02.10.2011
Nouveau départ
Après plus de 1650 notes en quatre ans et demi, j’ai décidé de prendre un nouveau départ avec un nouveau blog http://www.gaullistelibre.com. Dorénavant, je publierai uniquement sur ce blog mais les archives de mon premier blog resteront actives.
Une page se tourne
En fait, cela faisait près de trois ans que ce changement me trottait dans la tête, à cause de l’adresse URL de mon premier blog. Si elle correspondait bien à mon état d’esprit quand je l’avais ouvert, elle donnait une idée par trop inexacte de mes idées et de mon engagement. Bien sûr, c’est en espérant soutenir Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2007 que j’avais ouvert ce blog et finalement, c’est lui qui m’a motivé à reprendre le militantisme politique à la fin de l’année 2006.
Mais aussi important qu’ait été cet épisode dans ma vie politique, il ne s’agit que d’un épisode. En outre, il ne représente que très imparfaitement mes convictions, déjà anciennes. Si j’ai commencé à m’intéresser à la politique très jeune et si j’ai pris ma carte au RPR en 1991 à l’âge de 17 ans, deux débats m’ont construit idéologiquement il y a vingt ans : celui sur le traité de Maastricht (la première fois que j’ai voté, « non », bien sûr) et le débat sur l’autre politique.
Et en ces deux occasions, ce sont deux hommes qui m’ont particulièrement influencé : Philippe Séguin et Jean-Pierre Chevènement (pour qui j’ai fait campagne en 2002). Ils m’ont fait découvrir le gaullisme et le Général de Gaulle, qui est devenu ma boussole politique. Et paradoxalement, je n’ai véritablement découvert Nicolas Dupont-Aignan qu’en mars 2007 grâce à Alain Kerhervé et j’ai donc décidé d’adhérer à Debout la République, qui est devenu ma famille politique.
Entre clarification et progrès technique
Dès lors, avec les élections présidentielles qui approchent, il était beaucoup trop ambigu de poursuivre avec l’adresse URL de mon premier blog. Ce changement permettra de clarifier la situation. En outre, il m’a permis d’améliorer l’offre visuelle et interactive puisque vous trouverez désormais le fil de mon compte Twitter ainsi que des boutons de partage Facebook et Twitter, la moindre des choses quand on veut faire de la politique 2.0, même quand on est pas très doué…
Et puis j’ai mis ma bobine pour éviter d’entendre « je pensais que vous aviez 35 ans de plus ! » (F.Lordon) ou « je croyais que vous étiez un vieux gaulliste ! » (E.Todd) lors du colloque du M’PEP.
J’en profite pour remercier tous les lecteurs, commentateurs et bloggeurs qui m’ont accompagné depuis plus de quatre ans et demi. J’ai rencontré beaucoup de personnes passionnées et passionnantes. Et la croissance régulière de l’audience (plus de 40 000 visites et 130 000 pages lues par mois cet été) représente aussi un formidable encouragement pour continuer à publier un papier tous les jours, outre l’excellent exercice politique que cela représente.
Mais comme le changement de blog représente un risque de perte d’audience dans la période de transition, je vais donc vous demander de l’aide pour remettre à jour l’ensemble des liens existants avec la bonne adresse et faire un peu de publicité à ce nouveau blog gaulliste libre. J’ai besoin de vous !
En tout cas, deux choses sont sûres : je garderai ma liberté de parole sur ce blog, qui m’est totalement personnel. Rien ne changera sur ce point. Mais, pour être clair, je soutiendrai Nicolas Dupont-Aignan pour les élections présidentielles de 2012.
11:02 Publié dans Actualités, Blog, Dupont-Aignan | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : nicolas dupont-aignan, philippe séguin, jean-pierre chevènement
27.08.2011
Faut-il oublier la monnaie unique ? - Réponse à Julien Landfried
Suite à mon papier interpellant le MRC dans le débat sur l’euro, Julien Landfried, secrétaire national et porte-parole de Jean-Pierre Chevènement, m’a répondu sur son blog, révélant une vraie divergence d’analyse.
Proximités et divergences
Cette tribune est particulièrement intéressante car elle permet de mieux saisir nos convergences, comme ce qui nous différencie. Le MRC propose donc « une remise à plat des statuts de la Banque Centrale Européenne (BCE) en incluant la croissance et l'emploi parmi ses missions. Nous préconisons également que l'euro soit dévalué par rapport au dollar et au yuan, afin de soulager les secteurs industriels qui souffrent de sa surévaluation ».
Julien Landfried développe ensuite deux propositions que j’avais en effet mal comprises. Tout d’abord, il propose de substituer les fonds structurels par des euro obligations (uniquement pour les investissements d’infrastructures). Enfin, il propose d’augmenter la dotation du FESF par une monétisation de la BCE, en lieu et place de nouvelles dettes pour les Etats. La seconde est en effet un moyen plus intelligent de financer les plans de soutien des créanciers des pays victimes de la spéculation.
