28.02.2007
Colloque sur le rôle de la France sur la scène internationale mardi 6 mars
Vous pensez que la France a un rôle à jouer sur la scène internationale ? Venez participez au colloque qui se tiendra le mardi 6 mars à 17 h 30 à l’Université de Paris VIII, 2 rue de la Liberté, Saint-Denis (93) (métro Saint-Denis Université), amphithéâtre B1, sur le thème suivant : « Rôle et positionnement de la France dans la politique internationale de prévention des conflits et de gestion des crises » :
- État des lieux du nouvel ordre mondial et des nouveaux enjeux géostratégiques: leurs répercussions sur la physionomie des relations internationales
- Nature de l’engagement de la France dans les institutions politiques et militaires internationales : ONU, PESD, RECAMP et OTAN
- Objectifs stratégiques de la France : prévention, protection, projection, dissuasion
- Conditions à respecter pour que la France puisse continuer à détenir une autonomie de décision et une juste suffisance des moyens militaires pour conserver une place dans le concert des nations, et défendre ses intérêts nationaux en cas de nécessité
- Illustration du positionnement de la France sur des cas concrets : les conflits en Irak, au Liban, en Afghanistan, sur le continent africain …
- La France porte-t-elle sur la scène internationale un message distinctif ? Quelles sont les valeurs qui guident et dessinent ses missions et son engagement ?
Intervenants : Spécialistes des questions internationales
Amitiés Villepinistes!
L'équipe RJVR10:15 Publié dans International, RJVR | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
30.01.2007
Discours d'ouverture réunion 28 janvier
Je tiens à vous remercier pour votre présence. Merci de venir pour soutenir une candidature encore hypothétique. Merci de venir à l’appel de notre rassemblement de bloggeurs. Cela fait plaisir de voir des personnes qui partagent les mêmes convictions et principes. Des personnes prêtes à donner leur temps pour signifier leur attachement à ces convictions et principes, même dans les moments les plus difficiles. Ce qui nous rassemble ici, c’est un idéal politique que nous souhaitons défendre.
Et l’idéal de notre association, comme vous l’aurez compris, est un idéal gaulliste. On me pose en général deux questions quand je dis que je me définis comme gaulliste. Mais qu’est-ce que c’est le gaullisme, surtout aujourd’hui, plus de trente ans après la mort du Général ? Avant même les idées, je crois que le gaullisme est un romantisme, un romantisme politique. Il englobe une certaine vision des rapports humains, de la fidélité aux compagnons d’aventure. Et cet esprit n’est naturellement pas soluble dans les sondages ou les compromis. Un vrai gaulliste ne se penche pas dans le sens du vent. Le gaullisme, c’est aussi un respect absolu de la chose publique. Et ce respect doit être un respect de tous les instants. Quand le Général était à l’Elysée, il faisait déduire de sa paie tout repas donné à titre privé. Parce qu’il respectait l’argent des Français, le budget était à l’équilibre. Le gaullisme, c’est aussi une vision du monde, fortement influencée par le cours de la seconde guerre mondiale. C’est un refus de l’asservissement des nations à l’impérialisme d’autres puissances. C’est un équilibre entre la volonté d’aide au développement et le respect du chemin que les autres pays veulent emprunter. Ce n’est définitivement pas la volonté d’imposer un modèle uniforme, par la force s’il le faut. Le gaullisme, c’est le souci d’un équilibre permanent entre la justice sociale et la compétitivité du pays et de ses entrepreneurs . C’est en cela, à mon sens, que le gaullisme n’est ni de droite, ni de gauche. La gauche a tendance à vouloir construire la justice sociale contre la compétitivité des entrepreneurs. Elle préfère re-découper un gâteau plutôt que de mettre en place ce qu’il faudrait pour qu’il grossisse plus vite. Et la droite a tendance à tout conditionner à la compétitivité des entrepreneurs. Pourtant, le capitalisme moderne a besoin de mécanismes de redistribution. Dans les pays occidentaux, depuis 15 ans, la majeure partie des bénéfices de la croissance sont allés aux plus favorisés et aux profits des entreprises. Ce n’est pas juste. Pour avancer durablement, une société doit avancer ensemble. Sinon, les classes populaires se vengeront d’un système dont elles ne touchent aucun bénéfice.
