02.02.2009
Le caprice de l’enfant-roi
Libération a titré samedi « Le caprice d’Etat » pour dénoncer la mutation du préfet de la Manche et du chef de la police décidée par l’Elysée suite aux manifestations de Saint-Lô. Une nouvelle dérive du pouvoir.
Rappel des faits
Le 12 janvier, Nicolas Sarkozy se déplace à Saint-Lô. Comme toujours, ce déplacement est l’occasion d’un déploiement de force impressionnant pour encadrer la visite. Mais comme souvent également, des manifestants en profitent pour siffler le président, qui refuse toujours la moindre critique et le fait savoir le jour même, comme le rappelle le député UMP de la Manche, Philippe Gosselin.
Quinze jours après cet incident, Nicolas Sarkozy a donc décidé de muter le préfet de la Manche, qui avait travaillé au cabinet de Dominique de Villepin, ainsi que le chef de la police. Pourtant, les deux hommes bénéficiaient tous les deux de bonnes évaluations. Pire, le chef de la police semblait particulièrement performant puisque Saint-Lô était en tête du palmarès du Figaro pour l’efficacité de la police.
Un abus de pouvoir inacceptable
Ce dérapage du président a provoqué une avalanche de commentaires : François Bayrou dénonce « le fait du prince », Nicolas Dupont-Aignan dénonce sur son blog « le caprice présidentiel » ou le « mépris » du président et le député local UMP « une sanction très regrettable, injuste ». Comme d’habitude, les défenseurs du président essaient de détourner le débat en soutenant que les mouvements préfectoraux sont fréquents et que les gens doivent rendre des comptes, comme le dit Frédéric Lefebvre.
Mais de quoi devaient-ils rendre compte ? Des sifflets des manifestants ? S’il est de la responsabilité d’un préfet et d’un chef de la police d’assurer la sécurité du président (ce qui a été fait), est-il de leur responsabilité qu’aucun citoyen ne puisse exprimer son mécontentement à son égard ? Vivons-nous dans une démocratie ou dans un régime autocratique ? Les citoyens ont tout de même le droit de s’exprimer. Ce refus enfantin de la critique et ces sanctions ridicules discréditent à nouveau le président.
Merci à Libération d’attirer l’attention sur ce nouveau dérapage de Nicolas Sarkozy. En sanctionnant un préfet et un chef de police méritants, il dépasse à nouveau les limites de l’indécence.
Source : http://www.liberation.fr/politiques/0101315845-polemique-...
http://www.liberation.fr/politiques/0101315773-sarkozy-si...
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/index.php/post/2009/01...
10:55 Publié dans Actualités, Dupont-Aignan, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, saint-lô, mutation, préfet, chef de la police, nicolas dupont-aignan



