30.09.2011
Leçons internationales pour améliorer l’école
Comme régulièrement, The Economist a publié il y a deux semaines un dossier passionnant sur la révolution scolaire. L’hebdomadaire britannique libéral analyse les résultats des tests PISA et de l’étude de McKinsey pour en tirer des leçons sur les meilleures pratiques en matière d’éducation.
Les bonnes pratiques internationales
Le journal soutient que l’argent ne fait pas tout en soulignant les succès de pays qui dépensent moins que la moyenne et le relatif échec des Etats-Unis qui dépensent pourtant plus que les autres. Néanmoins, d’autres points modèrent cette analyse. Tout d’abord, l’inégalité scolaire est un critère fondamental de la réussite d’un système. Quand l’école oublie ses élèves en difficulté, c’est tout le système scolaire qui en pâtit. Or les inégalités ne cessent de grimper, notamment aux Etats-Unis.
Ils soulignent qu’outre-Atlantique, la performance des élèves s’explique à 60% par les facteurs familiaux, démontrant la panne de l’ascenseur social étasunien. The Economist souligne l’importance du facteur culturel dans la réussite de nombreux pays asiatiques, au prix cependant d’une forte pression sur les élèves. Néanmoins, d’autres pays réussissent différemment. Quatre critères majeurs se dégagent : l’autonomie, la réussite des moins bons élèves, le choix et un statut attrayant pour les enseignants.
Le journal revient également sur les pratiques pédagogistes, qualifiées de « laissez-faire », en Français dans le texte et mettant au centre du système éducatif l’enfant. Il souligne que ces pratiques reculent aujourd’hui du fait de mauvais résultats et qu’il est essentiel d’acquérir d’abord les bases avec un enseignement traditionnel, tant d’un point de vue de la discipline dans l’établissement que de l’apprentissage des bases, comme la lecture, l’écriture et le calcul.
Voyage dans l’excellence scolaire
L’Ontario a obtenu des résultats impressionnants en adaptant son offre scolaire au niveau des élèves mais aussi en y mettant les moyens (le budget a augmenté de 30% depuis 2004. La Pologne est aussi citée en exemple pour l’autonomie de ses établissements (tout en conservant un financement et une administration centralisée) et ses tests nationaux qui permettent de suivre les progrès des élèves. Néanmoins, certains soulignent que ce système entretient une pression trop forte.
La Saxe est également montrée en exemple : elle n’a conservé que deux des trois catégories d’école qui existent en Allemagne et a déplacé à 13 ans au lieu de 11, l’âge auquel les élèves sont orientés. Le maintien de deux niveaux permet d’introduire de la compétition et de différencier mais sans le côté trop discriminant d’un 3ème niveau trop stigmatisant. Enfin, le statut des professeurs, tant d’un point de vue académique que social, est un élément essentiel de la réussite d’un système.
Leçons dans le débat Français
Même s’il faut garder à l’esprit l’orientation très libérale du journal, cela a le mérite d’apporter de l’eau au moulin du débat en France. Tout d’abord, cela valide clairement la nécessité d’une plus grande discipline dans les établissements, sujet sur lequel le gouvernement ne progresse que très timidement. Ensuite, cela valide a contrario tout l’intérêt des examens nationaux qui permettent de mesurer la performance d’un établissement de manière objective, malgré le fiasco de cette année.
Ensuite, cela démontre clairement qu’il y a un énorme problème en France, comme l’illustre l’effondrement du nombre de candidats au Capes depuis une dizaine d’années. Cette évolution est dramatique pour l’évolution du système scolaire national et démontre l’échec patent du gouvernement sur la question de l’éducation. Le gouvernement a été incapable de s’attaquer à la question fondamentale des conditions de travail des professeurs, qui ne cessent de se détériorer.
La réforme de l’éducation nationale devra être une priorité des années à venir. C’est pourquoi il est essentiel de garder un œil sur les bonnes pratiques internationales, qui ne sont pas tendres avec les politiques mises en place par les socialistes comme par Nicolas Sarkozy.
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24.08.2011
Affaire DSK : l’indécente réaction du PS
Hier, Dominique Strauss-Kahn a été libéré. Au bout d’un feuilleton judiciaire dont les rebondissements n’ont rien eu à envier aux séries hollywoodiennes, il ne sera même pas poursuivi au pénal. Mais le blanc-seing et le soulagement de certains socialistes ne sont pas sans poser de gros problèmes.
Un Dallas judiciaire qui n’épargne pas DSK
Même s’il n’est même pas jugé au pénal et même s’il ne l’était pas au civil, il serait bien abusif de le laver de tout soupçon. Certes, le procureur a préféré mettre fin à ce mauvais feuilleton judiciaire par manque de preuves et du fait de divergences dans les récits de Nafissatou Diallo. Mais, tout d’abord, le manque de preuves est fréquent dans les cas de viol et il est en revanche avéré que DSK a eu un rapport avec la femme de chambre en moins de dix minutes.