Enfin, il reprend une image très parlante qui synthétise assez bien nos divergences, que Jean-Pierre Chevènement avait utilisé lors des universités d’été du MRC de l’an dernier, où j’étais intervenu sur le sujet. Pour lui, « maintenant que l'avion a décollé, il est dangereux de sauter par le hublot, et préférable de reprendre les commandes de l'appareil pour le faire atterrir en douceur ». Il poursuit en jugeant que nous sommes condamnés à nous entendre avec l’Allemagne.
Faut-il sauver la monnaie unique ?
Je partage volontiers le point sur l’Allemagne, ayant débattu plusieurs fois de la question sur le blog et prenant la même position. Je crois que Berlin est un partenaire naturel de notre pays pour réformer le capitalisme, un partenaire étranger à la financiarisation délétère de l’économie avec qui nous pourrions construire une nouvelle Europe. La remise à plat de la mission de la BCE est juste, tout comme la dévaluation de l’euro dont je dénonce depuis toujours la cherté.
Mais malgré tout, notre analyse diverge également. Je crois justement qu’il faut sauter de l’avion car malheureusement, toutes ces réformes, aussi pertinentes soient-elles, ne reviennent qu’à redisposer les fauteuils sur le pont du Titanic. Cette année de débats sur l’euro m’a renforcé dans la conviction que cette monnaie unique ne pourra jamais marcher et que même si les réformes majeures proposées par le MRC étaient mises en place, cela ne serait pas suffisant.
D’ailleurs, si je reconnais volontiers que ces mesures amélioreraient la situation globale de la zone euro, elles ne permettraient pas de régler les problèmes très différents qu’ont les pays qui la composent. Qu’adviendrait-il des bases productives grecque, espagnole, italienne et même française, de moins en moins compétitive par rapport à l’Allemagne ? Je crois que les pays de la zone euro sont simplement trop différents pour partager la même monnaie.
Une double impasse économique et politique
Pour reprendre mon image de la maison euro, même si refaire la toiture et les fenêtres améliorerait notre sort, cela ne règlerait pas le problème des fondations pourries. Comme le souligne Jean-Jacques Rosa et de nombreux économistes, le fait d’avoir une monnaie unique accentue les problèmes et les divergences au lieu de les régler. Oui, il faut sauter de l’avion car il va exploser en vol du fait de problèmes de conception qui ne peuvent pas être corrigés.
En outre, se pose un énorme problème politique. Quelles seraient les contreparties nécessaires à la marche en avant fédéraliste que représentent les euro obligations ou l’augmentation des moyens du FESF ? La mise sous tutelle des budgets nationaux, qui avance déjà, ne serait-elle pas encore renforcée ? En outre, le rachat des dettes souveraines me semble insupportable car c’est une aide gratuite aux banques, la recapitalisation me semblant beaucoup plus juste et utile.
Il n’y a nul « mécanisme » dans ma démarche. Le vif débat des derniers mois n’a fait que renforcer ma conviction de la non viabilité d’une monnaie unique. Bien sûr, il est possible de mieux gérer l’euro, mais cela ne rend pas la zone euro moins dysfonctionnelle par nature.
10:56 Publié dans Blog, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (62) | Envoyer cette note | Tags : julien landfried, mrc, jean-pierre chevènement, euro, fesf, euro obligations, jean-jacques rosa
06.07.2011
Les anglo-saxons veulent-ils la fin de l’euro ?
C’est un des arguments les plus intéressants des soutiens de la monnaie unique : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne souhaiteraient sa fin pour assurer la prééminence du dollar et de la City. Et par conséquent, il faudrait donc tout faire pour la protéger.
Pourquoi peut-on le penser ?
En effet, récemment, Georges Soros a exprimé ses doutes sur la monnaie unique et un certain nombre d’économistes ou de journalistes anglo-saxons (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Nouriel Roubini, Martin Wolff) expriment leurs critiques à l’égard de cette construction baroque. Pire, on pourrait déduire de la spéculation des marchés contre les dettes souveraines de la zone euro une volonté de détruire in fine la zone euro puisque c’est bien ce à quoi cela pourrait mener…
Mais tous ces éléments mis bout à bout ne prouvent pas cette théorie. En effet, parmi les critiques de la monnaie unique, il y a deux prix Nobel plutôt progressistes qui ne me semblent en aucun cas animés par une volonté de domination de leur pays et ils ne recommandent pas forcément la fin de l’euro. En outre, la spéculation des marchés peut être justifiée par les simples indicateurs actuels sur le niveau de la dette ou des déficits publics et non par une volonté de casser l’euro.
