25.03.2010

Les 17% qui font peur à Nicolas Sarkozy

Un remaniement technique dès lundi, une réunion avec les parlementaires UMP mardi, un mini-discours de politique générale mercredi : le président de la République fait feu de tout bois pour faire face à la déroute des régionales. Il faut dire que sa réélection semble de plus en plus improbable.

Ces 17% qui en disent long

En effet, en tenant compte des 49% d'abstention au second tour et des 4% de vote blanc (en forte hausse par rapport au premier tour), les 36% obtenus par l'UMP au second tour des élections régionales ne représentent que 17% des électeurs inscrits. Les 54% obtenus par la gauche ne représentent qu'un peu plus de 25% des inscrits, ce qui relativise sa victoire. On peut mettre ce chiffre en parallèle avec les plus de 40% des inscrits qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy au second tour des élections présidentielles pour comprendre le chemin parcouru depuis mai 2007.

Ce chiffre est d'autant plus inquiétant qu'il s'agit d'un score de second tour. Le désamour vis-à-vis de Nicolas Sarkozy est extrêmement fort, comme le montre ce sondage qui indique que seulement un gros tiers des Français souhaitent la victoire de la droite en 2012. Pire, le président sortant n'est même pas le candidat favori à droite, François Fillon et Dominique de Villepin lui faisant de plus en plus d'ombre. En fait, plus le temps passe, plus Nicolas Sarkozy perd des soutiens et se renferme sur une fraction de plus en plus petite de l'électorat sans jamais gagner de nouveaux soutiens.

L'impossible relance

Tout le problème du président est que sa rhétorique ne supporte guère un changement de cap car cela reviendrait à remettre en cause l'ensemble de l'action passée. Il a passé l'épreuve du remaniement avec une certaine habileté, réussissant à éviter de se déjuger en renvoyant les ministres venus de la gauche et en apportant une dose de sang neuf symbolisant l'ouverture à l'ensemble de sa majorité avec la venue du chiraquien François Baroin et du villepiniste Georges Tron. Ce geste d'apaisement lui permet de limiter les critiques internes et de montrer une plus grande capacité de rassemblement.

Hier, il a précisé l'agenda pour les deux ans à venir. Le gros morceau sera à coup sûr la réforme des retraites, pour laquelle son discours marque un vrai équilibre entre nécessité de réforme et souci de concertation. Mais, à part ce gros morceau, il était étonnant de constater la minceur du reste de l'agenda. En effet, la taxe carbone est repoussée sine die. L'annonce sur la PAC se fait à contretemps puisque l'essentiel de la Politique Agricole Commune a déjà été démantelée, notamment le prix de soutien. Est-ce à dire que le président est prêt à demander un retour en arrière ?

La dialectique si volontariste du candidat lui pose un problème. En refusant de véritablement se remettre en question, il s’enferme dans un réduit chaque jour plus limité. Un peu plus de modestie et de recul sur son action lui permettrait sans doute un nouveau départ. Mais en est-il capable ?

22.03.2010

Une déroute et une vague rose

Hier, les Français ont tranché. Si l'UMP est arrivée à conserver l'Alsace, la gauche dans son ensemble fait son meilleur score depuis 1981 ! Mais la forte abstention et le succès du Front National révèlent une certaine désillusion des Français vis-à-vis des grands partis.

Une déroute historique

Bien sûr, l'UMP a réussi à conserver l'Alsace, mais le parti présidentiel n'a réuni hier qu'à peine 35% des voix contre près de 54% pour la gauche, résultat qui montre l'ampleur de la défaite. Du coup, les représentants de la majorité avaient adopté un ton un peu plus modeste qu'il y a une semaine, concédant la victoire de la gauche et leur défaite du bout des lèvres. Cependant, l'Elysée avait encore concocté un argumentaire bien alambiqué et déconnecté de la réalité que Xavier Bertrand a été chargé de défendre, sur TF1, France 2 et France 3 !