D’ailleurs, le procureur souligne que la brièveté de la relation ne plaide pas en faveur de DSK. Ensuite, si l’argument selon lequel la victime présumée aurait menti n’est pas irrecevable, il faut tout de même souligner qu’il ne faudrait pas non plus accorder un passe-droit aux violeurs de personnes qui ont déjà menti dans leur vie. En outre, on peut imaginer que le choc d’un viol puisse quelque peu perturber sa victime, jusqu’à provoquer quelques contradictions dans le discours…
Bref, Dominique Strauss-Kahn n’est pas innocenté. Il ne sera pas jugé parce que le procureur a jugé trop aléatoire une procédure en pénal où il faut l’unanimité des jurés pour établir la culpabilité d’un accusé. Son rapport ne conclut pas clairement. En outre, toute cette affaire a fait ressortir le côté obscur d’un homme marié, qui, après avoir passé une partie de la nuit avec une call girl, a sauté sur une femme de ménage le lendemain matin, sans parler de l’affaire Banon.
Quand certains socialistes dérapent
C’est pourquoi on peut s’interroger sur les réactions d’un certain nombre de socialistes. Bien sûr, une partie de ces réactions peut être mise sur le compte de la proximité avec DSK. Mais tout de même, étant donné que DSK n’est pas clairement innocenté et qu’un fort doute subsistera sur ce qui s’est passé dans la suite de l’hôtel Sofitel, n’auraient-ils pas du essayer de travailler des éléments de langage plus prudents et moins triomphateurs, qui semblent, à tort, exonérer DSK de toute faute.
Bien sûr, il ne s’agit pas d’accabler leur camarade. Mais entre la mise en cause et certaines déclarations, il y a une grande marge. Comment Martine Aubry peut-elle se déclarer « très heureuse » de cette annonce, qui ne tranche pas définitivement la culpabilité de l’ancien patron du FMI ? Même François Hollande est allé jusqu’à se réjouir de « ce dénouement qui vient après trois mois d'une épreuve insupportable et de rebondissements qui ont été extrêmement durs à vivre ».
Manuel Valls va un peu vite en besogne en affirmant que « l'accusation insupportable de viol ne tenait pas la route ». Sur Marianne 2, Jack Dion a fait un excellent papier qui soutient que « les socialistes n’ont rien compris à l’affaire DSK ». A gauche, une voix a fait entendre sa différence, Marie-Georges Buffet qui a qualifié la décision de « mauvaise nouvelle pour la justice » et « pour les femmes » affirmant que « la vérité n’est pas dite ». Merci à elle de relever le niveau !
Je n’aime pas trop mélanger politique et faits divers, d’où la place relativement faible accordée à l’affaire DSK sur le blog. Je persiste à croire que l’attitude française sur la question est bien plus souhaitable que les excès anglo-saxons, mais uniquement en absence de délits ou de crimes.
10:55 Publié dans Actualités, Parti Socialiste, Société | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : affaire dsk, parti socialiste, dominique strauss-kahn, nafissatou diallo, martine aubry, françois hollande, jack dion, manuel valls, marie-georges buffet
28.07.2011
Quand le philosophe Paul Jorion dépasse l’économiste
C’est une des choses que j’avais particulièrement apprécié dans « L’implosion », la capacité de l’auteur à développer une réflexion philosophique sur notre société, sa déshumanisation et son retour à l’état de nature. Il la prolonge largement dans ce nouveau livre.
Paul Jorion, philosophe
Il souligne que théoriquement, les salariés devraient être de vrais parties prenantes dans la production d’une entreprise et, à ce titre, se partager avec les autres acteurs (actionnaires, capitalistes et dirigeants) les profits de la vente. Mais il note qu’aujourd’hui, ils ne sont qu’un frais de production comme un autre. De manière totalement asymétrique, la rémunération des traders se fixe en fonction des commissions qu’ils rapportent, ouvrant la voie à des salaires énormes.
Jorion rappelle que pour Marx, « la baisse tendancielle du taux de profit est la raison pour laquelle le capitalisme est condamné à terme ». Mais il note que, bien au contraire, le taux de profit ne cesse ne progresser, notamment du fait de la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée, passée, selon Edouard Husson, de 1992 à 2007 de 66.4 à 54.8%, sans conduire à une forte hausse des investissements mais à une progression des dividendes et du cash flow.
