05.07.2009
Appel au soutien de DLR
Les élections européennes se sont soldées par un bon résultat de Debout la République. Mais, en ne franchissant pas le cap des 3%, nous n’aurons droit à aucun remboursement de l’Etat. DLR a donc besoin de la générosité de ses adhérents et sympathisants.
Un bon résultat
Il y a plusieurs façons de regarder le résultat de Debout la République. Avec 1,77% au niveau national, notre parti est devenu le dixième parti national devant Lutte Ouvrière. Ce score peut paraître décevant car nous terminons loin derrière Philippe de Villiers et il faut être clair, nous espérions aller au-delà. Cependant, un peu de recul permet de comprendre que ce résultat est un bon résultat, surtout pour un parti qui affrontait pour la première fois une véritable campagne nationale.
En effet, en 2007, lors des élections législatives, nous étions présents dans une soixantaine de circonscriptions et avions dépassé 1% dans 17. En deux ans, le parti a réussi à couvrir presque toute la France, et à y dépasser le cap des 2% dans près de la moitié du territoire. En outre, le 1,77% englobe les DOM-TOM, où nous n’avions pas de liste, ainsi que la région Ouest, où nous avons fait une campagne avec moins de moyens. Sur les six autres régions, nous faisons 2%.
Les complications
L’écart avec Philippe de Villiers est compréhensible. C’était sa quatrième candidature aux élections européennes, qui représentent une véritable franchise pour lui. En outre, il a bénéficié d’un accès aux médias bien plus important que nous. Et il faut dire que les règles médiatiques actuelles pénalisent les petits partis. Nicolas Sarkozy et l’UMP disposent de 75% du temps de parole politique, ne laissant que 25% aux autres partis, soit des miettes pour le dixième parti que nous sommes aujourd’hui.
Les sondages ne nous ont pas aidés non plus, du fait de leur méthodologie. En testant le nom du parti (peu connu et peu signifiant) avec le nom de nos têtes de liste (très peu connues également), les instituts ont sous-estimé notre potentiel pendant toute la campagne, décourageant sans doute beaucoup d’électeurs de nous apporter leur suffrage. Car c’est bien Nicolas Dupont-Aignan qui est connu par nos compatriotes et qui peut mobiliser sur son nom, ce qu’il pourra faire en 2012.
Mais en ne passant pas le cap des 3%, nous n’avons droit à aucun remboursement public. C’est pourquoi nous avons besoin du soutien de nos sympathisants pour continuer la bataille que nous menons.
Source : http://www.youtube.com/watch?v=u8qlJRaSUT0
http://www.debout-la-republique.fr/En-effectuant-une-adhe...
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : debout la république, nicolas dupont-aignan, élections européennes
09.06.2009
François Bayrou est-il rayé de la carte politique ?
Devant le très mauvais score du Modem aux élections européennes, beaucoup tirent un trait définitif sur les ambitions présidentielles de François Bayrou. Cette conclusion est tentante devant un tel échec, mais peut-être un peu rapide.
Le troisième homme devenu quatrième
Et il faut dire qu’avec à peine 8% des voix, le Modem est à la peine. La moitié seulement du score d’Europe Ecologie et du Parti Socialiste. Le capital électoral de François Bayrou, qui avait approché les 19% en 2007, a fondu de plus de moitié en seulement deux ans, ce qui laisse mal augurer pour 2012. Des fissures semblent apparaître au Modem et comment imaginer un meilleur contexte pour que Dominique de Villepin trouve un espace politique, forcément concurrent de celui du leader centriste.
Et il faut dire que la campagne de François Bayrou n’a pas été brillante. L’Europe n’était sans doute pas le meilleur sujet pour lui, qui a voté depuis 25 ans de la même manière que le PS et l’UMP. Résultat, il a essayé de faire de cette élection une répétition de la présidentielle, sans grand succès. Mal à l’aise, le président du Modem s’est discrédité dans une polémique avec Daniel Cohn Bendit qui lui a sans doute coûter des voix dans la dernière ligne droite.
