07.12.2008
Un Parti Socialiste toujours aussi fracturé
Hier, Martine Aubry a présenté son équipe et son texte d’orientation au Conseil National. Mais comme le vote l’illustre, avec seulement 146 voix pour sur un collège de plus de 300 membres, l’unité n’est même pas de façade au Parti Socialiste.
La conclusion du Congrès de Reims est sans doute la pire qui pouvait arriver au PS : le Tous Sauf Ségolène n’a remporté qu’une victoire à la Pyrrhus, qui n’élimine pas l’ancienne candidate à la présidentielle. Et surtout, la nouvelle majorité est profondément divisée. Car s’il a fallu l’union de trois motions pour arriver à barrer la route du premier secrétariat à la présidente de Poitou-Charentes, chacune des trois motions était déjà une union rassemblant divers camps, aux intérêts divergents et aux visions très différentes.
La motion Delanoë par exemple a réparti ses sièges à 45% pour les partisans du maire de Paris, 45% pour les partisans de François Hollande et 10% pour ceux de Pierre Moscovici. La motion Aubry peut être elle aussi découpée en trois tiers : les partisans de Laurent Fabius, ceux de Dominique Strauss-Kahn et ceux de la maire de Lille. Et encore, on ne compte pas Arnaud Montebourg, qui roule essentiellement pour lui-même. Enfin, la motion Hamon rassemblait des partisans de Jean-Luc Mélenchon, des soutiens d’Henri Emmanuelli et les proches du candidat. Bref, le Parti Socialiste est découpé en une multitude de chapelles dont l’unique point commun est l’ambition (trop souvent présidentielle) de son chef.
Comment faire alors fonctionner un tel attelage aussi hétéroclite ? Martine Aubry va diriger le parti avec pas moins de quatre présidentiables (DSK, Fabius, Delanoë et Hollande) dans son dos, prêts à l’éliminer s’ils en ont besoin, ainsi qu’une forte minorité interne, bien structurée autour de sa rivale. Pire, il n’y a aucune raison pour que la guerre des chefs cesse puisque le parti devra bien désigner un candidat à la présidentielle en 2011. Cela promet encore près de trois années de guerre de tranchée pour être dans la meilleure position possible pour représenter le Parti Socialiste en 2012.
Pour affronter les prochaines étapes électorales, Martine Aubry a choisi la solution de la synthèse en confiant le poste de porte-parole à Benoît Hamon, la rénovation à Arnaud Montebourg, la communication à François Lamy et la coordination à Harlem Désir. Chaque courant et sous-courant est représenté dans la nouvelle direction, hormis le camp Royal qui préfère rester dans l’opposition, sans doute pour mieux montrer que le rassemblement autour de Martine Royal est surtout un rassemblement contre leur chef. Et il est vrai que le camp vainqueur ne semble pas faire grand cas du camp vaincu, malgré des déclarations apaisantes.
Les trois prochaines années vont être plus que délicates pour le Parti Socialiste. Tout semble en place pour que le PS continue son processus d’autodestruction par la continuation d’une guerre des chefs qui ne trouvera son épilogue qu’en 2011. Des conséquences du choix d’un mauvais calendrier…
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/12/06/direct...11:03 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, royal, delanoë, aubry, hollande, fabius, strauss-kahn
19.11.2008
La fracture socialiste et le conseiller municipal
Il paraît que Nicolas Sarkozy se plaît à parler de François Bayrou comme du conseiller municipal de Pau. Mais devant l’incroyable processus d’autodestruction du Parti Socialiste, il se pourrait bien qu’il soit le principal gagnant du congrès de Reims et qu’il ait pris une sérieuse option pour 2012…
Il faut dire que la succession de François Hollande se fait de la pire manière possible : un parti fracturé en quatre motions dont aucune ne dépasse les 30%, des chefs incapables de sacrifier leur ambition à l’intérêt général du parti et des échanges toujours plus aigres entre ceux qui s’appellent pourtant camarades en public. Rien n’est épargné à de pauvres militants dépassés par tant de haine, qui démontre bien que ce parti n’est plus qu’une franchise électorale que se disputent des ambitieux soucieux de leur carrière. Car c’est bien cette prédominance des ambitions sur les convictions qui explique cette incapacité à se rassembler et à se retenir devant les médias. Pire, aucun des scénarios possibles ne semble devoir mettre fin à cette guerre des tranchées, qui devrait se prolonger jusqu’en 2011.