Il revient sur le fait que Keynes avait fait « du plein emploi un principe intangible autour duquel redéfinir l’économie » pour refuser la substitution des salaires par le crédit et éliminer la fonction parasitaire de la finance. Il souligne que l’absence trop forte d’égalité affecte la liberté des individus et la fraternité est remise en cause par le néolibéralisme devenu principe organisateur de notre société.
Citant Thomas Hobbes, il revient sur son image de retour à l’état de nature et de loi de la jungle pour définir nos sociétés modernes, où « l’homme est un loup pour l’homme » du fait de la trop forte concentration de la richesse. Il cite Freud pour qui « l’homme civilisé a fait l’échange d’une part de bonheur possible contre une part de sécurité » et qui rejetait le communisme où la vertu n’étant pas récompensée.
Il cite également Hegel pour souligner l’importance du travail dans le processus d’intégration à la société et évoque les « exigences contradictoires du citoyen et du bourgeois qui cohabitent en nous : le citoyen aspire à l’égalité de tous (…) alors que le bourgeois insiste sur son droit personnel à accumuler autant de richesses qu’il le jugera bon ». Il cite également plusieurs fois Robespierre pour qui « l’extrême disproportion des fortunes est la source de bien des maux et de bien des crimes ».
S’opposant aux néolibéraux et libertariens, Paul Jorion affirme que : « c’est l’Etat seul qui pourra organiser la force collective qui permettra de défendre la propriété de chacun ». Il cite Lacordaire : « entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ». Il termine son livre en appelant à une grande réforme fiscale progressiste qui n’est pas sans rappeler les principes de celle défendue par Piketty et Landais.
Zone d’ombre monétaire
Si ce livre est très réussi, j’y mettrai deux bémols. Le premier concerne l’analyse que fait l’auteur du travail « devenu rare dans un monde où la productivité croît par l’automation ». Un déficit commercial équivalent à 4% du PIB et la crise permettent de fortement contester cette vision en France. Il me semble que le chômage de masse est davantage le produit de choix politiques qu’un fait inéluctable consécutif au progrès (ce qui aurait pu être dit plusieurs fois dans l’histoire).
Enfin, l’auteur affirme de manière un peu rapide que « les banques centrales – et elles seules – sont en charge de création monétaire ». Un simple cours de comptabilité, ou, par exemple, le livre de Pierre-Noël Giraud, « Le commerce des promesses » permettent de comprendre que ce sont les banques privées qui créent la monnaie aujourd’hui. En outre, si l’assertion de l’auteur était juste, le bilan de la BCE serait équivalent à la masse monétaire de la zone euro. Or, il n’en représente que 20% (2000 milliards contre 9500), et leurs évolutions sont totalement dé corrélées.
Malgré ces deux points, la lecture de ce nouvel ouvrage de Paul Jorion est hautement recommandable car si son foisonnement est parfois un peu désordonné, il est extrêmement riche, tant sur l’analyse pointue des dérives de la finance, que de son histoire et il présente une analyse philosophique passionnante.
Source : Paul Jorion, « Le capitalisme à l’agonie », Fayard
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19.07.2011
Le Capes et la grande régression de l’éducation nationale
Le Monde du 15 juillet est revenu sur les résultats dramatiques du Capes 2011. Un nouveau signe du désarroi général de l’éducation nationale en France, ainsi qu’une menace majeure pour le niveau de l’enseignement dans les décennies à venir.
La grande désaffection du Capes
Les chiffres rapportés par le Monde font froid dans le dos. En 1997, il y avait plus de quinze mille candidats aux Capes de mathématiques et lettres modernes pour plus de deux mille cinq cent postes, ce qui assurait une forte sélectivité pour ce concours et donc un niveau élevé pour les professeurs. En 2011, 2800 candidats se sont présentés (une baisse de plus de 80% en 14 ans), pour 1750 postes. Du coup, il n’y a eu qu’un peu plus de 1200 postes pourvus.
La crise des vocations est spectaculaire et extrêmement inquiétante. Une vision optimiste des choses consisterait à dire que seuls les plus motivés continuent à se présenter, garantissant un maintien du niveau. Mais il ne faut malheureusement pas être naïf : la baisse de plus de 80% des candidats au Capes depuis 14 ans est doublement inquiétante. Tout d’abord, cela révèle que les inconvénients du métier apparaissent plus importants que les avantages, pourtant non négligeables.
Ensuite, se pose clairement la question de la sélection des enseignants des prochaines décennies. Le niveau des professeurs est un paramètre fondamental pour le succès d’un système éducatif, comme le soulignent de nombreuses études internationales. C’est pourquoi il est particulièrement inquiétant de voir baisser aussi radicalement la sélectivité du Capes. Nous pourrions bien payer pendant quarante ans le fait de n’avoir pas su traiter cette crise aigüe des vocations.