L’expérience Mitterrand et Chirac
Alors, mort politiquement François Bayrou ? On pourrait être tenté de le dire, d’autant plus qu’il a de nouveau montré des limites qui peuvent sembler rédhibitoires pour atteindre l’Elysée. Mais finalement, le chef du Modem ne suit-il pas les exemples de François Mitterrand et Jacques Chirac, arrivés à l’Elysée après d’innombrables échecs, qui avaient poussé de nombreux commentateurs à les compter pour morts politiquement ? Ce premier indice permet de prendre du recul sur cette défaite.
Une équation politique pas si défavorable
Tout d’abord, l’énorme succès des écologistes aura du mal à se traduire aux élections présidentielles, d’autant plus qu’il n’y a pas de présidentiable incontestable rassemblant l’ensemble de la famille écologiste. Comme nous l’avons vu avec Philippe de Villiers, c’est une chose de voter pour une liste aux élections européennes, c’en est une autre de voter pour son chef lors d’une élection présidentielle. Ce constat devrait dégeler une partie importante de l’électorat en 2012.
Si Daniel Cohn-Bendit plaît comme député européen, il séduirait moins comme président de la République. En outre, il a déclaré ne pas vouloir être candidat. Et on voit mal Dominique Voynet, Yves Cochet ou Cécile Duflot jouer les troubles fêtes de l’élection présidentielle de 2012. En outre, le succès de l’UMP est à modérer par la faible participation, concentrée sur son électorat. L’équation de Nicolas Sarkozy pour un second tour semble toujours très fragile.
Mais surtout, le Parti Socialiste sort en lambeaux de cette élection. Il a fondu de près de 10 points en seulement deux ans, signe de la lassitude des Français devant ses querelles internes. Avec encore deux années de lutte pour la candidature, la situation aura sans doute encore empirée. Et comment ne pas imaginer que le camp perdant (les pro ou anti-Ségolène) joue contre le camp gagnant tant des horreurs auront été dites pendant six ans, fracturant un électorat déjà réduit ?
Et c’est pourquoi, malgré toutes ses limites, François Bayrou ne doit pas être oublié. Le Parti Socialiste arrivera en charpies aux élections de 2012 et Nicolas Sarkozy devra assumer un bilan peu glorieux. Par défaut, François Bayrou garde sa chance.
Source : http://horizons.typepad.fr/accueil/2009/06/cétait-bien-un...
10:55 Publié dans Actualités, Européennes 2009, Parti Socialiste | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : françois bayrou, élections européennes, élections présidentielles, europe ecologie
08.06.2009
Les élections européennes bouleversent-elles le paysage politique ?
Les Français ont joué un drôle de tour aux prévisionnistes avec le bon score de l’UMP et des Verts et l’effondrement du Parti Socialiste et du Modem. Qu’est-ce que ces résultats disent du paysage politique Français et Européen ?
Les grandes tendances
Les résultats Français ressemblent aux résultats du reste de l’Europe. L’abstention atteint un nouveau sommet, la gauche modérée s’effondre et les Verts atteignent des sommets. Et finalement, ces résultats ont du sens. La force de l’abstention s’explique sans doute en partie par la crise. En effet, il y a six mois, on nous expliquait que l’Europe et l’euro nous protégeaient. Mais l’ensemble des peuples européens constatent que cela est faux puisque le PIB de la zone euro recule deux fois plus vite qu’aux Etats-Unis…
L’effondrement de la gauche, général en Europe, que ce soit pour les partis au pouvoir ou dans l’opposition, montre que les citoyens du continent ont bien compris que ces partis n’ont pas la moindre alternative économique à proposer. Cette sanction est donc méritée. Le succès des écologistes vient à mon sens du fait qu’ils représentent quelque part une véritable alternative à un système qu’ils ont toujours dénoncé. En votant pour les écologistes, les Français ont aussi voté contre un système économique.
Un autre regard
Les 28% de l’UMP représentent visuellement un beau succès. Mais il faut le modérer de deux manières : seulement 4 Français sur 10 ont voté. Et surtout, ce sont les personnes âgées et les CSP élevées, électorat naturel de l’UMP, qui se sont déplacées, favorisant la majorité. Résultat, dans une configuration avec une participation plus importante, le potentiel de Nicolas Sarkozy serait sans doute beaucoup plus limité. En revanche, la sanction à l’égard du Parti Socialiste semble à la fois justifiée et durable.