En effet, quand on voit la situation de la Grèce, avec sa dette qui s’envole à 160% du PIB, une croissance en berne et un déficit qui devrait atteindre péniblement 7.6% du PIB en 2011, il n’est pas anormal que les marchés en déduisent une décote probable de la dette de 50% comme ils le font aujourd’hui. On pourrait même dire que le niveau de décote induit par les marchés est très raisonnable étant donnée la situation des différents pays de la zone euro…
La monnaie unique n’est pas en cause
Alors, bien sûr, on peut voir la menace que représente l’euro pour le dollar, dans le sens où la monnaie unique européenne pourrait devenir un rival et faciliter l’évolution du monde vers un multipolarisme monétaire qui ferait perdre aux Etats-Unis le privilège exorbitant du dollar, monnaie nationale et monnaie de réserve du monde. Cependant, il faut noter que la fin de la monnaie unique ne serait pas forcément la fin de l’euro, qui pourrait être conservée comme monnaie commune.
Pire pour les Etats-Unis, cette monnaie commune pourrait s’étendre au-delà de la simple zone euro et remettre en question plus encore la domination du dollar. D’ailleurs, il est tout de même extrêmement intéressant de constater que les administrations étasunienne et chinoise soutiennent fortement la monnaie unique, ce qui devrait amener à se poser la question inverse, à savoir si l’euro monnaie unique ne sert pas davantage les intérêts des Etats-Unis et de la Chine.
En effet, Barack Obama est intervenu plusieurs fois pour pousser les dirigeants européens à adopter les plans de sauvetage, poussant Angela Merkel à accepter le fonds européen au printemps 2010. En effet, la monnaie unique, par sa cherté structurelle, profite aux Etats-Unis, poussant Airbus, par exemple, à acheter de plus en plus de composants outre-Atlantique. Et il en va de même pour la Chine, qui soutient la monnaie unique en achetant des dettes souveraines.
Loin de vouloir la fin de la monnaie unique, les anglo-saxons semblent au contraire s’en satisfaire, de même que la Chine. Cela devrait amener à se poser la question légitime de nos intérêts car il paraît douteux que l’euro dans sa forme actuelle puisse leur être favorable, ainsi qu’à nous…
10:55 Publié dans Blog, Economie, International | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : euro, georges soros, paul krugman, joseph stiglitz, nouriel roubini, martin wolff, city, barack obama, angela merkel, chine
27.05.2011
BCE : Mario Draghi sera-t-il pire que Jean-Claude Trichet ?
A priori, cela semblait totalement impossible. Le dogmatisme obtus de l’ancien président de la Banque de France et actuel de la BCE a envoyé des millions d’européens au chômage. Malheureusement, il semblerait que son successeur soit de la même veine…
Une situation intenable
Il devient chaque jour plus évident que la monnaie unique est condamnée. Il n’y a aucune issue à la situation actuelle. La politique qui consiste à associer austérité et aide financière, si elle permet de sauver les intérêts des banques, est une catastrophe pour les pays (Grèce, Irlande, Portugal). En effet, elle revient à entrainer une immense régression sociale (chômage, baisse du pouvoir d’achat, coupe dans les programmes sociaux), sans rien résoudre à moyen terme.
En effet, il faudrait attendre que la demande intérieure et les salaires baissent d’au moins 30% pour pouvoir réenclencher une certaine dynamique économique mais il n’est pas sûr qu’après une telle purge, les économies puissent se relancer. En outre, le poids de la dette aurait tellement augmenté qu’il faudrait les restructurer sévèrement. Bref, les plans actuels sont sans issue, ne règlent pas le problème de surendettement et inflige des politiques monstrueuses aux peuples.
La seule solution durable est une sortie de la monnaie unique accompagnée d’une dévaluation et d’une restructuration, comme l’Argentine en 2002. Et ce n’est pas sans une certaine satisfaction que j’ai constaté que la commissaire européenne grecque a osé envisager une telle issue. Certes, il s’agit peut-être d’une posture de négociation, mais cela montre au moins que le tabou est levé. Il est surprenant et dommage que cette bombe ne soit pas davantage médiatisée.