Des professeurs abandonnés
Comme le souligne Jean-Paul Brighelli, il s’agit d’un « indice de la faillite de notre système éducatif » dont les racines remontent malheureusement à des décennies avec un refus de la sélection qui aboutit à un abaissement généralisé du niveau, comme l’illustre tristement la cuvée 2011 du baccalauréat qui a vu un nouveau record dans le taux d’admission, avec 86% et même plus de 89% pour la filière S marquée à jamais par la gestion calamiteuse d’une fuite par le gouvernement.
Plus globalement, il est urgent d’améliorer les conditions de travail des professeurs. Car ce beau métier, essentiel pour l’avenir de la nation, est aujourd’hui boudé par une génération pour qui les vacances, la stabilité de l’emploi et le prestige sont aujourd’hui plus que contrebalancés par la démission de l’école devant la dureté des élèves, le rythme de travail, plus éprouvant qu’on veut le croire, les problèmes de reconnaissance et le sentiment d’être abandonné par l’Etat.
A ce titre, le mandat de Nicolas Sarkozy aura encore aggravé la situation sans rien résoudre. La réduction des effectifs accroît encore la tension dans les établissements, d’autant plus que toutes les réformes du gouvernement semblent dictées par des purs objectifs comptables, quels que soient les conséquences pour les professeurs, accentuant encore la crise des vocations. C’est pourquoi il est urgent de remettre dans les priorités absolues la réforme de l’éducation nationale.
Ici aussi, le bilan du mandat de Nicolas Sarkozy est très mauvais, comme l’indique clairement l’effondrement du nombre de candidats au Capes. S’il n’est pas le seul responsable, loin de là, il n’a pas su redresser la situation. Pire, il l’a encore aggravée.
10:55 Publié dans Actualités, Sarkozy, Société | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : capes, éducation nationale, le monde, jean-paul brighelli, nicolas sarkozy
11.07.2011
Immigration : le grand mythe de l’envahissement de la France
C’est le couplet généralement entonné par les identitaires : la France serait menacée par un flux totalement incontrôlé d’immigrés, faisant de notre pays le « champion d’Europe de l’immigration » pour reprendre les propos de Marine Le Pen. Un discours qui ne résiste pas aux faits.
La France, pays de faible immigration
C’est l’immense surprise que provoque l’examen des chiffres de l’immigration dans les autres pays. En effet, même si l’on conteste les chiffres de l’INSEE, pour qui le solde net d’immigrés se situe à 70 mille personnes par an (190 mille entrées et 120 mille départs) et que l’on prend le chiffre de départ avancé par Michèle Tribalat et Jean-Paul Gourévitch (90 mille), on aboutit à un solde net de 100 mille entrées par an. Le solde se situe donc entre 1 et 1,5 pour mille habitants.
Mais comme le rapporte The Economist, le solde net en Italie est compris depuis dix ans entre 300 et 600 mille, soit entre 5 et 10 pour mille habitants, cinq à dix fois le flux de notre pays ! En Espagne, le nombre d’immigrés a progressé de plus de 600 mille certaines années, soit un taux de 13 à 14 pour mille habitants, dix fois le taux français. La Grande-Bretagne accueille 500 000 immigrés par an, pour un solde net de 200 mille, soit plus de 3 pour mille habitants, plus du double de notre pays.
Et si on va un peu plus loin, on constate que d’autres pays acceptent des flux incomparablement plus importants que nous. L’Australie, pays de 22 millions d’habitants, avait un solde net de 340 mille personnes (plus de 15 pour mille habitants, plus de dix fois le chiffre Français). Depuis, ce chiffre est tombé à 200 mille, soit 9 pour mille (6 à 9 fois notre score). Enfin, les Etats-Unis ont un solde migratoire net moyen d’environ 4 pour mille habitants (soit 3 à 4 fois plus que nous).
Démythifier le débat sur l’immigration
En clair, Marine Le Pen ment quand elle dit que la France est « championne d’Europe de l’immigration » et Claude Guéant est bien mal inspiré quand il parle « d’excès d’immigration ». La France a aujourd’hui une des politiques les plus restrictives des pays dits développés en la matière. Il faut noter que l’Allemagne, après des vagues très importants d’immigration, notamment dans les années 90, a nettement réduit ses flux migratoires, qui sont aujourd’hui équivalents aux nôtres.
Bref, il n’y a strictement aucun risque que l’identité de notre pays change étant donnée la modération des flux actuels. Et cela est d’autant plus vrai que notre démographie est très dynamique, contrairement à nos voisins. En effet, en Italie, le solde naturel est négatif de 75 mille personnes, l’immigration permettant à la population de ne pas baisser. Et l’Allemagne voit sa population baisser depuis 2002, du fait d’un solde naturel négatif (près de 200 mille personnes en 2009).
