05.02.2011
Français, laissez tomber le Parti Socialiste !
Dans un peu plus d’un an, la France pourra tourner la triste page de la présidence Sarkozy. Mais aujourd’hui, l’alternance ne semble pouvoir venir que du Parti Socialiste. Un parti en lequel même Jean-Pierre Chevènement ne semble plus vraiment espérer…
Une pseudo aile gauche
Bien sûr, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg donnent aujourd’hui le change et font exister une aile gauche au sein du Parti Socialiste. Mais tout d’abord, il faut noter que cette aile reste aussi minoritaire que le CERES dans les années 1970. Ensuite, il faut bien constater que bien des penseurs de la gauche du PS (Chevènement, Mélenchon, Généreux) sont partis, signe que les véritables alternatifs finissent toujours par ne pas se sentir à leur place dans ce parti de notables libertaires.
Et si les deux figures de la gauche du parti expriment une critique assez intéressante des dérives de la déréglementation, force est de constater que leurs propositions sont très timides et ne remettent pas véritablement en cause les équilibres économiques actuels qui ont créé un système inefficace, instable et injuste. Benoît Hamon propose un protectionnisme timoré. Arnaud Montebourg, trop préoccupé par son ego, vante les coopératives et oubli le rôle des frontières…
Un centre de gravité libertaire et supranational
C’est que le substrat idéologique du parti le rend incapable de penser une véritable alternative économique. Bien sûr, le PS est un parti relativement interventionniste et qui ne recule pas à la dépense. Mais le Parti Socialiste a aussi un fond profondément libertaire qui, couplé à un internationalisme volontiers anti-national le pousse alors dans les bras d’un néolibéralisme radical sur les questions structurelles de la libéralisation du commerce, de la finance ou de la monnaie.
Comme le soulignent Frédéric Lordon et Jean-Pierre Chevènement, ce sont les socialistes qui ont libéralisé les mouvements de capitaux, donnant le pouvoir à la finance et favorisant les paradis fiscaux et le blanchiment de l’argent sale. Ce sont aussi eux qui ont accepté l’indépendance des banques centrales et une politique de monnaie chère qui sert principalement les rentiers. Ce sont eux également qui acceptent un libre-échange porteur de délocalisations et de baisses des salaires.
Une histoire rectiligne
Certains espèrent encore qu’aujourd’hui, alors que tous les travers de ce système économique sont devenus plus apparents, le Parti Socialiste puisse changer et incarner une véritable alternative pour notre pays. Mais, par-delà le fait que l’aile gauche du parti, petite, est en plus peu radicale, comment espérer quoique ce soit de la part du parti de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande et Manuel Valls, les plus grands défenseurs du système qui nous a pourtant mené dans le mur.
Et surtout, un peu d’histoire permet de comprendre pourquoi le Général de Gaulle disait qu’il n’aimait pas les socialistes parce qu’ils n’étaient pas socialistes. Souvenons-nous que dans les années 1970, le parti balançait entre Michel Rocard et François Mitterrand, pas vraiment des penseurs de l’alternative économique. Jean-Pierre Chevènement nous rappelle dans son dernier livre à quel point Pierre Mauroy ne voulait pas remettre en cause les prémices de la « pensée unique ».
Tout chez le Parti Socialiste, les hommes qui le dirigent, les idées qu’il défend, ou son histoire, montrent que ce parti ne pourra jamais porter une véritable alternative pour notre pays. Espérons que nous approchons du moment où les Français s’en rendront compte, pour l’oublier.
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14.10.2009
La défense inconditionnelle de Frédéric Mitterrand par le Monde
L’affaire Frédéric Mitterrand touche à sa fin. Elle aura sans doute révélé un immense décalage entre l’opinion des élites politico-médiatiques parisiennes avec une population plus dure à l’égard du ministre. Le meilleur exemple de ce décalage est sans doute le journal Le Monde.
Le Monde prend son lectorat à rebrousse-poil
Ce n’est pas tout de le dire, il faut le faire ! En effet, un sondage réalisé sur le site montrait que plus de la moitié des répondants étaient favorables à la démission du ministre de la culture alors que seulement un tiers souhaitait qu’il reste à son poste. Les journalistes ont en revanche pris une ligne de soutien volontiers inconditionnelle, comme l’illustre l’éditorial d’Eric Fottorino « Chasse à l’homme » ou le papier de Gérard Courtois « La mauvaise affaire », provoquant des commentaires acides des lecteurs.