Le déni de réalité du futur président de la BCE
En lisant ces déclarations, on peut décerner à Mario Draghi, candidat à la succession de Jean-Claude Trichet le trophée « Hiérarque soviétique d’or » tant ses déclarations sont à contretemps du climat réel. Selon lui, « le succès de l’union monétaire a dépassé nos attentes les plus optimistes ». On n’ose pas imaginer ce qui se serait passé si les attentes les plus pessimistes avaient été réalisées ! Quand on songe aux promesses et aux balivernes de la campagne de 1992…
L’actuel gouverneur de la banque d’Italie, qui intervenait devant un parterre d’entrepreneurs allemands proches de la CDU a tenu un discours d’une orthodoxie stricte, appelant les pays à faire « des réformes structurelles », qui « ne peuvent pas être retardées avec une politique budgétaire et monétaire expansive ». Pour lui, « l’Allemagne a montré le chemin », ignorant que tout le monde ne peut pas simultanément réaliser un excédent de 4% de son PIB sur le reste de l’Europe…
Il a promis une politique dans la lignée de celle de Jean-Claude Trichet, soulignant que « fournir des liquidités toujours et partout (…) créerait une incitation au laxisme et saperait l’autorité de la banque centrale ». Bref, les allemands n’ont pas besoin d’avoir un des leurs à la tête de la BCE pour s’assurer que la délétère politique d’euro cher est maintenue. Rien de tel qu’un latin qui doit donner des gages : à côté, un germain donnerait l’impression d’être souple…
Le choix de Mario Draghi, ancien de Goldman Sachs (…) démontre une nouvelle fois toute la folie de cette BCE indépendante. Heureusement, c’est lui qui devrait présider à la disparition de son institution tant les politiques menées sont une impasse et vu la prise de conscience qui semble émerger.
10:55 Publié dans Blog, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : banque de france, bce, jean-claude trichet, mario draghi
23.05.2011
Républicains ethniques vs civiques : réponse à Malakine
Il y a quelques semaines, Malakine a entamé une série de papiers riches et très intéressants sur les républicains ethniques et civiques. N’étant pas d’accord avec un certain nombre de points et étant mis en cause à un certain moment, il m’était important d’y répondre.
Une réflexion importante
Je partage un certain nombre d’analyses de Malakine et j’attends avec impatience la conclusion de la série. Je partage sa critique du débat pitoyable sur l’identité nationale ou sa distinction très juste entre l’assimilation et l’intégration. En revanche, j’ai beaucoup de points de désaccords, sur lesquels je vais revenir. Mais ces papiers ont l’immense intérêt de pousser à la réflexion et de me faire préciser un certain de choses sur des questions importantes.
Beaucoup de lecteurs l’ont noté : l’emploi des termes « civiques » et « ethniques » est sujet à caution. Je suis donc aller chercher des définitions pour étudier la ligne de partage définie par Malakine. L’ethnie est ainsi définie comme un « groupement humain homogène par la cultur,e la langue, la religion ». Certains le présentent comme un synonyme de « race ». En grec ancien, il serait traduit par « peuple, nation ». Le « civisme », c’est le respect du citoyen pour la collectivité.
Une ligne de partage contestable
Pour lui, le facteur culturel est purement ethnique et non civique. Pourtant, il écrit aussi qu’« il est bien évident que le bon fonctionnement d’une communauté politique exige un terreau culturel ». Mais alors, comment le républicain civique pourrait exclure toute dimension culturelle à la communauté à laquelle il appartient ? Le lien civique, c’est justement la culture commune. La nation civique est forcément culturelle, ce ne peut pas être qu’une adhésion volontaire et révocable.
Je ne suis pas du tout d’accord non plus par la peinture d’une France « mosaïque très peu unifiée », alors que nous sommes un des pays les plus forts d’Europe (par rapport à tous nos voisins). Je ne crois pas non plus au refus hystérique de toute différence, la France étant justement une terre d’immigration depuis assez longtemps. Et a présence de cultures régionales démontre que notre identité n’exclut pas la diversité (du moment où celle-ci ne remet pas en cause l’unité).
La France, ce n’est pas du tout l’indifférenciation absolue, c’est justement le cumul d’une forte unité avec de vrais particularismes, mais qui ne remettent pas en cause cette unité, à la différence de l’Espagne. Je crois justement qu’il y a un régionalisme républicain, très Français, qui se distingue des régionalismes de nos voisins. Venant de Bayonne, je vois bien la différence entre les deux côtés des Pyrénées…
Une interprétation politique contestable
La ligne de partage politique ne me semble pas totalement pertinente non plus. J’ai du mal à voir Jean-Pierre Chevènement, classé comme un république civique, « indifférent au fait culturel » pour la communauté nationale. En outre, le parallèle avec Jean-Luc Mélenchon et Dominique de Villepin, de vrais mondialistes me semble assez contestable. En revanche, je me sens assez proche de cette vision de l’immigration et de la gestion des différences.
Le portrait des « nationaux-républicains » est effrayant : « haine des particularismes », « martyriser leurs compatriotes de la périphérie » « leur seul projet : la détestation des différences ». Je ne vois vraiment pas ce qui peut permettre de classer DLR dans une telle catégorie, comme je l’avais souligné dans mon papier sur les deux familles de l’ordo-souverainisme. Justement, le Général disait que « le patriotisme, c’est aimer son pays, le nationalisme, c’est détester celui des autres ».
