03.09.2010
Et si Villepin se préparait pour… l’après 2012 ?
Mais que veut l’ancien Premier Ministre ? Un jour, il reprend sa cotisation à l’UMP en versant la somme de cent euros. L’autre, on évoque la création possible d’un groupe parlementaire autonome et il fait une rentrée médiatique extrêmement dure à l’égard du président.
L’opposant peut-il devenir candidat en 2012 ?
Il faut dire que Dominique de Villepin a été un des premiers à attaquer son ancien ministre de l’intérieur, dès la rentrée 2007, alors que le président était encore populaire. Et les critiques portées à l’époque se sont révélées juste. Et s’il n’a pas été le seul (Nicolas Dupont-Aignan, François Bayrou ou certains socialistes ont également exprimé très tôt leur réserve à l’égard du locataire de l’Elysée), son statut de rival du président de la République, conjugué au procès Clearstream donnent une dimension toute autre à ses critiques, les replaçant dans le contexte d’une forte rivalité personnelle.
Mais cette critique fréquente du président ne signifie pas forcément que Dominique de Villepin sera candidat en 2012. Certes, il a fait ce qu’il faut pour pouvoir l’être le moment venu avec la création de République Solidaire. Cependant, je ne l’imagine pas un moment se présenter pour prendre quelques pourcents et juste gêner la réélection de Nicolas Sarkozy. Il ne se présentera que s’il a un espoir légitime d’être élu. Or, le contexte n’évolue pas à sa faveur. Le président conservera un socle solide et le centre est encombré avec Eva Joly, François Bayrou et surtout Dominique Strauss-Kahn.
La deuxième utilité de République Solidaire ?
En effet, le président du FMI hypothèque grandement les chances de l’ancien Premier Ministre. Face à Martine Aubry ou Ségolène Aubry, il aurait un espace politique conséquent, surtout s’il arrivait à marginaliser François Bayrou (ce qui n’est pas fait), mais Dominique Strauss-Kahn occupe un espace pas si éloigné du sien, limitant grandement son potentiel électoral. S’il est le candidat socialiste, je crois qu’il est très peu probable que Dominique de Villepin se présente, son potentiel électoral devenant de fait trop limité. L’aventure République Solidaire n’aura-t-elle servi à rien ?
Il est clair que si l’ancien Premier Ministre ne se présente pas à nouveau en 2012, son avenir politique pourrait bien être définitivement derrière lui. On imagine l’immense déception de ses supporters dans cette situation (après la déception de 2007). L’autre solution (qui pourrait expliquer son maintien dans l’UMP) serait de tenter une OPA sur le parti majoritaire après la présidentielle à partir de son mouvement. Certes, il trouverait sur sa route Jean-François Copé, Xavier Bertrand, François Fillon ou Brice Hortefeux, mais cela ne devrait pas l’arrêter. Après tout, il n’aura que 64 ans en 2017.
Maintenant que le Parti Socialiste est en ordre de marche et semble devoir se rassembler autour de Dominique Strauss-Kahn, l’avenir de Dominique de Villepin semble se compliquer extraordinairement. Pourra-t-il faire autre chose que ce qu’il a fait en 2007 ?
10:55 Publié dans Actualités, Sarkozy, Villepin | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : dominique de villepin, nicolas sarkozy, république solidaire, présidentielles, dominique strauss-kahn