Car même une victoire nette de Martine Aubry dès le premier tour ou au second ne suffira pas à ramener le calme dans le parti, même si cela aura peut-être le mérite de calmer les ardeurs de Ségolène Royal. En effet, sa coalition ne comporte pas moins de quatre candidats possibles à la prochaine présidentielle, sans compter François Hollande : elle, Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn, et Bertrand Delanoë. Le ralliement de ce dernier cache simplement une volonté d’éliminer la candidate de 2007 et de faire partie du camp des vainqueurs. Du coup, après le drame de 2008, le PS devra à nouveau subir des primaires sans doute dévastatrices en 2011. Et il est évident que les autres présidentiables ne feront pas de cadeau à une Martine Aubry qu’ils chercheront à éliminer en espérant être en meilleure position qu’elle dans les sondages pour l’élection présidentielle de 2012…
Encore pire, il pourrait bien y avoir une victoire étriquée, que ce soit des partisans de Ségolène Royal ou de ses opposants. Dans le premier cas, il est difficile d’imaginer que le PS reste soudé derrière sa candidate de 2007, tant elle semble haïe. La moindre occasion sera utilisée pour l’abattre, notamment les élections européennes de l’an prochain. En outre, les règlements de compte entre ses opposants seront sans doute sévères et Martine Aubry sera sans nul doute lapidée par ses alliés d’hier pour sa volonté d’aller jusqu’au bout et ils lui attribueront l’entière responsabilité de l’élection de Ségolène Royal. Mais une élection étriquée de la maire de Lille ne sera guère plus satisfaisante car la présidente de Poitou-Charentes soulignera qu’à elle seule, elle pèse presque autant que tous les éléphants. Et outre peut-on totalement exclure une initiative en dehors du PS ? Enfin, l’attelage à la tête du PS restera une coalition d’intérêts divergents…
Bref, s’il y a un gagnant dans ce congrès, son nom est clairement François Bayrou. Devant l’image pitoyable que donne le Parti Socialiste depuis deux ans et qu’il donnera sans doute dans les trois prochaines années, il semble plus que probable que les Français préféreront donner sa chance au président du Modem pour affronter Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, avec une grande chance de succès. Après tout, lui se sera consacré à l’opposition au président sortant alors que socialistes se seront surtout consacrés à s’opposer entre eux… Mais le processus d’autodestruction du Parti Socialiste est si violent que d’autres personnes pourront peut-être émerger : Nicolas Dupont-Aignan s’il réussit un bon score aux élections européennes de juin 2009, voir Dominique de Villepin s’il sort de ses ennuis judiciaires à temps.
Nicolas Sarkozy a bien tort de se moquer du conseiller municipal de Pau. La guerre des chefs du Parti Socialiste lui ouvre grand les portes du second tour pour 2012. Et avec une crise économique dont les conséquences se feront encore sentir, les militants de gauche se feront un plaisir de voter pour lui.
Source : http://www.lemonde.fr/web/video/0,47-0@2-811987,54-1120249,0.html
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14.11.2008
Les autoroutes de l’enfer du Parti Socialiste
Pour le guider d’ici à 2012, le PS a le choix entre une dizaine de conducteurs : pas moins de 6 éléphants (Royal, Aubry, Delanoë, Hollande, Fabius, DSK), et trois éléphanteaux (Hamon, Peillon, Dray), réunis en diverses alliances. D’ici une semaine, nous connaîtrons le nom du chauffeur et la voie empruntée.
Les culs de sac
A priori, Bertrand Delanoë est bien le grand perdant du vote de la semaine dernière. Dans la nouvelle géographie politique du parti, il apparaît bien isolé et incapable de prendre sa tête car il est en périphérie du jeu d‘alliance, n’ayant pas d’allié naturel pouvant lui apporter un soutien et n’étant pas arrivé en tête. Si Benoît Hamon fait encore mine de vouloir devenir premier secrétaire alors qu’il n’est arrivé que 4ème, il s’agit sans doute d’une posture tactique destinée à monnayer son soutien à plus gros que lui. En effet, en se maintenant, il joue indirectement le jeu de Ségolène Royal qui restera en tête si aucune alliance ne se conclut. Pour autant, il est peu probable que Martine Aubry et son improbable alliance de fabiusiens et strauss-kahniens accordent leur soutien au jeune leader de la gauche du Parti Socialiste car l’ascension de l’éléphanteau pourrait signifier la fin des éléphants…
La voie Aubry
Finalement, c’est peut-être elle la mieux placée pour remporter la mise. Après tout, l’alliance la plus naturelle, qui semble se dessiner, serait entre sa liste et celle de Benoît Hamon. Ensemble, ils ont réuni 44% des suffrages des militants et on imagine mal la liste Royal se coaliser avec la liste Delanoë… La maire de Lille pourrait donc disposer d’une solide majorité relative en s’alliant avec l’aile gauche du parti. Benoît Hamon a indiqué hier sur RTL qu’il était en discussion avancée et même s’il dit qu’il souhaite toujours être premier secrétaire, il s’agit sans doute d’une posture destinée à négocier son ralliement. Cependant, cette voie a deux limites. Tout d’abord, on peut se demander si les fabiusiens et les partisans de Dominique Strauss-Kahn ont réellement envie d’installer à la tête du parti une rivale si redoutable pour leurs chefs. Ensuite, il n’est pas sûr que dans un face à face contre Ségolène Royal devant les militants, ce ne soit pas la seconde qui l’emporte.