Le gaullisme est bien évidemment un républicanisme civique (en y intégrant la notion de culture) alors que les MPF ou FN sont clairement du côté des ethniques / identitaires. Je ne vois vraiment pas ce qui, dans les discours de Nicolas Dupont-Aignan, ou même dans mes écrits pourrait nous faire basculer de l’autre côté. Ma critique du voile n’est absolument pas culturelle, mais seulement républicaine, et vient uniquement du fait qu’il contrevient à l’égalité et à la liberté des femmes.
Malgré tout, cette série est très intéressante dans la mesure où elle suscite la réflexion et je poursuivrai demain en tâchant de développer un peu plus longuement ma vision de la différence entre « civiques » et « ethniques / identitaires ».
10:55 Publié dans Actualités, Blog, Société | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : horizons, malakine, républicains ethniques, républicains civiques, gaullisme
14.03.2011
Le Taurillon, euro-béat court en arguments
Il y a quelques semaines, on m’a signalé un article du site « eurocitoyen » le Taurillon qui s’en prenait à nos positions sur l’euro. Assez logiquement, j’ai préparé une réponse argumentée, que vous trouverez ci-après et que j’ai soumise dans les commentaires du site, qui sont modérés.
Pendant dix jours j’ai essayé de publier, par deux fois, mon commentaire, sans succès. Mais finalement, après quelques péripéties, ils l'ont été et le débat se poursuit, de manière extrêmement intéressante. Voici donc cette réponse qui a tardé à être publiée :
Bonjour,
Voici une nouvelle réponse à vos critiques de nos positions :
« L’euro a rendu la vie plus chère » : de nombreuses études INSEE ont montré qu’à l’occasion du passage à l’euro, un certain nombre de produits (pain, lait, fruits et légumes, prix des grandes marques…) et services (café, restaurants…) ont vu leur prix augmenter beaucoup plus vite que l’inflation du fait de la perte de repères des consommateurs. En ce sens, l’euro a donc directement eu un impact sur le prix de la vie.
« L’euro trop cher a entraîné une baisse de la compétitivité et des exportations de notre pays » : la seule augmentation des exportations au sein de la zone euro est un chiffre beaucoup trop partiel pour mesurer la perte de compétitivité et la baisse de nos exportations. L’examen de la balance commerciale est plus significatif. A la fin des années 1990, nous avions un excédent commercial, et à peu près à l’équilibre au début des années 2000. Depuis l’arrivée de l’euro, la situation se détériore régulièrement et nous avons battu un record avec un déficit commercial de plus de 50 milliards d’euros l’an dernier. La surévaluation de l’euro est une des raisons majeures de ce déficit. Les économistes estiment qu’il devrait être proche de la parité avec le dollar, ce qui n’est plus le cas depuis de nombreuses années. L’appréciation de la monnaie unique a été concomitante à l’explosion de notre déficit. En outre, Louis Gallois, patron d’EADS a bien souligné les conséquences dramatiques de la surévaluation de l’euro pour un de nos fleurons industriels.
« Perte de souveraineté monétaire, emprunt sur les marchés financiers » : de facto, l’adoption d’une monnaie unique entraîne la perte de souveraineté monétaire. Sur la capacité d’emprunt sur les marchés financiers, bien sûr, ce n’est pas nouveau et Nicolas Dupont-Aignan sait bien, pour l’avoir dénoncé plusieurs fois, que cela date de 1973, mais cela n’enlève rien au fait que les traités européens interdisent le financement des Etats par la BCE, même si cela pourrait être modifié. Du coup, ce qu’il dit est juste.
« L’euro a aggravé la crise » : vos chiffres sont intéressants, mais ils ne démontrent en aucun cas le contraire. Un fait tout simple : le PIB a baissé de 4% dans la zone euro en 2009 puis a progressé de 1.6% en 2010, soit une contraction de l’activité de 2.4% en deux ans. Aux Etats-Unis, le PIB a baissé de 2.6% en 2009 et progressé de 2.6% en 2010 : le PIB y a été stable. Etant donné que le PIB a nettement plus reculé dans la zone euro qu’aux Etats-Unis, il est démontré que non seulement l’euro n’a pas protégé l’Europe, mais qu’au contraire, il a aggravé la crise. Pire, on voit que la Suède par exemple, qui a gardé sa monnaie, s’en tire beaucoup mieux que nous avec un fort rebond de son activité, du fait de la dépréciation de la couronne. Mieux, Paul Krugman, prix Nobel d’économie, vient d’expliquer que l’euro pénalise l’Irlande par rapport à l’Islande, contrairement à ce que l’on nous disait il y a deux ans…
Le problème fondamental de l’euro est que la zone euro n’est pas une Zone Monétaire Optimale, une zone géographique apte à partager une même monnaie, selon les définitions de Robert Mundell. Nous n’avons ni budget commun, ni mobilité des travailleurs, ni convergence macroéconomique. Au contraire, l’introduction d’une monnaie unique a mis fin à la convergence des économies européennes, et a provoqué une divergence du fait d’imposer une politique unique à des pays si disparates. La mise en place d’un budget commun ne servirait pas à grand-chose car les autres facteurs ne seraient pas vérifiés. L’euro, c’est comme imposer à tout le monde de mettre une veste taille 52 : pour certains elle est trop petite, pour d’autres, elle est trop grande.
