12.09.2011
Nicolas Dupont-Aignan en route vers 2012
Ce week-end se tenaient les universités de rentrée de Debout la République. L’occasion pour Nicolas Dupont-Aignan de faire un point sur les parrainages et la campagne des présidentielles qui s’annonce.
Un candidat sur tous les fronts
Le moins que l’on puisse dire, c’est que notre candidat multiplie les initiatives. Il était invité la semaine dernière par Nigel Farage de UKIP : vous pouvez consulter un reportage exclusif sur le site d’Enquête et Débat. Et quelques jours auparavant, il commémorait la bataille de la Marne. Mais l’activité principale du mouvement est depuis le printemps concentrée sur la recherche des parrainages, le pré requis indispensable pour être présent le 22 avril 2012.
Grâce à une organisation très professionnelle, Nicolas a pu annoncé son 352ème parrainage. S’il reste encore beaucoup de travail, le travail de tous nous permet d’être largement en avance sur la position dans laquelle nous étions en 2006 à la même époque. Bref, en poursuivant nos efforts, cette étape sera franchie et nous permettra d’effacer le souvenir douloureux de 2007. Mieux, l’actualité économique est tellement en ligne avec nos analyses que NDA sera la surprise de l’élection.
De la chaleur militante
Si avoir le bon candidat est primordial pour une telle élection, il faut également avoir les bons militants et chaque université de rentrée de Debout la République est l’occasion pour moi de constater à quel point je me sens bien avec ceux qui sont devenus ma famille politique. C’est toujours un plaisir de discuter jusque tard dans la soirée, même s’il faudrait davantage de temps pour pouvoir en profiter davantage. Et cette édition n’a pas dérogé à la règle tant elle était réussie.
Tout d’abord, il est impressionnant de constater à quel point le mouvement se rajeunit. Chaque année, il y a davantage de jeunes, démontrant la vitalité du gaullisme et à quel point nos idées vont peser à l’avenir. Bref, tous les éléments semblent aujourd’hui réunis pour réussir l’élection présidentielle de 2012, qui nous permettra de faire renaître un grand courant gaulliste dans l’opinion, faisant oublier tous ces pseudo héritiers qui sont tellement néo qu’ils n’ont plus rien de gaullistes.
Je tiens donc à remercier tous les participants à ces universités et plus encore les organisateurs. Mais une campagne présidentielle coûte cher et pour la mener nous avons besoin de soutien. Votre aide nous donnera les moyens de défendre les idéaux gaullistes pour l’avenir.
08:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : nicolas dupont-aignan, debout la république, enquête et débat
25.04.2011
Immigration : ni angélisme communautariste, ni repli identitaire
La semaine dernière, j’ai eu l’occasion de débattre d’immigration pour le site Enquête et Débat avec Jean-Yves le Gallou, un ancien dirigeant du Front National, qui a rejoint le MNR de Bruno Mégret. L’occasion de constater à nouveau le fort clivage qui me sépare des identitaires.
La stigmatisation des identitaires
M. le Gallou connaît particulièrement bien les questions d’immigration, dont il s’est fait une spécialité. Il connaît toute une multitude d’exemples de dérapages non conformes avec notre tradition républicaine. Mais de manière très intéressante, malgré mes innombrables relances, il est resté dans un discours généralisant et excessif. Ainsi, les étudiants étrangers qui viennent en France ne seraient ni bons ni travailleurs ou nous pourrions nous voir imposer le ramadan dans les années à venir…
Malgré le débat, il n’a pas voulu admettre que la France est un pays de relative faible immigration en Europe, malgré l’évidence des statistiques britanniques : il y a un demi-million d’immigrés qui rentrent en Grande-Bretagne par an, contre deux cent mille en France… Malgré les évidences, il n’a pas voulu démordre du fantasme de substitution (pourtant, la population hors immigrés et enfants d’immigrés augmente de deux cent mille personnes pas an).
L’angélisme communautaire
Mais refuser la stigmatisation ou les déclarations mensongères qui ne font qu’accroître les tensions dans notre pays ne mène pas forcément à un angélisme qui peut rapidement céder au communautarisme. A ce titre, les réactions hystériques de la gauche et du Medef à l’annonce faite par le gouvernement de réduire de 10% seulement les flux migratoires sont totalement ridicules. Le contexte économique actuel justifie très largement une telle mesure.
En effet, il est bien évident qu’avec un tel chômage en France, il sera beaucoup plus difficile pour les immigrés de trouver du travail, ce qui rendra beaucoup plus difficile leur intégration. Comme l’a souligné Nicolas Dupont-Aignan dans son débat sur I-télé avec Olivier Besancenot, il est piquant de voir la gauche et l’extrême-gauche s’en prendre à cette mesure de concert avec Laurence Parisot, dont on se doute que ce ne sont pas des buts humanistes qui l’animent.
En outre, et sur ce point je suis d’accord avec les identitaires, il est clair que le modèle intégrateur Français s’affaiblit. Il n’est pas vraiment satisfaisant de voir les manifestations de plus en plus bruyantes d’une appartenance communautariste gagner du terrain dans la rue. En revanche, il ne faut pas oublier de dire que ces agissements ne sont le fait que d’une minorité, éviter les généralisations abusives ou de véhiculer le fantasme que la France pourrait ne plus être la France à l’avenir.
Une troisième voie
Aujourd’hui, entre des conditions économiques qui compliquent l’intégration des immigrés et l’absence de véritable besoin d’immigrés pour notre pays, il faut réduire les flux migratoires. En revanche, il ne faut surtout pas mettre un frein aux flux d’étudiants, qui nous apportent devises et influence. C’est pourquoi on pourrait par exemple baisser de 50% les flux migratoires liés à la famille et au travail pour le prochain mandat, ramenant les entrées à 130 / 140 000 par an.
Parallèlement, le gouvernement doit tout à la fois être extrêmement ferme sur les principes qui gouvernent notre république et ne pas céder au relativisme communautariste, mais sans jamais tomber dans la stigmatisation ou la caricature qui déchirent notre tissus national. En effet, le meilleur moyen de pousser la majorité républicaine dans les bras de la minorité intégriste est de les assimiler à ces derniers, comme le font Front National et d’une certaine mesure l’UMP.
Entre l’angélisme confondant et parfois trop relativiste du PS, l’agitation identitaire qui ne résout rien de l’UMP et la stigmatisation et les fantasmes véhiculés par le Front National, il y a d’autres voies possibles.
10:55 Publié dans Actualités, Société | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : immigration, enquête et débat, jean-yves le gallou, mnr, front national, medef, nicolas dupont-aignan, olivier besancenot, laurence parisot