Il faut dire que l’argumentation des deux journalistes du Monde ne tient pas vraiment. Ils prennent pour argument le fait que le livre soit sorti il y a quatre ans et que les critiques d’aujourd’hui auraient dû s’exprimer en 2005. Un peu court… La conclusion d’Eric Fottorino est particulièrement biaisé : « Mais revenons aux faits. Ce livre était-il connu ? Oui. M. Mitterrand a-t-il commis un viol ? Non. L'homosexualité est-elle un crime, un délit ? Pas davantage. Alors ? ».
Les tartuffes écrivaient au Monde
Le rédacteur en chef du Monde sait pourtant que la question qui pose problème (la seule évoquée par Benoît Hamon d’ailleurs) est le tourisme sexuel. Comment ne pas être interloqué par cet « oubli » du cœur de la polémique ? Eric Fottorino devrait au moins avoir le courage de ses opinions et affirmer que pour lui, la pratique du tourisme sexuel et son récit dans un livre ne disqualifie pas un ministre si c’est ce qu’il pense, au lieu de détourner malhabilement le débat.
De même, Gérard Courtois dénonce des amalgames entre homosexualité et pédophilie pourtant restés très limités parmi les critiques du ministre de la culture. Comment ne pas voir dans l’argument chronologique ou dans la critique de l’étalement de la vie privée (après tout, c’est Frédéric Mitterrand qui a rendu public ce passage de sa vie) des rideaux de fumée destinés à empêcher un vrai débat ? Lui aussi devrait avoir le courage de dire que la pratique du tourisme sexuel ne disqualifie pas un ministre s’il le pense !
Cette affaire révèle deux problèmes majeurs : un décalage frappant entre l’opinion d’une certaine élite et les citoyens mais aussi une incapacité à assumer une opinion qui se traduit par l’emploi de rideaux de fumée qui énervent à juste titre des lecteurs choqués par une argumentation aussi faible.
10:57 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : frédéric mitterrand, le monde, eric fottorino, gérard courtois, tourisme sexuel, benoît hamon
08.10.2009
La défense intenable de Frédéric Mitterrand
Marine Le Pen vient de déclencher une polémique sur un livre écrit par Frédéric Mitterrand en 2005, où il évoque, entre autres, son tourisme sexuel en Asie. Les origines de l’attaque font que la majorité de la classe politique défend le ministre, à quelques exceptions prêt…
Des arguments irrecevables
Il est pour le moins piquant de voir les petits soldats du président, Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre, défendre le ministre de la culture. Mais l’examen des axes de défense choisis démontrent la faiblesse de leur argumentation. Martine Aubry, élude le débat en affirmant ne pas « imaginer » qu’il se soit livré à une « apologie du tourisme sexuel », tout en précisant n’avoir « pas lu le livre ». Certains affirment qu’il s’agit d’un roman, mais l’auteur a reconnu que c’était sa vie, comme le montre Le Figaro.
Le ministre a choisi la voie la plus facile en attaquant le messager (le FN) plutôt qu’en répondant sur le fond. Mais si le FN dit qu’il y a trop de chômage, on ne va pas dire qu’il n’y en a pas assez... D’autres affirment qu’il s’agit de sa vie privée et que cela doit le rester. On peut doublement contester cette ligne de défense. Tout d’abord, Frédéric Mitterrand a choisi de rendre sa vie privée publique en écrivant ce livre, à son profit. En outre, il y a la vie privée à laquelle toute personne publique a droit et les actes plus ou moins légaux.
Car c’est bien le problème avec ce que décrit Frédéric Mitterrand : il s’agit de tourisme sexuel. En outre, le ministre n’a pas levé l’ambiguïté sur l’âge des « garçons » avec lesquels il a couché. Bien sûr, certains le défendent en dénonçant l’homophobie des critiques. Mais il ne s’agit pas ici d’attaques sur ses préférences sexuelles, mais bien sur sa pratique du tourisme sexuel. Est-il vraiment acceptable qu’un ministre de la République en fasse la publicité dans un livre ?
