04.04.2010

Plein-emploi contre « Munich social »

En 1994, Philippe Séguin  avait prononcé ces mots, qui illustraient bien la démission des politiques de droite comme de gauche dans la lutte contre le chômage. Malheureusement, pas grand-chose n’a bougé depuis. Debout la République y consacre donc une convention nationale samedi 10 avril prochain.

La priorité de toutes les priorités

Cela fait plus de trente ans que la France subit un chômage de masse. Pire, les statistiques camouflent en partie l’ampleur du phénomène puisque même lorsque le nombre de chômeurs était tombé à deux millions, de nombreux analystes expliquaient qu’en réalité, près de quatre millions de Français étaient en sous-emploi. La société Français n’a plus connu le plein-emploi depuis 35 ans, ce qui a créé un fatalisme devant le chômage, sujet dont la plupart des politiques n’osent plus vraiment parler.

Pourtant la lutte contre le chômage devrait être la priorité des priorités pour les gouvernements et les hommes politiques. Si nous étions en situation de plein emploi, le budget de la Sécurité Sociale serait en excédent et le déficit budgétaire largement plus limité. Cela aurait une influence très positive sur l’insécurité dont une partie (une partie seulement) de l’origine est la déshérence sociale. Le chômage est aussi profondément déstructurant pour la société, un cancer social profond.

Surtout, le chômage, c’est autant de drames humains et familiaux, de personnes qui ne savent pas de quoi demain sera fait, qui s’inquiètent pour leur avenir ou celui de leur proche. Le chômage est un véritable fléau économique qui ne permet pas aux individus d’envisager sereinement leur avenir. Il peut être le prélude à la perte de logement, à une véritable déchéance sociale. C’est pourquoi il est proprement incroyable qu’aucun parti ne s’exprime davantage sur le sujet.

Debout la République prend la parole

A la rentrée 2009, Debout la République avait déjà fait le choix de mettre la lutte pour l’emploi comme la priorité N°1 de son manifeste à destination des Français. Notre parti gaulliste a bien compris qu’il s’agit de la mère de toutes les batailles, de la mission que doit relever un parti. C’est pourquoi Nicolas Dupont-Aignan a décidé d’organiser une convention nationale sur le plein emploi le samedi 10 avril à Paris à l’Assemblée Nationale, pour laquelle les inscriptions sont libres.

La parole sera donnée à des personnes aux profils divers, des économistes et essayistes de talent (Jean-Luc Gréau notamment), qui démontreront qu’il existe de nombreuses voies pour revenir au plein-emploi. Certes, les solutions évoquées seront assez radicales mais c’est justement cette radicalité qui est nécessaire pour casser le chômage de masse. Nous y parlerons donc de protectionnisme, de l’euro, de la réglementation de la finance, de ré industrialisation et de réforme fiscale.

L’idée est de démontrer qu’il existe de nombreuses pistes pour stimuler la création d’emplois en France. Mais outre cette analyse plus économique de la situation, aura également lieu une table ronde avec des témoignages d’acteurs de l’économie, chefs d’entreprise, syndicalistes… Bref, Debout la République s’implique plus que n’importe quel parti dans la réflexion pour construire une société plus juste, où l’économie est au service de tous et pas de quelques uns.

Je vous donne donc rendez-vous samedi 10 avril à l’Assemblée Nationale à 9H salle Victor Hugo au 101, rue de l’Université. La participation est libre et gratuite mais nécessite une inscription par mail ou téléphone au 01 69 49 17 37 ou par mail.