L'angle d'attaque, relativement habile, consistait à attribuer la responsabilité de la défaite à la crise et au fait que ces élections étaient des élections de mi-mandat. D'ailleurs, Xavier Bertrand a bien répété que le Parti Socialiste avait perdu les élections régionales de 1992 et 1998. Cependant, l'ampleur de la défaite et le fait que l'UMP réunisse à peine plus de 15% des inscrits indique bien qu'il ne s'agit pas d'un simple mouvement d'humeur consécutif à un calendrier difficile, mais bien d'un désaveu franc et massif vis-à-vis de la politique de Nicolas Sarkozy.

Le secrétaire général de l'UMP a donc tenté d'expliquer que les Français n'avaient pas voté contre les réformes du gouvernement et qu'ils avaient bien au contraire exprimé leur volonté de poursuivre les réformes, en s'appuyant sur un sondage... Assez naturellement ses contradicteurs lui ont opposé qu'il y avait réforme et réforme et qu'on ne pouvait pas être pour la réforme dans l'absolu et que cela dépend du contenu. Malgré tout, cela n'a pas empêché l'ancien ministre des affaires sociales de persister dans son argumentation, avec le même autisme qu'au premier tour.

Une vague rose

Le Parti Socialiste, les écologistes et le Front de Gauche remportent donc une très nette victoire même s'ils ne réunissent au final qu'un quart des inscrits. L'écart avec l'UMP indique une forte préférence des Français à leur égard par rapport au gouvernement, au moins pour gérer les régions. Un certain nombre de facteurs amènent à relativiser malgré tout ce résultat. Tout d'abord, il est tout de même surprenant de constater à quel point le Parti Socialiste a peu évolué depuis sa sévère défaite aux élections européennes de juin 2009, malgré la différence de résultat...

En outre, même si elle a légèrement baissé au second tour (comme en 2004), le fort niveau d'abstention, notamment dans les quartiers populaires et touchés par la crise, indique un certain divorce avec les grands partis. Au final, avec le vote blanc, c'est plus de la moitié des Français qui ont refusé de voter pour quiconque. On frôle même les 60% qui ont refusé de voter pour un grand parti de gouvernement quand on y ajoute le résultat du Front National, qui, contrairement à 2004, a amélioré ses scores au second tour, signe d'une radicalisation du ras-le-bol d'une partie de la population.

Le retour du Front National dans les régions les plus frappées par la crise indique bien une lassitude des Français vis-à-vis de grands partis dont l'alternance ne semble pas apporter de véritables conséquences sur le cours de la politique suivie. La sociologie du vote FN persiste à me faire croire à un vote davantage social que d'adhésion à tout ce que représente le parti d'extrême-droite, heureusement. Le Parti Socialiste n'a pas vraiment réussi à convaincre cet électorat, ce qui représente une sacrée hypothèque en vue de 2012.

En tout cas, les variations colossales de l'électorat depuis 2007 (Modem, écologistes, PS) indiquent sans doute que nos compatriotes attendent une alternative qu'ils n'arrivent pas vraiment à trouver. Les Français ne veulent plus de Nicolas Sarkozy mais ils n'ont pas encore clairement envie de quelqu'un d'autre.

21.03.2010

Aujourd’hui, je vote...

Dès le soir du premier tour, Nicolas Dupont-Aignan a indiqué qu’il ne donnerait pas de consigne de vote aux cent vingt mille électeurs qui ont voté pour les listes de Debout la République dimanche dernier en Ile de France. Un choix compréhensible tant les alternatives sont peu réjouissantes.

Huchon ou Pécresse ?

C’est clairement le choix entre la peste et le choléra. D’un côté, il y a le président sortant qui tient un discours ridicule sur le « bouclier social » que représenteraient les régions face à la crise. Sachant que leur budget représente 3% du budget global de l’Etat, il est difficile de faire moins crédible, d’autant plus que nombre de dépenses sont plus ou moins automatiques… En outre, l’équipe actuelle s’est contentée de gérer l’existant en menant quelques grands projets, mais souvent au détriment de l’offre de tous les jours, notamment en terme de transports.