Du coup, l’attitude du Front National et d’une partie de l’UMP est extrêmement choquante car ils attisent des tensions qui n’ont pas lieu d’être. En cela, leur comportement est profondément antinational. Cela ne signifie pas non plus qu’il faille ouvrir davantage nos frontières aujourd’hui. Les tensions au sein de notre société et les conditions économiques extrêmement difficiles plaident au contraire pour une restriction des flux migratoires pour favoriser l’intégration des immigrés déjà présents.
Oui, la situation sur le front de l’intégration se détériore. Mais loin de venir de flux migratoires incontrôlés, il s’agit beaucoup plus d’une conséquence de notre crise économique, qui rend plus difficile l’intégration, des tensions de notre société ainsi que d’un Etat qui n’assume plus ses fonctions.
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09.07.2011
Insécurité : la grande faillite de Nicolas Sarkozy
Cela aura été une des polémiques de la semaine : la Cour des Comptes a publié un rapport au vitriol sur les forces de sécurité publique, dénonçant vertement la politique du gouvernement. Elle critique les manipulations des statistiques ainsi que la politique menée sur le terrain.
Un bilan en trompe-l’œil
Nicolas Sarkozy a réussi à se faire élire en 2007 en partie grâce au bilan qu’il a vendu de son action au ministère de l’intérieur. L’ancien ministre avait réussi à vendre son agitation législative et communicante en affichant fièrement une baisse globale de la délinquance de 9% de 2001 à 2006, cassant la progression enregistrée alors que Lionel Jospin était premier ministre. Mais cette version des faits ne résistait pas à une analyse des chiffres même du ministère.
En effet, en mars 2007 j’avais étudié les chiffres avancés par la place Beauvau et j’avais constaté que si le chiffre global baissait, c’était notamment parce que les vols de voiture ou les cambriolages baissaient (du fait de la plus grande sophistication des équipements) alors qu’en revanche, les violences aux personnes avaient continué leur progression. Les coups et blessures non liés à un homicide s’étaient alors envolés de 41% (de 116 à 164 mille) sur la même période.
C’est exactement ce qui continue depuis 2007 : le chiffre global de la délinquance poursuit sa baisse régulière, dans un mouvement dont la maîtrise semble bien suspecte, et les violences aux personnes continuent de progresser. Il y a eu une progression de 18% des coups et blessures de 2006 à 2009 pour un total de 193 mille, soit une progression de 70% en huit ans. Bref, paradoxalement, nous étions beaucoup plus sûrs quand le PS était aux affaires…
Un gouvernement inefficace
Claude Guéant a beau monter sur ses grands chevaux, le bilan de Nicolas Sarkozy sur cette question est catastrophique. Le chiffre des violences aux personnes est doublement significatif. Tout d’abord, il rassemble les actes qui contribuent le plus au sentiment d’insécurité, des actes plus traumatisants. D’ailleurs, de manière inquiétante, le chiffre des violences non crapuleuses (violences gratuites) s’est envolé, passant de 155 à 240 mille de 2002 à 2008.
Mais surtout, ce sont des actes où il est beaucoup plus difficile de trafiquer les statistiques. Le rapport de la Cour des Comptes estime "que les statistiques départementales présentent parfois une grande instabilité, qui peut faire douter de leur fiabilité", rejoignant les dires du criminologue Alain Bauer pour qui « le dispositif statistique national a été le plus souvent utilisé, depuis 1945, pour ne pas dénombrer la réalité mais pour la mettre en scène ».
La cour des Comptes questionne également la pertinence de la politique suivie, critiquant la faible présence des policiers sur le terrain, leur mauvaise répartition et le manque d’efficacité de la vidéo surveillance. On pourrait ajouter, comme le fait Nicolas Dupont Aignan dans un communiqué de presse publié sur le site de Debout la République que la baisse des effectifs est absolument anormale étant donné la montée permanente des violences aux personnes.
Merci à la Cour des Comptes de dénoncer officiellement les tricheries du gouvernement et sa mauvaise politique en matière d’ordre public. Cela fait maintenant environ neuf ans que Nicolas Sarkozy est en charge de notre sécurité et l’agitation ne saurait camoufler un bilan calamiteux.
Merci à Clément dont j’ai utilisé les travaux pour nourrir ce papier
11:56 Publié dans Actualités, Sarkozy, Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : insécurité, cour des comptes, nicolas sarkozy, lionel jospin, claude guéant, nicolas dupont-aignan
25.06.2011
Luc Châtel recalé pour sa gestion du bac
Une fraude a été détectée sur l’épreuve de mathématiques du bac S. Luc Châtel a immédiatement répliqué en suspendant la notation de l’exercice incriminé, déclenchant une vague de conséquences de plus en plus malheureuses qui amènent à se poser la question de la pertinence de la réaction du ministre.
