, ce sont pas moins de 386 banques, caisses d'épargne et fonds d'investissements qui ont fait faillite... et ça va continuer, n'en doutons pas, puisqu'aucune modification systémique concernant le système monétaire international n'a même été évoquée depuis...

Écrit par : Incognitototo | 04.09.2011

@Ribes Gilbert
Autant je puis être d'accord avec le reste de votre analyse et de vos propositions, autant je m'oppose à "2.Interdire tout déficit public (Etat, collectivités territoriales, protection sociale) au terme de cette période transitoire,suffisamment longue pour ne pas entraver la croissance et la diminution du chômage, en fixant des programmes contraignants de réduction annuelle des déficits pour la période transitoire."si vous ne séparez pas dans les déficits publics le "fonctionnement", "l'investissement" et "les intérêts de la dette"

Le fonctionnement doit être équilibré par les recettes (solde budgétaire de fonctionnement = zéro), mais l'investissement et les intérêts de la dette doivent pouvoir être financés par création monétaire directe.

Écrit par : A-J Holbecq | 04.09.2011

@ A-J Holbecq : " Le fonctionnement doit être équilibré par les recettes (solde budgétaire de fonctionnement = zéro), mais l'investissement et les intérêts de la dette doivent pouvoir être financés par création monétaire directe." Cela est vrai en théorie si le budget n'est pas à 95% de "services votés". C'est à dire qu'avant même de prévoir une politique quelconque, le budget est déjà constitué de dépenses votées antérieurement. C'est le cas du traitement des fonctionnaires, incluant leurs retraites - qui sont issues du budget de l'Etat en France ; des dépenses déjà votées dans le cadre de projets pluri-annuels (remplacement du matériel, plans ceci, plan cela) ; rajoutons les intérêts de la dette et enfin les dépenses "courantes" de fonctionnement.

Si on prend le Japon en 2011, celui-ci n'a aucunement prévu dans son budget les dépenses liées au Tsunami, puis celles liées à Fukushima, ils n'ont prévu, comme chaque année, qu'un mimi-budget pour les typhons. Bref, en 2012, ils vont reconstruire avec un budget aux services votés de 97,8% (en 2010). Autant dire que la reconstruction et l'investissement va prendre du temps s'il n'y a pas de croissance.

En France, le budget 2010 avait 98,3% de services votés. C'est pour cela que les gouvernants prévoient toujours une croissance plus forte que prévue, pour limiter dès le budget le déficit. Si la croissance est moindre, le déficit est plus ample que celui prévu. La création monétaire, qu'elle soit directe ou indirecte, existe de toutes les façons. C'est une des origines de la crise de l'Euro.

Reste le cas où la BCE prête aux Etat à taux nul : ce que vous appelez la création monétaire directe. En clair, le déficit est toujours financé et n'est même pas une dette. Vite il faut 3 portes avions pour la France, des milliers de postes d'enseignants, de médecins, de policiers.... Le système serait pire. Si on veut euthanasier nos économies, votre solution et celle de Ribes Gilbert sont le meilleur moyen d'y parvenir.

Écrit par : Guerwar | 04.09.2011

@Guerwar (très agressif comme pseudo, non?)

Si une collectivité a:
1 – un besoin (collectivement souhaitable),
2 – la volonté de le satisfaire,
3 – les moyens techniques et énergétiques,
4 – un excès de main d’œuvre et le savoir-faire,

… l’impossibilité souvent alléguée du manque de financement est une mauvaise excuse car une vraie richesse résultera d’une création monétaire éventuellement nécessaire pour la réaliser. Il faut évidemment par la suite « détruire » cette monnaie; l’impôt y pourvoira par remboursement progressif d’une dette sans intérêts (et donc la destruction des obligations correspondantes) au fur et à mesure de l’usure, c’est-à-dire de l’amortissement, des richesses dont la production aura été permise par l’émission monétaire, ce qui, évidemment, n’empêche pas l’émission de nouvelle monnaie pour de nouveaux projets.

Écrit par : A-J Holbecq | 04.09.2011

Bonjour ces commentaires donnent envie de lire .........