Le Parti Socialiste a également cédé à la logique anti-automobile des Verts, refusant le moindre investissement routier qui aurait pourtant permis aux franciliens qui ne peuvent pas faire autrement de passer moins de temps dans leur voiture, de moins consommer et donc de moins polluer. L’alternative Valérie Pécresse n’est guère plus riante. L’UMP mise tout sur un projet de Grand Paris qui est l’exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour l’aménagement de la région, un projet pharaonique qui privera l’existant des ressources nécessaires pour fonctionner.

En outre, l’UMP continue à entretenir la concentration des emplois à la Défense alors que les moyens de transport sont déjà saturés, et que l’exemple de Saint Denis montre qu’il est possible de créer de nouveaux bassins d’emplois ailleurs. Le Grand métro est un projet dangereux car il n’apporte aucune solution pour le transport des zones d’habitation aux bassins d’emplois et son coût exorbitant a toutes les chances de peser sur le budget déjà trop limité d’entretien des lignes existantes, dont l’amélioration pourrait pourtant régler de nombreux problèmes.

Abstention ou vote blanc ?

Bref, c’est un match nul qui ne me donne aucune envie de trancher entre l’UMP et le Parti Socialiste. On pourra dire que dans le contexte actuel, cela revient à laisser gagner Jean-Paul Huchon, mais rien dans le projet de l’UMP, ni dans les personnes qui le portent ou par rapport au contexte national, ne donne envie d’apporter la moindre once de soutien au parti de la majorité présidentielle. Il reste donc deux choix possibles : l’abstention ou le vote blanc, choix que je n’ai jamais fait auparavant.

Même si le vote blanc n’est aujourd’hui pas reconnu comme il devrait l’être, il ne m’est pas possible de m’abstenir. Cela me semble un choix trop facile même s’il est vrai que le taux d’abstention exprime un certain ras-le-bol, partagé, vis-à-vis de l’UMP et du PS. Le droit de vote est quelque chose de trop précieux, et pour lequel trop de personnes se battent encore, pour que je ne l’utilise pas. Par élimination, il ne me reste donc que le vote blanc pour dimanche.

Cette conclusion ne me satisfait qu’à moitié car la publication des résultats en suffrages exprimés l’ignore totalement et valorise l’abstention. Cependant, à titre personnel, et en me gardant de recommander quoique que ce soit, cela me semble la moins mauvaise des solutions.

18.03.2010

Les régionales, symbole d’un désenchantement

Envolée de l’abstention, retour du Front National, effondrement d’une majorité autiste, victoire par défaut du Parti Socialiste : le premier tour des élections régionales est une parfaite synthèse de la situation politique actuelle, pour le pire essentiellement…

Un divorce politique

Au global, le scrutin est un désaveu majeur pour les grands partis. L’abstention est passée de 39% en 2004, à 53%, signe d’une faible implication des Français pour cette élection et d’une incapacité des grands partis à mobiliser leur électorat. Cela est d’autant plus vrai qu’au final, les grands partis ont plutôt reculé, même si la géométrie différente de l’élection (Modem vs UDF, Verts qui ont fait des listes indépendantes) rend les comparaisons plus difficiles.

Par exemple, Valérie Pécresse fait 28% en Ile de France alors que la liste Copé frôlait les 25%, mais avec la concurrence d’une liste Santini, à 16%. Le recul de la majorité est donc de 13 points en Ile de France. Quant aux listes socialistes, elles ont tendance à reculer du fait de la présence de listes écologistes indépendantes et cela ajoute au recul des grands partis qui n’ont rassemblé les voix que d’un quart des Français, contre 40% en 2004, une sanction globale pour le PS comme l’UMP.