La voie Royal
Car même si son succès est très relatif (29% des voix des militants, contre 60% lors des primaires), Ségolène Royal conserve encore des chances de l’emporter. Son hésitation est sans doute la conséquence de son incapacité à former des alliances avec les autres motions. En effet, elle doit encore chercher 21% des suffrages des militants, ce qui n’est pas mince, surtout dans un contexte où l’on peut considérer qu’une partie des 71% des militants qui n’ont pas voté pour elle ont en partie voté contre elle. Néanmoins, dans un face à face avec la maire de Lille qui serait soutenue par la motion Hamon, il est difficile de prévoir les reports de voix des militants. Il n’est pas évident que Martine Aubry arrive à réunir plus de la moitié des suffrages et c’est bien Ségolène Royal qui pourrait tirer les marrons du feu en représentant une plus grande rénovation du parti.
La voie Peillon
C’est pour cela que la voie favorite du début de la semaine a encore de grandes chances devant elle. Les rapports de force entre les 6 présidentiables de plus de 50 ans du parti socialiste ne sont sans doute pas suffisamment clairs pour qu’un d’entre eux décide de jouer son avenir au poker la semaine prochaine, préférant attendre les primaires de 2011. Seule Ségolène Royal semble suffisamment joueuse. Dès lors, les éléphants pourraient s’entendre sur un candidat qui ne gène personne et une configuration (avec des secrétaires adjoints) qui permettrait de représenter les différentes motions, dans une perpétuation des grandes synthèses de François Hollande. En cela, l’option Peillon reste possible, même s’il est marqué ségoléniste. Mais Julien Dray, toujours candidat, pourrait représenter un bon compromis dans la mesure où il figurait sur la motion Delanoë et qu’il garde des contacts avec Ségolène Royal.
Le Parti Socialiste est à la croisée des chemins pour préparer la présidentielle de 2012. Cependant, il semble qu’aucune des routes qui se présentent ne lui permettra d’éviter la sortie de route tant le parti est fragmenté et miné par une guerre d’egos devenus beaucoup trop nombreux
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/11/14/les-fr...
11:22 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, royal, delanoë, aubry, hollande, hamon, peillon
07.11.2008
Le Parti Socialiste en route vers l’autodestruction ?
Hier, les militants du PS se sont exprimés. Ils ont mis la motion de Ségolène Royal en tête avec 29% des voix. Les motions de Bertrand Delanoë et Martine Aubry suivent dans un ordre incertain autour de 25% alors que la motion de Benoît Hamon fait 19%. Rien n’est et sera sans doute réglé.
Le premier problème du Parti Socialiste est un manque de leadership. Alors que l’UMP est rassemblée autour de Nicolas Sarkozy, le principal parti d’opposition se cherche un chef. En Ségolène Royal, il avait trouvé une candidate très populaire qui avait réuni 60% des voix aux primaires pour les présidentielles. Malgré tout, elle n’a jamais réussi à s’imposer et son score d’hier montre un affaiblissement de sa position qui ne lui permet pas de prendre le contrôle du parti, même si elle est arrivée en tête, d’autant plus que le rejet qu’elle suscite complique les alliances pour elle. Bertrand Delanoë et Martine Aubry n’ont pas réussi à arriver en tête, ce qui aurait pu leur donner une légitimité. Enfin, Benoît Hamon n’a pas réussi à surfer sur la crise économique pour faire mieux que 4ème. Résultat, le terrain semble d’autant plus ouvert que Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius ou François Hollande sont en embuscade.
Le second problème du Parti Socialiste est son positionnement idéologique. Et là aussi, rien ne semble réglé. Un succès de la liste Hamon qui lui aurait permis de s’allier avec la motion Royal ou Aubry lui aurait permis de peser sur la ligne du parti, qui aurait pu prendre un virage à gauche en réaction à la crise. Mais cette clarification n’aura pas lieu. La motion Hamon ne pèse pas suffisamment pour pouvoir former une majorité avec une autre motion et elle est affaiblie par le départ de Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez du parti. En outre, le Parti Socialiste est profondément divisé sur la stratégie électorale entre partisans et opposants de l’alliance avec le Modem (dont certains, comme Martine Aubry, ont pris l’opposé de leur position lors des élections municipales). Bref, le Parti Socialiste n’a pas de chef, ni de direction.