L’exemple des régions (ou des Etats-Unis) ne sont donc pas pertinents car ils partagent un même budget commun important, il y a une mobilité des travailleurs, une même langue, une même structure économique (un Carrefour ou un Wal Mart avec les mêmes produits vendus au même prix), ce qui n’est pas du tout le cas à l’échelle de la zone euro.
C’est ce que les opposants à la monnaie unique ont toujours dit et qui se trouve confirmé par ses partisans qui reconnaissent aujourd’hui que la situation n’est pas viable en l’état. Mais comment les croire quand il nous dise qu’elle le serait si on mettait en place ce qu’ils recommandent alors qu’ils disaient il y a dix ans que l’euro fonctionnerait bien ?
Edit du 15 mars : le rédacteur en chef du Taurillon m'a contacté pour me dire qu'il s'agissait d'une erreur et que mon commentaire du 7 mars avait été publié.
Edit du 15 mars 17h30 : le lien vers l'article ne fonctionne plus, mais le site fonctionne bien (si on tape l'URL du site seul), l'article a donc été supprimé !
Edit du 16 mars 10h30 : le lien vers l'article fonctionne à nouveau, avec mes commentaires.
Edit du 16 mars 23h30 : tout fonctionne normalement, donc je me suis permis de modifier l'article et son titre pour tenir compte du fait que le débat a finalement bien lieu. Je viens tout juste de publier un nouveau et long commentaire en réponse à Valéry-Xavier.
10:55 Publié dans Blog, Dupont-Aignan, Economie, Europe | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : le taurillon, euro, nicolas dupont-aignan, louis gallois, paul krugman, robert mundell, zmo
06.02.2011
La reconstruction de l’école de la République
Hier se tenait la Convention Nationale sur l’école républicaine de Debout la République, qui réunissait Luc Ferry, Natacha Polony, Marc Le Bris, Claire Mazeron, Michaël Devaux et Olivier Arsac. Des intervenants de grande qualité qui ont dessiné ce à quoi pourrait ressembler notre école.
Un constat sévère
« Les pessimistes sont des optimistes bien informés » : c’est par cette citation que Natacha Polony a débuté son intervention. Et il faut dire que tous les participants partageaient une grande noirceur dans leur portrait de l’éducation nationale Française aujourd’hui. Luc Ferry voit quatre problèmes majeurs : l’illettrisme, qui touche de manière stricte 10% des enfants (30% étant en difficulté au sens large), la violence, le fait que 20% des élèves sortent sans rien et la crise des vocations scientifiques.
Claire Mazeron a parlé de « massification sans démocratisation » en soulignant qu’alors que les enfants de cadres représentent 11% de la population mais 47% des élèves de Grandes Ecoles (contre 25 et 3% pour les enfants d’ouvriers). Tous ont souligné la baisse générale du niveau pour atteindre 82% de réussite au bac (et 98% sur deux ans !). Elle a également souligné la baisse du nombre de candidats au CAPES et la baisse de niveau des futurs professeurs, comme Marc Le Bris.
Les raisons d’une telle déroute
Les intervenants se sont très largement accordés sur ce sujet. La suppression du redoublement a notamment été évoquée par Claire Mazeron qui souligne qu’en 1995, 11% des élèves de 5ème redoublaient, chiffre tombé à 3.6% aujourd’hui. Les intervenants ont critiqué le fait de faire passer des élèves qui n’ont pas le niveau et qui ne rattrapent jamais le temps perdu (80% des enfants qui ne savent pas lire à la fin du CP ne rattraperont jamais ce retard).
Ils ont tous fortement attaqué les méthodes pédagogistes et l’idéologie de l’enfant roi que l’école devrait seulement permettre de s’épanouir. Olivier Arsac nous a montré des documents ubuesques d’apprentissage à la lecture basés sur la forme globale des mots. Dans un brillant exposé, Natacha Polony a souligné le rôle de l’école pour faire des élèves des citoyens appartenant à une collectivité. Pour elle, l’épanouissement n’est pas le but, mais la conséquence.
Comment refonder l’école de la République ?
Là encore, les intervenants, malgré des cursus très différents, s’accordaient sur les solutions. Ils ont tous insisté sur la nécessité de revenir aux méthodes traditionnelles et réduire les enseignements exotiques qui diminuent les horaires des matières nobles jusqu’à l’absurde (4 heures de mathématiques en 1ère S à la prochaine rentrée contre 7 heures il y a dix ans, comme l’a dit Olivier Arsac). Tous ont également souligné le rôle du politique pour soutenir la réforme face à certains médias.