La deuxième question qui vient quand on parle du gaullisme, c’est que Le Général était d’une époque révolue, qu’il est venu dans des circonstances qui ne se rencontreront plus. Nous n’y croyons pas ! Après tout, les discours désabusés sur la classe politique ne sont pas nouveaux. C’était celui de bien des journalistes de l’entre deux-guerre ou des années 50. Et pourtant, un nouvel espoir politique s’est levé, une nouvelle façon de faire de la politique a émergée. Par deux fois, le Général a pris la France et les Français par la main et a redressé le pays.
Ce que le Général de Gaulle avait, c’était du caractère, une foi inébranlable dans ses principes et convictions. C’est ce qui lui permit de ramasser, seul, le drapeau national, de le porter et le protéger, puis d’agréger à lui les Français, faisant passer la France du stade de pays vaincu et quasiment annexé au rang de pays vainqueur. Il en fallait du caractère ! De même, alors que la 4ème République s’étouffait de ses faiblesses congénitales et que le pays ne savait comment gérer la guerre en Algérie, à 67 ans, il fit de nouveau le don de sa personne pour redresser le pays. Il nous a appris la grandeur d’âme, la quête d’absolu en politique, la rigueur des convictions et des principes. Il nous a légué également ce respect de la chose publique que l’on a bien du mal à déceler dans les hommes politiques actuels. Il nous a aussi montré que l’attachement au pouvoir ne pourrait asservir les principes et les convictions en n’hésitant pas à quitter le pouvoir par deux fois sans y avoir été vraiment contraint.
Notre volonté n’est pas d’exclure qui que ce soit. Nous voulions juste expliquer notre vision de la politique. Le Général a été le plus grand rassembleur de la vie politique française. Il a su gouverner avec les communistes, les socialistes et les démocrates-chrétiens au sortir de la guerre pour instaurer la Sécurité Sociale et réorganiser en profondeur notre économie. Puis le parti gaulliste a su rassembler radicaux, démocrates-chrétiens et indépendants pour gouverner la France. C’est pourquoi, nous appelons à un rassemblement des républicains de TOUTES les sensibilités pour appeler et soutenir une candidature alternative.
Car comment en effet accorder du crédit à un candidat libéral devant les patrons et pseudo-héritier de Jaurès devant les ouvriers, un candidat qui en 6 mois a dit tout et son contraire sur bien des sujets, un candidat pour lequel la quête du pouvoir personnel semble être le seul et unique objectif, quels que soient les moyens. Mais comment accorder du crédit également à une candidate qui brandit l’absence de vision comme un drapeau, et dont la légèreté de certaines déclarations est proprement sidérante. Non, ils ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux de notre pays.
Et pourtant, un homme apparaît bien plus à la hauteur des enjeux de notre pays. Dominique de Villepin est le Président dont la France a besoin, si Jacques Chirac décide de ne pas se présenter. Lui a le caractère pour tenir bon en cas de crise. Lui et le Président de la République ont su faire face aux Etats-Unis en 2003 à un moment où l’administration américaine affirmait qu’elle pardonnerait à la Russie, qu’elle ignorerait l’Allemagne et qu’elle punirait la France. Il en fallait du caractère pour affronter la toute puissance américaine en première ligne. Qui se l’est permis à part Jacques Chirac et Dominique de Villepin ? Ce sont aussi eux qui ont décidé l’usage de l’Etat d’urgence et un plan banlieue pour résoudre la crise de l’automne 2005. Ce sont Dominique de Villepin et Jacques Chirac qui ont eu le courage de faire front, de faire montre à la fois de la fermeté nécessaire pour faire respecter l’Etat de droit tout en écoutant le malaise social qui avait en partie provoqué cette crise. A cette occasion, ILS ont montré que l’ordre juste pouvait être plus que des mots. Le couple exécutif a montré qu’il avait le caractère pour affronter une crise aussi difficile avec fermeté et justice, sans provocation, avec calme mais aussi détermination. C’est aussi Dominique de Villepin qui a eu le front de vouloir faire passer le CPE au Printemps dernier. On ne saura jamais si ce contrat était la solution aux problèmes du chômage de jeunes, mais il valait sans doute au moins une expérimentation. Et plus que la colère de la rue, c’est l’absence de caractère des élus et de certains ministres de l’UMP qui sont responsables du retrait du CPE. Qui se souvient aujourd’hui que les députés proches du Ministre de l’Intérieur disputaient la paternité du projet au Chef du gouvernement avant les manifestations ? Qui se souvient aujourd’hui que la deuxième manifestation pour le retrait du CPE avait été un échec ? C’est le manque de caractère de certains élus de l’UMP qui a permis de montrer qu’il y avait des failles dans le soutien de ce projet et a favorisé une plus forte mobilisation.