Et c’est bien ce que risque d’entériner le Congrès de Reims. Dans un prolongement des pratiques du futur ancien premier secrétaire François Hollande, c’est bien l’option d’une large motion de compromis qui va sans doute l’emporter, sans rien régler. Le parti est trop divisé pour se permettre une nouvelle bagarre pour la place de premier secrétaire. En effet, une alliance Delanoë / Aubry ne serait pas sûre d’obtenir la majorité et qui y mettre à sa tête ? Et on voit mal une de ces deux listes s’allier à Ségolène Royal pour former une majorité un peu plus solide. La solution probable est donc un grand compromis impliquant la plupart des motions et aboutissant à l’élection d’un premier secrétaire non présidentiable, sans doute Vincent Peillon ou François Rebsamen puisque Ségolène Royal est arrivée en tête.
Le vote des militants n’a rien tranché. Le PS se déchirera sans doute à nouveau pour élire son candidat dans deux ans, dans un combat qui sera potentiellement encore plus sanglant qu’en 2006 vu le nombre de prétendants. François Bayrou peut être satisfait.
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/11/07/ps-segolene-royal-remporte-le-vote-des-militants_1115903_823448.html#ens_id=910156
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25.09.2008
L’équation impossible du Parti Socialiste
Ça y est, les tractations interminables entre les hiérarques socialistes ont enfin clarifié la donne pour le Congrès à venir puisque les militants se verront soumettre seulement 6 motions, dont quatre principales au lieu de la vingtaine de textes déposés initialement.
Les alliances sont désormais claires. Ségolène Royal a finalement rallié les barons de la ligne claire (Jean-Noël Guérini et Gérard Collomb, le maire de Lyon, qui conduira sa motion), qui avaient pourtant flirté avec Pierre Moscovici, ainsi que Julien Dray. Martine Aubry rassemble dans un attelage assez baroque les fabiusiens et une partie des soutiens de Dominique Strauss-Kahn, ainsi qu’Arnaud Montebourg. Finalement, son attelage avec Pierre Moscovici aura été de brève durée, malgré la réconciliation orchestrée sur le plateau de Canal Plus, puisque son ancien colistier a finalement décidé, lui, de rejoindre Bertrand Delanoë, avec François Hollande, dans un pôle très jospinien. Mais la surprise pourrait venir de la liste conduite par Benoît Hamon, qui emmène une gauche du parti rassemblée.
En effet, le pointage des soutiens exprimés par les militants, tel que Le Figaro l’avait rapporté il y a deux semaines, indiquait que cette alliance rassemblait 28% des signatures des militants (18% pour la motion Hamon et 10% pour celle de Mélenchon), ce qui pourrait en faire la deuxième motion du parti, derrière la liste de Ségolène Royal. L’addition de ses signatures avec celle de la liste claire donne le score assez incroyable de près de 48%. Derrière, le maire de Paris et la maire de Lille semblent largement distancés. Bien sûr, ces chiffres sont à prendre avec des précautions puisqu’il ne s’agit pas d’un sondage et qu’il est difficile de mesurer la représentativité de ces 16 600 signatures. Néanmoins, même en considérant que les scores seront plus proches, un tel ordre serait problématique pour le PS.
En effet, si la motion Royal arrive en tête (autour de 30%, ce qui me semble un minimum pour la candidate de 2007, dont on ne peut exclure qu’elle soit 10 points au-dessus), devant la liste Hamon (autour de 25%) et les listes Delanoë et Aubry (autour de 20%), alors l’assemblage d’une majorité sera très compliqué. En effet, la seule alliance naturelle, entre Delanoë et Aubry, n’aura pas de majorité claire. L’aile gauche du parti, si elle sort en deuxième position, ne pourra que négocier avec Ségolène Royal pour trouver une majorité, ce qui ne semble pas évident. Au final, on peut se demander si les lises Royal, Delanoë et Aubry ne seront pas contraintes de s’entendre pour trouver une majorité stable, autour d’un premier secrétaire non présidentiable ou d’une équipe de direction multiple, prolongeant la guerre des chefs jusqu’à la désignation du candidat à la présidentielle de 2012.