Le rôle que s'attribuent les banques et la finance , en général .......= Qui conduisent à la misère et à la mort un nombre +++++de miséreux , à la mort ! Personne , parmis les "experts" ne se lance , dans les prévisions , les statistiques , prévisible du nombre de victimes ......? = Aurions-nous des réserves "Illimitées , enpotentiel humain , ou placer "une barre , une limite à ce carnage , cette tuerie : Jamais les assassins n'ont à répondre de ces assassinats donc ="légaux" ?

Les dégâts s'étendent , dans les atteintes graves et assassines (à terme) des pollutions .......Il suffit d'aller voir la méditérranée devenir mer morte à force de pollutions !
Le fait que la privatisation des bien publics s'accélère ....La pollution n'est plus un thème d'intérêt majeur ....Seul la course mortifère aux profits trouve sa place ......
Il en est de même à tous les stades de nos sociétés : La privatisation des moyens , anciennements collectifs : ramassages des ordures ménagères , le traitement , ainsi des pollutions , en général , sont délaissées , les intérêts sociétaux collectifs abandonnés aux appêtits féroces des investisseurs = çà va dûrer .....Aussi longtemps que les impôts .....= çà ?
Ausseur Robert , le prolo

Écrit par : AUSSEUR Robert | 05.09.2011

@A.J.Holbecq
Les déficits publics sont irresponsables et malsains.
Irresponsables vis à vis des dirigeants politiques qui prendront la suite car leurs marges de manoeuvre en seront réduites d'autant et vis à vis des jeunes générations sur qui pèseront des contraintes financières accrues.
Malsains car ils ponctionnent l'épargne des ménages au détriment du financement des entreprises et de l'immobilier.
Par ailleurs la distinction entre fonctionnement et investissement n'est pas parfaitement nette(les dépenses d'éducation ne sont-elles pas de l'investissement,les dépenses d'équipement militaire ne sont-elles pas du fonctionnement?) et le "retour" de nombreux investissements publics est douteux(palais régionaux,départementaux ou municipaux,rocades,ronds-points,etc..).
Si un investissement se justifie vraiment le pouvoir politique doit savoir en convaincre les contribuables et avoir le courage d'appeler l'impôt correspondant.

Écrit par : Ribes Gilbert | 06.09.2011

Bonjour !
Comme beaucoup de Français basiques je ne puis donner des raisons à la CRISE DE LA DETTE , mais je peux intelligemment me poser la question de savoir ce que cela signifie ?
Je connaissais la DETTE : Cela est déjà une Crise !
Je connaissais la CRISE : Tout du moins je m'imagine bien ce que cela implique avec un salaire de merde !!!
Mais la CRISE DE LA DETTE ça me paraît bien français ! Voyez dans le genre on peut citer qu'avant les aveugles ne Voyait rien et pour les soigner on a inventé "Les Mal-Voyants " . De même pour les Sourds ....!
On peut honnêtement sans froisser personne appeler nos chers politiques des "CONS" ! serait pas mal !
En tout cas il y en a que la crise de la dette ne touche pas beaucoup ! Dommage que l'on ne revienne pas dans les années 89 à 93 ! Je parle de 1789 bien sûr !
Pareil lorsqu'on entend parler à longueur de temps que les états sont endettés ???? Mais endettés par rapport à qui ? a Quoi !!! Moi par expérience lorsque je suis endetté en principe c'est toujours par rapport à un tiers et le plus souvent d'ailleurs comme tout bon citoyen c'est par rapport aux banques ou aux impôts ! Y ' en a pas trente six mille qui nous font chier dans ce pays ! Donc on arrive a faire des avions de 500 Places ! A aller casser la gueule des Talibans pendant 10 ans ! A reconstruire des Bâtiments de 5600 mètres de haut ! A envoyer des cons dans la lune ou ailleurs ! Mais on arrive pas a tirer les oreilles des connards qui nous endettent et à leur signifier que maintenant cela suffit ! et que ce sont les peuples et les hommes qui doivent gérer et personne d'autre !!!

Écrit par : VERDU | 12.09.2011

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