De cet épisode, nous retenons un Homme d’Etat doté de caractère. Car que voulons-nous pour la France. Un Président qui se couche au moindre soubresaut ? Un Président rivé aux sondages d’opinion et dont toutes les mesures sont calibrées en fonction de ce que les sondages disent. Voulons-nous un Président qui demande l’opinion des Français pour résoudre tous les problèmes ? Comment fera-t-il en cas de crise grave ? Comment imaginez-vous qu’un Président Sarkozy ou une Présidente Royal auraient géré la grave crise des banlieues que nous avons traversée. Ne pensez-vous pas que la France mérite mieux ?
En fait, on sent beaucoup de résignation derrière le soutien aux deux candidats des sondages. Dans les deux camps, on soutient que ce sont les candidats qui peuvent gagner. Quel argument ! Quel déni des convictions, des principes, qui devraient être les seuls moteurs de la politique. Un choix politique ne saurait se réduire à une efficacité électorale supposée. D’autant plus que les Français contredisent bien souvent ces présupposés. Une campagne, ce n’est pas un discours changeant en fonction des audiences, quitte à dire tout et son contraire. Une campagne, c’est un moment pour présenter sa vision et chercher à la partager plutôt que de demander aux Français de la construire eux-mêmes. Non les deux candidats des sondages ne sont vraiment pas à la hauteur des enjeux de la France d’aujourd’hui.
Alors, il est vrai qu’aujourd’hui, pour être honnête, aucune opportunité ne semble s’ouvrir pour le candidat que nous appelons. Nicolas Sarkozy est en tête des sondages et toute candidature apparaîtrait comme une inutile candidature de division. Mais, de toutes les façons, le Premier Ministre a affirmé qu’il souhaitait continuer à mener son travail pour la France. La session parlementaire se terminant fin février, rien ne peut se passer avant.
Et cela tombe bien car c’est à ce moment que la campagne commencera à se cristalliser et c’est donc seulement à ce moment qu’il faudra que l’opportunité se présente. Et nous coryons qu’elle se présentera.
La bêtise et le manque de recul des soutiens du Ministre de l’Intérieur m’amuse tant ils ne semblent avoir aucun sens de l’histoire politique ou le moindre recul. Il y a douze ans précisément, avec un des fondateurs du RJVR, nous faisions alors la campagne de Jacques Chirac dans notre école. Les Balkany et Devedjian pavoisaient alors devant les sondages de leur chef de l’époque, Edouard Balladur. Il n’était pas alors un simple prince des sondages, mais bien le monarque absolu, celui qui battait 60-40 n’importe quel adversaire au second tour et qui pouvait même gagner au premier … A l’époque déjà, nous disions que les vainqueurs de janvier étaient rarement ceux de mai. Nous savons tous ce qu’il est advenu. Ceux qui pavoisent ou s’inquiètent aujourd’hui devraient s’en souvenir.