À moins que le pointage des signatures des militants ne soit un bon indicateur de tendance, qui donnerait une forte légitimité à Ségolène Royal, ce qui reste possible, il semble difficile d’imaginer aujourd’hui un résultat clair et simple pour le PS. Ses querelles suicidaires vont sans doute encore se prolonger…
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/09/23/pierre-moscovici-rallie-bertrand-delanoe_1098774_823448.html#ens_id=910156
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2008/09/12/index.html
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, royal, delanoë, aubry, hollande, moscovici, hamon
12.09.2008
Les surprenants rapports de force du Parti Socialiste
Les médias ont pour la plupart enterré une Ségolène Royal qu’ils n’ont jamais aimée et semblent hésiter entre Bertrand Delanoë et Martine Aubry pour prendre la tête du Parti Socialiste. Un pointage des signatures des contributions révèle un rapport de force bien différent…
En vue du Congrès de Reims, les élus, comme les militants, peuvent inscrire en ligne leur préférence pour les 21 listes déposées. Le Figaro fait donc un point sur le nombre de signatures recueillies par les principales listes. Les sept listes évoquées dans l’article (il n’y a pas les chiffres pour les autres) ont recueilli plus de 16 600 signatures, ce qui en fait un échantillon sans doute assez représentatif des rapports de force au Parti Socialiste. Les résultats sont plus qu’éloquents : la liste de Ségolène Royal rassemble 44,1% des signatures, suit celle de Benoît Hamon et Henri Emmanuelli (18,3%), puis Bertrand Delanoë (10,2%), Jean-Luc Mélenchon (10,1%), la liste Moscovici- Montebourg (8,4%), puis Martine Aubry (5,1%) et enfin, la liste de Bertrand Colomb et Jean-Paul Guérini avec un petit 3,8%.
Ces chiffres révèlent un rapport de force très différent des sondages puisque Ségolène Royal domine les le décompte, avec à sa gauche 28% des suffrages se reportant sur Hamon, Emmanuelli et Mélenchon, ne laissant que 28% pour le pôle plus libéral (et encore, en incluant Martine Aubry). La candidate à la présidentielle semble donc avoir conservé une très forte aura au sein des militants du parti, ce qui ne va pas simplifier la tâche de ses opposants qui semblent contraints de s’entendre quasiment tous ensemble s’ils ne souhaitent pas voir la présidente de la région Poitou-Charentes prendre le parti. En outre, elle n’a pas besoin d’une alliance très large pour obtenir la majorité des voix. À mille lieux des rapports de force présentés par la majorité des médias, elle semble avoir une grande chance de l’emporter à Reims. Bertrand Delanoë et Martine Aubry, eux, ne semblent pas disposer d’un fort soutien militant.
Ségolène Royal a peut-être choisi la meilleure stratégie pour s’imposer : faire cavalier seul, sans se mêler aux désastreuses universités de la Rochelle. En effet, elle apparaît comme totalement extérieure aux trahisons et complots qui font le quotidien des éléphants. Les militants socialistes, excédés par les intrigues et les petites phrases des chefs du parti peuvent trouver dans la candidate à la présidentielle une personnalité différente et qui leur convient mieux. Le désolant spectacle des dernières semaines a sans doute tendance à la renforcer. Bien sûr, l’OPA de Ségolène Royal n’est pas encore faite et sera difficile tant elle semble susciter des réactions épidermiques, mais le manque d’entente de ses opposants est son meilleur atout. Même un large rassemblement ne semble pas certain de la battre.
Le Parti Socialiste a sans doute besoin de choisir un présidentiable à sa tête pour éviter de prolonger le psychodrame jusqu’au choix du candidat pour 2012. Mais l’issue la plus probable reste une large alliance pour contrer Ségolène Royal, quitte à s’affronter de nouveau dans deux ans.
Source : http://blog.lefigaro.fr/parti-socialiste/2008/09/segolene...
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, royal, delanoë, aubry, hollande, moscovici, la rochelle
02.09.2008
Le Parti Suicidaire
Ce week-end à la Rochelle, le Parti Socialiste a de nouveau étalé ses querelles de personnes au grand jour sans jamais arriver à réellement avancer sur le débat d’idées. Quel avenir se dessine d’ici novembre ?
Le PS ne semble décidemment pas capable d’apprendre de ses erreurs et poursuit l’exhibition de ses haines et manœuvres, provoquant le désarroi de ses militants et sapant profondément son image. Ségolène Royal a poursuivi sur sa lancée avec son « aimez-vous les uns les autres ou disparaissez », avant de quitter le panier de crabe rochelais. Une improbable alliance entre Martine Aubry, les fabiusiens, la gauche du parti et une partie des amis de Dominique Strauss-Kahn semble se dessiner. Si un tel regroupement devrait pouvoir peser lors du Congrès, l’hétérogénéité de l’attelage laisse songeur… De son côté, Pierre Moscovici, isolé et voyant son rêve de leadership s’envoler, tance Martine Aubry sur son alliance avec Laurent Fabius. La gauche du parti se pose des questions sur sa stratégie. Enfin, Bertrand Delanoë apparaît finalement assez isolé lui aussi. Comment cela peut-il se terminer en novembre ?