Le score des Ecologistes doit également être modéré. Après tout, c’est une chose de voter pour un parti aux élections européennes, c’en est une autre de voter pour lui lors des élections présidentielles. Philippe de Villiers pèse toujours beaucoup plus lors des premières que lors des secondes (12% en 1994, moins de 4,7% en 1995, puis 6% en 2004 et 2% en 2007). C’est pour cela qu’il ne faut surestimer les Verts ni sous-estimer un François Bayrou qui gagne une nouvelle cicatrice
Le score du Modem est clairement une énorme déception pour François Bayrou. Sous les 10%, loin derrière les écologistes et le PS, on pourrait croire son destin présidentiel mal-en-point. Mais il faut dire que cette élection était sans doute la plus dure, étant donné qu’il a toujours voté de la même manière que le PS et l’UMP. En outre, sa campagne n’a pas été bonne. Et comme les Français aiment bien les hommes politiques avec des cicatrices, cela ne le disqualifie pas forcément pour 2012...
Et Debout la République ?
À cette heure, nous sommes le grand absent des commentaires qui nous ignorent totalement, alors que les quelques chiffres que nous avons nous placent devant Lutte Ouvrière. La barre des 2% semble à notre portée dans plusieurs régions (Ile de France, Nord et Est notamment) et il faut espérer que le cap des 3% pourra être atteint en Ile de France. De tels résultats seraient un démenti cinglant pour les sondages qui nous annonçaient à 0,5%…
Malheureusement, ces sondages ont sans doute découragé beaucoup d’électeurs de porter leurs voix sur une liste aussi marginale, outre le fait de nous avoir barré la porte de nombreuses émissions. Au final, pour un parti aussi récent, qui présentait à peine une soixantaine de candidats aux législatives de 2007 (dont un quart avait dépassé 1%), cela représente une belle progression, surtout dans un tel désert médiatique. Un bel encouragement pour continuer le combat.
De manière assez amusante, Xavier Bertrand souligne que pour la première fois depuis 1979, la majorité arrive en tête lors des élections européennes. On sait pourtant ce qui arriva deux ans après au président d’alors. Souhaite-il la même chose à Nicolas Sarkozy ?
00:25 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009, Parti Socialiste, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, parti socialiste, ump, modem, verts
06.06.2009
Pourquoi voter Debout la République le 7 juin
Certes, je suis à la fois juge et parti, mais à la veille de cette élection cruciale pour notre mouvement, je dois expliquer pourquoi il est important d’aller voter demain et plus encore de choisir un bulletin de Debout la République afin de soutenir notre combat.
Un potentiel électoral sous-évalué
Légitimement, certaines personnes qui partagent notre combat se posent la question de l’utilité de voter pour une liste qui ne rassemble qu’1% des suffrages, comme l’annoncent les sondages aujourd’hui. Même si les attaques contre les sondages n’apportent pas grand-chose au débat, il faut préciser que la méthodologie employée par les principaux instituts sous estime grandement notre score. Ils testent en général les noms des partis avec les noms des têtes de liste régionale.
La méthodologie est légitime mais elle revient à sous-estimer considérablement notre potentiel puisque ni le nom de notre parti, ni le nom de nos têtes de liste ne sont connus. En revanche, le nom de Nicolas Dupont-Aignan est beaucoup plus connu. C’est pourquoi le nom des listes comporte le nom de notre président, ce qui nous permet de mettre son nom sur les bulletins dimanche. Or, en mentionnant son nom, notre potentiel électoral tournerait plutôt autour de 4%, nous permettant d’envisager d’avoir un élu en Ile de France.
Un vote utile aujourd’hui
Atteindre 3% nationalement serait une immense réussite pour un parti qui avait à peine présenté une soixantaine de candidats aux législatives en 2007, dont seulement une quinzaine avaient dépassé la barre du 1%. Même si Debout la République reste un petit parti, c’est un petit parti qui monte, rapidement même. Et puis, il est important d’atteindre le cap des 3% pour le financement de la campagne. En outre, un tel score, parfaitement atteignable, ferait de DLR une force politique qui compte.
