15.05.2010
Euro, apéro Facebook : l’actualité vue par le petit bout de la lorgnette
Hier, les informations étaient dominées par deux nouvelles : l’euro, au plus bas depuis 18 mois, et la polémique sur l’interdiction des apéritifs Facebook suite à la mort d’un participant à Nantes.
La baisse bienvenue de l’euro
Depuis quelques semaines, toute la presse économique n’a d’yeux que pour le niveau de la bourse et le cours de l’euro. Chaque baisse de la valeur de la monnaie unique par rapport au dollar est accompagnée de déclarations inquiètes énumérant consciencieusement le nombre de mois depuis lesquels la monnaie européenne n’a pas été aussi basse. Chaque remontée semble accompagnée d’un soulagement à proportion de l’angoisse déclenchée par sa baisse.
Heureusement, quelques hurluberlus rappellent de temps en temps que cette baisse est non seulement logique mais également bienvenue pour l’Europe. En effet, en théorie, la valeur de l’euro devrait plutôt être comprise entre 1 et 1,15 dollars selon les experts (The Economist, Aglietta ou Rosa). Du coup, même après sa glissade accélérée des dernières semaines, la monnaie unique reste encore surévaluée par rapport au dollar. En outre, n’oublions pas que l’euro était tombé à 0,82 dollar en 2000…
En réalité, on constate que l’euro se rapproche seulement d’une parité plus proche de sa valeur réelle. Mieux, cette baisse de l’euro, si elle se poursuivait encore, pourrait aider la reprise économique bien pâlichonne qui se profile en Europe. En effet, si l’euro baisse, alors cela va favoriser les exportations et décourager les importations, favorisant la croissance, comme l’ont fait les Etats-Unis depuis quelques années avec la baisse du dollar, ainsi que l’explique Paul Krugman.
Un drame et une polémique absurde
Jeudi a eu lieu un drame : un jeune s’est tué en faisant la fête à Nantes après avoir bu beaucoup plus que de raison puisque son taux d’alcoolémie était de 2,4 grammes par litre de sang. Cet incident regrettable et douloureux n’aurait sans doute pas dépassé le cadre des pages faits divers s’il n’avait pas eu lieu lors d’un apéritif géant ayant rassemblé dix mille personnes par le moyen de Facebook. Ce matin, sur RTL, certains demandaient l’interdiction de ce genre de rassemblement.
J’ai beaucoup aimé le papier de Philippe Cohen dans Marianne 2, qui note justement que l’on pourrait s’interroger sur « les lunes des vodkas design (alors que) les médiacrates regardent le doigt Facebook ». Aussi regrettable que soit ce drame, les jeunes n’ont pas attendus le réseau social pour faire la fête et s’aviner au point de prendre de graves risques pour leur santé. Même s’il faut bien sûr lutter contre ces dérives, l’interdiction des rassemblements Facebook n’y changerait rien.
Il est regrettable que ces faits n’aient pas été présentés avec un peu plus de recul plutôt que d’évoquer des solutions aussi radicales que ridicules. On peut sans doute y voir une volonté de s’agiter médiatiquement pour donner l’impression que l’on traite le problème. Pourtant, agir de la sorte revient à le regarder par le petit bout de la lorgnette. Beaucoup d’autres voies pourraient être explorées : une meilleure information sur les méfaits de l’alcool, la commercialisation…
Bien sûr, traiter l’actualité est un métier difficile. La montagne d’informations peut parfois pousser à un traitement un peu superficiel, mais là, certaines limites sont atteintes, voire dépassées.
10:55 Publié dans Actualités, Economie, Europe, Société | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : facebook, apéro, euro
20.04.2008
Facebook à l’aide des gaullistes
De plus en plus orphelins depuis le départ des affaires du Général, les gaullistes se sont dispersés sur l’ensemble du spectre politique ou en-dehors. Mais les nouveaux outils d’aujourd’hui peuvent favoriser un rassemblement plus que jamais nécessaire.
Il n’est pas évidemment de choisir où militer quand on se définit comme gaulliste aujourd’hui. À titre personnel, après plusieurs années au RPR, je n’ai jamais souhaité rejoindre l’UMP, qui me semblait trop loin des idéaux gaullistes et qui devient de plus en plus une simple écurie présidentielle au service des ambitions personnelles de ses notables. Après un petit détour par Jean-Pierre Chevènement, un gaulliste qui s’ignore, je milite depuis un peu plus d’un an à Debout la République, le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan. Mais je comprends parfaitement les choix d’autres compagnons, que ce soit de militer au MRC, à l’UMP, au Modem, au Chêne, dans d’autres petites formations gaullistes ou tout simplement de rester en-dehors des structures partisanes.
Malheureusement, cet éparpillement rend plus difficile le combat pour nos idées, même s’il est vrai qu’elles ne sont pas toujours uniformes. Mais ce que nous partageons est plus fort que ce qui peut nous séparer. C’est pourquoi je salue l’initiative de Rémy Berthonneau, qui a créé un groupe « Pour le rassemblement de tous les gaullistes » sur Facebook, auquel je participe également. En une semaine, près de 350 personnes ont rejoint ce groupe et 16 groupes régionaux ont pris naissance, ce qui montre que la fibre gaulliste reste forte au sein de la jeunesse française. J’invite donc tous les gaullistes à rejoindre ces groupes, première structure informelle et non partisane qui nous permettra de discuter et défendre nos idées et de construire de nouvelles choses à l’avenir.
Pour rejoindre le groupe sur Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=11782898439
17:40 Publié dans Actualités, Blog, Gaullisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gaullisme, gaullistes, facebook, rassemblement