La coalition qui semble se former autour de Martine Aubry a aujourd’hui le vent en poupe. Ce regroupement d’éléphants fatigués semble la seule solution pour échapper au duel annoncé Royal / Delanoë. Mais Ségolène Royal a sans doute relativement bien joué de se distancier de ces querelles qui ont un effet désastreux sur l’image d’un parti pourtant déjà mal en point. Il ne faut sans doute pas la sous-estimer : après tout, elle avait réuni 60% des voix des militants lors des primaires socialistes. Même si elle a dû perdre plus que sa part d’adhérents, il est difficile de la voir sous les 30% en novembre. Elle peut peut-être espérer 40% des voix des militants en s’opposant aux éléphants. L’épouvantail Royal devrait entraîner un assez large rassemblement pour s’opposer à elle. La question est : est-ce que Bertrand Delanoë acceptera de ravaler son orgueil et rejoindre le camp Aubry pour faire partie des vainqueurs tant une aventure en solo semble aujourd’hui vouée à l’échec, malgré les sondages.
L’issue finale pour le PS semble écrite d’avance. Ségolène Royal n’atteindra sans doute pas la majorité, à moins que le spectacle des éléphants n’achève de jeter les militants dans ses bras. Son score déterminera sa capacité à rester dans le jeu. Il est donc probable qu’une coalition hétéroclite se constitue pour remporter la mise, mais cela ne fera que repousser le problème du leadership réel du parti puisque la question du candidat pour 2012 restera très ouverte (DSK, Hollande, Fabius, Aubry, Royal), promettant de nouvelles petites phrases et complots. Seule une large victoire de Royal pourrait rétablir l’ordre par la légitimité que cela lui donnerait, mais cela semble peu probable. L’issue du Congrès de novembre devrait être une nouvelle Grande Coalition qui ne tranchera rien. Non seulement le processus de rénovation du PS aura duré beaucoup trop longtemps, mais en plus, il devrait accoucher d’une souris !
Nicolas Sarkozy n’a sans doute rien à craindre de cette opposition dont l’image est encore plus mauvaise que la sienne. Mais il aurait tort de se réjouir : François Bayrou est bien placé entre une opposition décrédibilisée et un gouvernement dont l’impopularité par l’absence d’alternative à date.
Source : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/09/01/01011-200809...
http://www.lefigaro.fr/politique/2008/08/31/01002-2008083...
http://partisocialiste.blog.lemonde.fr/2008/08/31/en-dire...
10:59 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste, royal, delanoë, aubry, hollande, moscovici, la rochelle
23.08.2008
Sarkozy 15 mois après : le meilleur avocat d’une nouvelle rupture en 2012 ?
Pour clôturer ce bilan des 15 mois de Nicolas Sarkozy, je vais essayer de me projet un peu sur les conséquences de cette présidence sur la vie politique française. Alors, réélection en 2012 ? Victoire du Parti Socialiste ? Ou alors, création d’un besoin d’alternance plus radicale ?
La dialectique habile du candidat Sarkozy (dans la majorité, mais réclamant la rupture, libéral et de droite mais républicain sous la plume d’Henri Guaino) lui a permis d’accéder à la présidence de la République, parce qu’également il dégageait une compétence largement supérieure à ses rivaux. Une fois arrivé à l’Elysée, il continue d’utiliser les recettes qu’il utilisait comme candidat : saturation de l’espace médiatique, grande réactivité, rejet des erreurs ou problèmes sur les autres, discours mêlant des inspirations volontiers contradictoires. Malheureusement pour lui, le fait d’avoir beaucoup promis tout en ayant tous les pouvoirs ne lui permet pas de s’exonérer des difficultés du pays, que ce soit sur la croissance ou le pouvoir d’achat. La rupture entre la réalité et le discours volontariste de celui qui est au pouvoir devient chaque jour plus forte, hypothéquant son avenir.
Pourtant, un récent sondage de Marianne montre que si une nouvelle élection avait lieu, Nicolas Sarkozy gagnerait deux points au premier tour alors que Ségolène Royal en perdrait quatre, signe que si les Français sont déçus par le président, ils le sont encore plus par son opposante de 2007. Pire, les autres candidats potentiels du Parti Socialiste (Delanoë, Strauss-Kahn ou Aubry) feraient encore moins qu’elle au premier tour (ce que les médias ont « oublié » de signaler), signe que le discrédit du Parti Socialiste est extrêmement profond. Et ce ne sont certainement pas les prochains mois qui vont permettre au premier parti d’opposition de corriger cet état de fait. Le PS a deux options aussi létales l’une que l’autre : un consensus mou pour éviter la guerre des chefs, ou le combat sanglant. Aucune véritable rénovation intellectuelle ne semble devoir se produire dans un parti qui semble avoir renoncé à réfléchir à une véritable alternative.
