10.06.2010
Rendez-vous le 18 juin à la Sorbonne
Vendredi 18 juin à 15h30 aura lieu un colloque à la Sorbonne portant sur le thème « Après l’Europe de Bruxelles, une France libre dans une communauté d’Etats souverains ».
Qui organise ce colloque ?
C’est un collectif informel regroupé sous le nom de « Souveraineté » qui a pris l’initiative de ce débat dont l’actualité nous rappelle tous les jours davantage la pertinence. Ce collectif est animé par des gaullistes et des républicains des deux rives, venant de la droite, de la gauche ou d’ailleurs. Il comprend des militants engagés comme des membres de la société civile. Il ne s’agit pas d’un parti mais d’un lieu qui permet aux opposants à la globalisation néolibérale de travailler sur une alternative.
Vous y retrouverez des personnalités de la société civile, issus de tous les milieux : des économistes (Gérard Lafay, Jean-Luc Gréau), Jacques Sapir, dont les analyses sur la crise actuelle sont toujours d’une pertinence stupéfiante, des personnes issues des mondes industriel, juridique, sociologique, associatif ou philosophique, ainsi que votre serviteur. Cette diversité intellectuelle permettra à la fois de réfléchir aux problèmes dans leur globalité et d’avoir des éclairages très différents.
L’enjeu européen
L’Europe est bien au cœur de la crise actuelle. En effet, la grande crise de l’automne 2008 a touché notre vieux continent plus durement que les autres (alors que les ferments de la crise venaient des Etats-Unis). Pire, l’Europe allait déjà mal avant la crise et souffrait d’un manque de croissance et d’une organisation contestée par les peuples. La sortie de crise semble avoir encore empiré la situation, tant d’un point de vue économique qu’institutionnel.
Bref, le modèle européen actuel est à bout de souffle. Economiquement, de plus en plus d’analystes soulignent qu’il ne tient pas et que ce n’est pas tout de vouloir réduire les déficits, il faudrait d’abord trouver un moyen d’accélérer la croissance. Institutionnellement, les fédéralistes profitent de l’occasion pour pousser leur agenda malgré l’opposition exprimée par les peuples Français et Hollandais à ce mouvement. Bref, l’Europe est un projet qu’il faut réinventer.
C’est donc à ce débat que je vous invite d’assister vendredi 18 juin, date symbolique et choisie à dessein, pour réfléchir à la construction d’une alternative à la globalisation néolibérale.
11:14 Publié dans Actualités, Europe | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : souveraineté, sorbonne, colloque, france libre, 18 juin
18.06.2008
L’esprit du 18 juin
Il y a 68 ans à Londres, un sous-secrétaire d’Etat à la guerre refusait l’armistice conclue par un gouvernement de circonstances et appelait les Français à le rejoindre. Il est devenu depuis le plus grand homme de notre histoire. Quelles leçons tirer de ce geste héroïque ?
Le premier enseignement de cet épisode glorieux de notre histoire est sans doute qu’il ne faut pas transiger avec ses idéaux. Il était inconcevable pour le Général de Gaulle que la France, alors qu’elle disposait encore des immenses ressources de son empire, accepte l’armistice proposée par Hitler. Cela ne correspondait pas à ce qu’il ressentait de tout son être. Si une bataille avait été perdue, la guerre pouvait encore être gagnée, comme il l’a si justement prophétisé dans son appel. Malgré des conditions extrêmement difficiles, il a refusé de céder à la facilité de l’accord avec les nazis. Dès lors que ses dirigeants l’avaient trahie, il décida d’emporter la France avec lui à Londres pour que notre pays continue du mieux qu’il le pouvait la guerre contre l’ennemi. Et pendant ses années à la tête de la France Libre, il ne cessa de se comporter comme son représentant légitime, quitte à s’opposer fermement à tout abus commis par nos alliés. L’esprit du 18 juin, c’est le refus de la moindre compromission avec ce que l’on croit.
Le deuxième enseignement, c’est que l’amour de la patrie conduit aux plus grandes réalisations. Car il fallait qu’il l’aime, « cette princesse des contes, cette madone des fresques des murs créée pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires » pour prendre, lui, le bref sous-secrétaire d’Etat à la guerre, toute la responsabilité qui échoit à un Chef d’Etat sans en avoir les moyens. Homme seul à ses débuts à Londres, armé de sa seule volonté et de son amour de la patrie, il finit par s’imposer aux yeux de tous comme le représentant légitime du pays dont il avait été la voix et l’âme légitimes dès son premier appel. Cet amour de la patrie fut toujours tourné vers la construction d’un meilleur futur pour ses compatriotes et jamais contre les autres nations. Il ne s’opposa aux autres nations que quand les intérêts des siens étaient menacés, en tant que dépositaire ultime des intérêts de la France.
Le troisième enseignement, c’est qu’il n’est nul besoin d’être si fort ou nombreux pour réaliser de grands desseins. Un bref sous-secrétaire d’Etat quasiment inconnu, quittant son pays que des dirigeants couards ne souhaitaient pas voir poursuivre le combat, a réussi à incarner la vraie France par force de volonté, d’abnégation et d’exemplarité de tous les instants, fédérant ainsi tous ceux pour lesquels les valeurs de leur pays étaient bien à Londres et non à Vichy. Une telle épopée ne fut rendue possible que par la pureté des principes qui étaient portés par le Général, qui n’était mû par aucun besoin de reconnaissance mais simplement par une volonté de servir son pays, démultipliée par le fait qu’il sentait bien qu’aucun autre que lui n’était à même de le servir comme il le faisait. C’est ainsi qu’il a pu fédérer les justes, par-delà les clivages partisans, pour reconstruire un pays que ses élites et ses dirigeants avaient trahi en en sapant les fondations.
Oui, tout est possible à ceux qui se réunissent pour défendre un idéal auquel ils croient et qui les dépasse car alors, le rassemblement des volontés devient plus fort que tout. C’est ce qui fait le moteur des grandes nations. Le 18 juin 1940, le Général de Gaulle se leva pour nous montrer le chemin. Et demain ?
09:37 Publié dans Gaullisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : charles de gaulle, 18 juin, gaullisme