C’est pourquoi voir aujourd’hui certaines personnes parler de dévissage de la candidature Royal alors que Nicolas Sarkozy est donné gagnant 52-48 me fait bien rire. Nicolas Sarkozy part bien plus bas qu’Edouard Balladur il y a 12 ans. Il est tout sauf assuré de ne pas revivre le destin de son patron de l’époque. Le manque de recul à l’égard des sondages de janvier est sans doute un des meilleurs indices de son échec à venir. D’autant plus que ce score est obtenu après trois semaines où Nicolas Sarkozy a accumulé les bonnes nouvelles alors que sa rivale a enchaîné les cafouillages. Après une telle séquence, c’est au moins du 55% voir du 60% que Nicolas Sarkozy devrait faire au second tour. En outre, cette séquence a permis à Nicolas Sarkozy de redevenir le favori incontesté et il est rarement une bonne idée d’être le favori de janvier.
Les sondages de ces derniers jours montrent en fait que la candidature de Nicolas Sarkozy, elle, a toutes les chances de connaître un vrai dévissage une fois que Ségolène Royal présentera son projet. Après tout, la présentation de son projet sera l’occasion pour elle de couper l’herbe sous le pied à la principale critique qui lui est adressée. Alors elle créera une dynamique de victoire autour de sa campagne, au bon moment. C’est à ce moment-là, quand les Français réaliseront que Nicolas Sarkozy a perdu la Présidentielle, qu’une fenêtre pourra se créer pour une candidature du Premier Ministre.
A nous d’entretenir cet espoir et à nous tenir prêts si l’occasion se présente et que Dominique de Villepin la saisit. Nous vous donnons rendez-vous fin février. Car c’est à ce moment que nous devrons être prêts. Le mois qui vient sera le plus difficile car le Premier Ministre est quasiment sorti du champ des possibles et Nicolas Sarkozy règne en maître absolu sur les troupes de l’UMP. En outre, comme cette opportunité reste hypothétique, le Premier Ministre ne pourra sans doute pas adresser le moindre geste qui puisse nous encourager. Nous devrons donc nous accrocher à nos convictions et notre foi. D’ici là, nous devons entretenir l’espoir et essayer de nous organiser au cas où.
Le Figaro d’hier nous a comparé à des résistants, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les associations qui partagent nos idées pour se rassembler dans une Coordination Nationale Républicaine, un nouveau CNR, qui pourrait le cas échéant soutenir cette candidature alternative que nous appelons.
Le dernier mot que je souhaite vous adresser est de garder courage. Le gros temps est devant nous. Mais, nous sommes armés de nos convictions et principes et ainsi armés, nous pouvons tout traverser si nous gardons espoir et que nous nous rassemblons.
Merci pour votre écoute.
18:35 Publié dans RJVR | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Discours de clôture réunion 14 janvier 2007
« Ce n’est pas la gauche, la France ! Ce n’est pas la droite, la France ! Naturellement, les Français, comme de tout temps, ressentent en eux des courants. Il y a l’éternel courant du mouvement qui va aux réformes, qui va aux changements, qui est naturellement nécessaire, et puis, il y a aussi un courant de l’ordre, de la règle, de la tradition, qui, lui aussi, est nécessaire. C’est avec tout cela qu’on fait la France. Prétendre faire la France avec une fraction, c’est une erreur grave, et prétendre représenter la France au nom d’une fraction, c’est une erreur nationale impardonnable. »
Cet extrait d’un entretien du Général de Gaulle pendant la campagne de 1965 résume ce que nous attendons d’un Président de la République.
Le Président de la République, c’est aussi le représentant de notre pays à l’international. Et entre les déclarations des deux principaux candidats aux Etats-Unis et en Chine et le discours du Premier Ministre à l’ONU en 2003, notre choix est clair. En 2003, ce discours a permis d’éviter un conflit de civilisation entre l’Occident et l’Orient. Car c’est ce que serait devenue la guerre en Iraq si tous les pays occidentaux s’étaient rangés comme des petits pois derrière les Etats-Unis. C’était aussi un discours courageux car la France s’est mise en première ligne dans l’opposition à la position des Etats-Unis. L’histoire a parlé. Je vous conseille de relire ce discours. Sa vérité est encore plus criante aujourd’hui, notamment les avertissements sur la gestion de l’après-guerre, plus que jamais d’actualité. Les Etats-Unis n’ont pas écouté. Ils ont été arrogants. Malgré l’horreur de la situation, nous pouvons être fiers de la position de notre pays à cette époque.