Pire, même si le Front National recule de 3 points par rapport à 2004, il remonte vivement par rapport aux dernières échéances, et notamment l’élection européenne. Le parti d’extrême-droite retrouve une audience importante et rate de peu la 3ème place. J’y vois essentiellement l’expression d’un désespoir ou d’un ras-le-bol à l’égard d’une classe politique qui promet beaucoup et réalise peu, d’autant plus que les Français constatent que les alternances n’apportent pas grand-chose.

Union pour la République Sarkozyste Soviétique

Malgré tout, l’UMP n’est pas sur le même plan que le Parti Socialiste. Le parti du président de la République signe le plus mauvais score de la droite depuis 1958 aux élections locales. Le résultat de dimanche est bien un échec majeur pour le gouvernement, malgré les dénégations. La langue de bois des représentants de l’UMP sur les plateaux était digne des dignitaires de l’URSS finissante. Il aurait sans doute mieux valu adopter une attitude plus modeste pour mobiliser l’électorat de droite le 21.

Le discours de la majorité dimanche était ridicule. L’abstention serait uniquement une sanction à l’égard des socialistes puisqu’ils sont au commande des régions (pourtant, il semblerait que ce soit plutôt l’électorat de droite qui se soit abstenu…) et les accords PS / Verts seraient des trahisons de leurs programmes respectifs (alors qu’ils travaillent ensemble depuis près de 15 ans…). Comment Nicolas Sarkozy n’a-t-il pas pu se rendre compte du ridicule de cet argumentaire ?

Il y a fort à parier que le spectacle pitoyable offert par une majorité autiste et vindicative ne devrait pas améliorer leur score de dimanche prochain. Comment les électeurs pourraient-ils avoir été motivés pour voter pour des élus enfermés dans leur tour d’argent au point d’en proférer de telles bêtises ? Du coup, les socialistes ont beau jeu de dire que Nicolas Sarkozy n’a pas pris compte du message du 14 mars et qu’il est important de confirmer le 21 mars pour lui faire comprendre…

Des Français qui ne croient plus aux grands partis et se tournent vers l’abstention et retournent vers des partis plus marginaux. Une majorité complètement autiste qui tient un discours inaudible. Malheureusement, le spectacle de dimanche soir a conforté les Français dans leur choix.

15.03.2010

Nicolas Sarkozy en échec

Même s’il avait affirmé ne pas s’impliquer dans la campagne des régionales et qu’à « campagne régionale, conséquences régionales », c’est bien le président de la République qui était à la manœuvre depuis plusieurs mois. Le résultat d’hier est un échec personnel.

Une stratégie présidentielle

A l’automne, Nicolas Sarkozy avait soutenu qu’il s’impliquerait dans les élections régionales, sans doute requinqué par les résultats des élections européennes et l’échec du Parti Socialiste. Et même si dans la dernière ligne droite, il a fait mine de s’en détacher, il était bien l’architecte de la stratégie de l’UMP. En effet, c’est lui qui a voulu faire des listes rassemblant toutes les composantes de sa majorité (MPF, NC, CPNT et autres groupuscules) dans le but de faire un gros score au premier tour et largement devancer le Parti Socialiste, qui n’avait pas fait liste commune avec ses alliés.

C’est également lui qui avait voulu le débat sur l’identité nationale, qui était censé piéger la gauche. Il avait donné de sa personne, par les déplacements qu’il avait accomplis dans les semaines précédant le scrutin et avait donné une interview au Figaro Magazine pour essayer de motiver le cœur de son électorat. Enfin, il avait demandé à ses ministres de s’engager dans la campagne. Bref, cette campagne était pour beaucoup la campagne de Nicolas Sarkozy et on peut sans doute voir sa patte dans les réactions des représentants de la majorité hier soir, qui déniait toute défaite.