Les voix de la République
Heureusement, quelques personnalités osent braver le consensus mou de défense du ministre. Hier soir, sur Canal Plus, Benoît Hamon a tenu un discours responsable, et a reconnu avoir été « choqué » et trouver cela « grave ». Ce matin sur RMC, Nicolas Dupont-Aignan a tenu le même langage en soulignant qu’il n’est pas acceptable de donner l’impression qu’il y a deux poids, deux mesures, selon que l’on soit puissant ou pas. La position de ceux qui le défendent n’en est que plus surprenante, pour ne pas dire plus.
Cette affaire Frédéric Mitterrand révèle deux problèmes. Tout d’abord, elle pose la question de l’exemplarité du comportement des ministres de la République. Est-il acceptable qu’un ministre fasse la publicité du tourisme sexuel dans un livre ? Ensuite, elle soulève la différence de traitement entre les puissants et le tout-venant. Comment ne pas être choqué par les levées de bouclier d’une certaine élite pour protéger Roman Polanski et Frédéric Mitterrand d’actes pourtant répréhensibles ?
Bien sûr, il ne faut pas tomber dans les travers anglo-saxons. Mais dans le cas présent, cela n’a rien à voir. Il ne s’agit pas d’une révélation orwellienne d’un pan de la vie privée d’un ministre qui aurait dû rester privée. Il s’agit d’actes et d’écrits plus que déplacés rendus publics par un ministre de la République.
http://carnet.causeur.fr/antidote/quand-la-corde-bertrand...
http://www.marianne2.fr/Le-Pen-vs-Mitterrand-le-dangereux-silence-des-grands-medias_a182353.html
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07.10.2009
Jacques Sapir corrige Benoît Hamon sur la dette
Alors que tous ceux qui défendaient jadis la mondialisation dénoncent les montagnes de dette que la crise va laisser aux Etats, Benoît Hamon vient de mêler sa voix à la meute néolibérale en déclarant que la France était « ruinée ». L’occasion pour Jacques Sapir de le corriger.
Et si l’endettement de la France était raisonnable
Soyons clair, il est préoccupant que la dette de la France atteigne de tels niveaux et que le service de cette dette occupe une telle part de notre budget (l’équivalent de recettes de l’impôt sur le revenu). En période économique normale, il serait plus sain que le budget de l’Etat soit, au pire, équilibré. Malgré tout, devant la violence de la récession, la seule solution était sans doute que l’Etat accepte de jouer les stabilisateurs automatiques pour éviter que la crise ne se transforme en Dépression, comme dans les années 30.
D’ailleurs, le discours moralisateur de ceux qui dénoncent le niveau d’endettement de la France manque terriblement d’explications sur ce que, eux, auraient fait face à la crise. Auraient-ils agi comme Hoover et cherché à maintenir l’équilibre budgétaire ? Si oui, comment ? Mieux, que proposent-ils concrètement pour les années à venir ? Mais surtout, chose que ce blog répète depuis des mois, la situation de la France est une des meilleures des pays occidentaux.
Comme le montre Jacques Sapir, le niveau d’endettement de la France est raisonnable. Quelques soient les critères, nous sommes dans une meilleure position que la majorité des grands Etats. Que ce soit le niveau de la dette par rapport au PIB, l’augmentation de cette dette, et plus encore l’endettement total (Etat + entreprises + ménages), la France est un des pays les plus vertueux. Pour compléter son propos, les prévisions à plus long terme (2014) sont encore plus favorables à la France.
Ce que révèle un tel discours
Il est regrettable que la grande majorité des médias soient incapables de rappeler ces faits, qui devraient relativiser les discours catastrophistes sur le niveau de la dette en France. De manière assez intéressante, il faut noter que ce sont souvent les plus grands défenseurs des bienfaits de la mondialisation (Jean Peyrelevade par exemple) qui dénoncent cette montée de l’endettement. En fait, on peut suspecter qu’il s’agit d’une habile diversion pour ne pas parler de la faillite de leur système…
Mais ce qui est le plus surprenant dans cette affaire est sans doute le fait que Benoît Hamon enfourche le même combat que la meute néolibérale, ce qui est sans doute assez révélateur sur le fond de la pensée du représentant de « l’aile gauche » du Parti Socialiste… Son discours est d’autant plus stupide qu’outre le niveau d’endettement finalement modéré, l’Etat Français dispose de nombreux actifs (participations d’entreprises, immobilier) qui en font l’Etat sans doute le plus riche de tout l’Occident.
