18.06.2009

L’avenir du gaullisme

Aujourd’hui, nous célébrons les 69 ans de l’appel du 18 juin, quand un ancien sous-secrétaire d’Etat à la guerre, tout juste promu Général, avait emmené la France avec lui à Londres suite à la démission de ses dirigeants. Mais cet épisode, aussi glorieux soit-il, ne résume pas à lui seul ce qu’est le gaullisme.

Un appel qui résonne à travers le temps

L’appel du 18 juin représente un acte assez unique dans l’histoire moderne. Un ancien membre de gouvernement, militaire de surcroît, décide de dénier à son gouvernement sa légitimité suite à l’armistice signé avec l’envahisseur allemand. Et cet acte d’indiscipline et de courage a été l’acte fondateur d’une nouvelle légitimité qui a permis à la France d’être à la table des vainqueurs en 1945.

Cet appel démontre d’autres choses sur le Général de Gaulle. Il démontre également sa formidable capacité de visionnaire. Alors qu’un gouvernement de circonstances décidait d’abandonner un combat pourtant encore possible, le Général de Gaulle était déjà capable d’expliquer le déroulement de la guerre en cours et de prévoir sa fin et la défaite d’une Allemagne vaincue grâce aux Etats-Unis.

En cela, cet appel est sans doute un des actes les plus significatifs du Général. Il réunit de manière à la fois son côté idéaliste et son côté réaliste, pour reprendre les termes de Romain Gary. D’une part l’idéaliste dénie au gouvernement en place toute légitimité et s’en empare comme un chevalier. De l’autre le réaliste est capable de prévoir froidement la suite des évènements.

Au-delà de l’appel

Mais, nous, gaullistes, devons veiller à ce que le Général de Gaulle ne soit pas limité à ce geste, aussi héroïque et beau soit-il. Car un geste historique n’est qu’un geste historique, qui, même s’il reste mémorable, renvoie seulement au passé et à une attitude qui pourrait ne pas faire justice au message que le plus illustre des Français nous a laissé, à travers le temps, et pour encore longtemps.

Le Général de Gaulle nous a légué une véritable philosophie politique, plus actuelle que le socialisme ou le libéralisme. Cette philosophie repose sur trois piliers, comme le rapporte « Le dictionnaire du gaullisme » : l’organisation du pouvoir politique, la vision du rapport du rapport entre les nations et une organisation de l’économie qui la met au service de la seule querelle qui vaille l’homme.

Et c’est pour cela que le gaullisme a de l’avenir. Il représente une vision politique originale. Cette vision est profondément démocratique, puisqu’elle donne au peuple la possibilité de choisir véritablement ses dirigeants. Cette vision est profondément respectueuse de l’identité et de l’autorité des Etats-nations. Enfin, elle metmettait l’économie au servie du bien commun en contrepartie de l’effort de tous.

Dans un monde dont on peine chaque jour davantage à comprendre le sens, le message du Général de Gaulle va plus loin que le seul appel du 18 juin. Il représente une bouée lancée à la mer pour sauver les hommes de leurs excès. La question est : quand arriverons-nous à la saisir ?

Source : http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2008...