Fraude et conséquences
Bien sûr, il est sans doute très difficile de gérer un tel incident et on imagine que le ministre a voulu réagir le plus rapidement possible à l’information selon laquelle un exercice de mathématiques du baccalauréat S avait fuité sur Internet la veille de l’épreuve. C’est sans doute pour cette raison qu’il a décidé d’annuler la notation de cet exercice (qui représentait 4 points sur 20) et de répartir les points manquants sur les deux exercices suivants pour compenser.
Mais tout ceci a posé alors d’autres problèmes. Il s’agissait apparemment de l’exercice le plus facile. Donc, le ministre est parti en rétropédalage, en expliquant que les points répartis le seraient sur les premières questions (les plus faciles) des exercices suivants. Ensuite, devant la fronde des parents menaçant de saisir la justice, il a expliqué que le ministère allait donner des instructions de clémence pour tous les élèves qui seraient à moins d’un point d’un seuil important.
Ainsi, un élève qui aurait entre 7 et 8 de moyenne pourrait accéder au repêchage, un élève qui aurait entre 9 et 10 pourrait obtenir son baccalauréat. Les médias s’en sont donnés à cœur joie, le Monde titrant même « 9 sur 20 de moyenne et déclaré bachelier ». Bref, pour ne mécontenter personne, les exigences vont être baissées dans une proportion qui semble sans commune mesure avec le réel impact de la suppression du premier exercice de l’épreuve de mathématiques.
Des dangers de l’activisme mal calibré
Pourtant, il faudrait remettre l’incident à sa place : la publication de l’exercice a eu lieu à 21 heures, alors que l’examen avait lieu le lendemain à 8 heures du matin. D’autres fausses fuites étaient indiquées sur ce site et un internaute interrogé sur la question a indiqué que cette fuite n’avait pas été jugée crédible par les internautes. Du coup, peu de personnes ont pu voir l’exercice incriminé et beaucoup ont sans doute jugé qu’il s’agissait d’un tuyau percé.
Après tout, si les lycéens préparent les sujets qui circulent sur Internet, on peut considérer qu’il s’agit d’un bon moyen de révision. En outre, ici, il semble qu’au mieux quelques centaines de personnes aient pu profiter de cette information. On peut donc se demander s’il n’aurait pas mieux valu noter cette épreuve normalement, sans prendre en compte l’éventuelle tricherie, de manière à permettre aux cent vingt mille bacheliers de la série S d’être notés en fonction de leur travail.
En effet, les réactions, puis contre-réactions du ministre ont abouti à une immense machine à gaz qui va demander énormément de travail, avoir de multiples effets pervers et va aboutir à une baisse généralisée de l’exigence pour le bac S cuvée 2011. Luc Châtel aurait du prendre quelques heures de plus avant de réagir et ne pas forcément essayer de prendre une mesure qui semble aujourd’hui poser beaucoup plus de problèmes qu’elle n’en résout…
Bref, cet épisode révèle à nouveau toutes les failles de ce gouvernement trop prompt à faire des annonces sans pleinement en mesurer les conséquences et qui complique la marche de l’Etat au point d’en affaiblir la justice et de créer d’innombrables effets pervers.
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14.06.2011
Oui au mariage pour tous !
Aujourd’hui, l’Assemblée devrait s’exprimer sur la proposition du Parti Socialiste de modifier le code civil, pour lequel le mariage est réservé aux couples hétérosexuels afin qu’il puisse être contracté par « deux personnes de sexe différent ou de même sexe ».
A droite, les lignes bougent
Il est loin le temps où la droite s’opposait très largement au PACS, laissant Roselyne Bachelot isolée au sein de sa famille, faire un discours émouvant applaudi par la gauche de l’hémicycle. Même si l’UMP conserve en soin sein des députés comme Christian Vanneste ou Brigitte Barèges, qui ne lui font pas honneur par leurs déclarations assez révoltantes, on constate que plusieurs députés de la majorité ont pris ouvertement position en faveur du texte socialiste.
Outre Roselyne Bachelot, Franck Riester a pris publiquement position pour le mariage homosexuel. Le Parti Radical de Jean-Louis Borloo s’est largement exprimé en faveur de cette loi, par la voix de son président, d’Yves Jego ou de Laurent Hénart. Mieux, Bruno Le Maire, ministre de l’agriculture, qui coordonne la rédaction du projet majoritaire pour 2012, s’il ne s’est pas exprimé en faveur du mariage, s’est prononcé pour une égalité de droits entre tous les couples.