L’échec de l’UMP

Cette stratégie est un échec sur toute la ligne. Le fait de rassembler tous les soutiens du président de la République n’a pas permis à l’UMP de faire un bon score. Le parti présidentiel est au plus bas et n’a aucune réserve pour faire mieux au second tour, ce qui lui laisse uniquement l’espoir de conserver l’Alsace. Tous les ministres candidats ont été largement battus, avec des scores très mauvais pour Xavier Darcos ou Bruno Lemaire. Enfin, même si la crise est sans doute la première raison de la remontée du Front National, le débat sur l’identité nationale l’a sans doute aidé…

En outre, ce ne sont pas les réactions de la majorité hier soir qui pourront l’aider pour le second tour. On avait l’impression d’entendre les dirigeants de l’Union Soviétique défendant leur bilan. Le déni de réalité a atteint un niveau absolument incroyable, entre un François Fillon qui dit que « rien n’est joué » et que le PS et l’UMP sont « dans un mouchoir » (alors que le premier, déjà devant, dispose de près 20% de réserves avec Europe Ecologie et le Front de Gauche…) ou un Yves Jego parlant de la « trahison » que PS et Europe Ecologie allaient faire à leurs électeurs en fusionnant…

Le Parti Socialiste va sans doute se réjouir d’un tel résultat mais il doit plus aux erreurs répétées de l’UMP, à la mauvaise situation économique et au décalage considérable entre les promesses de campagne du président et son bilan. Le score du Languedoc Roussillon est là pour relativiser le poids de la rue de Solférino. En outre, Ségolène Royal préserve l’avenir avec ses 39%. Debout la République signe un beau succès en Ile de France avec 4,15% (contre 2,5% aux européennes) en devançant le Modem de François Bayrou et le NPA d’Olivier Besancenot.

Mais le fait le plus marquant reste sans doute les plus de 50% d’abstention qui marquent une véritable fracture démocratique entre les Français et des dirigeants qui perdent chaque jour davantage la confiance de nos compatriotes.

11.03.2010

Dimanche 14 mars, votez pour vous !

Dans trois jours auront lieu les élections régionales. Debout la République présente des listes en Lorraine, en Haute Normandie et en Ile de France, où je suis candidat, sur la liste de Paris. Une nouvelle étape pour notre formation.

Pourquoi une liste Debout la République ?

Paradoxalement, la décision de présenter une liste lors de ces élections doit beaucoup au… Grand Paris ! En effet, c’est lors d’une présentation de Christian Blanc aux élus locaux franciliens que Nicolas Dupont-Aignan a constaté à quel point ce projet ne répond pas aux besoins de la région. L’initiative majeure est un métro circulaire reliant les principaux bassins d’emplois qui devrait voir le jour dans 20 ans, pour un coût annoncé de 20 milliards, soit 80% des moyens du Grand Paris !

Malheureusement, ce projet de métro circulaire est un nouvel éléphant blanc qui va engloutir des moyens colossaux pour plusieurs décennies et dont on peut suspecter à l’avance qu’il reviendra sensiblement plus cher et qu’il sera terminé beaucoup plus tard. En outre, son coût faramineux risque de ne pas permettre à la région de financer l’entretien de l’existant à la hauteur des besoins. Bref, les seuls bénéficiaires du Grand Paris seront les entreprises de BTP.

Pire, ce métro relie les bassins d’emploi et néglige ce qui devrait la priorité des transports, à savoir relier les zones d’affaires à celles d’habitation. En outre, avec le projet d’ouvrir toujours plus de bureaux à la Défense, il contribue à renforcer le déséquilibre dans la répartition des emplois dans la région, ce qui sature les réseaux et impose un temps de transport extrêmement long à des franciliens qui ont du mal à trouver un emploi à proximité de leur lieu de résidence.

En face, l’équipe actuelle a mis en place un tramway, mais n’a pas suffisamment investi dans le réseau en place, qui s’est largement détérioré depuis 6 ans (certains équipements de la ligne D du RER datent de 1928, ce qui explique les pannes à répétition…). Pire, l’opposition sans nuance à la voiture a abouti à une absence d’investissements dans le réseau routier et une multiplication des bouchons dont pâtit l’ensemble de la population et qui provoque un surcroît de pollution.