Luc Ferry a insisté sur le CP, parlant de son projet de dédoubler les classes pour les écoles en difficulté. Michaël Devaux a proposé trois grands axes : apprendre aux professeurs les raisons et l’exercice de l’autorité, développer leur jugement en matière de notation car les notes ont un rôle structurant, permettant de s’évaluer par rapport aux autres, et faire preuve d’humilité parce qu’enseigner est un art et que les sciences de l’éducation ne peuvent déterminer « la » meilleure façon d’enseigner.
Nicolas Dupont-Aignan a clôturé la convention par un discours très proche de celui des intervenants. Au menu : l’utilisation du référendum, la revalorisation du traitement des professeurs qui souhaitent travailler davantage, l’augmentation des horaires pour les savoirs fondamentaux (Français, Maths, Histoire) parallèlement à la réduction des matières accessoires, la promotion du redoublement pour les élèves qui ne sont pas au niveau, la fin du collège unique par la mise en place d’un examen fin 5ème et l’ouverture à partir de la 4ème de voies spécialisées de réussite, la restauration de l’ordre en permettant aux professeurs, avec le proviseur, d’exclure en cas de violence grave et enfin l’instauration d’un uniforme pour les écoles qui le souhaitent pour atténuer la surenchère vestimentaire.
Ce résumé ne donne qu’un petit aperçu de la richesse des interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres. La réforme de l’éducation nationale mérite définitivement d’être un débat majeur en 2012.
11:15 Publié dans Blog, Dupont-Aignan, Société | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : debout la république, nicolas dupont-aignan, natacha polony, luc ferry, claire mazeron, marc le bris, olivier arsac, mickaël devaux
22.12.2010
Je suis privé de commentaires...
Bonjour à tous,
Un petit mot pour vous dire que je n'arrive plus à poster de commentaires depuis hier. J'espère que le problème sera résolu rapidement.
Amitiés républicaines.
Laurent
PS : mais je peux encore poster des papiers...
10:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
22.08.2010
Privatisations et service public
Marianne 2 a publié cette semaine un article en deux parties d’Eugène sur les privatisations. Un excellent moyen de comprendre que la privatisation n’est pas forcément la solution et que le secteur public a encore de beaux jours devant lui.
Le bêtisier Français
A dire vrai, il n’y a pas besoin d’aller très loin pour voir que les privatisations ne sont pas forcément la bonne solution. Chez nous, l’entrée en bourse d’EDF et la libéralisation du marché de l’énergie (acceptée par le gouvernement Jospin) avaient été vendus comme un moyen de baisser les prix. On voit bien au contraire que cela pousse les prix à la hausse, réduisant l’écart que la France a encore avec les autres pays européens, pour le plus grand bénéfice des actionnaires de l’ancien monopole public.
Nous avons également le cas de la libéralisation des renseignements téléphoniques (l’ancien 12). Il y a quinze ans, il coûtait 3,65 francs (55 centimes d’euros) pour avoir trois numéros. Aujourd’hui, non seulement il faut se souvenir de numéros à six chiffres, mais chaque numéro coûte désormais la bagatelle d’environ un euro cinquante, soit une multiplication par huit du prix du numéro. Le résultat ne s’est pas fait attendre : -30% d’appels. Seuls les médias et les actionnaires ont gagné.
Le bêtisier international
L’immense intérêt de cet article est de démonter l’argument des néolibéraux pour lesquels le marché est forcément plus efficace que l’Etat. Il ne s’agit pas pour moi de dire l’inverse et que l’Etat est forcément meilleur que le marché. Mais face au dogmatisme de certains, il est utile de rappeler ces exemples désastreux : Amérique Latine, Afrique, Angleterre : le privé n’est pas forcément plus efficace et peut conduire à une baisse du service et une hausse des prix.
Le grand intérêt de cet article vient aussi de la modération de son auteur, qui énonce à la fin les secteurs pour lesquels les privatisations sont a priori à prohiber. On y retrouve grosso modo les services publics traditionnels, le plus souvent des monopoles naturels (santé, éducation, énergie, transports ferroviaires, eau, télécommunications). Au regard de la crise de 2008, l’auteur pose la question légitime du secteur bancaire. Néanmoins, il n’est pas hostile à des concessions, du moment qu’elles sont bien cadrées.
Merci à Eugène et Marianne 2 pour ce bel article qui remet les pendules à l’heure sur la question des services publics en montrant que les privatisations se transforment trop souvent en des rentes privées au détriment du plus grand nombre, tant pour le service que le prix.
10:55 Publié dans Actualités, Blog, Economie | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : privatisations, service public, intérêt général, eugene, marianne 2
04.08.2010
Réflexions sur la re-civilisation
C’est un débat passionnant que Malakine a lance sur son blog Horizons. J’en rends compte un peu tard mais je vous invite à lire les trois papiers qu’il a écrits suite à une polémique avec Riposte Laïque.