Nous pouvons également être fiers de l’action du gouvernement. Le gouvernement Jospin était un gouvernement impuissant, face à l’insécurité, face au chômage et aux problèmes économiques. Celui mené par le Premier Ministre a montré un véritable équilibre entre justice sociale, compétitivité économique, et respect de l’argent des Français. Et cet équilibre a été servi à la fois par un fort volontarisme et un grand pragmatisme au service de l’action pour les Français.
Alors que la mesure phare du gouvernement Jospin, les 35 heures, a plutôt profité aux cadres supérieurs, depuis 5 ans, le gouvernement s’est battu pour la justice sociale et la promotion de l’égalité des chances. La justice sociale, c’est réduire l’insécurité, qui frappe les plus faibles, même s’il reste du travail à faire sur les violences aux personnes, toujours en augmentation. La justice sociale, c’est un doublement des constructions de logements sociaux par rapport à 2001. La justice sociale, c’est aussi l’augmentation régulière du SMIC pour défendre le pouvoir d’achat des personnes à faible revenu. La justice sociale, c’est le développement des services à la personne, l’aide aux personnes âgées, les actions en faveur des personnes handicapées. La justice sociale, c’est aussi le plan de cohésion sociale dans les villes pour aider la réussite de tous. Mais la justice sociale, c’est surtout une lutte sans relâche contre le chômage, le cancer qui ronge notre société. Même s’il reste beaucoup à faire, d’ici quelques mois, la France affichera son plus bas taux de chômage depuis 25 ans. Notre gouvernement s’est battu pour la solidarité et l’égalité des chances.
Mais la justice sociale ne peut exister sans compétitivité de notre économie et respect de l’argent des Français. Pour la première fois depuis longtemps, nous avons un gouvernement qui réduit le déficit budgétaire la veille des élections. Nous pouvons vraiment être fiers de ce comportement responsable et citoyen. Tellement de gouvernements n’ont pas hésité à utiliser l’argent des Français pour essayer d’acheter les élections : 1993, 1995, 2002… Le Premier Ministre tient le cap de l’intérêt général fermement. La justice sociale s’appuie également sur la compétitivité de notre économie. Là aussi, le gouvernement a agi. La création des pôles de compétitivité renoue avec notre grande tradition colbertiste d’accompagnement par l’Etat du développement économique national. Le CNE, outre le fait de réduire le chômage des jeunes, permet aux petites entreprises une souplesse bienvenue. Les chèques emplois-services facilitent également la vie des petits entrepreneurs.
Bref, même si un bilan ne saurait être complètement positif, on peut dire que celui du gouvernement est vraiment bon.
Comme vous l’aurez compris, notre Rassemblement est d’inspiration gaulliste. C’est ce qui unit les membres fondateurs. Mais aujourd’hui, nous pensons que les enjeux de la Présidentielle dépasse les étiquettes politiques. Aussi, nous appelons au rassemblement le plus large possible des républicains de toutes les sensibilités pour cette candidature alternative que nous appelons. Gardons tous notre identité mais travaillons ensemble ! Ne perdons pas de temps à chercher à gommer des différences qui peuvent exister ! Acceptons-les ! Faisons-en une force ! C’est ainsi que Jacques Chirac avait gagné en 1995. Il avait su additionner les talents sans que chacun ne renonce à son identité.
Ce respect des identités ne devra pas nous empêcher d’agir de manière coordonnée. Dans cette campagne, le candidat que nous espérons soutenir, n’aura pas l’organisation d’un grand parti derrière lui. Nous devrons donc organiser une coordination de nos actions pour être plus efficace mais profiter de la légèreté de nos structures pour multiplier les actions.