En fait, le bruit fait sur la dette par la meute néolibérale est très habile. Il permet d’éviter le débat sur la nécessaire refondation du système économique tout en continuant à pousser le même agenda, promu nécessité pour combattre la dette. Merci à Jacques Sapir de le rappeler.
Source : http://www.marianne2.fr/Dette-Benoit-Hamon-n-a-rien-compris!_a182319.html
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01.07.2009
Pierre Moscovici, éternel candidat à la candidature
Après François Hollande et Manuel Valls, c’est au tour de Pierre Moscovici d’évoquer sa possible candidature à l’élection présidentielle. Sachant que Ségolène Royal et Laurent Fabius sont déjà sur les rangs et d’autres en réserve (DSK, Aubry, Delanoë), le trop-plein s’aggrave.
Retenez-moi ou je fais un malheur
Trop longtemps N°2 de Dominique Strauss-Kahn, Pierre Moscovici voit passer sa carrière politique avec une certaine angoisse. Alors que les jeunes pousses du Parti Socialiste (Hamon, Valls) commencent à se faire un nom, lui n’arrive toujours pas à véritablement émerger. C’est sans doute pourquoi il vient d’annoncer qu’il était candidat à la candidature, rallongeant encore une liste de postulants dont la longueur ne sera pas à porter au crédit du PS en 2012...
« Je pense avoir les qualités d’un leader politique » : c’est pour cette raison (répétée deux fois) que Pierre Moscovici dit vouloir être candidat, après avoir pourtant dénoncé la guerre des egos au sein de son parti. Ce n’est pas pour défendre un projet, une vision de la France. Pierre Moscovici estime en toute modestie qu’après Dominique Strauss-Kahn, il est le mieux à même au sein de son parti pour être candidat à la présidence de la République. Il veut être « utile à son parti et à son pays ».
Une candidature symptomatique
Ce n’est sans doute pas un hasard si Pierre Moscovici parle de son parti avant son pays sans même que cela attire l’attention du journaliste. Les dirigeants du Parti Socialiste placent l’intérêt de leur parti avant celui de leur pays. Ce qui compte, ce n’est pas que la France aille mieux : d’ailleurs, il n’en parle pas. Ce qui compte, c’est que le Parti Socialiste revienne au pouvoir pour qu’ils puissent enfin retrouver les ors de la République. C’est l’ensemble de la tête du Parti Socialiste qui est pourrie.
Après, il ne faut sans doute pas trop accorder d’importance à cette candidature à la candidature. Pierre Moscovici espérait devenir premier secrétaire du PS il y a un an, et il a fini par retirer piteusement sa candidature, préférant ne pas compter des troupes qu’il savait bien légères… Mais son comportement, à la fois prétentieux, ambitieux et désintéressé de la chose publique est sans doute une bonne illustration de la réalité des dirigeants d’un parti dont il n’y a rien à attendre.
Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont de la chance : non seulement le Parti Socialiste ne tire aucune leçon de ses échecs, mais il persiste plus que jamais dans ses erreurs. Un socialiste n’est pas prêt de revenir à l’Elysée.
Source http://www.lemonde.fr/politique/video/2009/06/29/pierre-m...10:55 Publié dans Actualités, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : pierre moscovici, benoît hamon, dominique strauss-kahn, parti socialiste
16.12.2008
Le Parti Socialiste a-t-il déjà perdu la prochaine présidentielle ?
Malakine, du blog Horizons, a fait une très bonne analyse du texte d’orientation du Parti Socialiste présenté par Martine Aubry. En constatant à quel point le PS ne parvient pas à se renouveler idéologiquement en addition de sa guerre des chefs, on en vient à se demander si l’élection de 2012 n’est pas déjà perdue.