Bref, la défection d’une partie non négligeable des rangs de la droite pourrait bien rendre le vote de cette loi assez serré. Les mentalités bougent et si le texte ne passe pas aujourd’hui, cela ne semble qu’une question de temps. Du côté de la blogosphère, on note qu’Authueil s’est également prononcé en faveur du mariage homo dans une note publié samedi et que l’Hérétique est favorable à une égalité des droits, même s’il évoque davantage un contrat d’union civile.
Un véritable progrès sociétal
Il y a encore 18 mois, je n’étais pas favorable au mariage homo. Mais à force d’en discuter, je suis arrivé à la conclusion qu’une telle évolution est absolument nécessaire. Par delà le côté volontiers homophobe des opposants les plus virulents, comme Christian Vanneste ou Brigitte Barèges, qui a fait un parallèle assez répugnant avec la zoophilie, il faut se poser, à mon avis la question du sens de l’autorisation (ou non) du mariage pour tous les couples.
En effet, quel message envoie notre société, notre République en refusant d’accorder aux couples homosexuels le droit de se marier comme les couples hétérosexuels ? Implicitement, cela revient à dire qu’il y a deux poids, deux mesures, qu’il y a des couples de première catégorie et des couples de seconde catégorie. La loi telle qu’elle est aujourd’hui porte un jugement de valeur sur la sexualité en accordant moins de droits aux couples homosexuels.
Et ce jugement de valeur contribue sans doute aux discriminations, moqueries, voir même aux violences portées contre les homosexuels. Il me semble impératif que la République affirme haut et fort qu’elle ne distingue pas ses enfants en fonction de leur sexualité, qu’ils sont égaux en droits et en devoirs, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. En refusant tout jugement de valeur entre hétérosexualité et homosexualité, l’Etat enverrait un bien beau message de tolérance et de respect.
Nul doute que le mariage homosexuel, ou plutôt, le mariage pour tous, finira par s’imposer, tant il semble gagner l’opinion et une partie grandissante de la classe politique. Et aujourd’hui, si j’étais en position de m’exprimer à l’Assemblée, je voterais en faveur du projet de loi.
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05.06.2011
DSK, Tron, Ferry : affaires, morale et politique
C’est triste à dire mais ces trois dernières semaines, l’actualité politique a été largement dominée par des affaires de mœurs. Bien sûr, il était difficile de ne pas en parler du tout et certains débats sont justifiés, mais certains médias n’auraient-ils pas pu mieux hiérarchiser l’information ?
Les points positifs
Il ne faut pas non plus jeter le bébé avec l’eau du bain. Il était tout de même naturel d’accorder du temps à ces affaires, aussi sinistres soient-elles car elles représentent de vrais évènements. En outre, au global, la couverture de l’affaire DSK a plutôt été équilibrée (à quelques dérapages près), quand on compare avec la presse anglo-saxonne. En outre, il semble qu’il n’y ait pas de véritable remise en cause du principe très français de préservation de la vie privée.
En effet, si la réputation de DSK était de notoriété publique (les humoristes se chargeant de rappeler presque tous les jours ce point de sa personnalité au grand public avant l’affaire), les journalistes n’ont pas tort de dire que c’est une chose de préserver le libertinage d’une personne, cela en est une autre de protéger des comportements criminels. Et il semblerait que la plupart de la classe médiatique ait agi de bonne foi en ne parlant pas de la vie privée de DSK.
Cette affaire a également un point positif (expliquant peut-être les plaintes contre Georges Tron) : les victimes vont peut-être davantage oser porter plainte, voyant l’exemple de la femme de ménage et du patron du FMI. Tout ceci pourrait finalement aboutir à une meilleure protection des victimes et une moindre impunité des coupables, ce qui naturellement extrêmement positif.
Les points négatifs
Malgré tout, voir l’actualité politique dominée depuis trois semaines par des affaires de mœurs est assez navrant, d’autant plus que ce ne sont pas les sujets de fond qui manquent (Grèce, printemps arabe,…). Je suis également partagé devant l’utilisation par les humoristes de ces affaires. Peut-on vraiment rire de tout ? Ne faut-il pas penser aux enfants ou aux proches des personnes mis en cause aussi souvent ? N’y a-t-il pas une forme de curée de la part d’humoristes qui exploitent ces évènements ? Pourtant, il me semble impensable de pratiquer une quelconque censure.
Mais le comble de l’absurde a été atteint avec Luc Ferry lundi dernier sur le plateau du Grand Journal, évoquant une affaire que tout le monde connaîtrait, racontant certains détails avant de refuser de donner le nom au prétexte qu’il pourrait être poursuivi. Bref, l’ancien ministre aurait mieux fait de se taire. Il s’est cru dans un dîner mondain et a cherché à faire l’intéressant. Mais soit il y a une vraie affaire, et il fallait aller parler à la police au lieu de le faire sur le plateau du Grand Journal. Soit il s’agit d’une rumeur (ce qui est possible), et dans ce cas, son comportement est assez minable.