Toutes les élections présidentielles ont eu des règles du jeu différentes. A nous d’écrire celle de cette élection ! Mobilisons-nous ! Chaque initiative, de chaque personne ou chaque groupe est comme un petit ruisseau. A nous d’en créer suffisamment pour que quand ils se rencontrent, ils deviennent un puissant fleuve qui pousse la candidature que nous souhaitons.
Compagnons d’aventure, nous les jeunes, élite de la nation, avançons ensemble pour faire gagner la bataille de France.
Merci de votre participation et à bientôt.
Vive la République ! Vive la France !
18:30 Publié dans RJVR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Discours d'ouverture réunion 14 janvier 2007
Je vous remercie chaleureusement de votre présence. Car après tout, vous êtes venus ici à l’appel d’un rassemblement inconnu pour soutenir une candidature pour l’instant hypothétique, le tout uniquement relayé par quelques blogs et quelques mails. Il en fallait de la force de conviction pour venir ici aujourd’hui. Mais je crois que c’est ce qui nous réunit tous ici. Nous avons tous des idéaux, des convictions, des principes que nous estimons mal représentés dans la campagne actuelle.
Cette réunion a un double but : vous présenter ce que nous souhaitons faire et discuter avec vous de ce que nous pouvons faire ensemble pour appeler, faire émerger et soutenir une candidature alternative. Avant de poursuivre, je vais commencer par nous présenter et vous expliquer ce qui nous a amené à lancer cet appel.
Derrière le Rassemblement des Jeunes pour la Vème République, il y a un groupe de personnes qui se sont rencontrés sur Internet. Quatre des cinq membres fondateurs tiennent des blogs de soutien à Dominique de Villepin. Fin 2006, nous nous sommes rencontrés. Et nous avons décidé d’unir nos forces pour mener de nouvelles actions en dehors du web. Cette réunion est la première de ces actions ! Je tiens à préciser que nous sommes complètement indépendants de qui que ce soit. Nos initiatives sont également purement personnelles.
Avant de vous expliquer pourquoi nous avons souhaité vous réunir aujourd’hui, je tiens à préciser une chose. Nous menons une démarche positive. Notre appel n’est pas dirigé contre un candidat en particulier puisqu’aucun des candidats actuels ne correspond à nos attentes. Et si nous en étions restés là, nous n’aurions rien, je dis bien rien organisé. C’est parce qu’il y a une personne dont nous partageons les idées et la méthode et dont nous pensons que la personnalité convient parfaitement au rôle du Chef de l’Etat, que nous sommes là aujourd’hui. Même si nous avons choisi cette date symbolique pour notre réunion, nous souhaitons l’inscrire dans une démarche positive et non négative. Il aurait été facile de faire des petites phrases sur les uns et les autres. Nous allons essayer de ne pas le faire et je vous demanderai de l’éviter. Cela ne nous avancerait à rien. Concentrons-nous sur tout ce que nous pouvons faire pour défendre nos idées.
Mais revenons à notre appel. Ne nous berçons-nous pas d’illusions ? Après tout, quand on regarde certains média, nous sommes déjà au second tour ! Circulez, il n’y a rien à voir ! Le seul intérêt de cette campagne serait de savoir qui de Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal gagnera le 6 mai. Et quand on voit parfois un autre candidat, on lui demande presque toujours de se positionner par rapport aux deux favoris. La quasi-totalité des commentaires, des articles, des couvertures sont pour Ségolène et Nicolas.
Pourtant, ironie de l’histoire, les deux favoris de janvier ne se sont presque jamais retrouvés au second tour en mai. Les mêmes analystes qui annonçaient trois mois avant le vote des Français la victoire certaine de Balladur en 1995, celle de Jospin en 2002 et celle du « oui » à la Constitution, assurent avec la même force aujourd’hui que le second tour est déjà joué. Nous ne sommes pas encore entrés dans la vraie campagne ! Tout reste à écrire ! Toute l’histoire de la Cinquième République montre que les élections se décident dans les deux derniers mois de campagne. Nul doute que les Français réserveront une nouvelle surprise aux prévisionnistes malheureux de ces dernières années. Car comme nous l’a conseillé Jacques Chirac, les Français feront vivre intensément leurs convictions.