Debout la République représente aussi une véritable alternative à la politique européenne suivie depuis un quart de siècle. Nous nous opposons à l’Europe technocratique et irrespectueuse des peuples et voulons construire une Europe des Etats démocratique. Nous souhaitons que le projet européen remette l’économie au service de l’homme au lieu de l’asservir aux excès de la finance. Enfin, nous souhaitons construire une Europe à la carte et riche de sa diversité au lieu du monstre bureaucratique uniformisateur.
Demain, il sera important d’aller voter. Voter Debout la République permet non seulement d’exprimer la volonté de construire une Europe radicalement différente, mais également de soutenir un parti qui pourra, après demain, représenter une bien nécessaire force d’alternance.
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, debout la république, nicolas dupont-aignan, sondages
05.06.2009
Européennes : un débat effroyable
À la fin du débat hier soir, Arlette Chabot, dépitée, a sous-entendu que la triste image donnée par l’émission risquait au final de favoriser l’abstention. Ce sera sans doute sa meilleure remarque de l’ensemble d’un débat aussi confus qu’agressif et malhonnête.
Un débat biaisé
Ce n’est pas un débat qu’il fallait organiser, mais sans doute deux, pour permettre à chacun de davantage s’exprimer. Les débats à 8 sont rarement très réussis car il y a trop de monde pour s’exprimer. Pire, France 2 avait sciemment décidé de zapper deux partis présentant pourtant des listes dans toute la France : Lutte Ouvrière (qui présente un candidat aux élections présidentielles depuis 1974) et Debout la République, sur la foi de sondages dont les limites sont pourtant exposées tous les jours.
Comment ne pas voir une claire intention politique, en ligne avec les souhaits de l’Elysée, derrière l’élimination de ces deux partis ? En laissant Olivier Besancenot seul, le NPA est favorisé par rapport à Lutte Ouvrière, pour éviter un trop grand émiettement de l’électorat d’extrême gauche. Et en refusant d’inviter Nicolas Dupont-Aignan, cela laisse le champ libre à Philippe de Villiers. En outre, on sentait bien dans le ton d’Arlette Chabot qui elle appréciait ou pas.
Un débat mal tenu
Si la plupart des résumés du débat se concentrent sur la bien peu glorieuse passe d’armes entre François Bayrou et Daniel Cohn-Bendit, l’atmosphère générale était déplorable. Ce débat a été un festival de comportements irrespectueux de la plupart des candidats et de coupages de parole agressif, ce qui a souvent rendu les échanges inaudibles. Daniel Cohn Bendit n’écoutait guère ses contradicteurs et leur coupait volontiers la parole, comme Philippe de Villiers ou Marine Le Pen.
La sortie de François Bayrou sur le leader écologiste démontre une nouvelle fois toutes les limites du président du Modem, guère à l’aise dans un débat européen où il doit assumer un parcours très proche du PS et de l’UMP. Ses attaques n’auraient pas dû trouver place dans un tel débat. Curieusement, Olivier Besancenot a été un des candidats les plus polis, respectant davantage que la plupart la parole de ses opposants. Globalement, Arlette Chabot n’a pas su animer le débat.
Un festival de mauvaise foi
Mais outre une organisation et une forme déplorables, ce débat a également été l’occasion d’un concours de mauvaise foi assez incroyable. Et là, ce sont les chefs des deux principaux partis qui ont battu des records. Xavier Bertrand et Martine Aubry n’ont cessé de plaider pour changer une Europe dont ils ont pourtant accepté toutes les étapes de la construction depuis 25 ans, et notamment en 2008, lors de la ratification du traité de Lisbonne. On aurait aimé qu’Arlette Chabot les place devant leurs contradictions…
Martine Aubry a continué à plaider pour une majorité de gauche au Parlement Européen, ignorant totalement les réalités électorales du continent, qui devraient montrer un recul historique du PSE, ainsi que l’accord de 30 ans entre gauche et droite pour se partager le pouvoir. Quant à Xavier Bertrand, il continue à soutenir la ligne improbable de Nicolas Sarkozy, contre l’entrée de la Turquie à Paris, mais qui ouvre des chapitres de négociation à Bruxelles et a levé le verrou du référendum l’an dernier.