Et c’est ce que les Français semblent avoir compris, ce qui peut ouvrir la voie à une alternance qui sortira de l’affrontement PS/UMP. En cela, bien qu’on le raille volontiers aujourd’hui, François Bayrou dispose de grandes chances pour 2012, malgré ses grandes limites. Après tout, son opiniâtreté, qui rappelle celle de François Mitterrand ou Jacques Chirac, pourrait bien l’amener à l’Elysée car il sera un homme neuf : n’oublions pas qu’il est déjà passé de 6 à 18% en cinq ans. Dominique de Villepin peut également être un redoutable candidat s’il propose à la France une véritable alternative… Plus globalement, l’échec malheureusement probable de Nicolas Sarkozy poussera sans doute nos compatriotes à rechercher une alternative qui pourrait être « l’autre politique » promise depuis 1992 et que Nicolas Dupont-Aignan pourrait porter s’il franchit les élections européennes avec succès.
L’alliance du volontarisme affiché, des promesses à tout va et de réalisations limitées augure d’une nouvelle (et heureuse cette fois-ci) rupture en 2012. Les errements du PS ouvriront sans doute la voie à des candidats qui bouleverseront un échiquier politique qui en a bien besoin.10:55 Publié dans Actualités, Sarkozy | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, présidentielles, 2012, bayrou, royal, villepin, nda
13.08.2008
Sarkozy 15 mois après : de l’état de grâce à la disgrâce
Il y a un an, Nicolas Sarkozy naviguait sur un lac pour ses vacances aux Etats-Unis et dans les sondages en France. Grâce à une fin de session parlementaire réussie, le président peut profiter d’un léger rebond, même si cela ne doit pas cacher une disgrâce profonde. Début de ce bilan d’étape.
Même si cela ne retire rien à mon jugement de l’époque, ni à mon vote, que je ne regrette pas, j’arrive parfaitement à comprendre le jugement des Français en mai 2007. Après tout, Nicolas Sarkozy avait assez largement gagné la bataille de la communication face à Ségolène Royal, et cela n’était pas seulement la conséquence du traitement de l’actualité par les médias. Le candidat de l’UMP faisait nettement plus compétent que la candidate du Parti Socialiste, comme l’a montré le débat du second tour. Il n’est pas étonnant que les Français aient préféré faire confiance à Nicolas Sarkozy pour gérer le pays tant il semblait plus sûr de lui, quand Ségolène Royal paraissait si souvent hésitante, et parfois à côté de la plaque… En outre, le candidat de l’UMP avait su se réinventer en enrichissant son discours sur la rupture des discours républicains d’Henri Guaino pour se recentrer.
Quinze mois après, le masque est en partie tombé. Le discours républicain du candidat, qui avait modéré son libéralisme, son communautarisme et son adhésion au modèle Américain pendant l’année précédant l’élection, n’a pas vraiment survécu aux quinze premiers mois de sa présidence. Le discours de Latran et celui d’Arabie Saoudite lui ont permis de renouer avec une vision du rôle de la religion dans la société contraire à l’esprit de 1905, même si cela ne s’est pas encore traduit par des actes. Le président a également oublié les discours du candidat sur l’Afghanistan ou l’OTAN. Mais, surtout, l’impression de compétence s’est en bonne partie envolée du fait d’un style souvent trop léger (SMS passés lors de la réception au Vatican, blagues douteuses lors de la remise du prix Charlemagne à Angela Merkel, salon de l’agriculture…) et d’annonces précipitées (Shoah, l’esclavage ou réforme du service public…).
Bref, les Français qui pensaient avoir élu un président travailleur, sérieux et compétent, se sont retrouvés avec un président un peu léger, parfois vulgaire et dont la stratégie d’occupation de l’espace médiatique produit parfois un discours chaotique, voire amateur. Pire, alors qu’il avait bien imprudemment promis d’être le « président du pouvoir d’achat », jamais les Français n’ont eu autant de difficultés avec leur porte-monnaie, même s’il est vrai qu’il ne peut pas grand chose à la hausse du prix des matières premières. En outre, alors qu’il avait promis une « république irréprochable », cette présidence donne plutôt l’impression d’une « république des copains », avec une réforme du service public qui favorise clairement le groupe Bouygues, dont il est proche. Ceci est d’autant plus gênant que la politique fiscale du gouvernement favorise clairement les classes aisées.
Bref, la désillusion des Français est assez logique. Et encore, l’absence criante d’une alternative crédible protège sans doute le président d’un jugement plus sévère. Nul doute que la disgrâce serait beaucoup plus dure s’il y avait en face un parti d’opposition uni avec un chef et un début de programme alternatif.