Le choix du 14 janvier n’est bien sûr pas anodin. Pour citer le Général de Gaulle, nous pensons que « Le Président de la République ne saurait être confondu avec aucune fraction. Il doit être l’homme de la nation toute entière, exprimer et servir le seul intérêt national ». Et cela s’étend aux partis. La Vème République n’est pas la République des partis. Grâce au référendum de 1962, ce ne sont plus les élus qui désignent le Président de la République, mais ce sont les Français qui l’élisent directement au suffrage universel. Ce choix, validé par les Français contre tous les partis il y a 45 ans, défini la fonction présidentielle. Le Président est au-dessus des partis. Il ne dépend pas d’eux. Du coup, s’il est naturel que des partis donnent des investitures, ces investitures ne sont en aucun cas limitatives. Nous ne sommes pas aux Etats-Unis ! Edouard Balladur a bien du culot de réclamer l’union autour du candidat investi par l’UMP, lui qui s’était présenté contre le candidat investi par son parti en 1995 !
Nous souhaitons un Président qui respecte la chose publique. Un Président qui refuse d’arrêter de gouverner au prétexte qu’il faut commencer une campagne 6 mois avant. Un Président respectueux de l’argent de l’Etat, au point de réduire le déficit à la veille des élections, alors que tant de gouvernements n’ont pas hésité à dépenser sans compter dans ces mêmes circonstances. Un Président qui a une vision de notre pays et qui n’est pas seulement épris de pouvoir.
Un Président qui sache travailler en équipe, mettre en valeur les uns et les autres. Un Président qui sache travailler avec des personnalités diverses, et pas seulement s’entourer de lieutenants. Un Président qui sache rassembler au-delà de son propre camp, qui puisse rassembler les Français. Un Président qui sache conjuguer souci de la justice sociale et compétitivité du pays et de ses entrepreneurs. Un Président qui sache tenir la barre fermement en cas de crise. Un Président indépendant de la « corbeille », où la politique de la France ne doit jamais se faire. Un Président capable d’agir rapidement et de prendre des positions claires. Un Président qui ne s’aventure pas à des comparaisons hasardeuses sur la justice chinoise quand il est reçu par l’administration de ce pays. Enfin, un Président qui défend la place originale de la France dans le monde, plutôt que l’alignement pur et simple sur les Etats-Unis.
Bref, pour toutes ses raisons, nous ne pouvons pas être satisfaits des candidatures qui existent aujourd’hui. C’est pourquoi nous appelons à une autre candidature de rassemblement républicain. Etant donné la décision de Michèle Alliot-Marie, nous pensons que Dominique de Villepin est le mieux placé pour ce combat si le Président de la République décide de ne pas se représenter.
Nous devons être clair. Nous n’avons aucune idée sur la possible décision du Premier Ministre. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il ait déjà pris sa décision. Il y a encore du temps après tout. Nous savons donc que nos efforts n’aboutiront pas forcément à une candidature. Mais ce n’est pas grave car nous nous battons pour des convictions, des principes. Et ces derniers sont éternels ! Si jamais tout ce que faisons aujourd’hui n’était pas directement utile lors de la présidentielle de 2007, nos efforts ne seraient pas perdus. D’autres échéances suivront. Nous pouvons être à la pointe d’un rassemblement républicain dont Dominique de Villepin serait l’inspirateur. Car il faut être clair, si Dominique de Villepin ne se présente pas, je crois que Nicolas Sarkozy va perdre face à Ségolène Royal. Beaucoup ont oublié qu’elle avait dit fin 2005 qu’elle admirait beaucoup Tony Blair. Elle a eu l’intelligence de ne plus le dire, étant donné le manque de popularité de ce dernier au sein de la gauche française. Néanmoins, sa campagne en est très inspirée et son positionnement met structurellement Nicolas Sarkozy en minorité au second tour. Tout d’abord, Nicolas Sarkozy sera le meilleur rassembleur de la gauche au premier et au second tour. Ensuite, les voix de l’UDF s’éparpilleront entre les deux candidats au second tour. Et enfin, même les voix populaires du FN ne se reporteront pas si facilement sur le candidat de Neuilly, des grands patrons et des vedettes du show-biz au comportement douteux.