Cette soirée a sans doute été un des pires débats électoraux de l’histoire politique récente de notre pays. À défaut d’y avoir participé (ce qui était anormal), il reste à espérer que le show pathétique donné par l’émission pousse les électeurs à voter pour un des grands absents : Nicolas Dupont-Aignan.
Source : http://europeennes.blog.lemonde.fr/2009/06/04/europeennes...
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : élections européennes, débat france 2, françois bayrou, daniel cohn-bendit, arlette chabot
03.06.2009
Le gaullisme, boussole de notre combat
Intervention écrite pour le meeting de fin de campagne DLR
Mes chers compagnons,
Le 29 mai 2005, nous avons gagné une belle bataille avec le « non » au référendum sur le TCE. Le 20 février 2008, nous en avons perdu une, lors de la ratification du traité de Lisbonne par le Congrès. Mais le 7 juin, nous allons gagner une bataille importante. En effet, Debout la République sera devenu un véritable parti national, avec des listes présentes dans toutes les régions de la métropole.
Cette élection est également un nouvel épisode de notre combat pour une autre Europe. Un combat contre cette Europe, technocratique et irrespectueuse de la volonté des peuples. Un combat contre cette Europe qui asservit l’homme à la finance et promeut l’anarchie économique et la loi de la jungle. Enfin, un combat contre l’Europe Américaine telle qu’elle est inscrite dans les traités.
Et ces combats, c’est bien le Général de Gaulle qui nous les inspire. C’est lui qui nous a montré l’exemple en se battant contre une Europe supranationale et technocratique. C’est lui qui a imposé le compromis de Luxembourg par la politique de la chaise vide. C’est lui qui a également proposé une voie alternative, celle de l’Europe des Etats Nations, avec le plan Fouchet.
Mais c’est aussi le Général de Gaulle qui est notre boussole en économie. De son temps, « la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille ». En 1965, il a prononcé cette phrase qui trouve une actualité criante aujourd’hui. Je le cite: « le laissez-faire ! le laissez passer appliqué à l’économie (…) a souvent, (…) donné au développement une puissante impulsion. Mais on ne saurait méconnaître qu’il en est résulté beaucoup de rudes secousses et une somme énorme d’injustices ». Lui avait conscience des travers naturels du laissez faire ! et du laissez passer !, les anciens noms de la « concurrence libre et non faussée ». Une phrase que beaucoup devraient méditer aujourd’hui.
C’est lui également qui s’est battu pour construire une Europe européenne et non pas une Europe Américaine.
Aujourd’hui, nous sommes les soldats d’une Europe démocratique et respectueuse des nations, d’une Europe européenne et indépendante qui s’inscrit dans un monde multipolaire, et d’une Europe qui mettrait enfin l’économie au service de l’homme et non l’inverse.
Notre combat d’aujourd’hui est donc profondément gaulliste. Et c’est moi, qui suis né après la mort du plus illustre des Français, qui vous le dit. C’est moi, qui n’ai pas été éduqué dans une famille gaulliste qui vous le dit. Si je suis heureux de militer à Debout la République et pour Nicolas Dupont-Aignan, c’est parce que nous partageons le même groupe sanguin politique : la croix de Lorraine !
Je sais que certains d’entre nous ne veulent pas forcément brandir la référence au gaullisme dans notre combat. Certains de nos compatriotes jugent la référence vieillotte, inadaptée à la situation actuelle. À nous de leur montrer que ce n’est pas vrai !
Le Général de Gaulle était un visionnaire. Dans les années 30, il annonçait que la force mécanique déterminerait l’issue de la guerre à venir. Le 18 juin 1940, il expliquait comment la guerre allait finir. Dans les années 60, il parlait de la « Russie de toujours » et annonçait la construction du monde multipolaire qui est apparu. Et comment ne pas reconnaître aujourd’hui l’actualité de sa pensée qui évoquait les « rudes secousses et une somme énorme d’injustices » comme conséquences du laissez faire et du laissez passer ?