Un refus de vraiment penser une alternance
Comme le montre bien Malakine, le texte proposé par la nouvelle direction du Parti Socialiste est creux. Il prône un virage à gauche qui est immédiatement contredit par des professions de foi néolibérales sur la question du commerce par exemple. Il n’y aucune véritable proposition pour tirer les leçons de la crise financière. Le texte ne comporte guère de véritables orientations politiques, à part la volonté d’augmenter le SMIC… Bref, le Parti Socialiste se contente de gauchir son discours, pensant s’en tirer avec des postures mais en faisant l’économie de changer sa manière de penser.
Pourtant, comme le souligne Malakine, la motion Hamon, enrichie des réflexions de Jacques Généreux ou Liem Hoang Ngoc, comportait des propositions autrement plus intéressantes. Mais pas une ne figure dans le texte de synthèse, ce qui montre bien l’intérêt réel que Benoît Hamon leur portait. Devenir porte-parole était sans doute plus important que défendre ses convictions… Sur l’économie, le Parti Socialiste continue à accepter tous les dogmes néolibéraux, et camoufle cette abdication idéologique par un vernis verbal gauchisant qui risque d’être difficilement crédible…
Un parti plus désuni que jamais
Outre une incapacité à penser un nouveau projet, le Parti Socialiste n’a pas réussi à se trouver un véritable chef. Aux Etats-Unis, la victoire de Barack Obama n’a sans doute pas été aussi large qu’elle aurait pu l’être dans un contexte si favorable (crise économique, 8 années de présidence Bush) du fait des blessures de six mois de combat avec Hillary Clinton. Mais pour le PS, ce ne seront pas 6 mois de guerres intestines qu’il faudra oublier en 2012, mais bien cinq longues années. Car, jusqu’en 2011, la guerre des chefs va se poursuivre, jusqu’à la nomination du candidat pour l’élection présidentielle.
Ségolène Royal est suffisamment forte auprès des militants, et suffisamment critiquée par les éléphants pour continuer à se battre pendant trois ans. Les chefs rassemblés par le « Tout Sauf Ségolène » vont se déchirer pour éviter que la candidate de 2007 soit celle de 2012, mais le nombre de postulants ne va pas faciliter le travail (Fabius, DSK, Hollande, Aubry, Delanoë). Quant aux éléphanteaux (Valls, Montebourg, Hamon…), on peut imaginer qu’ils seront tentés par la politique du pire, qui leur permettrait d’enfin éliminer ces éléphants qui les gênent afin de préparer 2017.
Une défaite annoncée
Une absence de projet alternatif clair, un(e) candidat(e) qui parviendra tout juste à rassembler une moitié du parti et que l’autre moitié détestera cordialement depuis des années, des petits jeunes qui pourraient trouver leur intérêt dans une nouvelle défaite pour enfin renverser les éléphants : la recette pour une défaite cinglante semble rassemblée. Devant le spectacle des dernières semaines, qui devrait allégrement se prolonger jusqu’en 2011, année du choix du candidat, comment ne pas imaginer que les Français pourraient finalement se passer de l’option socialiste ?
Car le contexte de 2012 sera différent de celui de 2007. Il y a deux ans, François Bayrou pesait un petit 5%. Il partait de très loin et a réussi à devenir un troisième homme qui a espéré se qualifier en finale. En partant de trois fois plus haut en 2012, cela sera une autre histoire. Dès le début de la campagne, la question de l’adversaire de Nicolas Sarkozy se posera et beaucoup d’opposants au président sortant pourront se demander s’il ne vaut mieux pas voter Modem pour changer de président, quelles que soient ses limites.
Bien sûr, un tel exercice de politique-fiction est toujours un peu artificiel. D’autres (Villepin, Dupont-Aignan) peuvent émerger, mais je ne crois pas tellement m’avancer en disant que je ne vois pas comment le Parti Socialiste pourrait gagner l’élection présidentielle de 2012.
Source : http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/12/au-ps-le-nivea...
http://www.liberation.fr/politiques/0101304773-dray-criti...
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, présidentielles 2012, françois bayrou, benoît hamon, martine aubry, ségolène royal, horizons