Mais, très honnêtement, si nous nous battons aujourd’hui, ce n’est pas pour ça. C’est parce que je pense qu’il y a une chance raisonnable que le Premier Ministre se présente et qu’il gagne. Toutes les campagnes présidentielles ont connu de grandes surprises. Soyons la surprise de cette élection ! C’est à chacun de nous d’agir pour appeler et favoriser cette candidature. Plus nous serons, plus nous agirons, plus nous pouvons pousser cette autre candidature. Chacun d’entre nous a son rôle à jouer. Quand je vois l’impact de ce que notre rassemblement de bloggeurs a eu et le nombre de messages de soutien que nous avons reçu en une sule semaine, je me dis que nous ne sommes qu’au début d’un grand mouvement de rassemblement. Et même s’il faut faire très vite, nous avons encore du temps. Nous ne sommes qu’en précampagne. La vraie campagne ne commencera qu’en fin février.
En revanche, la précampagne a un rôle à jouer : montrer à la France qu’il y a une vraie attente pour une candidature alternative et qu’il y aura les équipes pour mener la campagne demain. C’est à nous tous de le montrer. Ce que nous pouvons écrire aujourd’hui est unique, du jamais vu. Nous ne savons pas jusqu’ou cela peut nous mener mais cela peut nous amener loin. Faisons de nos faiblesses des forces. Nous n’avons pas de moyens ! Faisons alors campagnes sur Internet, par mails et blogs : c’est gratuit ! Ensemble nous pouvons changer les règles de cette campagne, et peut-être son résultat.
C’est pourquoi cette réunion n’est qu’un début. Nous vous donnons d’ors et déjà rendez-vous dans deux semaines pour une nouvelle réunion. Nous vous en donnerons tous les détails dans la semaine à venir. Outre Paris, nous travaillons également à l’organisation de réunions parallèles en Province. Nous venons également de mettre en ligne un blog, RJVR.hautetfort.com, sur lequel vous trouverez une pétition pour la candidature de Dominique de Villepin. Je vous remercie d’avance d’aller la signer et de la transférer au plus grand nombre. Je vous rappelle l’adresse de notre blog : RJVR.hautetfort.com.
Nous lançons également un double appel. Un appel aux personnes qui se reconnaissent dans nos valeurs et convictions pour nous rejoindre et continuer à construire cette page de la campagne. Nous lançons aussi un appel à toutes les organisations de notre sensibilité ou proches, qui souhaitent voir émerger une nouvelle candidature. Travaillons ensemble ! Rassemblés, nous pourrons soulever des montagnes et faire entendre nos convictions.
Cela m’amène à ce que VOUS pouvez faire. C’est ce dont nous souhaitons parler avec vous aujourd’hui. Notre mouvement ne pourra en aucun cas être une organisation structurée et organisée comme le sont les grands partis. Nous n’en avons ni les moyens, ni sans doute le souhait. Nous vous invitons donc soit à rejoindre des organisations existantes, Courage République, Réforme et Modernité, Vème République, notre Rassemblement ou à créer la vôtre. Mais surtout, AGISSEZ ! Faites signer des pétitions pour une autre candidature ! Organisez des réunions ou des débats ! Essayons ensemble de se coordonner pour démultiplier l’efficacité de nos actions. Bref, AGISSONS ! Une alternative existe, rendons-la possible !
Je vous invite maintenant à prendre la parole pour exprimer vos suggestions sur ce que nous pouvons faire dans les semaines qui viennent. Merci de rester dans une démarche positive et d’éviter les attaques purement personnelles sur n’importe quel candidat qui ne nous ferons pas avancer. Si nous sommes tous là, c’est parce que nous ne sommes pas satisfaits par les candidats actuels. Passer du temps à les critiquer, même si cela est défoulant et amusant, ne nous apportera rien.
Je vous remercie pour votre écoute.
18:30 Publié dans RJVR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