Car le gaullisme est finalement beaucoup plus actuel que les deux grands courants de pensée qui structure notre vie politique. N’oublions pas que le libéralisme est né au 18ème siècle et le socialisme au 19ème alors que le gaullisme est une idéologie de la 2ème moitié du 20ème siècle ! C’est pourquoi la pensée politique du Général de Gaulle est parfaitement à même d’être la boussole de notre pays dans les années à venir.
C’est pourquoi, dans la guerre politique que nous menons, n’hésitons pas à brandir la croix de Lorraine. C’est elle qui unit notre pensée et clarifie ce que nous proposons aux Français. Le 7 juin, nous allons remporter une bataille décisive pour commencer à établir notre parti comme une force politique alternative. Mais cette bataille n’est que le prélude à d’autres combats auxquels nous devons nous préparer, pour que vive la République et vive la France !
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009, Gaullisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : gaullisme, dlr, élections européennes
31.05.2009
Européennes : manipulations sondagières, suite
Décidément, certains journalistes n’apprennent rien. Alors qu’ils pourraient parler du débat d’idées (PAC, frontières de l’Europe, institutions, protectionnisme, leçons de la crise…), certains préfèrent toujours commenter les variations non significatives des sondages.
L’oubli de la marge d’erreur
Pour un sondage réalisé sur un millier de personnes, la marge d’erreur est de 2 à 3%. Pourtant, certains articles continuent de commenter des mouvements d’un point comme s’il s’agissait d’une vérité scientifique digne d’un prix Nobel. La palme revient sans doute à ce sondage du Monde , qui mesure l’impact de la réunion rassemblant Martine Aubry et Ségolène Royal. L’article parle d’un « léger rebond (…) au détriment du Modem » alors que les mouvements enregistrés (1 point) ne sont pas significatifs.
Bref, le journaliste commente des chiffres qui n’ont aucun sens. Mais l’autre problème est également le biais de certaines questions. En effet, dans le cas de Debout la République (très peu connu), sont testés les noms des têtes de liste avec le nom du parti, sans mention de Nicolas Dupont-Aignan alors que les sondages mentionnant son nom nous place plutôt à 4%. Résultat, ces mauvais sondages sont brandis pour éviter de nous inviter, dans un cercle vicieux machiavélique. Prélude à une bonne surprise le 7 juin ?
Un biais terrifiant
Comme en 2005 lors de la campagne référendaire sur le Traité Constitutionnel Européen, la majorité des médias ont un biais important. À l’époque, 90% des journaux appelaient à voter « oui », dont une grande partie de manière unilatérale et sans nuance, avec le succès que l’on sait. Il n’est donc sans doute pas surprenant que beaucoup de « oui-ouistes » préfèrent ignorer les véritables débats de fond pour se concentrer sur des commentaires inutiles sur des variations sondagières non significatives.
Et ce traitement indigent de la campagne doit également beaucoup aux trois premiers partis de France. Nicolas Sarkozy multiplie les contre-feux entre insécurité et Claude Allègre. Le Parti Socialiste, lui, essaie de capitaliser sur l’impopularité de Nicolas Sarkozy et avance des arguments plus incohérents les uns que les autres. Quant à François Bayrou, il préfère également se projeter en 2012 et s’opposer au président puisqu’il a voté comme lui tous les traités qui sont passés depuis 25 ans…
Oui, cette campagne électorale est très décevante. Elle a commencée trop tard pour éviter de donner du temps aux petites listes de monter et reste souvent cantonnée à des polémiques stériles sur les sondages ou des questions annexes. Le camp du « oui » en 2005 veut en tirer une forme de revanche.
Source : http://www.lemonde.fr/elections-europeennes/article/2009/...
10:55 Publié dans Actualités, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes, sondages, le monde
29.05.2009
Tous à la Mutualité mardi 2 juin !