Ce que nous proposons

Pour les transports, plutôt que de créer un nouveau projet qui va vampiriser toutes les ressources, nous proposons de consacrer 2 milliards (10% du budget du métro du Grand Paris) pour rénover intégralement les RER A, B, C et D et la ligne 13 afin d’augmenter la capacité d’accueil et d’améliorer les conditions de transport. Nous proposons également de tripler le réseau de bus dans la Grande Couronne, notamment pour améliorer la déserte des gares. Cela peut être fait en 6 mois pour 200 millions.

De plus, nous proposons la gratuité des parkings des gares RER en banlieue pour inciter les franciliens à prendre les transports en commun, alors que l’équipe au pouvoir actuellement impose un prix élevé par dogmatisme anti-voiture. Enfin, parce que le transport régional est un service public et que les personnes qui  vivent loin de Paris sont en général les moins fortunées, nous proposons un tarif unique pour le pass Navigo à 50 euros (25 pour le tarif réduit).

Enfin, parce que 70% des déplacements en Ile de France se font encore en voiture et parce que le dogmatisme anti-voiture mène à des bouchons qui augmente la pollution et détériore les conditions de vie des franciliens, nous proposons d’investir à nouveau dans le réseau routier pour faire sauter les principaux points noirs qui sont responsables de la majorité des ralentissements. Cela peut être fait pour 800 millions d’euros, soit le budget prévu pour la couverture de l’avenue Charles de Gaulle à Neuilly.

Nous souhaitons également améliorer la répartition des zones d’activités en Ile de France pour permettre à chacun de trouver un emploi à proximité de son lieu d’habitation en développant de nouveaux pôles, comme cela a pu être fait à Saint Denis. Pour l’emploi, nous proposons de centrer les aides du conseil régional sur les PME et les TPE dont les activités sont peu susceptibles de délocalisation, contrairement à des multinationales qui détruisent des emplois en France quels que soient leurs profits.

Outre les transports et l’aménagement du territoire, vous pourrez trouver un résumé de nos propositions dans cette brochure, à mille lieues des projets déconnectés de la réalité de l’UMP, du PS et des Verts. Rendez-vous ce soir à 20h30 au Chesnay pour notre meeting de fin de campagne !

02.03.2010

Régionales : une campagne de caniveau

Cela avait mal commencé avec la photo prise par Anne Hidalgo de Valérie Pécresse au conseil régional, endormie ou écrivant un SMS. Quelques boules puantes plus tard, cette campagne pour les élections régionales s’est révélée être une des pires campagnes électorales depuis longtemps.

Concours de boules puantes

Les socialistes avaient commencé assez fort avec la photo prise par la première adjointe au maire de Paris de la ministre de l’enseignement supérieur et postée sur Internet fin décembre. Cette polémique ridicule présageait malheureusement bien de la suite. En effet, nous avons eu droit au feuilleton Frêche en Languedoc-Roussillon, où, parce qu’il s’est attaqué à Laurent Fabius, la direction du PS a décidé que la ligne rouge était franchie et de présenter une liste contre lui.

Puis, cela a été la polémique sur les propos de la ministre de l’outre-mer, Marie-Luce Penchard il y a quinze jours. Et la semaine dernière, le summum a sans doute été atteint avec les accusations portées par des candidats UMP contre le candidat socialiste Ali Soumaré. Le parti de la majorité est descendu bien bas en exhumant un peu rapidement le casier judiciaire d’un de leur concurrent, en y incluant des faits commis par un homonyme, déclenchant une véritable tempête médiatique.

PS – UMP : zéro partout

L’UMP mérite sans doute la médaille d’or de la campagne de caniveau étant donné qu’on peut se poser des questions sur les voies qui ont permis d’obtenir ces informations. Mais le Parti Socialiste n’a pas manqué d’en rajouter avec le nouveau champion de la polémique médiatique, Vincent Peillon, qui a exhumé une condamnation vieille de 45 ans à l’encontre de Patrick Devedjian et Alain Madelin pour relativiser le casier du candidat socialiste.