Demain, je reviendrai sur les succès de ces quinze premiers mois.
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13.07.2008
Royal, Montebourg, Saussez, Bertrand : les prix citron de la semaine
À la veille du 14 juillet, l’actualité politique ne prend toujours pas de vacances comme nous avons pu le constater cette semaine, pour le meilleur, mais surtout pour le pire !
Ségolène Royal a choisi : alors que ces camarades se concentrent sur leur nombril, elle a décidé de reprendre le flambeau de l’opposition. Mais au flambeau, elle semble préférer le lance-flammes. Ce sont trois salves de kalachnikovs que la candidate du PS a envoyé en direction de l’Elysée. Résumons : une attaque sur la récupération de la libération d’Ingrid Bettancourt, puis une offensive sur le rapport du président à l’argent et son clan puis mardi un nouveau scud sur France 2 en affirmant que « la France de Sarkozy, c’est la télévision de Berlusconi et les méthodes de Poutine », en suggérant qu’il y avait un rapport entre la mise à sac de son appartement et son opposition au « clan » au pouvoir. Si cette triple charge ravira certains opposants au pouvoir, ses excès la rendent contre-productive. En maniant l’outrance à ce point, on ne retient que les excès de la candidate qui semble au final servir le président par le manque de subtilité de ses critiques alors qu’il y a tant de choses plus rationnelles à dire.
Le Parti Socialiste va décidemment bien mal. Enviant sans doute la position de Jean-François Copé qui prépare un destin qu’il espère présidentiel à la tête du groupe UMP de l’Assemblée, Arnaud Montebourg a essayé de prendre la direction du groupe socialiste. Le député de Saône et Loire est une caricature de tous les excès de la politique. Longtemps avocat du non cumul des mandats, il a finalement décidé de conquérir la présidence de son conseil général après avoir manqué être battu aux législatives, affirmant désormais que la questions qu’il est « croyant, mais non pratiquant »… Après avoir incarné l’aile gauche du parti lors du référendum de 2005, il a complètement tourné casaque en présentant une motion avec les partisans de Strauss-Kahn. Heureusement, les députés socialistes ont eu le bon sens de ne pas élire cet opportuniste à leur tête et de conserver Jean-Marc Ayrault, quelles que soient ses limites.
Le Canard Enchaîné a révélé cette semaine le quadruplement du budget de communication du gouvernement demandé par Thierry Saussez, le patron du CIG, pour 2009. L’annonce est d’autant plus choquante que le Premier Ministre est venu sur RTL pour expliquer que 30 000 postes de fonctionnaires seront supprimés l’an prochain. Tout le monde ne fait pas ceinture dans l’équipe présidentielle ! Mais il est pour le moins paradoxal qu’à un moment où il est en permanence demandé aux Français de faire des efforts, le budget de communication d’une majorité augmente de la sorte, d’autant plus que l’UMP et son président dispose déjà des trois-quarts du temps de parole politique. Quand on sait en plus que cet argent remplira notamment les poches de TF1, il y a là un véritable scandale, dont il est curieux qu’on en ait pas plus parlé.
Le gouvernement continue sa guerre contre les 35 heures. L’assemblée vient de voter un texte qui fixe à 235 le nombre de jours travaillés par an pour les cadres, au lieu des 218 prévus par la loi Aubry. Problème : cela correspond à environ trois semaines de congés payés si on compte les jours fériés. Xavier Bertrand a beau jeu de dire que ce texte ne remet rien en cause, mais pourquoi alors a-t-il été voté ? Curieusement, aucune explication n’est donnée pour expliquer le pourquoi de cette remise en cause du temps de travail des cadres, bien au-delà des modifications liées aux 35 Heures. Pire, la limite maximale sera de 282 jours, soit une semaine de 6 jours avec 3 semaines de congés payés ! Avec des journées de travail de 13 heures, le cadre Français pourra travailler deux fois plus que les Japonais !
De ces prix citron, Ségolène Royal a gagné la palme médiatique. Mais elle a aussi éclipsé les deux derniers, qui auraient sans doute mérité plus d’attention.
Source : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/09/mme-royal-etablit-un-rapport-entre-ses-attaques-sur-le-clan-sarkozy-et-le-cambriolage-de-son-appartement_1067901_823448.html#ens_id=910156
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/08/thierry-saussez-veut-quadrupler-le-budget-de-la-communication-gouvernementale_1067892_823448.html#ens_id=1060583
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/337772.FR.php
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/07/08/les-deputes-ont-adopte-un-amendement-qui-augmente-le-nombre-de-jours-travailles-pour-les-salaries-au-forfait_1067469_823448.html
10:55 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : royal, clan, montebourg, ps, saussez, bertrand, 35 heures