Cette courte campagne des élections européennes va prendre fin dans une semaine. Et comme point culminant, Debout la République propose un grand meeting mardi 2 juin à 19H à la Mutualité.
Un débat escamoté
Les opposants à la marche actuelle de l’Europe sont encore souvent caricaturés : « anti-européens », « souverainistes ». Tout est bon dans le vocabulaire de la minorité bien-pensante pour dénigrer ceux qui ne pensent pas comme eux. Cela a été l’occasion d’une passe d’arme spectaculaire lors de l’émission « Mots croisés » d’Yves Calvi. Autour de la table, uniquement des partisans du « oui » au TCE, que ce soit au niveau des hommes et femmes politiques présents ou des journalistes.
Nicolas Dupont-Aignan a alors attaqué sévèrement les personnalités présentes en soulignant le paradoxe d’un débat sur la question européenne ne rassemblant sur le plateau que des personnes favorables au « oui ». Les opposants au TCE, qui avaient pourtant rassemblé 55% des voix il y a 4 ans, n’étaient que brièvement représenté par un duplex qui ne permettait qu’un échange limité. La grosse colère du président de Debout la République exprimait un ras-le-bol légitime à l’égard de ce traitement partial.
Une campagne pour une autre Europe
Debout la République s’est dépensé sans compter dans cette campagne pour montrer qu’un autre projet européen existe. Pour répondre au Traité Constitutionnel Européen et au traité de Lisbonne, un traité alternatif a été rédigé pour montrer qu’une organisation radicalement différente de l’Europe est possible, où le pouvoir est pris des mains des technocrates pour le donner de nouveau aux Etats.
Nicolas Dupont-Aignan s’est aussi fait le premier défenseur du protectionnisme européen. Debout la République présente sans doute un des projets économiques alternatifs les plus solides et les plus aboutis. N’oublions pas que la veille de la phase la plus dure de la crise, les Universités de rentrée du parti réunissait le gratin des penseurs alternatifs comme Emmanuel Todd, Jean-Luc Gréau, Jacques Sapir ou Gérard Lafay. L’alternative économique se pense aujourd’hui chez nous.
C’est pourquoi je vous donne rendez-vous à la Maison de la Mutualité, 24 rue Saint Victor dans le 5ème arrondissement de Paris, métro Maubert-Mutualité. Que vous soyez militant ou simplement désireux de mieux connaître nos positions pour l’Europe, venez nombreux !
Source : http://www.debout-la-republique.fr/Grand-Meeting-national...
http://www.europeennes2009.fr/france-2-petits-debats-entr...
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Europe, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : debout la république, nicolas dupont-aignan, élections européennes
25.05.2009
Européennes et manipulations sondagières
La plupart des sondages politiques ont des marges d’erreur de 2 à 3 points. Pourtant, la plupart des médias continuent de faire des gros titres sur des mouvements d’un seul point, non significatifs. Un nouvel exemple des limites des sondages préélectoraux et des commentaires qu’ils engendrent.
Des commentaires complètement abusifs
Il y a une dizaine de jours, la plupart des médias titraient sur la percée de l’UMP et la baisse du Parti Socialiste. Pourtant, quand on regardait les détails, les mouvements de sondages étaient généralement d’un petit point. Or la marge d’erreur de sondages portant sur un millier de personnes est de 2 à 3 points, ce qui rend donc les variations commentées non significatives. Pire, quel intérêt accorder aux variations sur les moins de 30 ans, sachant que l’échantillon ne devait pas dépasser les 200 individus ?
Les leçons de l’élection présidentielle de 2002 n’ont donc pas été retenues. Pourtant, la surprise du 21 avril 2002 devrait inciter les journalistes à plus de distance vis-à-vis des chiffres donnés par les sondages politiques. Et surtout, les marges d’erreur devraient être davantage mises en avant pour donner du recul à ces chiffres bruts. Malheureusement, les leçons de l’histoire politiques ne sont pas retenues et on continue à commenter des chiffres qui ne devraient pas l’être.