Je n’avais pas spécialement l’intention de parler de cette écume de la campagne, mais la répétition des faits a au moins le mérite de montrer à nouveau la proximité de fonctionnement du PS et de l’UMP et d’illustrer à quel point les deux partis dominants de la vie politique Française se ressemblent, souvent uniquement pour le pire. Incapables de proposer des programmes véritablement différents, ces partis de notables souhaitent uniquement acquérir des postes pour leurs affidés.

Si vous êtes écœurés par leur pratique, il n’y a pas 36 solutions : aller voter dimanche 14 mars pour des listes qui font des propositions concrètes pour leur région, comme la liste Debout la République en Ile de France, au sein de laquelle je suis candidat.

21.01.2010

Présentation de la liste DLR - Ile de France aux régionales ce dimanche

Ce dimanche 24 janvier sera présentée la liste de Debout la République pour les élections régionales d’Ile de France. Rendez-vous à 16H à l’auditorium Georges V – Eurosites,8, avenue Georges V, à Paris dans le 8ème arrondissement. L’entrée est libre, alors venez nombreux !

24.11.2009

La bataille gagnée par Rama Yade

Ca y est ! Après une bagarre qui a duré plusieurs mois, la secrétaire d’Etat aux sports a obtenu ce qu’elle voulait, à savoir être candidate dans les Hauts de Seine plutôt que dans le Val d’Oise, malgré les souhaits de la tête de liste régionale, Valérie Pécresse.

Un choix logique

Il faut dire que ce choix est plus logique. En effet, Rama Yade est conseillère municipale d’opposition à Colombes, dans les Hauts de Seine. Elle vise ouvertement une circonscription du département actuellement détenue par un communiste. Dès lors, une candidature dans le Val d’Oise aurait été complètement incohérente. En outre, la presse a rapporté qu’une élue UMP avait affirmé qu’elle ferait davantage « couleur local » dans le Val d’Oise plutôt que dans les Hauts de Seine…

L’Elysée semblait à la manœuvre selon la presse et les récents échanges assez aigres entre la secrétaire d’Etat et différents membres de la majorité, y compris le Premier Ministre ne semblaient guère lui laisser de chances de parvenir à son but. Mais finalement, le bon sens l’a emporté, Rama Yade pourra se présenter dans le département dont elle est déjà l’élue et où elle a grandi. Une belle victoire pour la benjamine du gouvernement qui affrontait une puissante coalition…

Prime à l’insolence ou ticket de sortie ?

Mais si ce choix est finalement beaucoup plus cohérent, on peut se demander s’il n’aura pas des conséquences partiellement néfastes. En effet, même si son combat était juste, Rama Yade a emporté la décision alors qu’elle est en pleine disgrâce gouvernementale et que son maintien dans l’équipe Fillon semble ne tenir qu’à un fil. Il est donc en partie surprenant qu’elle ait gagné ce bras de fer, qu’elle n’abordait pas en position de force. Une victoire des sondages ?

On peut même se demander si cette victoire ne va pas renforcer l’insolence de la chouchou des sondages, qui dépasse fréquemment les bornes de ce que la solidarité gouvernementale devrait lui imposer. On peut y voir deux interprétations. Soit il s’agit d’une preuve de la faiblesse d’un président qui humilie mais ne sanctionne rarement. Soit il s’agit d’un calcul, à savoir que cette élection pourrait être l’occasion de sortir l’insolente du gouvernement pour la laisser se concentrer sur ses mandats locaux…

Rama Yade a gagné le bras de fer sur le lieu de sa candidature. Une décision logique dans l’absolu. Mais ce n’est qu’après les élections régionales que nous verrons si cette victoire n’est pas obscurcie par des mesures de rétorsions, comme une éviction du gouvernement…

Source : http://www.lefigaro.fr/politique/2009/11/23/01002-20091123ARTFIG00477-regionales-rama-yade-obtient-gain-de-cause-.php