L’analyse de Malakine
Cette série a commencé par un papier intitulé « Et si le mal était en nous ». Il dénonce la logique de bouc-émissaire, faisant un parallèle avec la crise où les traders ont été injustement présentés comme les causes d’une crise essentiellement systémique. Il poursuit en soulignant les ravages de l’individualisme, le refus très soixante-huitard de l’autorité en soulignant que cela ne concerne pas que les immigrés, même si le choc des cultures y accentue ce phénomène, qui touche toute la société.
Enfin, il souligne, quelques jours à peine avant la poussé sécuritaire de la majorité, que Nicolas Sarkozy pourrait en faire l’axe principal de sa campagne en 2012, en déclarant une véritable guerre aux délinquants issus de l’immigration, en en faisant les ennemis de la nation. Il croit qu’une telle stratégie pourrait être gagnante, tant la gauche peine à articuler le moindre discours sur la sécurité. C’est pourquoi il dénonce l’opposition radicale de Riposte Laïque à l’Islam dans sa globalité.
Dans un second papier, il développe le concept très intéressant de « dé-civilisation ». Il décrit un « homo spontaneus », issu de la révolution libertarienne des années 1970, animé par ses désirs et ses émotions, refusant toute autorité d’une société devenue trop molle, où l’on valorise plus les victimes que les héros. De là, il en tire trois propositions : le passage « du collège unique à l’élitisme républicain », « un service civique jeune » et « censure et protectionnisme culturel ».
Enfin, il développe des propositions plus répressives dans un troisième papier. La première consiste à « fonder la sanction sur la dangerosité sociale plus que sur la gravité de la faute », argumentant pour des sanctions plus sévères pour les personnes où le risque de récidive est plus grand. Ensuite, il propose de passer « de la prison à la Communauté de Rééducation par le Travail (CRT) ». Enfin, il envisage carrément de « rétablir la peine de mort », même si ce rétablissement pourrait n’être que symbolique.
Enfin une analyse intéressante sur la violence de notre société !
Alors que depuis huit ans, Nicolas Sarkozy fait mine de s’occuper de la sécurité du pays en alternant les coups de menton et les projets de lois, on retrouve dans ces trois textes beaucoup plus de réflexions que tout ce que le président a pu dire depuis 2002. Même si Malakine pousse ses analyses et ses propositions parfois un peu loin à mon sens, ce qu’il écrit suscite un débat passionnant sur les réponses à apporter. En outre, au global, je trouve qu’il fait preuve de modération (entre l’éducatif et le répressif). L’exemple d’une réponse ferme et posée à la bouillie verbale du gouvernement.
Je partage assez naturellement l’ensemble du constat, que l’on retrouve également sous la plume de Jacques Généreux dans « La dissociété ». Le terme de « dé-civilisation » est particulièrement bien trouvé et me rappelle la conclusion du livre de Paul Jorion « La crise », où celui-ci soulignait que le laissez faire nous ramène en arrière, dans une forme de nouvel état de nature primitif, qui doit être civilisé. On peut voir dans la description très noire de l’homo spontaneus comme une description de la société étasunienne, qui pourrait devenir notre horizon si nous n’y prenons garde.
Avant, les jeunes étaient façonnés par une école où l’autorité était forte, ce qui nourrissait l’autorité de la société sur l’individu, lui donnant une éducation à la vie en communauté, complémentaire à l’éducation familiale. Aujourd’hui, la société laisse trop de jeunes mal se tenir, en tout impunité. C’est pourquoi le « service civique jeune » et les propositions sur le collège sont intéressantes, même s’il convient de ne pas trop cloisonner le collège (en privilégiant des classes différenciées au sein d’un même collège plutôt que des établissements différents, à part pour les « sauvageons »).
La proposition iconoclaste de « censure » a le mérite de poser la question des conséquences du laissez faire absolu que nous avons adopté et de l’encadrement qu’il pourrait être opportun de mettre en place. L’idée des CRT est très intéressante dans la mesure où elle déstructurerait sans doute moins les prisonniers que les prisons actuelles. Enfin, la prise en compte de la dangerosité d’un individu sur la société me semble correspondre à l’intérêt général. En revanche, je suis opposé au retour de la peine de mort, mesure que je ne trouve pas « civilisée » et qui pose toujours la question de l’erreur judiciaire.
En trois papiers, Malakine a bien mieux traité des problèmes de sécurité que celui qui se vante d’être le « premier flic de France », sans tomber dans les clichés anti-banlieues ou anti-immigrés. Même si je ne suis pas d’accord sur tout, voilà une très belle série pour y réfléchir.
10:55 Publié dans Actualités, Blog, Sarkozy, Société | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : malakine, horizons, re-civilisation, jacques généreux, paul jorion