Des biais partisans un peu trop visibles
Mais outre ces interprétations abusives de mouvements sondagiers non significatifs, il y a également des biais partisans choquants. Comment ne pas voir un biais pro gouvernemental dans la présentation des sondages des derniers jours qui donnaient pourtant un seul point de plus à l’UMP ? De même, alors que le Modem s’est imposé comme la troisième formation politique du pays, la tonalité des commentaires et le temps de parole accordé au parti de François Bayrou ne sont pas en rapport avec son poids.
Mais le cas de Debout la République est également choquant. L’astuce des instituts de sondages pour sous-estimer notre parti ? Très simple : il suffit de tester uniquement le nom du parti sans lui accoler le nom de Nicolas Dupont-Aignan, beaucoup plus connu dans l’opinion. Résultat, alors que les sondages mentionnant son nom pointe nos listes à 4%, ceux qui ne le mentionnent pas évoquent seulement 1 à 2%. Et comme nous ne sommes qu’à 1 ou 2%, nous ne sommes pas invités dans les médias…
Cette campagne des élections européennes est une des plus mauvaises campagnes des dernières décennies : à la fois beaucoup trop limitée dans le temps et cantonnée à des commentaires sur le fait que les Français ne s’y intéressent pas ou sur les sondages…
Source : http://www.lefigaro.fr/elections-europeennes-2009/2009/05...
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes, sondages, debout la république
24.05.2009
Europe : la gauche victime de la crise
C’est l’un des paradoxes de cette crise. Puisque c’est la déréglementation, financière, commerciale et monétaire qui a provoqué la grave crise économique que nous traversons, la droite devrait être en difficulté. Mais dans toute l’Europe, c’est l’inverse qui se passe.
Le naufrage européen de la gauche
En tout début de la campagne, le Parti Socialiste essayait de convaincre les électeurs Français de voter pour lui en affirmant que le Parti Socialiste Européen (PSE) pouvait prendre la majorité au Parlement européen et ainsi tirer les leçons de la crise. Cette affirmation était doublement abusive. Tout d’abord, le PSE co-gère le Parlement depuis 1979 avec le PPE, partageant même sa présidence. Mais surtout, le paysage électoral des grands pays européens indique plutôt une défaite historique de la gauche.
En Grande-Bretagne, le Labour de Gordon Brown, usé par douze années de pouvoir et le scandale des notes de frais, s’apprête à subir une défaite historique. En Italie, Silvio Berlusconi a traversé la crise sans que la gauche ne parvienne à devenir une alternative crédible, malgré ses dérapages… En Espagne, le gouvernement de José Luis Zapatero est plombé par la crise économique et l’envolée du chômage (qui dépasse 17% aujourd’hui). Bref, le PSE devrait largement reculer le 7 juin.
Pourquoi la gauche est mal-en-point
Pourtant, le contexte devrait lui être favorable puisque cette crise a consacré le retour de l’Etat, qui a sauvé l’économie et nationalisé des banques. En fait, si les électeurs ne font pas davantage confiance à la gauche en Europe, c’est sans doute que les électeurs de toute l’Europe ont bien compris que les partis de gauche traditionnels ne proposent plus une alternative économique aux politiques de la droite. Le SPD, le Labour, le PS ou le Parti Démocrate Italien avaient eux aussi cédé aux sirènes de la déréglementation.
Résultat, les électeurs n’ont aucune motivation pour voter pour des partis qui ne représentent pas une véritable alternative et qui ont été incapables de présenter une autre vision de l’économie. La gauche européenne, déboussolée par la crise, est incapable de formuler la moindre alternative un peu consistante à la déréglementation monétaire, commerciale et financière à part quelques mesures en partie cosmétiques comme la hausse de l’imposition des plus riches. Elle ne produit aucune réflexion sur le système.
Finalement, même si ces élections européennes passent un peu inaperçues, elles auront au moins un grand mérite : démontrer que les électeurs ne croient plus que ce que l’on appelle la gauche ait un véritable projet alternatif. Reste à espérer que des forces alternatives commencent à émerger.
11:12 Publié dans Actualités, Economie, Europe, Européennes 2009 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : elections européennes, crise économique, pse, zapatero, brown