La police a eu parfaitement raison d’avoir convoqué l’ancien ministre. En tout cas, il semble essentiel d’essayer de retrouver son calme, d’éviter les propositions à l’emporte-pièces (comme celle, de Christophe Barbier, de réserver 50% des circonscriptions à des femmes) et de prendre le temps de réfléchir avant de tirer des conséquences définitives de cette séquence assez désolante. S’il faut combattre certains comportements, ne tombons pas dans d’autres excès.
Malheureusement, demain va commencer le procès DSK, ce qui devrait encore encombrer l’actualité politique de détails sordides. Même s’il ne s’agit pas de tout oublier ou de fermer les yeux, tâchons d’essayer de ne pas accorder une place excessive à ces faits divers…
10:55 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : dsk, georges tron, luc ferry
24.05.2011
Républicains civiques progressistes vs identitaires ethniques
On peut donc distinguer deux grandes familles : les républicains civiques / progressistes d’une part (regroupant, entre autres DLR et MRC) et les ethniques / identitaires de l’autre (englobant MPF et FN notamment). Voilà une contribution à la façon dont on peut les distinguer.
Les « républicains civiques »
Pour moi, les « républicains civiques » sont attachés aux valeurs de la République (universalité, égalité, liberté, fraternité, laïcité). Ils sont attachés au droit du sol, et, s’ils peuvent reconnaître les racines chrétiennes de la France, accueillent volontiers les autres religions, du moment que celles-ci respectent les lois et l’esprit de notre République (d’où l’opposition à la burqa…).
Les « républicains civiques » reconnaissent qu’il y a un islam de France, refusent tout amalgame entre musulmans, reconnaissent l’apport important de l’immigration à notre pays et, s’ils ne sont pas angéliques sur l’immigration ou sont opposés au communautarisme, refusent de véhiculer les fantasmes des ethniques sur l’invasion dont serait victime la France et la menace sur son identité. Ils ont une vision intégratrice de la République par opposition à une vision assimilatrice.
Les « civiques » acceptent la diversité du moment qu’elle ne remet pas en cause nos principes républicains. Ils voient dans la diversité régionale de notre pays, mais aussi dans les apports de l’immigration, une richesse qui ne rentre pas forcément en conflit avec l’identité Française, mais la complète, l’enrichit. Ils acceptent les pratiques religieuses différentes, du moment qu’elles ne rentrent pas en conflit avec nos principes et ne remettent pas en cause l’unicité de notre pays.
Les « ethniques » identitaires
A l’inverse, les « ethniques », autre qualificatif des « identitaires », refusent d’accepter la diversité de notre pays apportée par l’immigration, surtout quand elle est extra-européenne et d’origine africaine. Ils souhaitent une assimilation, un abandon des cultures d’origine car ils craignent la substitution des Français de souche par des immigrés africains musulmans, qu’ils présentent souvent comme un tout homogène non désireux de s’intégrer à notre pays.
Pour les « ethniques », la France est blanche, chrétienne. Ils cèdent volontiers à l’islamophobie. Alors que les « civiques » ont plutôt une sympathie pour la Palestine et refusent de considérer l’Occident comme un bloc homogène, les « ethniques / identitaires » adhèrent volontiers aux thèses occidentalistes, ont une sympathie naturelle pour les Etats-Unis et Israël. Leur rejet de l’immigration est viscéral et radical. Ils en font volontiers la cause des maux de notre pays.
Une ligne de fracture différente
Les « ethniques » sont en général de droite ou d’extrême droite, et mettent l’identité du pays au cœur de leur préoccupation. Les premiers sont au FN, au MPF et de plus en plus à l’UMP, du fait du durcissement du discours de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, qui a créé une porosité entre son parti et l’extrême droite. A l’opposé, les « républicains civiques » peuvent venir d’horizons différents et se retrouvent à droite comme à gauche, y compris au PS et à l’UMP.
On retrouve ensuite les mondialistes, que l’on pourrait découper en deux sous-famille, les communautaristes et les multiculturels. Les premiers, très minoritaires en France, n’osent pas toujours avancer à visage découvert, mais les seconds favorisent souvent leur agenda par un rejet profond de l’idée même de nation ainsi qu’un antiracisme tellement viscéral qu’il brouille parfois leur raison, comme l’a bien montré l’épisode des quotas de binationaux dans le football.
Du coup, en admettant que les civiques / progressistes ont une dimension culturelle (les valeurs de la République), je crois que l’analyse de Malakine n’est finalement pas éloignée de la mienne sur l’ordo-souverainisme et que nous sommes fermement tous les deux du côté des civiques.
11:31 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : malakine, horizons, républicains civiques, républicains ethniques, identitaires, immigration



